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Nous avons tous déjà entendu parler de la légende du Triangle des Bermudes, mais que savons-nous sur ces mystérieuses disparitions ? Les Humains ne peuvent pas y répondre, nous habitants de l'Île du Cœur des Bermudes, nous le pouvons. Les pauvres voyageurs n'ont jamais pu franchir la barrière qui les séparent de notre monde. Comble de leur malheur, seuls les navires et autres objets matériels atteignent l'Île. Les voyageurs sombrant alors dans les profondes abysses de l'Océan. A l'heure d'aujourd'hui nous trouvons encore des manuscrits Humains que nous conservons soigneusement. Beaucoup de nos scientifiques se posent une même question : Avons-nous un lien de parenté avec cette espèce ? Les avis sont mitigés, certains prennent l'exemple des Mentalistes, ressemblant traits pour traits aux Humains et d'autres prennent pour exemple les Hybrides et les Nymphes ne pouvant pas descendre de la race Humaine.Lire la suite ?


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Autonome, indépendante... Mais pas tout le temps quand même. [ft. Gwendal]

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MessageSujet: Autonome, indépendante... Mais pas tout le temps quand même. [ft. Gwendal] Mar 4 Avr - 21:30



Quoi de mieux qu'un samedi après-midi ensoleillé pour aller faire une course en ville ? C'est si agréable de sentir le retour du printemps : l'odeur des fleurs, la chaleur douce du soleil sur ma peau, la brise légère... Tous ces petits plaisirs en font ma saison préférée. Il ne fait ni trop chaud, ni trop frais. Juste bien. Du coup, c'est en jean taille haute, crop-top, slip-on que je sors. Il fait 20°C et la météo prévoit grand soleil tout le week-end, il n'y a pas de raison pour ne pas profiter !

J'ai besoin d'acheter Je veux un super livre qu'Astalée, un sempai d'Evasion, m'a conseillé. Il a vraiment des goût intéressants. Très poétiques généralement.
J'ai donc demandé à ma librairie habituelle de me commander la version en braille du bouquin. J'ai hâte de me lancer dans la lecture de ce recueil de haïkus. C'est un type de poésie venant apparemment du pays appelé Japon chez les humains qui a été repris par des écrivains Bermudiens. Je suis curieuse de comprendre comment ces écrivains peuvent transmettre de si grandes significations dans si peu de mots. Tout ça promet beaucoup. Cela va me permettre de me changer les idées de ces affreux événements récents.

J'ai beau avoir des nerfs plutôt solides et un naturel très calme et réfléchi je ne peux pas m'empêcher de ressentir une pointe d'angoisse quant au meurtre de madame O'Neil. C'est tout bonnement affreux. C'était une femme merveilleuse. Elle me maternait trop, c'était un peu agaçant parfois mais au fond... ça me manque. Les élèves les plus proches d'elle sont dévastés. A commencer par l'ancienne délégué des Passions. Pauvre Luna... Ambroise a disparu et notre deuxième maman à tous a été retrouvée assassinée... L'opinion publique se déchire, mes parents ont essayés de me ramener à la maison et mademoiselle Shirayuki a quitté l'établissement. C'était sûrement trop dur pour elle. En plus, quelqu'un d'aussi important qu'Ambroise a disparu donc sa famille doit probablement vouloir protéger l'unique héritière de l'entreprise.

J'ai besoin de douceur dans ce monde de brutes. Et puis je pars du principe d'être autant en danger où que je sois. Alors autant rester à Xényla, non ?
Et mine de rien, mon colocataire est un athlète et hybride requin donc je ne dois pas risquer grand chose quand je suis dans la chambre. En ce moment, il est un peu le point d'ancrage des Passions. Même un grade 1 comme Shane a ses faiblesses, hors ce dernier est très émotif et il était, tout comme son ancienne colocataire, attaché à notre professeur principal. Pour couronner le tout : il a soudainement perdu ses deux colocataires et amis. Sa bonne humeur si caractéristique n'est pas vraiment des nôtres en ce moment... Il va nous falloir à tous du temps pour digérer. Mais nous devons surtout rester forts. Nous cloîtrer dans la peur ne nous sauvera pas. Au contraire.

Je me réfugie dans la littérature et la musique. Astalée m'aide beaucoup mine de rien. Il est discret et timide, mais je pourrais écouter ses recommandations des heures. Il explique si bien, et son esprit est si ouvert que c'en est passionnant ! Pour ce qui est de la musique, j'exprime tout ce que je ne peux avec des mots à l'aide de mon violoncelle. Je danse beaucoup plus ces derniers temps également. Je m'exprime avec mon corps. Je ne suis pas du genre à le faire avec des mots. Je me sens libérée de tout quand je danse, quand je joue de mon instrument ou quand je lis. Je vais de l'avant grâce à cela.

En parlant d'aller quelque part : il est 16h30 et je sors enfin de la rame de métro. Après tout ce temps perdue à réfléchir, l'air extérieur me fait un bien fou. J'ai fait déjà la majorité du trajet, il ne me reste plus qu'à marcher une dizaine de minutes dans la ville. C'est fou le monde qu'il peut y avoir dans le Quartier Est. Mon déplacement est simplifié par le bruit ambiant mais je hais la foule.
Les mouvements d'une seule personne sont faciles à prévoir, mais ça se complique à chaque nouvel personne. Elles vont dans tous les sens, je finis toujours par être bousculée dans tous les sens. C'est donc pour cela que je passe par une ruelle plus étroite et moins fréquentée jusqu'à atteindre mon oasis de calme et de tranquillité en cette fin d'après-midi agitée.

Je suis chaleureusement accueillie par le gérant. Il disparaît quelques instant en réserve avant de me revenir avec ma nouvelle petite merveille. Nous discutons un moment. Il me parle des derniers livres à posséder absolument, des sorties récentes en braille... Plein de petites choses sympathique. La culture de cet homme m'épate. J'en découvre tant à chacun de mes passages ici.
C'est probablement mon endroit favori de toute la capitale.

Il est à peu près 17h15 quand je sors. Au final, je suis venue pour un livre et ressortie avec trois... Mais je ne regrette rien ! Je me félicite intérieurement d'avoir pris mon sac de cours entier (mais vide). Je fais un crochet par le magasin de musique pour acheter les deux derniers albums qui m'intéressent : celui de Glutamine et celui de 4U. Je les ai déjà écoutés sur internet mais je dois les avoir de manière matériel. C'est normal de vouloir soutenir des artistes talentueux. Vers la demie, je reprends enfin la route du métro pour rentrer au lycée.

Dans la bonne humeur et l'excitation du moment, je ne remarque pas tout de suite la lourdeur de l'air alentour. C'est un fracas incroyablement fort se répandant à une vitesse folle dans le sol sol qui me ramène à la réalité.
Là, c'est le drame.

BOUM

Je m'arrête, pétrifiée sur place. Des trombes d'eau se mettent à tomber sans crier gare.
Par l'Unique. Tout mais pas un orage.

Mon "naturel calme" ne se reflètent d'un coup plus du tout en moi. Mon pouvoir s'affole en étant forcé à me faire part d'un relief bien trop étendu pour ma personne. J'en ai la nausée. La foudre était tombée sur le paratonnerre d'un immeuble du quartier des affaires. C'est beaucoup trop proche pour que je le supporte.
Ma phobie des orages ne sort pas de nul part.
Le bruit du tonnerre m'épouvante. Il vrille mes tympans et affole mon pouvoir de nymphe.

J'ai peur.

BOUM.

Un deuxième coup retenti. L'éclair à frappé un immeuble du Quartier Est cette fois-ci. Je tente vainement de couvrir mes oreilles. Les larmes me montent aux yeux.

Je suis pétrifiée.

Mon cerveau me hurle de courir loin d'ici mais mes muscles refusent de bouger. Ils sont tétanisés. Je suis dans l'incapacité totale de m'éloigner du milieu du passage. Je ne serais jamais sortie si cet orage avait été prévu. Je n'aurais jamais dû sortir seule.

Je suis trempée.


La pluie violente tambourine ma peau. Mon cœur bat la folie. Mes vêtements collent à ma peau et je remercie quelque part le destin d'épargner mes livres biens au sec dans mon sac à dos en cuir. Je ne peux calmer le flots de larmes dégringolant de mes joues.

BOUM.

Mes genoux flanchent. Je prie pour que tout s'arrête. Je ne peux pas me relever. Je prie pour ma vie.

Que quelqu'un me sauve !

C'est le cri désespéré de mon cœur, de mon âme.
Je n'arrive même pas à crier. Ma gorge est serrée par la terreur soudaine.

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MessageSujet: Re: Autonome, indépendante... Mais pas tout le temps quand même. [ft. Gwendal] Jeu 6 Avr - 19:38


Y'a des jours, comme ça, où on a juste envie de faire n'importe quoi pour s'occuper.
En ce moment, ça m'arrive souvent d'avoir des journées de ce genre.

Depuis quelques semaines, c'est le gros bordel à Xényla. D'abord, on retrouve notre professeure principale assassinée dans la salle des profs, ensuite Lockart disparaît, et pour finir notre ancienne déléguée quitte le lycée. Vraiment, on peut pas dire que ça soit la grosse joie qui prédomine dans les rangs des Passions.
Mais on tient comme on peut.
Moi, c'est avec le sport, en me défoulant. Je m'entraîne deux fois plus dur à la piscine, je rate pas un seul entraînement avec Mio, et je fais des joggings un soir sur deux pour toujours avoir quelque chose à faire. Si on veut pas que la classe entière sombre, il faut bien qu'on soit quelques-uns à garder la tête haute et à tenir pour le reste. Alors je fais ma part, je continue d'avancer, je peux pas faire grand-chose d'autre de toute façon.

C'est pour ça que je suis en ville aujourd'hui, et que je suis actuellement en train de me diriger lentement vers le métro pour rentrer à Xényla.
Après mes entraînements habituels pour mes compétitions de natation qui approchent, j'ai profité du beau temps de ce samedi prometteur pour faire un bon vieux jogging en ville. Je suis parti du lycée, pour aller jusqu'au parc du Quartier Est, et après encore quelques tours là-bas et une poignée d'étirements en tous genres, j'ai finalement décidé d'écouter mes mollets et de m'arrêter pour rentrer avec les transports en commun.

Alors je marche lentement, dans la rue, en essayant de penser au bon bain qui m'attendra une fois que je serai de retour dans ma chambre. En espérant qu'Eirin n'occupe pas déjà la salle de bain quand j'arriverai, bien entendu.

Boum.

C'est du tonnerre que je viens d'entendre ?

J'ai à peine le temps de me poser cette question qu'il se met à pleuvoir. Mais pas quelques petites gouttes éparses. Non, non. C'est des trombes d'eau qui viennent de commencer à se relâcher sur la ville sans crier gare, et qui visiblement ne prennent pas que moi de surprise.
Moi qui ne demandais rien de mieux qu'un bain, je me retrouve avec une douche.

Autant dire que ma tenue actuelle n'est absolument pas appropriée pour ce changement brusque de météo. La seule chose qui me protège un tant soit peu de la pluie qui s'écrase sur moi, c'est ma casquette. Enfin, j'ai au moins la chance d'avoir choisi d'aller faire ma petite course en pantalon de jogging et t-shirt, plutôt qu'en débardeur et short.
C'est déjà ça.

Dans la rue, autour de moi, tout le monde commence à se presser pour se mettre à l'abri et accélérer le pas. Moi, je m'arrête un instant pour lever les yeux au ciel.
Le ciel est couvert d'une masse impressionnante de nuages grisâtres, et je peux pas m'empêcher de me demander comment j'ai pu me faire surprendre par ce début d'orage. Depuis quand ça se déclare aussi vite que ça ? Il y a encore une minute, j'avais l'impression qu'il faisait encore grand soleil... ça n'a aucun sens.

Boum.

Bon, on dirait que ça se rapproche, je vais pas rester comme un con sur le trottoir à me faire saucer sans bouger.  Alors je reprends ma marche d'un pas un peu plus rapide, jusqu'à arriver face à un passage piéton. Je dois vraiment avoir la poisse, parce que ça vient de passer du vert au rouge pour nous, donc j'ai pas vraiment d'autre choix que de m'arrêter, alors qu'une poignée de gens sont encore en train de passer.

Mais quand je regarde les gens qui finissent de traverser devant moi, quelque chose m'interpelle : on dirait que quelqu'un s'est arrêté au milieu de la route. Quelqu'un avec les mains rivées sur ses oreilles, la tête baissée. Une fille aux cheveux blancs.

BOUM.

Ok, alors celui-là il était vraiment violent.

Alors que les quelques autres passants à avoir traversé la route se mettent à courir pour passer de l'autre côté le plus vite possible, je vois la fille se laisser tomber au sol.

Oula.

Je tourne la tête pour vérifier l'état de la circulation. C'est toujours rouge pour les voitures, mais je sais pas pour combien de temps encore. Mon regard revient ensuite à la fille au sol : elle a l'air parfaitement tétanisée, j'ai pas l'impression qu'elle se relèvera toute seule.
C'est pas possible là, c'est vraiment dangereux, je vais quand même pas observer quelqu'un risquer de se faire renverser sous mes yeux. Je suis probablement sur le point de faire quelque chose de particulièrement stupide.

Je regarde encore une fois de chaque côté de la route pour vérifier que la circulation n'ait pas encore repris, et m'avance rapidement vers l'endroit où la personne au sol est toujours courbée en deux. Je sais pas ce qu'il lui arrive, mais on dirait qu'elle se rend pas compte du danger qui la menace si elle ne bouge pas rapidement d'ici.
Enfin, je suppose que je peux pas vraiment l'ouvrir, puisque je suis apparemment assez con pour la rejoindre au milieu de la route.

Je m'accroupis à côté d'elle et m'apprête à essayer de la secouer un peu, quand je reconnais soudain son visage.

- Eirin ?

Je n'ai absolument aucun doute en la voyant, c'est bien ma colocataire qui se trouve face à moi. Mais j'ai pas le temps de me demander ce qu'elle fait là : malgré la pluie qui tombe à grosses gouttes autour de moi, j'entends distinctement le bruit des moteurs qui reprennent sur ma gauche.

Bordel, le feu vient de passer au vert pour les voitures là-bas.

Je détourne mon regard de ma colocataire, pour regarder dans la direction des feux les plus proches. Comme j'aperçois une voiture arriver, je retire ma casquette et me lève promptement, bougeant de quelques pas. Je commence ensuite à faire de grands signes avec, pour attirer l'attention du chauffeur et lui faire comprendre qu'il doit s'arrêter. Si des gens nous regardent, ils doivent me prendre pour le plus gros suicidaire de l'année, parce qu'en avançant vers le véhicule, je dois avouer que j'ai peur qu'il ait pas le temps de ralentir.
Mais heureusement pour moi, le chauffeur est plutôt réactif et s'arrête rapidement à quelques centimètres de moi. Je le remercie d'une petite tape sur le capot de sa voiture, avant de courir rejoindre Eirin, toujours au sol.

Quand j'arrive à nouveau à sa hauteur, je m'accroupis à ses côtés, tout en posant ma main derrière son dos.

- Faut qu'on bouge de là.

Idéalement, faudrait qu'on bouge de là rapidement.
Alors je tarde pas à m'adresser à nouveau à elle, alors que je me rapproche encore un peu.

- Accroche-toi, d'accord ?

Je demande pas sa permission pour passer mon bras libre sous ses jambes pliées, avant de me relever, Eirin dans les bras. L'opération est pas bien compliquée à effectuer : la petite nymphe est légère comme tout, et on peut pas dire qu'elle bouge assez pour que je risque de perdre l'équilibre. Par contre, il va falloir que je me dépêche de nous enlever du milieu de la route, avant qu'une voiture n'arrive depuis la droite.
Alors une fois que je suis sûr de bien la porter correctement, je ne me fais pas prier pour courir de l'autre côté de la route, pour nous mettre à l'abri de la circulation.

On est rapidement de l'autre côté. Là, je la repose, et n'oublie pas de faire un signe de tête de remerciement à l'automobiliste qui avait dû s'arrêter lorsque je le vois redémarrer. Au milieu de la route, misérable, je vois ma casquette passer entre les roues de sa voiture, et des suivantes qui ne tardent pas à arriver.
Dans la précipitation, je crois bien que je l'ai laissée sur le sol après avoir rejoint Eirin.

Mais mieux vaut que ce soit elle dans cette position, plutôt que ma colocataire.

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MessageSujet: Re: Autonome, indépendante... Mais pas tout le temps quand même. [ft. Gwendal] Dim 9 Avr - 20:37


J'ai perdu tous mes moyens. Je suis probablement dans la pire situation qu'il me soit jamais arrivée.
Dans ces moments-là, je suis dans l'obligation de comprendre la surprotection de mes parents. Je dois bien l'admettre, je suis complètement impuissante. Et j'aurais pour une fois bien envie d'avoir des yeux en état de fonctionner.

Mon petit corps fragile n'a aucune chance de survie face à une voiture en marche. Et faudrait-il encore qu'il n'y en ai qu'une. J'entends tout le monde courir s'abriter, sans à aucun moment me remarquer. Ce n'est pas de leur faute, mais je mentirais en disant que je ne leur en veux pas. Je suis complètement trempée. Pour ne pas dire imbibée d'eau jusqu'à la moelle. Mes muscles sont tétanisés.
Que l'Unique ai pitié de ma personne.

Il faut croire que ma prière a été entendue. Dans l'agitation du démarrage de la circulation, je n'ai pas du tout remarqué l'approche d'un salvateur. Il est comme envoyé des cieux pour me sortir de là.
Je ne l'ai que remarqué quand il m'a adressé la parole. Je ne pensais pas pouvoir être encore plus choquée avant d'entendre :

- Eirin ?

Je suis complètement perdue.
Est-ce que mon cerveau à juste collé la voix de Gwendal sur un parfait inconnu parce que je panique et espère un petit peu (beaucoup) qu'il me sauve ou est-ce que le hasard a vraiment décidé de le mettre sur ma route ? Enfin dans tous les cas ça ne change rien au fait que je n'ai même pas assez de forces dans les jambes pour me relever.
Je suis encore plus perdue quand il disparaît. Il me laisse quand même pas là ?
C'est pas son genre, hein ?
Le Gwendal que je connais est une très bonne personne. Il ne pourrait pas me laisser comme ça.
Enfin... J'espère que c'est bien lui et pas une hallucination auditive provoquée par ma peur.

Les coups de tonnerre ont complètement détraqué mon pouvoir. Je ne perçoit presque plus les ondes sonores de faible intensité. Le seul son que je perçois à l'instant c'est le crissement de pneus sur la route. Les freins ont été plantés brusquement.
Oh mon Dieu je ne vais pas mourir aujourd'hui.

Je ne peux même pas mesurer l'échelle de mon soulagement tellement il est immense. C'est bête mais rien que le fait de sentir un quelconque contact physique, même une simple main posée sur mon dos, me soulage beaucoup.
Je suis malgré tout bloqué par l'anticipation d'un prochain coup de tonnerre. Même si les grands vents accompagnant cette intempérie sont possiblement en train d'éloigner ma bête noire, il est plus que probable que l'orage ne se termine pas de si tôt. La foudre va retomber et ne pas savoir ni où ni quand me terrorise.

-Faut qu'on bouge de là.

Je hoche légèrement la tête. Bien sûr que je veux bouger mais je suis dans l'incapacité la plus totale de tenir sur mes jambes. Mes genoux sont en coton. Mais je veux partir. Loin. Très loin de ce cauchemar.

-Accroche-toi, d'accord ?

Je suis sure d'être en présence du nageur en chair et en os. Il est maintenant si proche de moi que je ne peux que reconnaître sa présence si particulière.
Pas besoin de me le répéter, je ferais n'importe quoi pour survivre.
Je sens mon colocataire me soulever sans grande peine. Je m'accroche à lui comme si ma vie en dépendait.
...
Ma vie en dépend en fait, donc l'expression n'est même pas nécessaire. Bizarrement, je ne suis même pas si frustrée que ça de dépendre de quelqu'un. Ou plutôt, de Gwendal.
Il est d'une... stabilité sans égale dans un monde noir en chaos. Même si la pluie et le vent ont bien rafraîchi l'environnement, la présence de mon colocataire me paraît chaleureuse.
Il est le genre de personne quine va pas vers les autres de lui-même mais qui a beaucoup a offrir. En plus il n'hésite pas à risquer sa vie pour quelqu'un. J'ai eu une belle démonstration de son courage en tout cas.

Mon rythme cardiaque est toujours en furie à cause de la peur et de l'adrénaline du moment. Mais au moins je ne pleure plus.
La seule chose qui m'importe pour le moment c'est de rester accrochée à Gwendal, comme il me l'a demandé.
Heureusement qu'il m'a prévenu. Je m'accroche du mieux que je peux alors qu'il court vers le trottoir.
C'est fou quand même comme il me porte sans aucun problème. C'est donc ça les capacités physique d'un sportif de haut niveau ?

Arrivés de l'autre côté, il me dépose délicatement.
Je suis toujours crispée mais au moins je tiens sur mes jambes un peu tremblantes. A l'instant où mes pieds touchent le sol, ce ne sont plus des larmes de peur que s'écoulent mais des larmes de soulagement.

J'essaie entre de balbutiement de formuler un :

-M-Merc/

BOUM.


Ce fut de courte duré dis-donc.
Enfin voilà que dans un petit cri pas franchement élégant je me retrouve la tête enfouie dans le torse de Gwendal. C'est gênant. En plus je n'ose même pas me séparer de lui parce que je ne veux ni affronter son jugement, ni être re-surprise par le bruit de Satan.
Celui là est tombé quand même beaucoup plus loin que les autres. Près du parc.
J'ai les nerfs à bout. En plus, même une fois l'orage fini je vais avoir besoin de l'aide Gwen. Mon pouvoir est complètement déréglé, je vais avoir besoin d'aide pour rentrer... Je n'assume pas du tout ce qu'il se passe.

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MessageSujet: Re: Autonome, indépendante... Mais pas tout le temps quand même. [ft. Gwendal] Sam 15 Avr - 19:15


Quand Eirin repose les pieds sur le sol, elle a l'air tendue comme tout et je peux voir que des larmes coulent de ses yeux.
Je l'ai jamais vu comme ça avant, et je dois dire que ça fait vraiment bizarre. Je sais pas trop quoi faire en fait, parce que j'ai l'habitude d'être face à une fille qui veut pas qu'on la couve. Sauf que là, pour le coup... bah je vais pas juste la laisser sur un trottoir comme un déchet alors qu'elle vient de passer à deux doigts de finir sous les roues d'une voiture quoi.

Alors que je m'apprête à ouvrir la bouche pour lui demander comment elle se sent - parce que non, franchement, je vois pas quoi faire d'autre là, tout de suite -, la petite nymphe me devance, prenant la parole d'une voix mal assurée.

- M-Merc/

BOUM.

Coupée par le bruit d'un nouveau coup de tonnerre, Eirin laisse échapper un petit cri, avant de faire la chose la plus gênante qui me soit jamais arrivée.
Ma colocataire a actuellement le visage enfoui contre mon torse. Enfin. Contre mon t-shirt mouillé, plutôt. Mais vu comme il me colle actuellement à la peau, je pourrais être torse-poil que ça reviendrait au même. Mais passons, c'est pas vraiment ce qui est le plus important dans l'immédiat.

Donc voilà. Elle est un peu contre moi, je disais donc. Sauf que je sais pas du tout quoi faire. Si j'étais déjà perdu en la voyant pleurer, maintenant je le suis encore plus qu'avant, et rester debout sans bouger comme je suis actuellement en train de le faire démontre l'inutilité totale dont je peux faire preuve dans ce genre de situation.

Putain, pourquoi il fallait qu'un truc comme ça m'arrive ?

Je baisse un peu la tête, comme si admirer le sommet de son crâne mouillé allait magiquement m'aider à trouver quoi faire pour rendre cette situation un peu moins embarrassante. Tout ce que ça fait, c'est me faire remarquer à quel point cette pauvre Eirin est trempée. Si ma casquette avait pas fini décédée sur la route, j'aurais pu au moins la couvrir un peu, mais j'ai pas assez de vêtements sur moi actuellement pour me permettre de les utiliser en guise de parapluie.
C'est ballot.
Je pourrais bien retirer mon t-shirt et le tendre au-dessus de sa tête, mais j'aurais l'air particulièrement con, à moitié à poil, sous une averse, en plein orage.
Ouais. On va oublier cette idée.

Concentre-toi Malenkov, t'as un autre problème plus important à régler là.

Eirin est vraiment pas bien là : si j'en crois les tremblements qui secouent son corps, elle est en train de pleurer contre moi. Et bordel, je suis pas un monstre quoi, ça me fait mal au cœur de la voir dans cet état. Surtout que je suis pas sûr de tout à fait comprendre pourquoi un simple orage lui fait si peur, ni comment je vais bien pouvoir faire pour l'aider à se calmer.

Du coup je dis rien.
Je me contente d'abord de simplement passer une main dans son dos, et de poser la deuxième sur le haut de sa tête. Oui, comme si c'était un chiot. Parce que c'est la seule chose sensée à laquelle j'arrive à penser sur le coup. On peut pas vraiment dire que j'ai eu droit à des masses d'encouragements ou de remontage de moral de la part de ma famille dans ma vie, alors j'improvise un peu. Je crois que ma mère faisait ça quand j'étais pas bien. Qu'elle me calmait simplement par le contact chaleureux de sa main ou de ses bras contre moi.
Alors ouais, on repassera pour le côté chaleureux de ce que je suis actuellement en train de faire, mais on fait comme on peut quand on est pas quelqu'un de tactile et qu'on improvise alors que des vieilles gouttes de pluies nous déconcentrent en venant mourir dans notre bouche tellement on se fait saucer.

Faudrait que je dise quelque chose peut-être, non ?

- Hm. Tu veux qu'on se mette à l'abri quelque part ?

Waw.

Paye ton intervention inutile.
Vraiment Malenkov, tu t'es surpassé là, j'ai pas les mots.
C'est évident qu'elle a pas envie de rester sous la pluie pour le simple plaisir de choper la crève et de sentir des vêtements trempés contre sa peau, mais j'ai vraiment rien trouvé de plus inspiré à lui dire pour lui changer les idées. Après, j'aurais pu faire pire, j'aurais pu lui demander si ça allait bien. Pas que ça rende pas ma question moins désespérante qu'elle ne l'est déjà, mais voilà.

Par contre, faut que j'essaye de rattraper la déchéance de la situation actuelle.

Ah.
C'est bon, je sais comment.

Je commence à tapoter doucement la tête d'Eirin de la main gauche.

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MessageSujet: Re: Autonome, indépendante... Mais pas tout le temps quand même. [ft. Gwendal] Mar 25 Avr - 22:41


Je suis complètement en perte de mes moyens. Cette situation est juste catastrophique et en plus j'entraîne mon pauvre colocataire là-dedans.
Je me suis pourtant jurée d'être forte en rejoignant le lycée. D'affronter mes peurs, les surmonter.
Mais qu'elle idée.
Je suis naïve parfois.

Il fait noir tout autour de moi. Je ne perçois que le grondement de l'orage qui s'éloigne lentement.
Les bruits de petite envergure ne permettent plus à mon pouvoir de me diriger. En plus mes muscles sont crispés. Qu'es-ce que je donnerais pour pouvoir magiquement effacer ce que Gwendal voit de moi actuellement.
J'aimerais pouvoir juste me téléporter et disparaître sous ma couverture.
C'est fichu, j'ai ruinée ma propre image. Je vais passer pour une espèce de fragile peureuse qui par dessus le marché est incapable de faire quoi que ce soit seule.
Quelle horreur. Je ne vais jamais pouvoir rattraper ça.

Honnêtement je m'attends à un rejet de sa part.
Je suis pas sure de comprendre pourquoi c'est si long à se produire.
C'est vrai quoi, il vient de risquer sa vie pour moi, ce qui est déjà énorme, ça m'étonnerait qu'il aie envie de me baby-sitter. C'est pas comme si c'était son rôle, on est même pas proches.
Enfin on s'entend bien mais on ne traîne pas ensemble, hein. De simples colocataires.
Et il a pas l'air d'être du genre à aimer le contact physique le bonhomme. Ce qui est compréhensible.

Je suis complètement perturbée par son manque de réaction. Je m'attends au pire jusqu'à ce qu'il se passe un scénario que je n'aurais même pas imaginé (alors qu'il est déjà dans un déroulement pas prévu du tout).
En fait, il se passe tout l'inverse de ce que ma petite tête avait décidé.
Gwendal dans un geste bien que maladroit essaie de me calmer en m'enveloppant dans un de ses bras. Il pose doucement sa main libre dans mes cheveux.
Je jure que mon cœur se serait arrêté si l'adrénaline de ma possible mort à la manière d'un blaireau au bord d'une route ne le faisait pas battre.

C'est fou ce qu'un tout petit geste peut déclencher. Déjàque Gwendal est déjà quelqu'un physiquement stable et fort, et j'en suis témoin, en plus il m'a l'air d'un appuie mental solide.
Cette forme de... tendresse (?) -Enfin sans la gêne écrasante cela en serait probablement mais voilà- a eu une proportion calmante complètement inattendue.

Je me sens mal pour le pauvre sportif. Il est évident qu'il n'est pas du tout à l'aise et je sens bien qu'il ne sait pas quoi faire.
Je ne pense pas qu'il se rende compte qu'il en fait déjà bien assez comme ça.
Franchement, il m'aide beaucoup. Son étreinte me donne au moins l'impression d'être située quelque part dans l'espace. Et c'est exactement ce qu'il me faut. J'essaie de calmer ma respiration, mes sanglots alors que dans son désespoir il tente de me parler.

-Hm. Tu veux qu'on se mette à l'abri quelque part ?

Heureusement qu'il ne voit pas le sourire qui s'est formé sur mes lèvres. Je ne voudrais pas qu'il pense que je me moque de lui, c'est juste que sa maladresse m'amuse. D'un côté c'est une bonne chose puisque je ne sens plus mes larmes couler, d'un autre c'est pas très très correct de rire du malheur d'autrui. Ca me rappelle son échec de blague à Noël, c'en est d'autant plus drôle à vrai dire.
Gwendal se met un me tapoter gentiment la tête.
C'est fou, on dirait ce qu'un enfant ferait. Ou alors ce que je ferais à un petit animal mignon.
Je préfère penser que Gwendal a un côté enfant bizarrement.

Un fois calmée, j'essuie mes yeux bêtement alors que je suis de toute manière trempée et je laisse de la place à Gwendal pour respirer en faisant un petit pas vers l'arrière. Je n'ose pas m'éloigner plus en étant privée de mon pouvoir. Je m'adresse à lui, la voix légèrement enrouée par mes précédents sanglots :

-Hum. Je crois que se mettre à l'abri est une bonne idée.

Vient le moment d'annoncer à mon pauvre colocataire dans quelle situation je suis on est.
Déjà que cette journée est affreuse, ça va de mal en pis.

-Euh par contre j'ai comme qui dirait un petit problème...

Si je pouvais m'effacer de la réalité je le ferais bien là.

-Je ne vois rien du tout.

Wouah. Bien joué Eirin.
Un peu dans la précipitation je me reprends.

-Enfin ça tu le sais déjà, -je ris nerveusement-, mais en fait mon pouvoir est comme qui dirait HS. Donc je suis vraiment, mais alors vraiment, désolée mais... J'ai encore besoin de ton aide. Enfin mon pouvoir va bien finir par revenir mais euh... en attendant...

Que quelqu'un m'enterre.
Il va vraiment me prendre pour une incapable.
Par l'Unique c'est juste incroyablement embarrassant. Le ridicule ne tue pas à ce qu'il paraît, c'est pas vraiment mon impression actuelle.
En plus j'arrête pas de dire à tout le monde que je peux me débrouiller seule...

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MessageSujet: Re: Autonome, indépendante... Mais pas tout le temps quand même. [ft. Gwendal] Mer 26 Avr - 16:00


Je suis actuellement en train de vivre le plus gros moment de solitude de ma vie, ça serait vachement sympa si quelqu'un pouvait me sortir de cette situation. Genre, vraiment. Parce que pour le moment, Eirin bouge absolument pas, et elle dit pas quoi que ce soit.
Et moi j'ai un peu l'impression d'être de l'inutilité la plus absolue, à lui tapoter la tête de la main.

Après, j'imagine bien que là, tout de suite, ma colocataire n'est pas vraiment en train de vivre le moment le plus agréable de son existence non plus. On serait pas dans la situation actuelle, si elle vivait bien cet orage. Alors je vais tout simplement prendre mon mal en patience, et espérer que son silence ne signifie pas qu'elle soit en train de me prendre pour le dernier des boulets mais qu'elle soit trop polie pour me le faire remarquer.
Non, je préfère espérer que ma tentative de remontage de morale soit effective.

Allez, on y croit Malenkov, on y croit.

Comme pour répondre à ma prière interne, je sens bientôt la petite Eirin commencer à bouger dans mes bras, signe que je peux relâcher de mon étreinte pour lui faire un peu de place. L'Unique merci, parce que je sentais que mes joues allaient devenir aussi rouges que mes cheveux si jamais je croisais le regard de quiconque dans notre position précédente. Enfin, rouge... fuchsia quoi.
Enfin on s'en balance.

Je la regarde essuyer les larmes de ses yeux, un peu mal à l'aise, tâchant de me convaincre que c'est de la pluie qui coule sur son visage. Je l'ai dit, ça me fait mal au cœur de la voir comme ça, j'ai pas envie de me dire qu'elle était en train de pleurer dans mes bras jusqu'à maintenant, sinon j'arriverai jamais à m'enlever cette image de l'esprit. Ce qui est sacrément con d'ailleurs, j'ai pas de raison de penser comme ça.
Enfin bon, elle fait un pas en arrière, pour s'éloigner légèrement de moi. Je la comprends, moi aussi je voudrais mettre de la distance entre un type comme moi et moi, si j'étais à sa place. Je suis pas vraiment ce qu'on pourrait appeler un modèle de douceur ou de gentillesse, et je lui ai pas vraiment demandé sa permission pour me rapprocher d'elle. C'était sûrement une mauvaise idée, en fait.
Mais j'avais rien de mieux en stock sur le coup.

Me sortant de mes pensées, je la vois s'adresser à moi, la voix légèrement enrouée - probablement à cause de la pluie, tout ça.

- Hum. Je crois que se mettre à l'abri est une bonne idée.

Bon, au moins, elle est d'accord avec ma proposition, ça veut dire que j'ai peut-être pas totalement fait que de la merde durant les cinq dernières minutes.
C'est plutôt une bonne nouvelle.

Je soupire légèrement de soulagement, pour la voir apparemment sur le point de reprendre la parole. Enfin, si j'en crois son visage qui semble d'un coup vachement plus mal à l'aise qu'avant - si si, je vous jure, c'est possible, je l'aurais pas cru et pourtant je le vois.

- Euh par contre j'ai comme qui dirait un petit problème...

Elle avait effectivement quelque chose à dire, même si j'ai l'impression qu'elle est pas prête à assumer les paroles qui vont bientôt franchir ses lèvres.

- Je ne vois rien du tout.

Waw.

Tu m'apprends quelque chose.

Je sais pas si actuellement j'ai envie d'éclater de rire ou juste de cacher mon visage derrière la paume de ma main. Probablement un mélange des deux, en fait. Ma colocataire est à peu près aussi irrécupérable que moi on dirait, parce que même quand j'ai essayé de sauver ma blague pendant le bal de Noël j'étais moins ridicule que ça.
Enfin. J'aime croire que je l'étais, en tout cas.

Mais visiblement, Eirin se rend vite compte du ridicule de ce qu'elle vient de me balancer, parce qu'elle se reprend rapidement, parlant vachement plus vite que plus tôt.

- Enfin ça tu le sais déjà, elle rit nerveusement, mais en fait mon pouvoir est comme qui dirait HS. Donc je suis vraiment, mais alors vraiment, désolée mais... J'ai encore besoin de ton aide. Enfin mon pouvoir va bien finir par revenir mais euh... en attendant...

Ah. Donc ce qu'elle est en train de me dire, c'est qu'elle est encore plus aveugle que d'habitude, en quelque sorte. Dit comme ça, c'est sûr que ça paraît complètement con, mais c'est vrai que généralement on a tendance à oublier son handicap grâce à son pouvoir qui a l'air de pas mal le compenser.
Mais donc ce que je dois retenir de tout ça, c'est que les orages foutent le bordel dans ses sens de nymphe. Ou un truc du genre. Un peu comme moi quand je peux sentir du sang d'hybride trop proche de moi, sauf que dans son cas, ça lui donne pas des envies irrépressibles de manger d'autres élèves, mais ça l'empêche de se mouvoir dans l'espace sans une aide extérieure.

Et bien soit. Au point où j'en suis de toute façon, ça va pas me déranger de l'aider à se déplacer. Je viens de la porter au milieu de la route, en plein orage, sous la pluie battante.
Par contre, fini l'exercice superflu pour la journée. Il est parfaitement hors de question que je la porte à nouveau. Déjà, parce qu'elle est apparemment capable de tenir debout toute seule maintenant, mais aussi parce que je vais finir par juste me fatiguer inutilement avec tout ce bordel. Déjà que je sens une vieille crampe commencer à me faire coucou au niveau de mon mollet droit, on va pas abuser.

- T'en fais pas pour ça, je vais te guider. Attends.

Je regarde ensuite de droite à gauche, à la recherche d'un endroit au sec.
D'un côté, c'est plutôt cocasse que je sois celui qui guide une petite aveugle, parce que mes yeux sont justement plutôt efficaces pour discerner ce qui m'entoure quand il fait sombre, couvert et mouillé. Paye ton requin-tigre, pour une fois que ma part hybride ne me débecte pas.

Un peu plus loin, sur la droite, je vois le panneau de ce qui semble être un café briller dans la distance. De là à dire quelle enseigne ça peut être exactement, j'en sais foutrement rien, mais tout ce qui compte pour le moment c'est que ça semble être ouvert. Ouvert, et à l'abri de la pluie.
Et l'Unique sait que j'en peux plus de cette pluie qui nous martèle depuis je ne sais combien de temps.

Alors je me pose pas la question deux fois et m'approche d'Eirin.

- Il y a un café pas loin, on va aller là-bas.

Je passe ensuite mon bras gauche autour de ses épaules et me place à sa droite, côté route, pour éviter de risquer que ma colocataire ne finisse sur la route. Ou qu'elle se prenne un peu trop d'eau à cause des voitures qui roulent juste à côté, au choix.

Je me mets ensuite en marche, ne laissant pas vraiment d'autre choix à Eirin que de suivre. De toute façon, c'est pas comme si elle avait une multitude d'autres choix possibles.
En marchant, je m'assure de lui signifier quand le trottoir fait quelques bosses, pour éviter de la voir se ramasser tête la première contre le sol. Si déjà elle est trempée à cause de la pluie, ça serait cool que du sang commence pas à se mêler à l'équation parce que j'aurais pas eu le bon sens de prévenir ma pote aveugle des obstacles qui pouvaient bien se trouver sur son chemin.

Arrivés devant le café, je détache bientôt mon bras des épaules de ma colocataire et ouvre la porte, poussant légèrement Eirin du plat de la main dans le dos pour qu'elle passe devant moi.

- Attention, il y a une petite marche.

Bah oui quoi, vaut mieux que je la prévienne.

Alors qu'elle passe devant moi pour se mettre au sec, je scanne rapidement le café à la recherche d'un table de libre pas trop proche d'autres potentiels clients. Heureusement pour nous, j'en vois rapidement une sur ma gauche et replace donc ma main - droite cette fois - sur l'épaule de ma colocataire pour la mener vers celle-ci.
Quand on y arrive, j'aide Eirin à avancer vers le banc contre le mur, accompagnant son mouvement pour qu'elle s'assied à côté de la fenêtre.

Comme si ça allait lui être d'une grande utilité d'être côté fenêtre. M'enfin.

- Tiens, tu peux t'asseoir là. Je crois qu'on va rester ici un moment, au moins le temps que ça arrête de pisser comme ça dehors.

Charme, tact, subtilité, poésie.
Tant de mots décrivant à la perfection ce que je ne suis pas.

Une fois Eirin bien installée, je ne manque pas de tout simplement me laisser aller sur le petit banc à côté d'elle, plus par flemme de me déplacer que parce que je refuse de m'installer sur la chaise face à elle. De toute façon, il y a étonnamment pas trop de monde ici, c'est pas comme si d'autres gens allaient subitement squatter notre table en prenant ces sièges libres comme une invitation.
Et puis même si des gens venaient, je pense que je claquerais simplement des dents pour qu'ils se cassent.

J'ai pas franchement envie de faire ami-ami avec des gens, après tout ce qu'il vient de se passer.

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MessageSujet: Re: Autonome, indépendante... Mais pas tout le temps quand même. [ft. Gwendal] Jeu 27 Avr - 20:42


-T'en fais pas pour ça, je vais te guider. Attends.

Le pire, c'est qu'il n'a même pas l'air de se moquer de moi alors qu'il y avait tout pour.
Je suppose qu'avec ça on est quittes ?
On va dire ça. Et si il parle de ça à qui que ce soit je leur répète son échec de blague. Voilà.

Le silence de Gwendal me laisse croire qu'il cherche un endroit où s'abriter. J'ai de l'eau jusque dans mes chaussettes, c'est affreux. J'ai hâte d'être au sec. Si on ne tombe pas malade avec ça c'est un miracle.

J'avais oublié à quel point c'est déstabilisant d'être réellement aveugle. Je n'ai tellement pas l'habitude d'être privée de mon pouvoir que j'en oublie la chance immense que j'ai de l'avoir.
La voix de mon colocataire ce fait finalement réentendre :

-Il y a un café pas loin, on va aller là-bas.

Quelle bonne idée, j'approuve.
Je suis tellement reconnaissante de tout ce qu'il fait pour moi. Je dois vraiment le remercier convenablement par la suite. Il est vraiment quelqu'un de bien.

Moi qui était prête à.... je sais pas moi, tenir sa manche ?
Je ne m'attendais pas trop à sentir un bras autour de mes épaules.
Après je ne m'en plains pas, c'est bien plus rassurant vis-à-vis d'obstacles potentiel.
Et tout bêtement, j'ai quelque part de besoin de ça pour me rassurer.

J'accorde rarement une si grande confiance à quelqu'un que je ne connais pas forcément bien, mais là je n'ai aucun soucis à me laisser guider. Un confiance aveugle hein ? Quelle expression appropriée.
En même temps, il y a quelque chose de très protecteur qui provient de mon guide. Plusieurs personnes redoutent mon aîné. J'ai bien du mal à comprendre...
Certes il est plutôt solitaire mais je n'ai jamais ressenti de menace ou d'agressivité venant de lui. Même quand il s'est mis en colère à Noël, je savais quelque part qu'il n'allait pas l'extérioriser sur moi si j'allais à sa rencontre. Je suppose que sa stature musclée impressionne ?
D'ailleurs c'est fou ce qu'un T-shirt peu mouler un corps quand il est trempé et collé.

Parce que si il y a bien un attribut physique que même moi peut remarquer c'est sa musculature.
Et je ne le pense pas seulement parce que j'étais collée à son torse juste avant.
Par l'Unique, c'est une caractéristique que j'ai tendance à oublier aussi en plus puisque je ne la voie pas et que mon délire n'est pas trop d'être utilisée comme haltère vivante. Il me porte comme si j'étais une enfant ! Je serais curieuse de savoir quel poids il peut soulever avec tant de mus-/ Mais à quoi je pense ? C'est indécent !
Ouhloulou je suis vraiment trop perturbée cet après-midi.

Je me reconcentre vite sur mes pas. Nous avançons tout deux prudemment.
Gwendal est vraiment très attentionné, il me simplifie grandement la tâche. Il m'indique le moindre détail sur notre route. Il en fait presque trop.

Nous nous arrêtons finalement. J'en déduis que nous sommes à l'entrée du-dit café. Son bras se détache de moi. Cela me fait remarquer à quel point la pluie m'a refroidie. J'ai hâte d'être loin de toute cette eau. Mes pauvres vêtement collent à ma peau, je déteste cette sensation désagréable.
Alors que je rentre soigneusement poussée par mon sauveur de l'après-midi je fais une soudaine réalisation. Je prends d'abords soin d'éviter de me prendre la marche pour ensuite me poser LA question.

Il est de quelle couleur mon top ?

Dit comme ça c'est bénin mais... Si il est d'une quelconque couleur claire, je ne m'en remettrais jamais. Je ne veux pas passer pour une exhibitionniste !

Je me laisse guider sans réfléchir.

-Tiens, tu peux t'asseoir là. Je crois qu'on va rester ici un moment, au moins le temps que ça arrête de pisser comme ça dehors.

Comme il m'a invité à le faire je m'assieds.
Si il y a bien un question que je ne vais pas lui poser c'est bien si il est en mesure de voir mon soutien-gorge. A ce niveau là, je ce serait même plus de la gêne là. Juste de l'embarras à l'état pur. De la honte extrême. Et ça même si j'ai une morphologie svelte du aux années de danse. Quelle que soit la taille de ma poitrine je ne veux pas la montrer aux gens !

Par mesure de sécurité je décide de croiser mes bras et les poser sur la table devant moi. Si jamais on me demande c'est "à cause du froid de la pluie".
Gwendal se laisse aller sur le siège à côté de moi. Le pauvre, il en a vues des vertes et des pas mures en l'espace d'une heure.

Il est temps de se calmer et d'organiser ma tête. J'en profite pour réagir à la phrase de mon interlocuteur.

-Charmant langage. Digne des plus grands poètes bermudiens.

Des fois je me dis que je devrais écrire un bouquin qui collecterait les perles de Gwendal. Son langage fleuri est si beau.
Je souris légèrement.
Puis je renifle.

J'ai définitivement attrapé froid. Mais bon, le sacrifice en valait la chandelle.
Je me racle la gorge avant de demander :

-On se prend quelque chose à boire ? Autant profiter d'être ici je suppose.

Je tuerais pour une boisson chaude actuellement.
Timidement, je rajoute un peu moins fort :

-Je t'offre la boisson pour te remercier.

Ma voix est presque éteinte et je détourne le regard.

-C'est la moindre des choses après tout ce que tu as fait pour moi.

Je frotte ma main droite sur mon bras gauche.
C'est si dur. Il risque sa vie pour moi et je suis trop timide pour lui offrir un verre correctement, décidément j'aime bien être un échec il faut croire.
Et puis...
Si seulement je n'étais pas si... responsable du malheur des autres. Mon foutu handicap a encore causé du tord à autrui. Ça m'arrangerait bien si j'étais la seule à pâtir de ça.

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MessageSujet: Re: Autonome, indépendante... Mais pas tout le temps quand même. [ft. Gwendal] Dim 30 Avr - 12:47


Après nous être installés, je vois Eirin croiser ses bras devant sa poitrine, avant de se pencher en avant pour les poser sur la table devant nous. Je la regarde d'un œil distrait, constatant de l'état dramatique des vêtements de ma colocataire.

Malgré le fait qu'on partage la même chambre depuis plusieurs mois, je crois que c'est la première fois que je peux voir sa silhouette aussi précisément. Merci la pluie. J'avais oublié qu'elle était aussi un minimum sportive, parce que là j'en ai plus aucun doute, vraiment.
Heureusement que son haut est gris, sinon je saurais vraiment pas où laisser traîner mes yeux.

Ahem. Je m'égare.

- Charmant langage. Digne des plus grands poètes bermudiens.

La petite voix de ma colocataire me sort de mes pensées et me fait me retourner vers elle, un demi-sourire sur les lèvres.
Je crois qu'elle fait ici référence au terme « pisser » que j'ai utilisé pour qualifier la pluie torrentielle dehors. Je devrais peut-être songer à surveiller mon langage en sa présence, elle va finir par croire que je suis d'une vulgarité sans nom. Ce qui n'est qu'à moitié vrai.

Je l'observe regarder devant elle et sourire, avant de renifler.
Avec ce qu'on vient de se prendre en plein milieu d'une journée ensoleillée, ça ne m'étonne absolument pas : elle a probablement pris froid. Ça craint, franchement. En plus, j'ai pas de mouchoirs. Bizarrement, j'avais pas franchement songé à essayer de bourrer les poches de mon jogging au cas où un orage éclaterait pendant mon petit footing.
Mais Eirin se racle bientôt la gorge, me sortant une fois de plus de mes réflexions.

- On se prend quelque chose à boire ? Autant profiter d'être ici je suppose.

C'est probablement la meilleure idée de la journée. Sauf que j'ai pas d'argent.

Comme si elle entendait mes pensées, elle reprend rapidement la parole, moins fort qu'avant.

- Je t'offre la boisson pour te remercier.

Je la regarde un peu, hésitant. La proposition est tentante, mais je n'aime vraiment pas être redevable à qui que ce soit. C'est qu'une petite boisson qu'elle me propose, je le sais bien, mais vraiment, j'ai un problème avec les dettes. Ça doit être mon côté de quasi-indépendance vis-à-vis de ma famille qui doit provoquer ça, ou une connerie du genre.
Alors que je garde le regard fixé sur elle, je la vois détourner les yeux et ajouter, la voix presque éteinte.

- C'est la moindre des choses après tout ce que tu as fait pour moi.

Alors qu'elle frotte son bras gauche de sa main droite, je me gratte la joue, un peu gêné. C'était pas grand-chose, n'importe qui l'aurait aidé à ma place. J'étais juste au bon endroit au bon moment, mais ç'aurait pu être n'importe qui à côté d'elle, là, tout de suite. Je ne considère pas qu'elle me doive quoi que ce soit.

Mais pour être tout à fait honnête, les légers reniflements qui lui échappent occasionnellement depuis tout à l'heure me convainquent rapidement d'accepter sa proposition : après tout, elle risque de ne pas accepter un refus de ma part, et il faut avouer qu'un peu de chaleur nous fera un bien fou. Surtout à elle, d'ailleurs.
Remercions une fois de plus ma nature hybride, mais malgré mes cheveux parfaitement trempés et mes vêtements gorgés d'eau, je ne sens pas mon corps se refroidir.

Je me redresse légèrement sur le banc et passe distraitement une main dans mes cheveux, tandis que je lui réponds, cherchant du regard un serveur à héler.

- Pourquoi pas, autant en profiter tant qu'on est là. Je te le rendrai à l'occasion.

Je me rends compte que ça me dérangerait pas tant que ça de revenir dans un café en sa compagnie en disant ça., d'ailleurs. Qui l'eut cru. Mais non. Ça doit être parce que j'ai vraiment pas envie de lui devoir de l'argent, ça explique tout.
Ouais, il n'y a pas d'autre explication.

Quand je vois une jeune serveuse s'éloigner d'une table voisine, j'en profite et lui fais rapidement signe, tâchant de capter son attention pour qu'elle vienne s'occuper de nous.

- Excusez-moi ?

Visiblement, elle m'a vu et entendu, parce qu'elle nous rejoint bientôt, souriante, bloc-note en main.
Quand elle arrive à notre table, je me tourne naturellement vers elle et m'adresse à elle pour lui poser une question, grattant nonchalamment l'arrière de ma tête. J'espère qu'elle acceptera de me servir ce que je lui demande, parce que je sais que c'est généralement pas sur la liste des boissons proposées par un café.

- Est-ce qu'il serait possible d'avoir simplement un lait chaud s'il vous plaît ?

Comme je m'y attendais, la serveuse semble surprise par mon choix mais hoche la tête et me rassure en notant ma commande. Je la remercie donc d'un signe de tête, avant de me tourner vers Eirin pour lui demander ce qu'elle veut prendre. Je sais que c'est un réflexe un peu bête, de me tourner vers elle, mais je peux pas m'en empêcher.
Je la laisse ensuite faire sa commande et choisir ce qu'elle veut boire, me replaçant au fond du banc.

C'est là que je me rends compte qu'on est vraiment en train de tremper absolument tout autour de nous. On n'est pas assis là depuis cinq minutes que la banquette est déjà en train de pomper une partie de l'eau de nos vêtements et que nos cheveux dégoulinent un peu partout. Les pauvres gens qui travaillent ici vont nous haïr si on n'arrange pas ça d'une manière ou d'une autre.
Alors je tente un truc.
Quand je vois la jeune femme commencer à se retourner pour aller s'occuper de nos commandes, je lui attrape doucement le poignet, tâchant de lui adresser l'expression la plus amicale possible.

- Dites-moi... si vous aviez une serviette pour mon amie et moi, on vous en serait vraiment reconnaissants. On ne voudrait pas transformer votre banquette en piscine.

Je lui pointe alors du doigt les cheveux d'Eirin, puis les miens. Je vois le regard de la serveuse s'attarder sur mon torse puis ses joues s'enflammer légèrement, alors qu'elle détourne le regard précipitamment, avant de me répondre.

- B- bien sûr oui, je vais voir ce qu'on a.

Elle s'empresse ensuite de s'éloigner de notre table, pour se diriger vers le bar.
Sur le coup, je comprends pas trop la réaction. J'ai pourtant pas été intimidant là, si ? À moins que...
Je regarde l'allure actuelle de ma colocataire trempée, réalisant soudain quelque chose : je suis tout aussi trempé qu'elle, moi.
Je baisse les yeux vers le t-shirt qui colle à mon torse.

Ah. Oui.
J'avais oublié qu'il était blanc.

Bon, et bien on ne peut pas dire qu'il laisse beaucoup de place à l'imagination, trempé comme il l'est. Je comprends mieux la réaction de la serveuse, d'un coup. Je comprends aussi un peu mieux pourquoi la table du fond me regarde en coin depuis qu'on est arrivés dans ce café. Après, je m'en balance un peu, c'est pas comme si j'avais pas déjà l'habitude d'être vu moins vêtu que ça pendant mes compétitions.

Mais bon, je suis pas mécontent de me rendre compte qu'au moins Eirin ne peut pas remarquer ça.

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MessageSujet: Re: Autonome, indépendante... Mais pas tout le temps quand même. [ft. Gwendal] Dim 14 Mai - 19:39


Il faut un petit temps à Gwendal pour me répondre. A-t-il au moins entendu correctement ce que je lui ai dit ?
Ou peut-être qu'il ne veut pas ?
Ah non non non, je ne le permettrais pas. Je veux le remercier comme il se doit. Je n'aime pas revoir sans donner en retour.

Finalement mes craintes s'envolent quand il me répond.

- Pourquoi pas, autant en profiter tant qu'on est là. Je te le rendrai à l'occasion.

Je suis soulagée. Il a dit oui !
Je ne sais pas comment j'aurais réagi face à un refus, ouhloulou.
Rien que d'imaginer le fait qu'il puisse refuser et partir, c'est... Comment dire... Facheux ?
Je suis consciente qu'il ne me doive rien, il m'a sauvé la vie et ramené jusqu'ici ! Il a tous les droits de partir, en vrai. Mais je ne sais pas pourquoi je n'ai juste pas envie d'attendre seule que mon pouvoir revienne.
Et puis c'est pas du tout mon genre de profiter de la gentillesse des gens. Je ne supporte pas avoir des dettes envers quiconque.

Gwendal profite de mon petit monologue mental pour interpeler un serveur.
Heureusement, parce qu'avec le monde qui s'est abrité, on ne se ferait pas vraiment remarquer sans agir.

Il ne faut pas  longtemps pour qu'une personne vienne prendre notre commande. Gwendal commande le premier.

-Est-ce qu'il serait possible d'avoir simplement un lait chaud s'il vous plaît ?

C'est adorable ! C'est si enfantin, je ne m'attendais pas à ce que quelqu'un d'aussi viril que lui ai de tels goûts. Décidément il me surprend de plus en plus.
On est vraiment loin de son image agressive et ténébreuse perçue par tant de lycéens.
Je suis probablement la seule à avoir vu cette face de lui, je trouve ça assez rigolo. En tout cas j'ai le sourire maintenant !

Le grand enfant me demande ensuite ce que je veux boire. Je commande donc un chocolat chaud. Comme ça nous somme deux grands enfants. Et c'est pas si mal !
Je découvre par la même occasion que le serveur est une serveuse, en fait, lorsqu'elle acquiesce suite à la commande.

-Dites-moi... si vous aviez une serviette pour mon amie et moi, on vous en serait vraiment reconnaissants. On ne voudrait pas transformer votre banquette en piscine.

Oh mais comme c'est intelligent !
Après je n'oserais jamais demander ça aussi facilement. J'aurais trop peur de m'imposer ou d'importuner.
C'est une bonne idée d'essayer de ce sécher, ça limitera les dégâts.

-B- bien sûr oui, je vais voir ce qu'on a.

Elle a le ton de la fille intimidée.
J'ai tendance à oublier que Gwendal est imposant et tout le tralala puisque je ne sais pas du tout à quoi il ressemble. J'ai juste euh... Fait l'expérience de ses muscles ?
...
C'est bizarre dit comme ça. Mais alors très très bizarre.

En tout cas, mon analyse de sa voix légèrement fébrile et de ses balbutiements me permet de savoir qu'elle est complètement tombée sous le charme de mon colocataire. Le coup de foudre. Par ce temps, l'expression est bien choisie.

Quand je la sais loin de nous, je rie doucement.

-Ouhloulou, on dirait que tu as du succès.

J'ai aussi entendu les gloussements plus loin.
Je n'arrive tellement pas à m'imaginer ce à quoi il peut ressembler, c'est fou. Parce que pour elles il est clairement beau, mais en même temps je le sais sportif, attentionné, sanguin avec une âme d'enfant et un humour particulier. C'est beaucoup d'éléments très différents. Presque contradictoires.  Comment un seul physique peut correspondre à tout ça ?
C'est fascinant.

J'aimerais bien me faire une idée d'à quoi il ressemble.
Enfin à ma manière, bien sûr.
C'est peut-être l'occasion ou jamais. On est bloqués là pour un petit moment de toute manière.
Et je n'oserais jamais demander dans d'autres circonstances en fait.
Mais est-ce que je ne vais pas paraître étrange ? On se connait assez non ? Ou peut-être que nous ne sommes pas assez proches. Il me considère quand même comme une amie donc ça devrais aller non ?

Courage Eirin.


-Dis Gwendal, je peux te demander un truc ?

Comment formuler ça ?

Au moins j'ai son attention.
Le meilleur plan c'est d'être franche !

-Je me demandais si tu accepterais de me laisser palper ton visage, je sais que ça paraît complètement étrange mais voilà. J'aimerais quand même avoir au moins une idée de ta tête quand même, tu vois ?

Pour le coup, je me suis faite rire toute seule intérieurement avec ma fin de phrase.

-Ca fait quand même un moment qu'on est colocataires donc je me dis que c'est peut-être le moment.

C'est une bonne chose de faite. Quel que soit le moment où je demande ce sera gênant de toute manière.

-Tu es tout à fait en droit de refuser, hein. Je ne veux surtout pas forcer ou quoi. Je suis juste un peu curieuse, en fait !

J'attends patiemment sa réponse ainsi que nos commandes.
Cet après-midi n'est finalement pas trop affreux. Encore une fois c'est grâce un Gwendal.
Il m'a déjà sauvée de mes parents à Noël. Décidément, je lui dois beaucoup.

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MessageSujet: Re: Autonome, indépendante... Mais pas tout le temps quand même. [ft. Gwendal] Dim 28 Mai - 13:41


Une fois la serveuse assez éloignée de nous pour qu'elle ne puisse plus nous entendre, j'entends Eirin se mettre à rire doucement à côté de moi, ce qui me fait craindre le pire. Je sais pas pourquoi, mais j'ai l'impression que ça ne présage rien de bon pour moi en fait.

Enfin si, je sais pourquoi.
Parce qu'elle a certainement entendu la gêne dans la voix de la serveuse juste avant et qu'elle risque de m'en faire part, si j'en crois l'air amusé qui se dessine de plus en plus sur son visage.

- Ouhloulou, on dirait que tu as du succès.

Tu parles. C'est pas moi qui aies du succès, c'est mes pectoraux.

Mais bingo, j'avais effectivement bien deviné la raison de son amusement soudain.

Je jette rapidement un coup d’œil à la serveuse qui commence à s'affairer au bar : ses joues sont toujours bien teintées d'une jolie couleur cramoisie, c'est que ça serait presque mignon.
M'enfin bon, qu'on n'essaye pas de me faire croire qu'elle soit intéressée par autre chose que mes muscles, elle se rend probablement pas compte que je suis bien plus jeune qu'elle. Un peu comme les nanas de la table du fond qui gloussent depuis avant, elles le feraient tout autant si j'avais un carton sur le visage, tant qu'elles auraient le droit à la vision de mon t-shirt mouillé.
Foutu orage à la con.

Je laisse échapper un léger soupir.

Mais bon, le point positif, c'est que ma colocataire semble bien plus à l'aise qu'il y a encore seulement quelques minutes, ce qui est une bonne chose. Je préfère largement la voir rire comme ça que roulée en boule au milieu de la chaussée en position latérale de sécurité. Alors bon, elle se fout un peu de ma gueule, mais on va dire que pour cette fois je vais laisser ça passer sans broncher.
Et puis je vais pas mentir, ça me fait quand même un peu sourire ces conneries, même si je vais pas l'admettre aussi facilement que ça

- Dis Gwendal, je peux te demander un truc ?

J'avais pas remarqué que j'avais légèrement détaché mon attention d'elle avant qu'elle ne s'adresse à nouveau à moi mais je suis bien content qu'elle l'ait fait. Je me tourne donc vers elle.

- Mhm ?

Son visage est quand même vachement plus plaisant à regarder que celui d'une fangirl obsédée, mine de rien. Et pourtant elle a droit au combo cheveux mouillés, visage dégoulinant et vêtements collés à la peau.

Je suis quand même content de voir qu'elle donne plus l'impression de se foutre ouvertement de ma gueule en tout cas. Au contraire, on dirait même que la question qu'elle veut me poser a tout ce qu'il y a de plus sérieux. Enfin je sais pas en fait, je suis incapable de décrypter le expressions faciales de cette fille.
Mais on dirait bien qu'elle est sur le point de reprendre, on va bientôt savoir ce qu'il en est.

- Je me demandais si tu accepterais de me laisser palper ton visage, je sais que ça paraît complètement étrange, mais voilà.

Bien sûr, pas de soucis, fais-toi plaisir.

Euh. Attends.
Elle a dit qu'elle voulait palper quoi ?

- J'aimerais quand même avoir au moins une idée de ta tête quand même, tu vois ?

Pourquoi mon cerveau s'est senti obligé de me laisser penser à absolument tous les sous-entendus salaces possibles et imaginables alors qu'elle me demande quelque chose d'innocent de la manière la plus polie qui soit ? Non vraiment, je me pose la question, parce que je me bafferais bien là. J'ai vraiment de la chance qu'elle puisse pas lire dans mes pensées, sinon elle m'aurait probablement déjà assommé avec l'ardoise qui sert de carte du café à côté d'elle.
Allez, arrête d'être sale Malenkov. Concentre-toi un peu sur la conversation plutôt.

Ahem.

Mon visage, donc. C'est mon visage qu'elle veut palper.
Par l'Unique, pourquoi j'ai l'esprit aussi mal placé ?

Je crois qu'en l'espace de quelques secondes, absolument tous les états émotionnels du monde se sont succédés dans mon esprit pour se dessiner sur mon visage. Genre, vraiment.
Surprise, choc, incompréhension, soulagement.
Bam.
J'ai juste une chance incroyable qu'elle n'ait pas pu voir ça.

- Ça fait quand même un moment qu'on est colocataires donc je me dis que c'est peut-être le moment.

Bon, j'ai quand même réussi à vite me reprendre et me calmer.
En vérité, ce qu'elle me demande a quelque chose de presque mignon. Inattendu, extrêmement étrange et peu commode, mais mignon.

C'est vrai que c'est un peu injuste d'un côté : je la vois tous les jours, mais elle a pas la moindre idée de ce à quoi je peux bien ressembler de son côté. Je me demande si ça lui manque pas, parfois, de ne pas voir le monde qui l'entoure. Ça m'arrange un peu, je vais pas le nier bien sûr. C'est un peu salaud de penser ça, mais ça me permet de lézarder dans notre chambre dans l'accoutrement qui me plaît, et ça évite le charmant côté « on est coloc' mais j'ai peur de tes dents de requin, salut ».
Mais j'imagine que ça ne va pas me tuer de la laisser me toucher le visage pour au moins qu'elle se fasse une petite idée de mon apparence.

Mais j'y pense, ça ne pourra être que bénéfique pour moi, en fait.

Je me retourne vers Eirin pour me rapprocher légèrement d'elle pour m'adresser à elle à voix basse, le sourire aux lèvres.

- Tu vas ruiner toutes mes chances avec la serveuse si tu fais ça, tu le sais ?

Je ris silencieusement et me redresse un peu pour jeter un regard vers le comptoir du café, où notre serveuse vient justement de disparaître, probablement pour aller chercher la serviette que j'ai demandé. J'imagine que si les filles ici voient Eirin être proche de moi, elles se désintéresseront vite de ma présence ici.
Disons que ça m'arrangerait pas mal.

Bien sûr que la serveuse ne m'intéresse pas le moins du monde - pas plus elle qu'une autre fille de ce bar, d'ailleurs. Donc avant que ma colocataire ne puisse prendre ma blague trop au sérieux, je la rassure rapidement en tapotant gentiment son épaule.

- T'en fais donc pas, je vois pas pourquoi ça me dérangerait.

Tournant le dos à plus ou moins l'intégralité du café, je me place ensuite le plus en face possible d'Eirin - du moins, autant que notre position sur ce banc ne me le permette.
Tranquillement, j'avance ensuite mes mains pour attraper les siennes. Sans trop de surprise, elles semblent un peu froides après notre douche surprise, même si elles restent plus chaudes que ma température corporelle actuelle - les joies du côté hybride, tout ça.

Une fois ses mains dans les miennes, je les guide vers mon visage avant de les lâcher : au moins, comme ça, pas de risque qu'elle me fourre un doigt dans l’œil.

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MessageSujet: Re: Autonome, indépendante... Mais pas tout le temps quand même. [ft. Gwendal] Mar 13 Juin - 14:24


Mon souffle est un peu suspendu à un fil. Son silence est quelque peu déroutant. Je crois que je l'ai un peu perturbé. C'est vrai que c'est pas tous les jours qu'on entend ce genre de trucs. J'ai peut-être grillé une étape ?

J'entends la banquette sur laquelle nous sommes assis grincer légèrement. Gwendal bouge.
Je sursaute légèrement quand je l'entends relativement proche de moi me murmurer :

-Tu vas ruiner toutes mes chances avec la serveuse si tu fais ça, tu le sais ?

Le sourire sur ses lèvres s'entend dans son ton amusé. Je ne tarde pas à le lui retourner.
Je lève ma main gauche pour faire mine de messe-basse en lui chuchotant à mon tour :

-Justement.

Je reprend ensuite ma posture normale.
Gwendal me tapote gentiment l'épaule. C'est rigolo, j'ai j'ai du mal à savoir si il est très tactile ou juste très attentionné en sachant à quel point je suis désorientée sans mon pouvoir.
En même temps, je ne me félicite pas d'avoir trop pris la confiance et de ne pas avoir pris ma canne. C'est débile, surtout que mes parents me disent bien de toujours l'avoir, surtout dans les grand espaces ou dans les endroits fréquentés. A force de vouloir faire oublier mon handicap aux gens je l'oublie moi-même

-T'en fais donc pas, je vois pas pourquoi ça me dérangerait.

Je suis contente qu'il ne m'aie pas prise pour un genre de fille bizarre, obsédée ou que sais-je.
Je l'aime bien mon colocataire, je vivrais un peu mal son jugement je crois.
Mon petit sourire blagueur se transforme en sourire de satisfaction.
Gwendal va enfin être autre chose qu'une masse musclée d'1m80 (environ). Avoir un visage c'est quand même mieux. Mon pouvoir à échelle habituelle n'est pas très très précis. Enfin c'est surtout que je ne me concentre pas sur la surface précise de son visage, c'est mieux de m'intéresser aux obstacles sur mon chemin (bizarrement).

Il guide mes mains vers son visage. Sage idée.
A ce moment je me rappelle qu'en effet, il est un hybride à sang froid. Moi qui pensais mes mains froides, je me suis bien trompée. Je remarque surtout à quel point j'ai de petites mains par rapport aux siennes.

Au fond je trouve hilarantes les diverses réaction de la gente féminine du bar.
J'ai mes paumes sur les joues de Gwendal. Mes pouces effleurent doucement ses pommettes. Chacun de mes mouvements déclenchent diverses réactions entre la jalousie, la surprise... Il y a même quelques "Aaawn ! " qui se perdent. Ouhloulou, c'est plutôt jouissif en fait. Le premier truc que je remarque, c'est l'épaisseur de la peau de Gwendal. Le deuxième c'est que sa peau est très lisse. Pourtant avec le chlore et tout le tralala je ne m'imaginais pas une peau de bébé. De bébé requin certes, mais de bébé.
en descendant mes mains, je constate une mâchoire, et par l'Unique quelle mâchoire ! Et ce n'est pas un commentaire négatif que de la décrire comme proéminente ou carré. Personnellement je trouve que c'est une qualité ! C'est peut-être parce que je ne vois rien, mais je préfère les formes de visage prononcées. Je trouve ça bien plus attirant~ Un visage sans relief c'est fade.
En tout cas, il n'y a pas de doute quant à sa nature hybride.

La notion de beauté des personnes voyantes m'est très abstraite. Je devine que Gwendal est à leur goût à leur réaction mais il pourrait ne pas du tout être dans les standards de beauté que moi je le trouverais beau selon mes critères. Le mode est bien fait quand même.
Comme on dit chez les humains : il faut de tout pour faire un monde. Ou quelque chose du genre ?

Je ne m'attarde pas trop à chaque endroit que je palpe. L'objectif ce n'est pas non plus de gêner mon pauvre colocataire. Si on s'éternise ça deviendrait quand même bizarre.
Je passe donc rapidement en revu rapidement son nez, ses arcades sourcilières et son frond.

Je m'auto-empêche de lui tapoter la tête à la fin puisqu'il a été si calme, patient et sage.

-Voilà voilà, c'est fini~

Les gens autour de nous s'étaient progressivement désintéressés de Gwendal. Je suis bien contente pour lui, ça ne doit pas être facile à supporter tout les jours d'avoir une horde de jeunes filles (en tout cas j'espère qu'elles le sont) qui murmure des commentaires sur son faciès.

-Tiens, on dirais bien que les stalkeuses se sont calmées. On se demande pourquoi...

Je rigole en y pensant. Surtout en imaginant la chose de leur point de vue en fait.

C'est bien, j'en suis à un point où l'amusement du moment me fait oublier l'orage. Je sens aussi mon pouvoir qui se stabilise. Lentement mais surement. Pour le coup je suis plutôt contente d'être dans une pièce avec de l'animation. J'ai comme ça un très vague idée de l'espace autour de moi. C'est très loin de mon habitude mais c'est déjà ça.

Je me garde bien d'exprimer à Gwendal le fait qu'il est beau pour moi. Ce n'est pas vraiment socialement correct. Et c'est bizarre.
Déjà qu'il a l'air de se faire harceler quotidiennement. C'est un garçon gentil avant d'être un beau nageur musclé. En tout cas pour moi. Il a quand même le don de me sauver la vie (que ce soit littéralement ou pas).

-Tu fais maintenant parti d'un comité très restreint, tu sais ? Je ne tâte pas le visage de n'importe qui quand même.

Je lui dis ça dans un moue faussement narcissique en mettant ma main droit au niveau de ma poitrine.
Avant de rire doucement.
Je ne suis décidément pas crédible. Ma dernière phrase est ridicule en plus.
Le pire c'est que ce que j'ai dit est entièrement vrai.
Avec l'humour de l'hybride, je ne doute pas que cette petite plaisanterie détendra le côté un petit peu étrange de s'être fait palper le visage.

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MessageSujet: Re: Autonome, indépendante... Mais pas tout le temps quand même. [ft. Gwendal] Lun 26 Juin - 11:05


Vous savez ce que j'aime bien chez Eirin ?
C'est qu'on est sur la même longueur d'onde.

Quand je lui fais des blagues, elle les comprend généralement sans que j'ai à les expliquer - enfin, si on oublie mon échec à Noël, mais on va éviter de reparler de ça, hein. Aujourd'hui, elle a de nouveau accueilli mon humour sans aucun problème, elle a même paru amusée lorsque je lui ai "reproché" de bousiller mes chances avec la serveuse.
C'est quand même mieux, quand la personne avec qui on plaisante comprend qu'on est pas sérieux.

Mais donc nous voilà à présent face à face, les mains de ma colocataire délicatement posées sur mes joues.

À la base, je voulais que ça choque assez les groupies de la table du fond pour que leur attention se porte sur autre chose que mon t-shirt mouillé. Maintenant par contre, je me dis que c'était peut-être pas forcément le meilleur moyen pour qu'on arrête de nous regarder. Disons que j'ai l'impression qu'on nous regarde encore plus qu'avant, en fait.
En tout cas, c'est ce que je devine des divers bruits des réactions de ces jeunes filles que je peux entendre de l'autre côté de la pièce.
Mais bizarrement, je reste pas bien longtemps concentré sur ce bruit de fond gênant.

En fait, mon attention est totalement fixée sur Eirin.
Enfin... ses mains.
Et son visage. Un peu.

Elle vient de passer ses mains sur mes pommettes et maintenant c'est du côté de ma mâchoire que ses doigts se promènent, dans une caresse un peu timide. J'avoue que je suis un peu tendu quand je sens ses mains s'égarer par là et que je serre un peu les dents, dans un réflexe que je ne pourrais pas vraiment expliquer. Mais c'est assez agréable, mine de rien.
Dans le sens où c'est un peu étrange, et que ça me donne pas envie de la lâcher des yeux pendant qu'elle fait ça.
Fixer les yeux d'une aveugle, je dois être un peu dans la lune.

J'inspire tranquillement sans la quitter du regard, alors que ses mains passent lentement de ma mâchoire à mon nez, avant de remonter vers le haut de mon visage, pour bientôt terminer leur course au niveau de mon front. Tout ça dans une douceur à laquelle je ne suis honnêtement pas habitué, et dans un laps de temps qui me paraît vachement long.
Est-ce que j'ai déjà dit que c'était étrangement agréable de se faire palper le visage finalement ?

- Voilà voilà, c'est fini~

Je cligne un peu des yeux quand elle retire ses mains et qu'elle s'adresse à moi. C'est que je m'attendais presque à ce qu'elle les laisse là, je dois vraiment avoir un peu perdu la boule avec cette histoire d'orage et de pluie. Je crois que ça m'a ramolli le cerveau.

- Tiens, on dirait bien que les stalkeuses se sont calmées. On se demande pourquoi...

On se demande bien, ouais.

Je le pense très fort, mais je ne le dis pas. Je me rends compte par la même occasion qu'avant qu'elle ne les mentionne, j'avais réussi à totalement oublier la présence desdites stalkeuses. Et la raison pour laquelle Eirin m'avait palpé le visage aussi, accessoirement. Je ne m'explique pas en revanche pourquoi j'ai toujours le regarde vissé sur les yeux voilés de ma colocataire : on dirait bien que c'est vraiment facile de se perdre dans leur bleu laiteux.
Faudrait peut-être que je regarde autre part maintenant, même s'il est relativement difficile de ne pas garder son attention sur le sourire qui s'est étalé sur ses lèvres.

Je l'avais jamais remarqué, mais c'est plutôt mignon quand elle rigole.
C'est tout doux, un peu comme ses mains.

Par l'Unique, mais on s'en fout de la douceur de ses mains.
Ta gueule, Malenkov.


- Tu fais maintenant partie d'un comité très restreint, tu sais ? Je ne tâte pas le visage de n'importe qui quand même.

Face à moi, ma chère colocataire est actuellement en train de bomber le torse de manière absolument pas crédible. Et de rire, maintenant. Difficile de croire qu'il y a moins d'un quart d'heure elle était encore en panique au milieu de la route, ça fait vraiment plaisir à voir.
Même si j'ai un peu l'impression qu'elle se moque gentiment de moi.

Je lève un sourcil, un léger sourire au coin des lèvres : sa blague aura au moins eu le mérite de rapidement me sortir de l'espèce de torpeur louche dans laquelle j'avais commencé à me perdre durant ces dernières minutes.
Tellement bien que je lui réponds presque immédiatement, sur le même ton que le sien.

- J'en suis honoré. C'est pas tous les jours que je fais ça non plus, si ça peut te rassurer.

C'est pas comme si j'avais pour habitude de me laisser palper le visage par le premier venu non plus, donc j'imagine que ça la met dans le même cas pour moi : Eirin, tu es officiellement devenu quelqu'un de spécial. Reste à définir si c'est quelque chose dont tu devrais être fière ou pas. Mais bon, de mon côté, j'imagine que ça me fait plaisir. Un peu. Même si je ne comprends pas franchement pourquoi.
Enfin, je n'ai pas spécialement le temps de me soucier de ça, puisque voilà notre serveuse qui approche de notre table, deux tasses fumantes perchées sur un plateau et une grande serviette sur l'épaule.

Un chocolat chaud pour la demoiselle, un lait chaud pour le vilain requin.

Elle fait ça de façon tout à fait professionnelle cette fois, et je suis content de voir qu'elle s'empêche de loucher sur mon torse quand elle m'offre notre serviette. Je sais pas si c'est grâce au petit manège qui vient de se dérouler entre ma colocataire et moi, mais c'est quand même vachement plus plaisant quand j'ai pas l'impression d'être un morceau de viande de choix.

Comme il y a pas mal de monde qui a commencé à s'agglutiner dans le café depuis notre arrivée, la serveuse nous demande de payer nos consommations d'avance, quelque chose que je dois laisser aux bons soins de ma camarade de misère de la journée. Je laisse donc Eirin faire pendant que je m'occupe de légèrement m'éponger les cheveux et le torse, pour ensuite lui tendre la serviette une fois un peu moins dégoulinant.
La serveuse partie et ma colocataire vaguement épongée, je reprends la serviette pour la disposer sur la banquette, sous nos fesses. Je me rassois ensuite tranquillement,

- À la tienne.

Je viens de m'orienter vers ma colocataire et pousse doucement ma tasse vers la sienne - encore posée sur la table - pour vaguement les faire s'entrechoquer.
Trinquer avec du lait chaud, c'est tout un art.

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