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Nous avons tous déjà entendu parler de la légende du Triangle des Bermudes, mais que savons-nous sur ces mystérieuses disparitions ? Les Humains ne peuvent pas y répondre, nous habitants de l'Île du Cœur des Bermudes, nous le pouvons. Les pauvres voyageurs n'ont jamais pu franchir la barrière qui les séparent de notre monde. Comble de leur malheur, seuls les navires et autres objets matériels atteignent l'Île. Les voyageurs sombrant alors dans les profondes abysses de l'Océan. A l'heure d'aujourd'hui nous trouvons encore des manuscrits Humains que nous conservons soigneusement. Beaucoup de nos scientifiques se posent une même question : Avons-nous un lien de parenté avec cette espèce ? Les avis sont mitigés, certains prennent l'exemple des Mentalistes, ressemblant traits pour traits aux Humains et d'autres prennent pour exemple les Hybrides et les Nymphes ne pouvant pas descendre de la race Humaine.Lire la suite ?


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Savoir se faire désirer [ft. Oscar]

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MessageSujet: Savoir se faire désirer [ft. Oscar] Ven 26 Mai - 14:00


Arrivant au carrefour d'un feu rouge, une grosse voiture aux vitres teintées s'arrête. À l'intérieur de celle-ci, un jeune homme à l'allure aussi soignée que détendue se tient, jambes croisées, tandis que son chauffeur regarde sa montre avec anxiété.

« Détends-toi un peu, tu vas finir par me fatiguer à t'agiter comme ça. »

Comment ne pas soupirer face à ce manque total de dignité de la part de mon manager ?
Je l'avais bien prévenu que s'il me forçait encore une fois à accepter un shooting avec une marque inintéressante, je ne lui faciliterai pas la tâche. Je ne fais que me tenir à ma promesse, qu'il se démerde avec nos collaborateurs.

Tu te rends compte quand même ?
Moi, Anthony Kim, on me demande de partager la couverture avec quelqu'un dont je n'ai jamais entendu parlé avant la semaine dernière.

Et encore, si c'était une belle femme, j'aurais pu laisser passer ça et limiter mon caprice à un simple retard de politesse. Sauf qu'on m'a collé un vieux gars dans les pattes, un pauvre adolescent pas assez beau pour que l'agence dans laquelle il travaille ne l'ai déjà publié dans des magazines dignes de mon intérêt.
Pathétique.

Alors oui, là, je savoure pas mal l'état de stress de mon manager.
Deux heures de retard qu'on va avoir, un véritable délice pour mon ego.

La seule raison pour laquelle j'ai accepté cette proposition ridicule, c'est pour l'effet positif que cette collaboration pourra avoir sur les médias : il n'y a rien de mieux pour faire la promotion de notre groupe que de travailler avec agences plus modestes. Ça nous permet de montrer qu'on est approchables, qu'on ne veut pas se faire trop différencier de la masse.
Les fans seront ravies.

Le feu passe au vert, tandis que la voiture redémarre pour prendre la première intersection à droite.

Si j'en crois l'appel que le vieux est en train de passer, on dirait bien qu'on est sur le point d'arriver à destination.

C'est vraiment amusant à écouter, toutes les excuses qu'il leur sert pour expliquer notre retard.
Honnêtement, je pourrais presque applaudir sa capacité à leur mentir effrontément, parce qu'il y a un certain effort à noter de ce côté-là.

« C'est si fatigant pour lui dernièrement qu'il n'a pas une minute à lui pour se reposer, entre le tournage et les activités du groupe... » et bla, et bla...

Je ne pensais pas qu'il allait oser invoquer l'excuse de la série dans laquelle je joue pour leur demander de me pardonner, c'est couillu. J'imagine que je vais donc pouvoir jouer là-dessus quand on sera arrivés.
Captant son regard dans le rétroviseur, je lui souris narquoisement. Il me fait signe de la tête d'ouvrir la petite boîte trônant sur le siège à côté du mien.

Il a raison, je vais enfiler mes lunettes de soleil, ça sera d'autant plus crédible.

Quelques minutes plus tard, la voiture pénètre dans la cour d'un grand bâtiment devant lequel plusieurs personnes attendent, l'air pressées. Le chauffeur est le premier à en sortir et ouvre la porte arrière de son véhicule, s'excusant déjà auprès des personnes présentes autour tandis que le jeune Anthony le rejoint.

Allez, drama time.

On se courbe, on serre les mains de tout le monde autour de nous en leur présentant le sourire à l'air le plus éreinté possible et on fait mine de replacer ses lunettes pour cacher des cernes de fatigue parfaitement inexistantes. On vante ensuite un peu le manager en le félicitant d'avoir réussi à faire le trajet en faisant fi des limitations de vitesse pour que le staff autour pense qu'on a eu de la chance d'éviter un accident et vient notre tour de s'excuser platement.
Je sais parfaitement ce que je fais.

« Je suis vraiment confus de vous avoir fait attendre autant, j'espère que vous comprendrez nos difficultés à nous tenir à notre emploi du temps très serré, même si c'est une piètre excuse pour vous avoir fait perdre autant de temps. Je ferai de mon mieux pour me rattraper en travaillant d'autant plus, je vous le promets. »

On rougit un peu, on s'agite pour avoir l'air embarrassé et on se courbe une deuxième fois pour titiller leur culpabilité et...

Bingo.

Le staff de ce type d'agence est toujours tellement prévisible. Il suffit de leur paraître le plus poli et le plus désolé du monde pour qu'ils retournent la situation en s'excusant de nous avoir pressés et qu'ils soient aux petits soins avec nous. C'est presque trop facile, à force.
Regarde-les me tourner autour et me rassurer, qu'ils sont mignons.

Une femme en tailleur strict s'approche en souriant du jeune homme et l'invite à le suivre. Tous deux se dirigent bientôt vers l'entrée du bâtiment où un autre garçon qu'elle présente comme le deuxième mannequin les attend.

Alors c'est donc avec ça que je vais devoir travailler aujourd'hui. Y a pas à dire, il ne risque clairement pas de me faire de l'ombre.
Il est blond avec des cheveux un peu plus courts et clairement moins bien entretenus que les miens, franchement petit pour le métier et avec la musculature d'un gamin de douze ans. En fait, on dirait qu'on a essayé de me coller un mannequin qui me ressemblerait, mais en moins bien. Ouais, c'est exactement ça.

Décevant.

Il doit certainement bouillonner de l'intérieur d'avoir du rester planté ici pendant au moins deux heures avant que je ne daigne pointer le bout de mon nez, ça se sent. Si on était seuls, je lui demanderais probablement pourquoi il n'a pas eu la décence envers lui-même de s'en aller : ça nous aurait libéré tous les deux de quelques heures de travail franchement pas bien stimulantes.
J'imagine que tout le monde ne peut pas se permettre de laisser une opportunité de faire la couverture d'un magazine filer, c'est bien triste.

Mais en la présence du staff qui nous entoure, il faut bien que je me comporte comme le digne Gold qu'on me connaît. Alors je lui présente le sourire le plus radieux possible et le salue d'un léger signe de tête avant d'ôter nonchalamment mes lunettes de soleil de mon nez pour les placer sur le sommet de mon front. Politesse oblige.
Lorsque je m'adresse à lui, le ton que j'emploie est aussi amical qu'il se peut, à un point ou moi-même je pourrais presque croire en ma sincérité.

« Je suis ravi que tu sois toujours là, je pensais que tu serais déjà parti. À ta place, je n'aurais pas pu me permettre de perdre autant de temps à attendre quelqu'un d'autre, c'est une chance que ça ne soit pas le cas pour toi. »

Bien entendu, je n'oublie pas de lui tendre la main pour qu'il la serre, en signe de bonne volonté de ma part.

Dans le jargon Kim, on appelle ça manquer de respect avec classe et asseoir sa supériorité avec tact.

Ça se voit rien qu'à son visage de petit pisseux qu'il est un emmerdeur de bas étage qui croit valoir plus qu'il n'en est vraiment, j'estime donc qu'il est de mon devoir de lui rappeler où est sa place. Non, je n'ai pas l'intention de me présenter à lui correctement, encore moins de lui faire l'honneur de lui demander son nom ou de le retenir. Mon unique but est de l'agacer au plus avec le minimum d'interactions possibles.
Et cela en public, sans que son staff ne voilà cela comme de la provocation.

Il faut bien que j'essaye de rendre ce travail divertissant d'une manière ou d'une autre.

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MessageSujet: Re: Savoir se faire désirer [ft. Oscar] Dim 25 Juin - 14:49


Voilà bien une heure que je poireaute sur cette chaise, avec la moitié du staff qui coure un peu partout. Un lapin, on nous a clairement posé un lapin. Le magazine veut absolument l'attendre encore un peu -une occasion de l'avoir comme mannequin est bien trop rare pour qu'ils la perdent- mais j'ai déjà envie de partir. Il croit peut-être que, parce que monsieur est une star, monsieur a un emploi du temps bien plus chargé que le mien, mais monsieur ne fait pas ses études à Xényla. Monsieur n'a aucun rôle supplémentaire comme être délégué. Monsieur ne connaît pas grand chose de la vue, outre son monde de strass et de paillettes. Gold à la con.

On a déjà faut toutes mes prises individuelles en l'attendant. Il peut être certain que dès qu'il arrivera, on fera nos prises ensembles et je me barrerais de suite après. Je me moque de le laisser seul dans la merde, il l'a fait aussi pour moi. En soupirant, j'attrape un petit boîtier d'une future boite à musique et commence à le tripoter. Je sais que ça touche toujours les photographes des magazines. Ils me prennent en photo discrètement et le mettent dans les "Behind the scene", ça fait de moi un gars un peu sensible et tout. Et ça rappelle que je suis à Xényla, ce qui fait de moi quelqu'un de spécial.

Je ne connais pas mon collègue personnellement mais comme tout le monde, j'ai suivi vite fait la formation de leur groupe, vu leurs vidéos, leurs pubs ou séries. J'ai quand même eu quelques petites infos pas très secrètes grâce à mon frangin. Lui et moi, on connaît le danseur du groupe : Enji. Il était dans notre collège et c'est un très grand ami à mon frère. Il ne lui a jamais dit grand chose sur Gold, secret professionnel à mon avis, mais je sens que je vais avoir du mal avec lui. C'est comme une intuition.

Soudain, ça s'agite autour de nous. Pas de doute, le voilà enfin, après deux bonnes heures de retard. Le mec n'est absolument pas dans l'abus. Je range dans mon sac ma petite boîte à musique et l'attends. Je n'irais pas à sa rencontre, et puis quoi encore ? Le seul effort que je fais c'est me lever. C'est tout. Mais le voilà qui arrive. Un seul regard me suffit pour savoir que ce type, je vais pas le piffrer. Heureusement que je ne le croise pas tous les jours, je finirais par péter un câble.

"Je suis ravi que tu sois toujours là, je pensais que tu serais déjà parti. À ta place, je n'aurais pas pu me permettre de perdre autant de temps à attendre quelqu'un d'autre, c'est une chance que ça ne soit pas le cas pour toi." Quelle charmante attention que de me rappeler que nous ne jouons pas encore dans la même cour. Pendant que je lui serre la main, je lui lance un sourire amical aussi hypocrite que le sien -comment je sais qu'il l'est ? Entre menteurs, on sait se reconnaître. "Il n'y a pas d'importance. Le Principal saura me pardonner un léger retard, je saurais re-entrer dans mon emploi du temps sans soucis." Si lui m'a fait comprendre qu'il était plus célèbre que moi, moi je lui rappelle que je connais des gens qui pèsent plus que lui. Le Principal est le membre du conseil le plus puissant après tout.

Le staff vient nous trouver et demande à mon camarade d'aller se préparer. Avec un petit sourire suffisant, je lui désigne l'écran blanc où l'on va poser. "On se retrouve là-bas, ne te perds pas en chemin."
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MessageSujet: Re: Savoir se faire désirer [ft. Oscar] Dim 25 Juin - 22:05


Lorsque les deux jeunes hommes se serrent la main, leur échange paraît agréable et courtois, et ce malgré l'évident jugement que chacun commence déjà à porter sur l'autre.

Je le vois, je le sens, que le blondinet a bien compris que je le dénigrais royalement. Et qu'il ne le prend certainement pas très bien, au passage. Je crois bien qu'on a tous les deux bien compris à quel type de personne on avait affaire.
Ou du moins c'est ce que j'interprète en voyant son visage.

« Il n'y a pas d'importance. Le Principal saura me pardonner un léger retard, je saurai re-entrer dans mon emploi du temps sans soucis. »

Je sais pas ce que je trouve le plus ridicule, sa manière de s'exprimer digne d'un ressortissant immigrant des îles du nord, ou le fait qu'il puisse croire que je puisse me sentir menacé par sa petite personne ?
Attends, c'est bien une tentative d'intimidation qu'il me fait là, non ?
Je pose la question quand même, parce que si c'est vraiment le cas, c'est totalement raté.

Le jour où le Principal en aura quoi que ce soit à foutre d'un élève lambda de son lycée de la trempe de ce marmot, je veux bien qu'on me transforme en chèvre. Il veut m'étaler à la gueule qu'il étudie à Xényla, un lycée pseudo-prestigieux ? Ça me fait une belle jambe, j'irai le rejoindre bien assez vite - et ça même si honnêtement, je m'en passerais plus que volontiers - donc s'il pense paraître plus intéressant en m'étalant son appartenance à cet endroit à la gueule, il ne pourrait pas se méprendre davantage.
En fait, ça me donne probablement même plus envie encore de  lui faire comprendre qu'il n'est strictement rien, face à moi.

Mais ça m'informe donc que je viens de rencontrer un premier pouilleux de mon futur lycée. Tu la sens, la joie, l'effervescence qui pétille au creux de mon cœur ?
Moi non plus.

Plusieurs personnes viennent rejoindre les deux mannequins pour informer le nouveau venu de la suite et lui indiquer le lieu prévu pour qu'il se change. Anthony acquiesce, toujours plein de politesse pour les membres du personnel, ignorant totalement la présence de l'autre garçon.

Il est mignon tiens, on dirait qu'il se prépare à faire son paon devant moi alors que je ne le regarde que d'un coin de l’œil désintéressé.
Même comme ça, je reconnais un faciès lorsqu'il annonce une pique à venir, et c'est exactement ce qu'il me présente actuellement. Impossible de ne pas soupirer le sourire aux lèvres en voyant ça : ridicule ce gamin, on dirait qu'il pense pouvoir jouer dans la cour des grands alors qu'il n'est visiblement encore qu'un nourrisson dans le domaine.

Range ton vieux sourire narquois mon petit, j'ai bien compris où je devais aller, j'ai pas besoin que tu me pointes du doigt l'écran blanc de notre shooting pour le remarquer, merci bien.

« On se retrouve là-bas, ne te perds pas en chemin. »

Le pauvre enfant, je ne le calcule même pas. Je préfère totalement l'ignorer en couvrant la fin de sa phrase pour m'adresser aux membres du staff - en toute innocence, cela va de soi -, avant de me diriger vers la salle où mes vêtements m'attendent.
En faisant cela, je n'oublie évidemment pas d'adresser un sourire timide et confus de plus à mes hôtes, histoire de rester dans mon personnage parfait.

Le chanteur s'éloigne du petit groupe pour se diriger vers une salle où l'attend sa tenue, posée bien en évidence sur un cintre élégant et dénuée de la moindre forme de plis. Après l'avoir enfilé, il va bientôt rejoindre le miroir où une maquilleuse l'attend, pour s'occuper de rafraîchir son teint.
Anthony ressort rapidement de la salle, se dirigeant vers le lieu du shooting où le reste de l'équipe l'attend.


Bon, ce sont des vêtements de qualité moyenne qu'on me fait porter, mais je dois admettre qu'au moins, ils ne sont pas de mauvais goût. Je ne porterais jamais ça de mon plein gré, mais c'est moins atroce que ce à quoi je m'attendais avant de venir ici.
Une ample chemise en lin blanche révélant le haut de mon torse, un pantalon de ville près du corps dévoilant mes chevilles fines, des mocassins vernis et quelques accessoires sobres. On dirait bien qu'ils ont opté pour un look casual-chic : la simplicité de cette tenue aura au moins le mérite de faire ressortir mon visage d'ange.

Vantard, moi ?
Je ne fais que constater les faits voyons, rien de plus.

Tu sais ce qui me fait le plus plaisir ? Si mon cher camarde est habillé en adéquation avec ma tenue, un aveugle se rendrait compte de la différence de niveau entre nous deux. Un vilain petit poussin qui aurait essayé de peindre ses plumes et de sautiller pour tenter vainement de ressembler un peu à la blanche colombe qui vole au-dessus de lui, voilà à quoi il me fait penser.
Il est mignon certes, si on aime le genre « petit garçon à la sortie de l'école », mais il a clairement pas la moitié du charisme qu'il semble s'auto-attribuer.
Ce qui me donne bien envie de pousser un peu plus ce cher impatient dans les retranchements de son savoir-vivre.

On va bien s'amuser, c'est moi qui te le dis.

Gold s'arrête au niveau des caméras pour aller s'adresser à la personne en charge, sans un regard pour le jeune homme qui l'attend devant l'écran blanc devant lequel tous deux sont sur le point de poser.

Mettons tous mes talents d'acteur à profit, vous voulez bien ?
J'ai hâte de voir le visage d'un certain mannequin de seconde zone se liquéfier.

« Veuillez m'excuser, je suis prêt maintenant. Seulement... » Je me mords timidement l'intérieur de la joue et baisse les yeux en rougissant, avant de replanter mon regard dans celui du photographe. « Est-ce qu'on pourrait commencer par mes photos seul ? Pour que je puisse me mettre dans l'ambiance et éviter les erreurs lorsqu'on continuera ensemble. »

Ai-je jamais fait la moindre erreur durant un shooting ?
Absolument pas.
Mais l'occasion de retarder un peu plus la sortie de l'autre blondinet du studio est bien trop alléchante pour que je ne la laisse passer.

« Je ne voudrais pas faire mauvaise figure aux côtés de ce jeune mannequin, vous comprenez. Je n'ai pas tant de métier dans le domaine... »

On se gratte un peu l'arrière de la tête, on se rend mignon et on attend trois, deux, un...
Et bingo.

Le photographe acquiesce à ma demande après seulement quelques courtes secondes de réflexion, sans même songer à demander son avis au galeux qui attend devant l'écran blanc. Qu'est-ce que je tuerais pour voir son visage là, tout de suite. Mais ça attendra. D'abord, on remercie chaleureusement ce cher photographe de sa compréhension en s'excusant une fois de plus de déranger son planning de la sorte.
Qu'est-ce que ça peut être jouissif, d'être un parfait enfoiré.

Le plus ironique, c'est que je suis pratiquement certain que l'autre blondinet insignifiant aura compris le sous-entendu que je lui ai fait en utilisant les mots que j'ai choisi. Celui qui manque de poids dans le domaine, ça n'est pas moi, et je ne parle certainement pas d'un stupide boulot de mannequinat.
Surtout que soyons francs : dans ce domaine-là, je passe mon temps sous les feux des caméras, je suis donc loin d'être un amateur à son premier cliché.

Le jeune homme se dirige lentement vers l'écran blanc où le mannequin l'attend, un sourire poli dessiné sur les lèvres. Lorsqu'il s'arrête face à lui, il s'adresse bientôt à son collège d'infortune d'un ton chaleureux.

« Ne t'en fais pas, ça ne prendra pas longtemps, je te le promets. »

Est-ce que je suis en train de faire preuve d'une sincère sympathie à son égard ?
Que nenni.
Je vais juste ostentatoirement lui étaler mon talent à la gueule, pour qu'il comprenne à qui il a affaire.

Je ne suis peut-être pas aussi spécialisé dans l'art des shootings que ce cher Azur, mais je suis connu pour toujours capturer les expressions qu'on me demande dès le premier flash. On me demande de jouer un personnage, c'est ce que je fais de mieux. On veut que j'envoûte la caméra de mon regard, ils n'auront qu'à regarder le creux de mes yeux pour s'y perdre.

Ce gamin va vite comprendre qu'avec moi, jouer à étaler ses plumes est perdu d'avance : Anthony Kim - Gold, aura toujours le talent d'attirer l'attention de tous par sa simple présence, et ceux autour de lui n'auront qu'à s'écraser pour mieux le faire briller.

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MessageSujet: Re: Savoir se faire désirer [ft. Oscar] Jeu 29 Juin - 20:30


Honnêtement, je suis sidéré. On m'a déjà critiqué en me jugeant d'égoïste hautain et impoli mais j'ai envie de leur répondre : avez-vous déjà croisé Anthony Kim ? Comment arrive-t-il à tromper le monde de cette manière ? Ça se voit dans son sourire qu'il me prend pour une sous-merde. Ses mots transpirent son dégoût pour ma personne. Dégoût que je veux bien admettre, il doit être déçu de voir une personne aussi belle que moi poser avec lui qui se croit tellement supérieur. Je ne suis peut-être pas encore célèbre mais qu'il attendent un peu. Les poussées de croissance s'enchaînent et il n'est pas dit que je n'atteindrais pas les 1m80. Nous étions sidérés avec Elias de voir à quel point nous n'entrions déjà plus dans les vêtements de l'année dernière. Lorsque j'aurai fini de grandir, je serais un véritable mannequin, reconnu pour sa présence et sa beauté.

Enfin bref, me voilà à attendre l'autre gringalet de service. Je suis vraiment déçu de travailler avec lui, même si ça fera monter ma côte de popularité à un niveau intéressant. J'ai envie de dire : quitte à poser avec quelqu'un qui me ressemble, autant prendre Elias. En plus, je sais que ça les intrigue cette histoire de jumeaux, ça le fait toujours.

En voyant l'autre glandu sortir, j'ai envie de soupirer. Sa tenue est plutôt en accord avec la mienne qui reste, je pense, la meilleure. Après tout, j'adore les pulls à col roulé fins et près du corps assemblés avec un pantalon noir qui laisse percevoir sous le tissu les muscles fins que me procurent la danse. Avec quelques accessoires, un large chapeau noir et des teintes terre de sienne pour le haut, c'est vraiment l'idéal. Mais là n'est pas le problème qui m'irrite. Non, ce qui m'agace c'est de le voir s'avancer près du photographe pour lui faire son numéro de petite précieuse fragile. Personne n'est dupe, vraiment. Je le sens que ça va être pour ma pomme, qu'il me fera chier jusqu'au bout.

Qu'est-ce que je disais ? On m'annonce que Monsieur souhaite faire ses shootings persos en premier pour ne pas faire tâche à mes côtés. C'est une blague ? Une provocation peut-être ? Non mais je rêve. Surtout que ça va prendre des heures vu qu'il va falloir qu'il change de tenues. Ce gamin me donne envie de lui arracher les cheveux. Idiot. Et puis son sourire, il peut se le garder, on sait tous les deux qu'il est faux. "Ne t'en fais pas, ça ne prendra pas longtemps, je te le promets." Un sourire narquois se dessine sur mes lèvres et juste avant de quitter l'écran blanc, je me retourne quelques instants vers lui. "Tu dois réellement être un amateur pour croire que cela prendra peu de temps. Ne fais pas d'erreurs, il serait triste que la "tâche" vienne à te surpasser."

Je le laisse à son shooting et préviens mon manager que je ne serais pas loin, juste dehors. Rester dans la même pièce que lui m'horripile et j'ai besoin d'appeler mon frère. Dès que je ne suis pas au lycée, je le fais régulièrement. Être loin de lui sans nouvelles m'inquiète vite et lui aussi. Avec un petit sourire en composant son numéro, je porte le combiné à mon oreille et attends qu'il décroche. Après deux sonneries, je l'ai au bout du fil. "Éli' ? Ça va... Oui le shooting en commun n'a pas encore commencé, l'autre glandu veut passer seul avant..."
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MessageSujet: Re: Savoir se faire désirer [ft. Oscar] Jeu 29 Juin - 22:00


Lorsqu'on regarde les visages des deux mannequins qui se font face, on sent une certaine tension se former sur celui de l'amateur, tandis que Gold rayonne.

C'est extrêmement satisfaisant de voir que ce marmot n'a pas la moindre notion de sang-froid ou de self-control, parce qu'au train où ça va, j'arriverai très rapidement à le faire péter un plomb sans même que qui que ce soit ne m'en tienne pour responsable. J'avais bien raison à ma première impression : je suis face à un cas extrême d'égocentrisme non mérité.
Parce que oui, l'égocentrisme, ça se mérite.

Il est incapable de faire mieux qu'un sourire narquois ?
Allez mon gars, tu peux faire mieux que ça quand même, tu ne penses pas ?
Ça serait quand même dommage qu'un membre de ta propre agence ne voit que tu ne me traites pas avec le respect que tu me dois alors que je suis un invité parfait, tu penses pas ?

« Tu dois réellement être un amateur pour croire que cela prendra peu de temps. Ne fais pas d'erreurs, il serait triste que la "tâche" vienne à te surpasser. »

Tu sais ce qui me fait le plus plaisir ?
Je n'ai même pas besoin de faire l'effort d'insulter ce minable, puisqu'il a décidé de le faire tout seul.

Sans perdre de son sourire chaleureux, Gold fait un léger signe de tête à l'adresse de l'autre mannequin qui s'éloigne de l'écran blanc. Celui-ci sort de la pièce, tandis que l'idole prend place sur le tabouret qui l'attend.

Je me dis que finalement, je pouvais pas rêver meilleur partenaire de shooting que lui, en fait. Un mec à fleur de peau, qui ne supporte pas son infériorité, mais qui n'a strictement aucun moyen de s'élever assez pour pouvoir m'être d'une quelconque menace. Attends, même en essayant de me répondre il n'arrive pas à ne serait-ce qu'effleurer mon agacement ou mon amour-propre.
Vraiment, j'ai touché le gros lot avec ce blondinet.
Je crois qu'il illumine finalement ma journée.

Je suis presque attristé de voir que cette parodie de mannequin ne soit pas restée pour admirer mon travail à l’œuvre, j'aurais adoré voir la jalousie suinter de tous ses pores en voyant le talent naturel que j'ai pour ce métier qui n'est qu'un petit plus dans mon emploi du temps. Métier pour lequel lui, en revanche, doit travailler d'arrache-pied pour un salaire risiblement bas.
Pauvre petite brebis égarée, j'imagine qu'il ne pouvait pas supporter la pression.
C'est peut-être mieux pour lui de s'en aller avant de constater trop tôt qu'il n'est finalement pas grand-chose, dans le monde de ma lumière.

Enfin bon. Maintenant, je vais leur montrer ce que c'est que de travailler avec un Kim.
Talent et efficacité.

Lorsque le visage de Gold se tourne vers les caméras qui s'apprêtent à le mitrailler, son regard est changé. Le jeune homme multiplie les expressions les plus variées sans le moindre soucis, changeant de pose sans même qu'on n'ait à lui faire le moindre signe.
Une dizaine de minutes suffit pour que le shooting s'arrête et que l'on demande à l'idole d'aller revêtir sa tenue suivante, tandis qu'un membre du personnel s'éloigne pour aller chercher le mannequin sorti plus tôt.


Qu'est-ce que je t'avais dit : talent et efficacité.
Je l'avais prévenu que ça ne serait pas long.

C'est l'autre chèvre qui sera verte en voyant qu'on a déjà terminé, comme je le lui avais promis.
J'espère qu'il se remettra de sa déception, histoire que notre shooting ensemble se passe aussi aisément que mes prises seul.

Gold disparaît quelques minutes dans la salle où on l'avait habillé plus tôt. Lorsqu'il en ressort, le jeune homme relève ses cheveux dans une queue de cheval improvisée tout en se dirigeant vers le lieu du shooting, à présent vêtu d'une tenue à dominante noire.

Si j'étais peut-être pas totalement convaincu de ma première tenue, celle-ci me donne déjà bien plus envie de faire mon métier avec brio. Le noir, ça a toujours été la couleur à me mettre le plus en valeur. Rien ne rend ma peau pâle et mes cheveux clairs plus attirants, même Enji l'accorderait si quiconque lui posait la question.
Ajoutez à ça l'éclat naturel que dégage ma peau lorsqu'elle est sous les lumières des caméras et vous êtes face à l'une des principales raisons de mon succès.

Enfin...
Après mon talent pour tout ce que j'entreprends, bien entendu.
Mais c'est un petit plus qui convainc chaque jour de plus en plus de fans de rejoindre les rangs des U-St4rz, donc ça n'est clairement pas négligeable.

Il arrive au niveau du mannequin qui l'attend déjà et lui adresse un nouveau sourire chaleureux avant de se placer à ses côtés, légèrement adossé contre le tabouret de libre.

« J'espère que l'attente n'a pas été trop longue. J'ai fait au plus vite, j'avais vraiment hâte qu'on fasse ces photos ensemble tu sais. »

Oui, pardon, j'ai légèrement vomi dans ma propre bouche en lui disant ça, mais on fait ce qu'il faut pour être le petit ange des 4U.

Et puis, il faut avouer que mine de rien, jouer la comédie de la sorte m'amuse particulièrement beaucoup - et ça principalement parce que personne dans le staff n'est capable de percer mon jeu pourtant obscènement évident.
Personne, sauf la victime de ma miellerie.

Je n'attends maintenant qu'une chose : que le photographe nous demande de nous mettre au travail et que je montre à ce cancrelat l'étendue de la différence de niveau entre nous deux. Il va bientôt être témoin de la raison pour laquelle on m'apprécie autant dans le milieu, et constater du talent indubitable que j'ai pour ce que je fais.
Reste à voir si lui sera capable de faire ne serait-ce que le tiers de la performance parfaite que je m'apprête à lui livrer.

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DC : Mikhaïl M. Malenkov - Gwendal Malenkov - Kristal Z. Lya - Astalée N. Galaght - Caelan Anderson.
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MessageSujet: Re: Savoir se faire désirer [ft. Oscar] Dim 2 Juil - 14:25


Entendre la voix d'Elias, rien de tel pour m'apaiser et me laisser respirer. Vraiment, Elias devrait être mon manager. Il n'y a que lui qui ait un effet salvateur sur moi. Lui et Sekai, mais ça, c'était avant. Soupirant discrètement, j'écoute mon frère me parler de choses et d'autres, le sourire aux lèvres. Ça ne fait pas longtemps que notre conversation a débuté. À dire vrai, nous en sommes qu'aux prémices. Hélas, un membre du staff vient me chercher, nous pouvons continuer ces photos. Je hoche la tête pour lui indiquer que j'arrive et explique la situation à Elias.

Nous finissons par raccrocher après nous avoir promis d'organiser une sortie ensemble et je rentre dans le bâtiment. L'autre thon est partit se changer, tant mieux. Je n'ai pas envie de voir sa gueule. Honnêtement, quand je le vois, je ne m'étonne pas qu'on l'imagine en couple avec Enji. Le mec rassemble tous les clichés du gay dans son corps. Même Charly fait hétéro à côté. Je n'ai rien contre les gays, mais le premier qui me dit que les traits de Gold ne sont pas efféminés a du vomi dans les yeux. Je soupire et croise les bras, attendant de nouveau le type qui se croit si supérieur. Celui-ci arrive enfin, tout mielleux, comme toujours. Faux-cul.

"J'espère que l'attente n'a pas été trop longue. J'ai fait au plus vite, j'avais vraiment hâte qu'on fasse ces photos ensemble tu sais." Je hausse un sourcil, limite amusé. J'ai de la chance que mon frère m'ait un peu calmé, sinon je l'aurai tapé. "Non, ça va. Mon frère, Elias, sait être d'une compagnie agréable. Mais plus sérieusement." Je me penche vers lui, comme si je lui faisais une confidence. Avec un peu de chance les autres vont gober ça et prendre en photo pour montrer notre "complicité". "Personne ne nous prête de réelle attention. Arrête d'être faux comme ça. Ça ne sert à rien de se fatiguer pour si peu." Avec un petit sourire, j'écoute le signal du photographe et me mets en place. Pas d'inquiétude, je vais lui montrer comment je travaille. Dès le premier son du déclencheur, j'enchaîne les poses qui font ma popularité parmi les petits mannequins. Certes je ne suis pas d'une grande agence et je débute seulement, pour autant je suis tout de même doué.
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MessageSujet: Re: Savoir se faire désirer [ft. Oscar] Jeu 6 Juil - 11:00


Aaah...
Je t'ai déjà dit à quel point je trouvais ça bon de le voir bouillonner de l'intérieur ? Parce que ç'en serait presque jouissif.

Ce petit péteux en a clairement marre du manège que je lui offre depuis le début de ce shooting, et je crois que je n'ai jamais rien trouvé de plus divertissant que ça. Un véritable bonheur.

« Non, ça va. Mon frère, Elias, sait être d'une compagnie agréable. »

Si mon visage ne trahit rien, la mention du nom « Elias » me fait tiquer intérieurement.
Un prénom aussi laid ne peux pas être porté par plus d'une personne au sein de cette ville. Ce qui veut dire que je suis actuellement en présence du frangin du meilleur ami d'Enji. Tu parles d'une coïncidence malheureuse.
En tout cas, maintenant je comprends pourquoi j'ai senti l'étron à des kilomètres dès que j'ai posé les yeux sur lui.

Mais bien entendu, mon visage ne laisse absolument rien transparaître et je continue de faire mon travail, sans rien lui offrir qui ne puisse trahir le dégoût que ses mots aient bien pu m'inspirer.

« Mais plus sérieusement. »

Le mannequin se penche vers Gold, dans un mouvement conforme aux attentes des photographes qui les mitraillent. Il semble lui murmurer des mots à l'oreille.

« Personne ne nous prête de réelle attention. Arrête d'être faux comme ça. Ça ne sert à rien de se fatiguer pour si peu. »

Ah, mon petit ignare.
On voit bien que tu n'es encore qu'une pauvre amateur dans le domaine, c'est affligeant.

Quand on arrive à mon niveau de faux-semblants, revêtir la peau d'un parfait petit ange devient une seconde nature, et je ne prendrai absolument jamais le risque de détruire cette image. Mais ce gamin n'a clairement pas une place assez importante dans l'industrie pour se rendre compte de la portée du désastre que pourrait avoir une mauvaise réputation sur une célébrité.
Peut-être qu'il le comprendra un jour.

Ou pas.

Je doute fortement qu'un mannequin aussi fade, insipide et imbu de lui-même ne parvienne à un jour se faire un nom parmi les plus grands.
Dommage pour lui, parce qu'avec un petit ravalement de façade, il aurait éventuellement pu devenir potable.

Mais allez. Je me sens d'humeur charitable - encore un fois, c'est que je suis particulièrement bon aujourd'hui. Je vais lui faire l'honneur de lui donner la raison de mon succès. Qui sait, il pourra peut-être en faire quelque chose.
Enfin. S'il a assez de matière grise pour assimiler ça, bien entendu.
Ce dont je doute fortement.

Gold s'approche de l'autre mannequin pour se pencher à son oreille, affichant un visage complice. Il place ensuite sa main près de l'oreille de celui-ci, dans des allures de confidences particulièrement dans l'esprit du shooting.

« Je ne fatigue jamais. »

J'adore faire ça, vraiment. Jouer des rôles devrait être mon métier.

Oh, attends, mais bien sûr.
C'est mon métier.

Et même si ce petit amateur ne semble pas avoir le même niveau que moi dans le domaine, je peux au moins lui accorder qu'en tant que mannequin, il parvient vaguement à suivre mon rythme. Ça reste piètrement mauvais si je le compare à Enji ou mes partenaires de shooting habituels, mais j'imagine que je ne peux pas en demander trop venant de quelqu'un travaillant dans une agence aussi inintéressante que celle-ci.
Disons qu'au moins, il ne parvient pas à totalement enlaidir ma propre performance.

Par contre, qu'il ne s'attende pas à ce que je continue à lui accorder la moindre once de mon attention à partir de maintenant, parce que j'ai eu ma dose d'échanges d'amabilités pour le reste de la journée. C'est très drôle de le voir fulminer et galérer à contenir toute sa vilaine petite colère contre moi, mais j'ai pas envie de perdre plus de temps qu'il n'en faut ici. Tout ce que je veux maintenant, c'est finir ce foutu shooting à la con, remercier tous ces bouseux de leur travail, et retourner à l'agence pour aller occuper la salle de danse.
On a un représentation à venir très bientôt, et je veux que ma performance soit absolument parfaite.

Alors désolé mon petit gars mais à partir de maintenant, Gold travaille.

Pour le reste du shooting, l'idole reste concentrée sur ses poses et donne aux photographes absolument tout ce qu'ils peuvent vouloir de lui. L'autre mannequin parvient à tenir son rythme et bientôt les appareils photos cessent de les mitrailler.
Chacun s'en ira de son côté, après un salut aux allures de promesse de collaborations à venir.

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La perfection à portée de main.
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