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Nous avons tous déjà entendu parler de la légende du Triangle des Bermudes, mais que savons-nous sur ces mystérieuses disparitions ? Les Humains ne peuvent pas y répondre, nous habitants de l'Île du Cœur des Bermudes, nous le pouvons. Les pauvres voyageurs n'ont jamais pu franchir la barrière qui les séparent de notre monde. Comble de leur malheur, seuls les navires et autres objets matériels atteignent l'Île. Les voyageurs sombrant alors dans les profondes abysses de l'Océan. A l'heure d'aujourd'hui nous trouvons encore des manuscrits Humains que nous conservons soigneusement. Beaucoup de nos scientifiques se posent une même question : Avons-nous un lien de parenté avec cette espèce ? Les avis sont mitigés, certains prennent l'exemple des Mentalistes, ressemblant traits pour traits aux Humains et d'autres prennent pour exemple les Hybrides et les Nymphes ne pouvant pas descendre de la race Humaine.Lire la suite ?


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Le médecin malgré lui, et le malade imaginaire. || Pv. Kristal

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MessageSujet: Le médecin malgré lui, et le malade imaginaire. || Pv. Kristal Lun 28 Mar - 22:04

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Z'allez bien depuis le temps ? Yep 2 days.

My sweety love, and me.

Oh, fuck, dite moi que je rêve, où y a eu un putain de combat entre une donzelle, et hm ? La version vieille, et éclatée de The undertaker ? Non, c’est pas possible. Il a plus un poil sur le caillou. Bon, bah je sais pas, mais en somme, il a clairement pas une tronche à faire des gosses. Ah, mais attendez ! Je suis con. C’est le gardien, merde, me disait bien que j’l’avais déjà vu quelque part. Bon, bah là, au moins, pour le coup, c’est nettement plus compréhensible, m’ouais, quoi que, j’comprends pas pourquoi il a commencé à taper sur la demoiselle, et sincèrement, j’en ai rien à carrer, mais bon. Tout comme deux personnes à côtés, on attrape les deux combattants pour les amener à l’infirmière, juste après que ceux-ci aient perdu connaissance. Et fallait sans douter, j’ai choisi de prendre la demoiselle dans mes bras, pour deux raisons, l’une parce que j’comptais pas galérer comme je ne sais quoi dans les escaliers en portant un vieillard plutôt lourdaud. Mais aussi, tout simplement parce que clairement la miss avait un visage nettement plus agréable que lui.

D’ailleurs, on en parle pas, mais il l’avait tout de même sacrément bien amoché, passons sur les blessures, il lui avait arraché un bout de son pull ? Manteau, bref, vous m’avez compris. Bref, on les as ramené à l’infimerie, et tout le long, je ne pus m’empêcher de regarder le visage de la demoiselle, elle était vraiment mignonne, mais je serais incapable de donner son âge, au maximum, elle devrait peut être avoir 19 ans ? Roh, pourquoi j’parle de ça moi ? On s’en fout, non ?

* 2 Jours plus tard *


Ça fait quoi, deux jours, déjà, sauf que malheureusement, ça fait deux putains de jours, que j’ai le visage de cette fille dans la tête, chaque nuit, j’peux pas m’endormir, sans voir sa tête. Et, là, si j’me dirige vers l’infirmerie, c’est pour deux raisons, l’une parce que j’ai appris par le plus grand des hasards qu’au fond, c’est l’infirmière, ou le médecin, j’sais pas, c’pareil, non ? Bref, et sinon, c’est aussi parce comme un couillon, j’ai réussi à me foutre des produits chimiques sur le bras droit, et bim, une marque en plus, et en plus, ça cloque, c’est dégueu, god, est-ce qu’un seul jour dans ma putain de vie, j’arrêterais de faire de la merde ? Ouais non, c’est pas possible, je le sais.

J’arrive devant la porte, et toque, avant d’entrer.

Yo. Alors comme ça, on est médecin ? Hm, bref, dites ça va depuis la bagarre avec le vieillard ? Alors, j’aimerais que vous me répondiez hein, c’est pas ça le souci, mais seulement, j’espère aussi que vous allez pouvoir m’aider, j’ai un peu merder, et mon bras, il apprécie pas trop…

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MessageSujet: Re: Le médecin malgré lui, et le malade imaginaire. || Pv. Kristal Mar 29 Mar - 22:03


Kristal observa le visage qui se reflétait face à elle : elle avait la peau plutôt pâle, mais elle commençait à reprendre des couleurs. Ses yeux par contre, eux, n'avaient toujours pas retrouvé leur couleur initiale, ils arboraient une couleur mauve clair - ce qui expliquait pourquoi elle souffrait encore d'une migraine fulgurante. Son pouvoir ne s'était toujours pas restauré depuis l’altercation qu'elle avait eu avec le vieux gardien, ce qui lui faisait regretter d'avoir perdu toute son énergie à avoir soigné à l'aveugle ce vieillard susceptible l'avant-veille.

La jeune femme se tenait devant le petit miroir de l'infirmerie, au-dessus de l'évier, aspergeant sa tête d'eau fraîche. Sa collègue avait quitté la pièce quelques minutes plus tôt, après avoir changé les bandages autour de son ventre et de sa tête. C'est pourquoi elle était à présent devant ce miroir, vêtue d'un simple pantalon de sport et d'une brassière, tous deux de couleur noire : confort avant tout, elle enfilerai sa chemise après avoir fait une mince toilette. Elle venait de passer ses deux premiers jours de travail au sein de ce lycée dans un lit d'hôpital à suer en dormant, elle profitait donc de l'absence de l'infirmière pour se laver sommairement et délier un peu ses jambes.
Après sa courte toilette, le médecin habilla ses épaules d'une chemise bleu foncé trop large qu'elle ne prit pas la peine de fermer, se dirigeant vers l'étagère la plus proche du lit d'hôpital dans lequel elle était étendue encore quelques minutes plus tôt. Sa migraine commençait à la gêner, aussi elle cherchait de quoi la calmer, guettant les différents paliers du meuble à la recherche d'un comprimé miracle. Le problème, c'est qu'elle n'avait aucune idée où Pandore avait bien pu ranger les différents médicaments. La jeune femme s'installa sur un tabouret à côté du dressoir de métal, avant de poser son front contre sa paroi métallique. Elle soupira de bonheur en fermant les yeux un instant en sentant le froid des barres contre sa peau : elle avait bien envie de rester comme ça jusqu'au retour de sa collègue, cette fraîcheur lui faisait un bien fou.

Trois bruits brefs se firent entendre dans la salle et Kristal fut tirée de ses pensées en entendant quelqu'un pénétrer dans la pièce. Elle ouvrit paresseusement les yeux, décollant son front des barreaux froids de l'étagère en métal pour diriger son attention vers la personne qui venait d'entrer dans l'infirmerie.

- Yo. Alors comme ça, on est médecin ? Hm, bref, dites ça va depuis la bagarre avec le vieillard ? Alors, j’aimerais que vous me répondiez hein, c’est pas ça le souci, mais seulement, j’espère aussi que vous allez pouvoir m’aider, j’ai un peu merdé, et mon bras, il apprécie pas trop…

C'était un jeune homme plutôt grand qui se tenait dans l'encadrement de la porte. Silhouette plutôt fine, cheveux noirs à la coupe asymétrique, plusieurs tatouages sur sa peau apparente : cette personne ne lui disait strictement rien, mais visiblement lui savait qui elle était. Ce devait être un collègue, un surveillant peut-être ? Ou un élève. Qu'importe, elle n'avait pas la tête à se poser plus de questions que ça, celle-ci lui faisant toujours un mal de chien.
Kristal se leva doucement de son petit tabouret, pour ne pas presser sur sa blessure : son bandage avait été remplacé le matin même, aussi elle espérait ne pas l'imbiber de sang tout de suite en rouvrant bêtement sa plaie. Elle montra ensuite du pouce le seul lit d'hôpital de l'infirmerie qui était occupé par un gardien profondément endormi avant de s'adresser à celui qui venait d'interrompre un grand moment de complicité entre sa fraîche étagère et elle.

- Hum, je suis debout et il est toujours alité, donc j'imagine que ça va mieux que lui en tout cas. Et pour répondre à ta question : oui, je suis le Dr. Lya, mais tu peux m'appeler Kristal.

La jeune femme agrémenta sa brève présentation d'un mouvement de tête en guise de salutation avant de se diriger vers le jeune homme pour jeter un coup d'œil au bras qu'il lui présentait. Elle prit tout de même le soin de fermer les boutons de sa chemise au passage, en commençant par celui du haut : elle n'avait aucun complexe avec son corps, mais elle n'avait pas particulièrement envie qu'un parfait inconnu voit ses cicatrices qui - soyons honnêtes - ne provenaient clairement pas de blessures banales de chute ou de simple accident. Et puis il faut se l'avouer, un médecin en brassière de sport, ça ne lui donnait pas vraiment une image très professionnelle : elle n'avait déjà pas fière allure avec ses bandages et ses bleus, pas besoin d'en rajouter avec une tenue inadéquate.
Arrivée à son niveau, elle avait fini de se rhabiller totalement. Elle leva les yeux pour observer de plus près le visage de celui qui avait besoin de ses soins. Il avait les traits fins et arboraient quelques piercings, agrémentés d'un tatouage au niveau de son cou. Elle ne l'avait pas remarqué lorsqu'elle se tenait de l'autre côté de la pièce, mais il portait visiblement des lentilles de contact de couleur rouge et avait tatoué le blanc de ses yeux pour qu'il soit noir. C'était un choix esthétique plutôt osé, mais la jeune femme devait bien admettre que le tout formait un ensemble étrangement harmonieux.
Elle reporta ensuite son attention sur le bras droit brûlé du jeune homme, lui aussi tatoué. Elle plaça délicatement ses mains autour de la zone qui avait commencé à se couvrir de cloques pour observer l'étendue des dégâts.

- C'est une vilaine brûlure ça, contact avec des produits chimiques ? Commence par passer ton bras sous l'eau froide au robinet là-bas, je vais chercher des anti-douleurs et de quoi soulager tes cloques.

Plus facile à dire qu'à faire, elle n'avait strictement aucune idée de là où elle pourrait bien trouver les onguents nécessaires pour calmer la brûlure de cet homme. Ça n'était que son troisième jour en tant que médecin dans ce lycée et elle avait passé les deux premiers dans un état semi-léthargique à cause de son premier jour agité : autant dire qu'elle n'avait pas encore vraiment eu le temps de se faire briefer sur l'emplacement des choses ici. Il lui semblait toutefois avoir aperçu quelque chose qui devrait lui être utile pour soigner ce jeune homme sur l'étagère qu'elle venait de quitter quelques minutes plus tôt, c'est pourquoi elle se dirigea à nouveau vers celle-ci.
La jeune femme parcourut les divers paliers de l'étagère du regard à la recherche d'une crème qui soulagerait les brûlures et les cloques, ainsi que des anti-douleurs. Bingo, la crème se trouvait juste sous ses yeux. Elle avait de la chance, elle allait pouvoir s'occuper plus rapidement que prévu du jeune homme. C'est à cette réflexion qu'elle se rendit compte qu'elle ne savait toujours pas qui il était, lui qui semblait pourtant être au courant pour son altercation avec le gardien quelques jours plus tôt. Alors qu'elle se rendait vers l'armoire suivante à la recherche des anti-douleurs, elle en profita pour se renseigner sur l'identité du blessé.

- Excuse-moi, je crois que j'ai oublié de te poser la question mais... on se connaît ?

Il était implicite qu'elle lui demandait évidemment son nom. Elle allait se tourner vers lui pour écouter sa réponse lorsqu'elle aperçut le remède qu'elle recherchait. Les anti-douleurs se trouvaient sur l'étage supérieur du meuble devant elle, juste à côté des cachets pour les maux de tête qu'elle cherchait pour elle-même un peu plus tôt. Elle s'approcha au maximum du meuble et tendit le bras gauche pour essayer de les atteindre sur la pointe des pieds, avant de constater qu'il lui manquait bien vingt centimètres pour les attraper. Merveilleux.
Le médecin appuya sa tête contre le meuble, dépitée. Elle n'avait plus qu'à aller chercher le tabouret sur lequel elle était assise plus tôt : cette journée s'annonçait fastidieuse, elle aurait peut-être mieux fait de rester couchée encore un jour de plus en fin de compte.

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MessageSujet: Re: Le médecin malgré lui, et le malade imaginaire. || Pv. Kristal Dim 24 Avr - 23:13

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Désoler pour la p'tite bousculade.

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Je suis son doigt du regard, pour voir le vieux gardien étendu sur le lit, elle venait de se lever, et je pus voir cette demoiselle dans une tenue qui laissait une vue très agréable à tout un chacun, et même si la seule idée de me faire soigner était présente en venant ici, c’était une tout autre maintenant. Alors qu’elle s’approchait de moi, pour regarder ma blessure, et après m’avoir donné son titre de médecin, elle vint fermer sa chemise, ne laissant alors plus rien à la vue du monde.

Elle mit ses mains autour de la brûlure, pour l’examiner, et me demande d’aller passer mon bras sous l’eau froide, près du robinet, qui se trouvait évidemment à l’opposée, de la pharmacie. Je suivis donc ses recommandations, et tout simplement, même si elle ne me l’avait pas demandé, je l’aurais fait de moi-même. Ce n’est pas la première, ni la dernière fois que je me brûlais avec ce genre de produits, et puis j’avais fini par m’habituer à ma maladresse, et les employés du pôle infirmerie, se souviennent généralement très bien de moi. Que ce soit à cause de mon look très atypique, ou bien pour mes très nombreuses visites, tout comme mon calme affolant. Je ne fais que citer.

La sensation de fraicheur me fait toujours autant de bien, ni voyez rien d’idiot ou autre, mais la brûlure, bien que très peu signifiante ne faisait absolument pas de bien, je peux vous l’assurer, vous vous êtes déjà pris un ballon dans la tronche ? Ben imaginez ça, mais puissance dix, et en supplément de la bosse, et la trace rouge, de belles petites cloques, qu’il ne faut surtout pas toucher. Sauf si on aime se faire du mal, mais clairement, ce n’est pas mon genre hm ?

Je me retourne calmement pour observer mademoiselle Lya, ou le petit diamant, comme je risque de la surnommer. Et je ne vois malheureusement aucune trace d’anti-douleurs. Oh, passage important pour certain, mais on m’a surnommé le camé à de nombreuses reprises, à cause de ces petites pilules, parce que des petits malins se sont dit que si j’me rendais à l’infirmerie et que je revenais sans cesse avec des médocs, c’était parce que j’aimais me défoncer avec ça. Voilà, c’était le passage débilité du peuple. Non, mais sérieusement, vous pensez que j’ai besoin de ça ? Si je voulais me marteler le crâne, je peux vous assurer en toute honnêteté, ça ne sera sûrement avec ce genre de conneries, j’ai certaines connaissances, et elles vendent des produits largement meilleurs.

Sa douce voix me sort de ma rêverie, alors que je la fixais, elle, étant toujours à la recherche des ‘tites gélules. Alors, alors, qui suis-je ? Je suis un sale couillon qui me trouve dans le groupe Tokyo Hotel ? Ah nan ? Ben non.

Vous, vous ne me connaissez peut-être pas, mais moi, je vous ‘’connais’’, vous savez, je doute que vous vous êtes transporté dans cette salle d’un coup. Dis comme ça, c’est totalement couillon, mais pour faire simple, quand vous vous êtes évanouis, vous, et le gars sur le lit là-bas, avec un petit groupe d’élève, on vous as ramené ici, et je me suis occupé de vous ramener vous, j’avais plusieurs raisons, mais j’ai pas sincèrement la tête à épiloguer, vous savez ?



Je ne comptais pas réellement dévoiler mon identité sur le champ, mais bon, elle avait commencée, alors, je devais me jeter à la flotte…

Et sinon, je m’appelle Iezawa Asakura. Et je doute qu’on passe une semaine sans se voir au moins une fois. Je suis très maladroit, et je ne fais jamais du bas level…



Je la vois tenter d’attraper la petite boîte blanche, mais sa taille lui fait défaut. Je ferme le robinet, et m’approche d’elle, me collant presque à elle pour attraper celle-ci, et la lui tendre, bien qu’elle devait me revenir juste après.

Et voilà pour vous. Désolé de vous avoir bousculé, par contre.


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MessageSujet: Re: Le médecin malgré lui, et le malade imaginaire. || Pv. Kristal Lun 25 Avr - 17:50


Alors que la jeune femme venait de repérer les anti-douleurs ainsi que les comprimés qu'elle cherchait depuis quelques minutes, elle entendit la voix plutôt tranquille du jeune homme qu'elle avait dirigé vers le lavabo s'élever dans son dos pour répondre à son interrogation. Il n'avait pas besoin de parler bien fort pour qu'elle l'entende bien qu'il se trouvait de l'autre côté de la pièce, le bruit des clapotis de l'eau coulant sur son bras étant bien trop faible pour couvrir sa voix.

- Vous, vous ne me connaissez peut-être pas, mais moi, je vous « connais », vous savez, je doute que vous vous soyez transportée dans cette salle d’un coup. Dis comme ça, c’est totalement couillon, mais pour faire simple, quand vous vous êtes évanouis, vous et le gars sur le lit là-bas, avec un petit groupe d’élève on vous a ramené ici, et je me suis occupé de vous ramener vous. J’avais plusieurs raisons, mais j’ai pas sincèrement la tête à épiloguer, vous savez ?

Il faisait donc partie des personnes qu'elle devait remercier de l'avoir placé entre les mains de Pandore après son combat avec le gardien, ceci expliquait cela. Le jeune homme n'avait pas besoin de se justifier de s'être occupé d'elle plutôt que de Dwayne, Kristal comprenait tout à fait son choix : elle était bien plus petite et légère que le vieil hybride, donc moins encombrante, c'était donc parfaitement logique qu'il ait choisi de la porter elle plutôt que son collègue.

- Et sinon, je m’appelle Iezawa Asakura. Et je doute qu’on passe une semaine sans se voir au moins une fois. Je suis très maladroit, et je ne fais jamais du bas level…

Le médecin tendit son bras pour attraper les boîtes dont elle avait besoin pendant que son patient lui révélait son identité. Elle ne l'écoutait que d'une oreille distraite mais assez pour maintenant placer un nom sur le visage de son visiteur.
Alors qu'elle venait d'abandonner l'idée de pouvoir attraper les médicaments sans se servir de son tabouret et que sa tête était venue s'appuyer contre le meuble par dépit, la jeune femme n'entendit pas Iezawa quitter le lavabo pour la rejoindre. Aussi, elle fut relativement surprise lorsqu'elle sentit la chaleur de quelqu'un la pousser légèrement vers le meuble contre lequel son front était déjà appuyé. Le jeune homme dans son dos qui la dépassait bien d'une tête venait d'attraper la boîte d'anti-douleurs qu'il lui tendit immédiatement après l'avoir saisi, alors qu'elle se retournait vers lui.

- Et voilà pour vous. Désolé de vous avoir bousculé, par contre.

Kristal empoigna la petite boîte qu'il lui offrait, encore relativement surprise de l'aide qu'il venait de lui apporter : c'était à elle de s'occuper de son patient, et non le contraire. Elle n'aimait pas du tout se trouver dans une position de faiblesse face à un total inconnu, mais son mal de crâne la poussait à accepter ce geste plutôt que de protester comme elle l'aurait fait si elle avait été en pleine forme. Malgré la frustration qu'elle ressentait de ne pas avoir pu récupérer cette boîte d'elle-même, le médecin était plutôt reconnaissant envers ce jeune homme de l'avoir aidé sans même qu'elle ne le lui demande : elle se contenta donc de le remercier.

- Oh, merci... Et ne t'en fais pas pour ça, c'était rien.

Elle accompagna cette phrase de quelques pas sur le côté pour mettre un minimum de distance entre eux : particulièrement lorsqu'elle se trouvait malade ou blessée, la nymphe n'aimait pas la proximité. Ça n'était pas contre lui, mais elle n'était jamais à l'abri d'un débordement de son pouvoir et ne tenait pas spécialement à tenter le diable en ne prenant pas assez de précautions.
Une fois assez éloignée d'Iezawa pour ne pas risquer quoi que ce soit, la jeune femme reprit la parole, consciente qu'il fallait absolument qu'elle fasse quelque chose pour calmer le mal de tête qui était en train de la faire souffrir. Elle n'avait pas l'intention de s'occuper de son problème avant d'avoir soigné son patient bien entendu, mais il fallait tout de même qu'elle songe à y remédier également.

- Par contre...

La jeune femme déglutit silencieusement. Ce qu'elle s'apprêtait à lui demander ne l'enchantait pas, mais après tout, celui qui se tenait devant elle l'avait déjà vu évanouie : elle n'avait donc déjà plus la moindre raison de faire passer sa fierté avant ses besoins, tant pis pour la dignité pour cette fois. Elle pointa du doigt l'endroit où se trouvaient les pilules contre les maux de tête alors qu'elle lui adressait un faible sourire pour lui demander son aide.

- Tu veux bien attraper aussi la boîte de comprimés qui se trouve là ? Tu iras t'asseoir là-bas ensuite s'il te plaît. Elle accompagna ses paroles d'un faible signe de main dans la direction en question.

Pendant que son patient s'occupait de prendre l'objet de sa convoitise, Kristal se dirigea vers la table de chevet du lit le plus proche pour y poser le pot de crème ainsi que les anti-douleurs. Elle se dirigea ensuite vers le lavabo pour se laver et se désinfecter les mains, avant de trouver des gants médicaux qu'elle enfila méticuleusement. Plusieurs gobelets en plastique se trouvant à proximité, elle en prit un qu'elle remplit d'eau pour le ramener à son patient : ça l'aiderait à avaler son cachet plus confortablement.
Une fois de retour à l'endroit où elle avait posé tout son attirail, la jeune femme attrapa une chaise d'une main pour la placer face au lit où elle avait demandé au jeune homme de s'asseoir. Sa vision se troubla quelques secondes, la déstabilisant légèrement avant qu'elle ne s’assoit sur la chaise en question. Elle ne s'enquit pas de cet instant de déséquilibre et se contenta de l'ignorer, reportant son attention sur son patient. Kristal lui tendit le gobelet à moitié plein qu'elle était allée lui chercher plus tôt, avant d'ouvrir la boîte contenant les anti-douleurs. Elle y attrapa un comprimé qu'elle tendit au jeune homme et attendit qu'il l'ingère, observant les vilaines marques de brûlures sur le bras de celui-ci. Un fois le cachet de son patient disparu au fond de sa gorge, le médecin ouvrit le pot contenant l'onguent, avant de tendre sa main gauche pour prendre celle du jeune homme qui lui faisait face.

- Je suis désolée mais ça ne va pas être agréable, je préfère être sûre que tu ne vas pas bouger ton bras pendant que je mets ça dessus, dit-elle en lui désignant le pot de crème du regard.

Pour le moment, son interlocuteur s'était montré plutôt calme, mais la jeune femme savait que l'application de la crème sur sa peau allait être plutôt douloureuse. Et malheureusement pour lui, elle n'avait pas la possibilité d'user de ses pouvoirs pour minimiser la chose : ils étaient encore loin de s'être restaurés et elle n'était clairement pas en état de tenter quoi que ce soit pour le moment.
Le docteur sortit une noisette de crème du pot de sa main droite, plongeant son regard quelques instants dans celui de son patient, avant de commencer à étaler doucement le tout sur les cloques qui parcouraient son bras le plus délicatement possible. Elle espérait qu'il ne fasse pas de gestes brusques qui puisse rendre cette opération encore plus désagréable pour lui. Alors qu'elle étalait la crème sur les cloques du jeune homme, Kristal sentit sa tête commencer à tourner : elle n'était vraiment pas en forme, mais elle croisait les doigts pour que son patient ne le remarque pas.
Blblbl:
 

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MessageSujet: Re: Le médecin malgré lui, et le malade imaginaire. || Pv. Kristal Ven 29 Avr - 0:19

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Damn, ça fait mal !

My sweety love, and me.

Je la regarde, alors qu’elle s’écarte de moi, après avoir récupéré la boîte d’anti-douleurs, j’ai un peu du mal à comprendre, il me semblait pourtant que cela ne la dérangeait pas ? Hm, peut-être a-t-elle l’impression que je pourrais être capable de plus ?…

Je fais pourtant ce qu’elle me demande, et attrape la boîte de comprimées qui était sûrement pour elle, elle n’avait clairement pas l’air dans son état, la preuve, je doute que quelqu’un être aussi blanc que ça ? Certes, la première fois, elle l’était, mais pas autant…

Après cela, je suis allé m’asseoir sur le lit, quelques secondes plus tard, elle revint avec un vers d’eau, que je fus obligé d’avaler, et honnêtement, ce n’était plus qu’une partie de plaisir au vue du nombre de fois où ça m’est arrivé d’en prendre. Elle attrape mon bras déjà bien cloqué et me met en garde, mais je l’ai bien vu, au moment où elle est arrivé, elle a failli tomber… Je disparais dans un nuage de fumée noir, et attrape la boîte de pilules qu’elle m’avait demandées un peu plus tôt, allant chercher à mon tour, un gobelet d’eau. Une fois cela fait, je m’avance vers elle, sans me soucier de ce qu’elle pouvait en penser, et pose un des comprimés, ainsi que le gobelet sur la table à côté d’elle.

Ecoutez, je sais bien que ce n’est pas mon boulot, mais avant que vous vous évanouissiez, je préférais que vous avaliez ça, vous serez sûrement plus en état juste après. Et je vous préviens tout de suite, je ne me laisserais pas soigner, tant que vous n’aurez pas avalé ça. Ça peut paraître totalement débile, mais bon.



Elle me chopa la boîte de comprimés des mains et en avala trois, sans aucun verre d’eau, je la regarde, assez décontenancé, mais je ne dis rien, sachant pertinemment que ça ne servirait à rien, et puis, dans le fond, elle avait fait sa part du marché… C’est pour cela que je lui tendis directement mon bras.

Elle m’appliqua la pommade sur mon avant-bras, et malgré que je n’eus rien dis, je ne pouvais pas réprimer la douleur, et c’est donc avoir lâché un bref cri étouffé que je ne sentais pratiquement plus rien, sans doute grâce à la pilule ? Ou grâce à elle…? Elle, et ses doigts, ses doigts gracieux, qui tout en passant sur les cloques, redessinent mes tatouages…

Elle continuait d’appliquer cette crème, mais maintenant que je ne sentais presque plus la douleur, je ne pus m’empêcher de la regarder, de la fixer, son visage baissé vers mon bras, ses cheveux glissant doucement devant ses yeux, de ma deuxième main, je remis cette mèche de cheveux derrière son oreille.

Désolé…


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MessageSujet: Re: Le médecin malgré lui, et le malade imaginaire. || Pv. Kristal Sam 30 Avr - 14:56


Alors que le médecin se préparait à étaler la crème sur le bras cloqué de son patient, celui-ci disparut dans un nuage de fumée, laissant derrière lui une Kristal quelque peu désorientée. Elle cligna des yeux pour vérifier si son esprit ne lui jouait pas un vilain tour, avant d'entendre du bruit au niveau du lavabo dans son dos. La jeune femme se retourna pour y voir Iezawa, tranquillement en train de remplir un verre d'eau : visiblement, le jeune homme devait avoir la gorge bien sèche pour avoir fui là-bas si vite, mais son esprit ralenti avait du mal à analyser l'action qui venait de se dérouler.
Alors que le docteur se faisait cette réflexion, elle vit son patient revenir vers elle avec un gobelet, la boîte de cachets contre les maux de tête à la main. Il s'avança tranquillement vers elle, avant de poser le gobelet sur la table à côté de la jeune femme. Il posa également un comprimé à côté de celui-ci, avant de s'adresser directement au médecin.

- Écoutez, je sais bien que ce n’est pas mon boulot, mais avant que vous vous évanouissiez, je préférerais que vous avaliez ça, vous serez sûrement plus en état juste après. Et je vous préviens tout de suite, je ne me laisserai pas soigner, tant que vous n’aurez pas avalé ça. Ça peut paraître totalement débile, mais bon.

La jeune femme était relativement abasourdie : son patient venait-il de se permettre de l'empêcher de faire son travail pour une raison aussi futile ? Elle sonda le regard d'Iezawa, qui semblait vraiment sérieux. Kristal grimaça légèrement, elle qui espérait qu'il n'ait pas remarqué son état de faiblesse, c'était plutôt raté pour le coup.
Elle n'avait toutefois aucune envie de perdre du temps à refuser sa demande, même si le petit comprimé qu'il lui avait sorti ne suffirait jamais à améliorer son état. C'est pourquoi le médecin attrapa la boîte de comprimés que son patient tenait toujours, pour en sortir trois cachets qu'elle avala sans aucune autre forme de procès : elle serait probablement assommée d'ici une ou deux heures, mais elle savait que ça calmerait son mal de tête qui devenait relativement insupportable, et c'est tout ce qui lui importait.

Une fois ses médicaments ingérés, Kristal leva ses yeux vers Iezawa qui semblait relativement décontenancé de l'action qu'elle venait de faire. Elle n'eut pas besoin de dire quoi que ce soit pour que le jeune homme tende à nouveau son bras vers elle : il avait dû comprendre que personne ne l'empêcherait de faire son travail - tant mieux, elle avait des priorités, et son bras en était une. Elle prit alors à nouveau la main de son patient pour qu'il ne bouge pas trop, espérant que cette fois il ne disparaîtrait pas sans crier gare dans un autre écran de fumée.
Lorsque la jeune femme posa ses doigts sur son bras pour commencer à étaler la crème, son patient laissa échapper un petit cri étouffé, mais ne se déroba pas. Elle leva les yeux vers son visage pour vérifier s'il ne souffrait pas trop, avant de se replonger dans son travail méticuleux : ses gestes étaient doux mais il fallait avouer qu'il avait de la chance que les cloques n'aient pas éclaté.

- C'est un mauvais moment à passer, mais ça ira bientôt mieux tu verras.

Alors qu'elle baissait à nouveaux les yeux sur le bras de ce pauvre garçon, Kristal se sentit obligée de le rassurer. Après tout, il était resté plutôt calme et n'avait pas eu totalement tort de la forcer à prendre ses cachets, même si elle n'allait certainement pas le lui concéder.
Tandis qu'elle continuait de recouvrir doucement les cloques du jeune homme en suivant inconsciemment les traits de ses tatouages, la jeune femme sentit que son patient commençait à se détendre. Plusieurs mèches de cheveux vinrent alors titiller son nez alors qu'elle était toujours penchée sur son travail, totalement absorbée par ce qu'elle faisait. Elle remarqua à peine lorsqu'une main qui ne lui appartenait pas vint dégager son visage en plaçant une de ces mèches rebelles derrière son oreille.

Kristal leva les yeux de sa besogne pour observer celui qui venait de lui prêter assistance pour... ce devait être la troisième fois depuis le début de la matinée. Celui-ci baissa les yeux avant de marmonner.

- Désolé…

La jeune femme releva un sourcil inquisiteur. Désolé ? Encore ? Mais de quoi cette fois ? C'était un peu tard maintenant pour s'excuser de l'avoir forcé à prendre ses médicaments en lui faisant du chantage. Elle n'aimait pas qu'on lui force la main certes, mais elle n'était pas rancunière à ce point tout de même. Kristal haussa les épaules, de toute façon, elle n'avait aucune envie de se prendre la tête pour le moment, elle réglerait ça lorsqu'elle serait plus en forme.

- Hm ? Non non, c'est bon. Mais ne t'avise pas à réessayer de m'empêcher de faire mon travail à l'avenir, je suis là pour m'occuper de toi, pas le contraire.

A ces mots, elle retira sa main de celle d'Iezawa, lui attrapant le poignet pour tourner son bras de façon à vérifier si elle avait bien étalé la pommade partout où il le fallait. Elle sourit quelques instants en constatant que son travail était bien fait : il ne lui restait plus qu'à entourer le tout d'un fin bandage de compresses stériles pour éviter les infections et faire la fiche de suivi médical du jeune homme.
Elle s'appliqua ensuite à retirer ses gants sales, les envoyant directement dans la poubelle la plus proche, avant de se masser tranquillement les tempes, les yeux fermés, réfléchissant à l'endroit où les bandages pouvaient bien se trouver. La jeune femme resta silencieuse quelques instants, avant d'avoir la révélation de la journée : Pandore avait changé ses propres bandages plus tôt, ils étaient donc toujours au chevet de son lit, tout simplement.

Kristal se dirigea donc là-bas pour chercher ce dont elle avait besoin d'un pas qui se voulait assuré, avant de retourner aux côtés de son patient. Et pas question de flancher devant lui encore une fois, c'était elle le médecin en charge ici. Elle lui expliqua sommairement ce qu'elle allait faire, lui précisant qu'il devrait revenir pour changer son bandage le lendemain, ainsi que le surlendemain, mais qu'il pourrait demander à Pandore de le faire si jamais elle n'était pas là au moment où il passerait.
Pendant qu'elle enroulait consciencieusement l'avant-bras d'Iezawa d'un fin bandage, faisant attention à ne pas trop le serrer, son attention se porta à nouveau sur les tatouages qui ornaient celui-ci. Elle s'arrêta un instant, parlant plus pour elle-même que pour le jeune homme.

- Ça serait vraiment dommage que des tatouages de cette qualité soient déformés à cause d'un mauvais rétablissement des cloques... D'ici deux ou trois jours je devrais pouvoir arranger ça.

Son pouvoir ne permettait pas de faire disparaître les vieilles brûlures, mais il était un bon complément à un traitement traditionnel pour aider à accélérer la bonne cicatrisation et éviter les marques sur la peau lorsqu'elle traitait le problème à temps. Elle se promit donc d'en user dès que possible pour permettre à son patient de ne pas avoir à faire refaire ses tatouages : c'était plutôt coûteux, mine de rien.
Une fois le bandage en place, elle se replaça au fond de sa chaise, repensant à la fuite de son patient quelques minutes plus tôt. Elle ne cacha pas son intérêt lorsqu'elle s'adressa à lui pour en savoir un peu plus à propos du pouvoir étrange qu'il avait utilisé.

- Mais dis-moi, c'était quoi ça tout à l'heure ? Le coup de la fumée et de ton bras qui disparaît alors que je le tenais ? Je suis pourtant bien sûre de ne pas t'avoir lâché, on ne m'échappe pas comme ça.

Kristal se doutait que le jeune homme devait être une sorte de nymphe, mais il faut avouer qu'elle était plutôt curieuse d'en savoir plus à son propos, elle n'avait encore jamais vu ce genre de pouvoir auparavant. Et puis elle le trouvait plutôt intrigant : son physique semblait en désaccord total avec son calme et sa gentillesse.

Alors que le médecin attendait la réponse de son interlocuteur à sa question, elle entendit la porte de l'infirmerie s'ouvrir. Elle tourna légèrement la tête pour constater que c'était un élève qui semblait en parfaite santé qui venait de fouler le pied dans la pièce : probablement un de ces flemmards de la classe Origine qui cherchait à obtenir une absence justifiée.

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MessageSujet: Re: Le médecin malgré lui, et le malade imaginaire. || Pv. Kristal Jeu 25 Aoû - 21:51

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Casses toi, connard !

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Sourire crispé, tentative désespéré. Jamais je ne l’aurais. Physique de princesse, médecin me masse avec délicatesse. Poésie jetée, je regarde mon bras, elle a vraiment des doigts de fée. Je ne sens absolument rien, c’est dire, j’ai presque l’impression d’avoir une douce brise sur le bras, à côté d’un volcan en éruption.

Hm ? Non non, c'est bon. Mais ne t'avise pas à réessayer de m'empêcher de faire mon travail à l'avenir, je suis là pour m'occuper de toi, pas le contraire.



Deux secondes plus tard, je regrettais presque que ce soit si peu profond, elle était délicate, détendue, j’ai le droit de me plaindre ? J’en connais quelques-uns qui payerait cher pour passer quelques minutes en sa compagnie, et j’dois bien admettre faire partie de ceux-là. Elle attrape mon bras, le tourne, et le regarde très rapidement pour une raison qui dois certainement m’échapper. Hm, peu importe, plus j’passe du temps avec elle, et mieux j’me porte. Logique, c’est un médecin. Hm, j’vais devoir repasser plusieurs jours d’affiler pour faire changer bandage. Comment ça, j’pourrais demander à Pandore, si elle n’est pas là ? C’est mort. Mort, j’vous dis. C’est elle ou personne. Damn, j’suis déjà en train de tomber raide dingue, alors que c’impossible. J’suis encore qu’un foutu élève. Puis, j’doute que j’sois son genre, ni rien. Bon, bah, j’vais me suicider du coup, salut !

Ah, bah non. Elle me tient fermement, la madame, et puis faut qu’elle me bande le bras, donc bon, si j’pouvais sortir d’ici en bonne santé, ça m’arrangerait bien, vous savez. Elle commence à me bander. Le bras hein ? Et voilà qui s’attarde sur mes tatouages.

Ça serait vraiment dommage que des tatouages de cette qualité soient déformés à cause d'un mauvais rétablissement des cloques... D'ici deux ou trois jours je devrais pouvoir arranger ça.



De toute façon, même si je les faisais refaire, ça ne serait jamais pareil. Puis ça coûte une blinde, et j’ai plus vraiment d’économies pour le moment. Donc, on va espérer qu’elle puisse y faire quelque chose, parce que sinon, j’vais ressembler à un pot d’encre renversé sur la table.

Si vous pouvez y faire quelque chose, faite, mais si c’est impossible, je ferais avec, vous savez.



Parce que j’aurais pas vraiment le choix, qu’elle y fasse quelque chose ou non, si ça foire, elle y sera pour rien, et je n’aurais pas le choix de garder ça comme ça, jusqu’au bout. Enfin bon, peu importe. Elle se replaça correctement au bout de sa chaise.

Mais dis-moi, c'était quoi ça tout à l'heure ? Le coup de la fumée et de ton bras qui disparaît alors que je le tenais ? Je suis pourtant bien sûre de ne pas t'avoir lâché, on ne m'échappe pas comme ça.



Je confirme, c’est pas une mince à faire de se dégager. Même avec mon pouvoir, j’avais l’impression d’être retenu malgré moi sur la chaise. Mais bon, comment j’pourrais bien lui expliquer, que j’ai un pouvoir qui même s’il peut paraître cool pour certains me déplaît à mort ? C’est cool quand même, mais disons, que ces groupes qui s’agglutinent autour de vous pour savoir « kécécé ? » c’est vraiment abusé.

Bah…



Non, ne rien, dire, y a quelqu’un qui vient de rentrer, mais… putain. Qu’est-ce qu’il fout là ? Barre-toi, merde. Qu’est-ce que tu fous là ? Encore en train de sécher hein ? God, si c’est pas elle qui le vire, je peux vous promettre qu’une seule chose, c’est que c’moi qui vais le jeter. Et malgré mon corps d’endive, il va voler loin. Je le fixe, en soupirant, mec, casses-toi, vite fait. Pas besoin d’en faire plus, le voilà qui nous fait un signe de la main, et referme la porte, derrière lui, puis ont pu entendre deux rires sortant de l’extérieur, bandes de trous du cul…

Hm, je peux devenir de la fumée. Mais je vous rassure, non, vous ne m’avez pas lâcher, du tout.



Mais ça ne m’a pas déranger, non, non.

Je peux me permettre de vous demander, quel est votre ‘’don’’ à vous, s’il vous plaît ?



Faut que j’arrête d’être moi-même, j’passe plus pour un premier de la classe qu’autre chose, les gamins de maintenant ne vouvoies plus. J’suis hasbeen.

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MessageSujet: Re: Le médecin malgré lui, et le malade imaginaire. || Pv. Kristal Lun 29 Aoû - 11:16


Visiblement, Iezawa avait relevé la réflexion que le médecin avait fait à voix basse à propos de ses tatouages, puisqu'il y répondit alors qu'elle finissait encore de bander son bras. Si c'était impossible, il ferait avec ? Kristal sourit faiblement, presque amusée de la naïveté de cette phrase : qu'il n'ait crainte, elle était tout à fait certaine de pouvoir régler son problème de cloques une fois son pouvoir pleinement restauré.
A sa question concernant le pouvoir du jeune homme, celui-ci semblait légèrement hésitant. Peut-être n'aimait-il pas parler de son pouvoir lui non plus ?

- Bah…

C'est ce moment qu'un autre élève choisit pour pénétrer dans l'infirmerie, tout sourire, montrant clairement qu'il n'avait strictement rien à faire ici. Le médecin et son patient soupirèrent d'un même souffle. Visiblement, Iezawa n'était visiblement pas plus heureux qu'elle de voir un intrus débarquer en plein soins, ce que Kristal pouvait tout à fait comprendre : il n'était certes pas dans une situation affreusement embarrassante, mais cela restait tout de même très désagréable de se montrer son un jour blessé face à quelqu'un d'apparence stupide.
Du coin de l’œil, elle pouvait voir le regard assassin que son patient adressait à l'intrus et, avant qu'elle n'ait le temps de se lever pour demander à celui-ci la raison de sa venue ici, le jeune homme ressortit de l'infirmerie, non sans leur adresser un signe de la main au passage. Perte de temps totale. Ça valait bien la peine de venir la déranger dans son travail. Une fois la porte refermée, la jeune femme se tourna à nouveau vers son patient, qui semblait vouloir reprendre la parole.

- Hm, je peux devenir de la fumée. Mais je vous rassure, non, vous ne m’avez pas lâché, du tout.

Intéressant. Le médecin avait donc vu juste, il était effectivement une nymphe : ses intuitions la trompaient rarement, mais il était toujours bon d'avoir une confirmation à ses suppositions. Elle commençait à se lever lorsqu'il reprit à nouveau la parole, son visage laissant transparaître une interrogation à son égard qu'il ne tarda pas à formuler.

- Je peux me permettre de vous demander, quel est votre « don » à vous, s’il vous plaît ?

Kristal eut un moment de blanc lorsqu'il lui posa cette question. Son mal de tête venait de cogner un grand coup, lui faisant porter sa main à sa sa tempe, appuyant quelque part sur le bandage qui entourait sa tête pour soulager cela. Elle n'avait pas vraiment la tête à discuter, mais elle n'avait pas envie de lui manquer de respect : après lui avoir révéler son pouvoir à lui, c'était la moindre des choses pour elle de lui rendre la pareil.
Elle se leva lentement de sa chaise, lui désignant l'autre côté de la pièce.

- On va d'abord s'installer à mon bureau, je vais remplir ta fiche de suivi, suis-moi.

Une fois le patient levé, ils commencèrent à se diriger vers le bureau du médecin qui se situait à quelques mètres de la porte. Tout en marchant, Kristal entama de répondre à la question d'Iezawa, cherchant la meilleure façon de lui expliquer la nature plutôt singulière de ses pouvoirs.

- Pour ce qui est de mon « don » comme tu dis... Je suis une nymphe moi aussi, mais c'est plutôt compliqué. Je peux contrôler l'influence du t...

Le médecin interrompit sa phrase puis soupira, entendant des rires mal dissimulés traverser la porte de l'infirmerie. Soit, elle venait tout juste d'arriver ici, mais elle n'allait certainement pas laisser le loisir aux élèves de lui manquer de respect, quel que soit son état de fatigue morale ou physique. Elle s'arrêta donc devant celle-ci, s'excusant rapidement auprès d'Iezawa pour s'occuper des sécheurs, ne cachant pas son agacement.

- Excuse-moi tu veux bien ?

Elle ouvrit ensuite la porte, pour tomber sur deux élèves qui lui affichaient des sourires moqueurs qui ne lui plaisaient guère. La jeune femme fronça les sourcils et leva la tête vers eux, avant de leur adresser le sourire le moins avenant possible, leur parlant d'une voix douce au ton menaçant.

- Vous voulez rire ?

Tout en posant cette question, ses yeux commencèrent à s'illuminer. Elle agrémenta ses paroles d'une fine caresse de son index sur sa joue droite, à l'endroit même où on pouvait observer une fine cicatrice datant d'une dizaine d'années. Tout en laissant courir son doigt le long de celle-ci, elle laissa s'échapper une parcelle de son pouvoir, ayant pour effet de rouvrir la plaie juste assez pour qu'un fin filet de sang s'en dégage. Une fois l'action effectué, ses yeux perdirent à nouveau un peu de leur teinte, arborant un violet pâle.
Kristal savait parfaitement qu'elle allait très vite regretter d'avoir fait cela, mais force est d'avouer qu'elle n'avait pas réfléchi sur l'instant. En tout cas, le moins que l'on puisse dire, c'est que ce petit tour porta ses fruits et eu l'effet que le médecin espérait : les deux élèves agités devinrent parfaitement livides, avant de s'éloigner en toute hâte dans les couloirs, balbutiant des excuses précipitées.

La jeune femme soupira, avant de refermer la porte et de se diriger vers son bureau où son patient l'attendait déjà. La distance qui la séparait de celui-ci lui sembla interminable, sa tête recommençant à tourner légèrement, mais elle parvint tout de même à s'installer sur sa chaise sans trop de soucis. Une fois assise, sa main se balada sur la surface du bureau à la recherche du premier dossier médical vierge venu, pour y inscrire les données concernant son patient. Il avait probablement déjà un dossier à son nom, mais elle n'avait absolument aucune envie de fouiller tous les tiroirs de la pièce à la recherche de celui-ci.
Elle empoigna donc le premier document ressemblant à ce qu'elle recherchait, sans remarquer qu'il s'agissait de son propre dossier que Pandore avait commencé à remplir le matin même, le plaçant face à elle. Elle attrapa ensuite un stylo, avant de relever les yeux vers Iezawa, prête à enfin s'occuper des finalités de ses soins. Elle avait l'impression de subir les assauts répétés d'un marteau contre les parois de son crâne, mais s'efforçait d'ignorer ceux-ci de son mieux, se concentrant sur le patient face à elle.

- Désolée pour ce contretemps, on aura bientôt fini. Iezawa... Asakura tu avais dit ? Classe, âge ? Ça m'aidera à trouver ton vrai dossier, j'ai aucune idée idée de là où il peut bien être, je m'occuperai de toute recopier dedans en temps voulu.

Elle attendait sa réponse, prête à tout noter sur la feuille qui lui faisait face. Plus vite elle en aurait fini avec ça, plus vite elle pourrait le laisser retourner en classe et elle-même s'allonger pour quelques heures. Réutiliser son pouvoir sur elle-même dans son état avait été une idée parfaitement stupide, et elle le regrettait déjà amèrement.

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MessageSujet: Re: Le médecin malgré lui, et le malade imaginaire. || Pv. Kristal Dim 4 Sep - 22:35

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Il est mort.

My sweety love, and me.

Ma question eut le don de provoquer un blanc dans la salle. Génial, t’as posé la mauvaise question. Félicitations mon pote. T’as tout niqué en lui demandant ce qu’elle était capable de faire. Alors que t’aurais pu attendre, tu l’aurais bien sut un jour ou l’autre. Bah non, bien sûr, trop curieux que je suis. Quel con je fais. Puis avec le machin qui est arrivé en trombe pour rien dans l’infirmerie, ça n’a pas arrangé les choses non plus, de toute façon. Elle mit sa main sur sa tempe, hm, depuis le combat ça ne devait pas s’être totalement arrangé. Et puis, ce n’est pas comme si ils s’étaient ménagé. La bougresse avait de quoi mettre à mal notre cher surveillant… Et à la vue de sa carrure, et son âge, il devait avoir de l’expérience. Je doute que nos professeurs arriveraient à son niveau à l’heure actuelle. Hum, au moins on est sûr d’être protégé si y a une couille dans le pâté. M’ouais, pas sûr en fait. Si ils se ramènent avec Dr. Lya 2.0 on est cuit jusqu’à l’os. Bon, évitons de parler de malheur. Pour le moment la seule Kristal que je connais, est devant moi.

On va d'abord s'installer à mon bureau, je vais remplir ta fiche de suivi, suis-moi. » Avait-elle dit en pointant celui-ci de l’autre côté de la pièce avant de tenter de m’expliquer son pouvoir. « Pour ce qui est de mon « don » comme tu dis... Je suis une nymphe moi aussi, mais c'est plutôt compliqué. Je peux contrôler l'influence du t... » Elle s’interrompit avant de finir. Bien évidemment, les deux abrutis derrière la porte mettait le zbeul en rigolant comme des hyènes… « Excuse-moi tu veux bien ?



Je soupirais en hochant la tête, à son visage, je pouvais voir qu’elle en avait parfaitement marre de ce genre d’élèves. Ce que je ne peux bien évidemment pas lui enlever, parce que je suis exactement du même avis qu’elle. Par contre, je sens qu’ils vont prendre cher. Très cher. J’hochais à peine que la voilà déjà partis à leurs rencontre, je ne peux pas voir ce qu’il se passe, mais les rires se sont tut. J’entends ce qu’elle dit, et je peux vous assurer un truc. Non, ils ne rigoleront pas avant un moment. Ah. Elle a dut leur foutre la trouille de leur vie, parce que d’ici j’entends leurs bruits de pas, et ils ne sont clairement pas en train de marcher. Hm, la revoilà de retour. Attendez deux secondes. Elle a la joue ouverte, et un fin filet de sang coule de là. Me dites pas que ces petits merdeux ont osés… Putain, les salauds. Vaut mieux pas que j’en choppe un. Parce qu’il comprendra vite son erreur.

Elle partit se rasseoir à son bureau, mais je ne pouvais m’empêcher, de fixer sa cicatrice. Elle a l’air de s’en moquer, comme si c’était… Naturel ? Je me place à côté d’elle, le temps qu’elle s’occupe de mon dossier. Si je devais compter le nombre de fois où l’on m’a demandé mes informations personnels pour remplir des dossiers médicaux à mon sujet. J’crois bien qu’il est plus gros que le dossier des bêtises de tous les Origines depuis plusieurs années. J’abuse peut-être un peu. Mais il faut dire que j’ai fait de sacrés conneries dans ma vie.

Désolée pour ce contretemps, on aura bientôt fini. Iezawa... Asakura tu avais dit ? Classe, âge ? Ça m'aidera à trouver ton vrai dossier, j'ai aucune idée de là où il peut bien être, je m'occuperai de toute recopier dedans en temps voulu.



Je fixe un instant la feuille sur laquelle elle était prête à écrire, et en regardant le prénom, je la pris, pour la poser sur une pile à côté, ce n’était pas la mienne, et elle n’était pas vierge. Autant ne pas la handicaper avec une fiche en désordre. Je regarde la feuille d’un peu plus près, avant de me rendre compte, qu’il s’agissait de la sienne. Les informations de base y étaient bien évidemment inscrite, quant à la liste de blessures, c’était à s’y arracher la tête ; Avec tout ceci, je pense que son médecin a dut avoir beaucoup de boulot.

Désolé, seulement cette fiche était déjà utilisé, alors, autant éviter de réécrire la même chose plus tard. Que vous n’ayez pas trop de boulot supplémentaire. Iezawa Asakura, 18 ans, Origine, tout comme l’autre idiot de tout à l’heure. Malheureusement. Hum, pour vous aider, pour mon dossier, il me semble qu’il s’agit du dossier U128. Par contre, je ne suis sûr de rien.



Je ne peux m’empêcher, de regarder sa joue, et cette marque. Ce sang. Putain. Fait chier. J’avance ma main doucement, est-ce que j’ose ? Après tout, ce n’est pas comme si je m’étais gêné pour me coller à elle ou bien lui remettre les cheveux en place, sans demander. Pfuh, je suis plus à ça prêt, si ? Oui, non. Je prends un mouchoir dans ma poche pour venir essuyer rapidement le sang. Puis je commençais à caresser sa joue avec ma main. Damn, ça me pique dans le bras. C'quoi cette merde ? Hum, on verra ça plus tard. J'plus trop la tête à ça. Elle en aura vue des vertes et des pas mûres. Quand on dit que c’le cordonnier le moins bien chaussé, c’est un euphémisme. Le médecin du lycée c’est la personne la plus amochée de la planète.

Hum, c’est eux qui ont fait ça…?


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MessageSujet: Re: Le médecin malgré lui, et le malade imaginaire. || Pv. Kristal Mer 19 Oct - 22:12


Alors qu'elle attendait patiemment, l'oreille tendue, son stylo prêt à noter ce que son patient allait lui dire, Kristal vit le dossier devant elle subitement se dérober sous ses yeux. Iezawa venait de le lui prendre et de le déplacer, pour le poser sur une pile sur le côté du bureau, la laissant pantoise sur sa chaise. Il fallut plusieurs secondes à la jeune femme pour comprendre ce qu'il venait de se passer, son cerveau légèrement ralenti par sa fatigue, avant qu'elle n'entende la voix du jeune homme s'élever dans son dos.

- Désolé, seulement cette fiche était déjà utilisée, alors, autant éviter de réécrire la même chose plus tard. Que vous n’ayez pas trop de boulot supplémentaire.

Kristal se retourna. Depuis quand son patient se trouvait-il derrière elle ? Et de quel droit se permettait-il de la priver de son support d'écriture ? Elle jeta ensuite un coup d’œil au dossier qu'il venait de lui arracher des mains, curieuse de voir à qui il pouvait bien appartenir.

Si son teint avait pu blêmir davantage, il l'aurait probablement fait à une vitesse ahurissante : c'était le sien. Pandore avait dû le laisser là pour commencer à le remplir de ses nouvelles blessures. Ça n'était pas bon, pas bon du tout, ça n'était absolument pas le genre de chose qu'on pouvait laisser traîner n'importe où. Heureusement, l'élève ne semblait pas avoir spécialement fait attention à ce qu'il y était écrit, n'ayant eu la fiche sous les yeux que quelques instants. Intérieurement toutefois, la nymphe avait envie de se frapper la tête contre un mur : ce genre d'erreur ne devait absolument jamais se réitérer ici, de ça elle allait s'assurer.

- Iezawa Asakura, 18 ans, Origine, tout comme l’autre idiot de tout à l’heure. Malheureusement. Hum, pour vous aider, pour mon dossier, il me semble qu’il s’agit du dossier U128. Par contre, je ne suis sûr de rien.

Kristal cligna des yeux, emmagasinant ces nouvelles informations, sans masquer une certaine surprise qui la coupa dans sa colère interne envers elle-même. Il était plutôt peu commun que des patients connaissent leur numéro de dossier, ça devait donc être habituel de la part de ce jeune homme de finir à l'infirmerie. Elle n'était pas sûre de ce qu'elle devait en déduire à propos du jeune Origine, mais sa fatigue et son mal de tête lui convainquirent de ne pas trop s'attarder sur la question. Elle se contenta donc de rapidement attraper un post-it sur son bureau pour noter les informations que son patient venait de lui donner : tant pis pour son dossier, elle s'en occuperait plus tard.
Alors qu'elle griffonnait rapidement les données qu'il venait de lui livrer pour ne pas les oublier, la jeune femme ne vit pas son patient légèrement bouger à ses côtés pour attraper quelque chose dans sa poche. C'est pourquoi elle ne s'attendit absolument pas à soudainement sentir quelque chose presser contre sa joue. Elle tourna lentement son visage vers Iezawa, qui retirait un mouchoir de son visage pour ensuite y poser ses doigts, caressant doucement sa joue.

- Hum, c’est eux qui ont fait ça…?

Ce jeune homme était complètement insensé de poser les doigts sur elle dans son état : elle pouvait sentir son pouvoir s'échapper des pores de sa peau et il ne faisait aucun doute qu'il avait dû en absorber une partie en la touchant à l'instant. Ses sens ne la trompaient pas, il n'y avait pas d'autre explication au court instant d'apaisement qu'elle avait ressenti à ce contact.

Kristal planta son regard dans celui de son patient, fronçant les sourcils d'incompréhension : mais de quoi parlait-il donc ? Et pourquoi posait-il inutilement la main sur elle de la sorte ? Elle le força à s'éloigner d'elle d'une pression des mains sur ses épaules, rompant immédiatement le contact entre eux, cherchant à comprendre ce que sa question signifiait.

- Qui a fait qu... Oh.

Elle s'interrompit pour poser deux doigts à l'endroit même où Iezawa venait de poser sa propre main quelques secondes plus tôt. C'est vrai, sa blessure. Elle avait presque oublié qu'il n'avait pas pu voir la scène qui s'était déroulée entre elle et les deux autres Origines un peu plus tôt, ce devait donc être plutôt étrange pour lui de la retrouver avec une blessure ouverte sans la moindre explication. Mais ça n'était pas une raison pour le laisser faire des gestes inconsidérés pour autant : ça n'était qu'un peu de sang, rien de bien grave, elle sortait de bien pire et elle n'avait pas besoin de lui pour s'occuper d'elle.
Kristal décida de lui adresser un bref sourire de politesse pour excuser son geste de répulsion envers lui, haussant les épaules en essuyant de son pouce un filet de sang qui s'échappait de sa joue.

- Non, non, c'était moi. Je me suis dit que ça irait plus vite comme ça. C'est pas très glamour, mais c'est toujours efficace.

Ne retenant pas un long soupir de lassitude, Kristal porta ensuite sa main droite à son front et massa doucement celui-ci. Elle n'avait pas la force de perdre plus de temps à lui expliquer plus en détail la raison de l'apparition de cette blessure sur sa joue, elle voulait simplement en finir au plus vite, avant que ce patient trop curieux ne repose à nouveau bêtement ses mains sur elle. Elle se pencha alors sur le côté, fouillant rapidement les tiroirs de son bureau, avant d'en ressortir un formulaire à l'attention des professeurs du jeune homme.
Il ne lui fallut pas longtemps pour le remplir, ne cherchant même pas à essayer de rendre son écriture de médecin plus lisible : ses collègues n'allaient pas prendre la peine d'en lire le moindre mot de toute façon, il n'y avait que sa signature qui les intéresseraient. Une fois la feuille remplie, elle releva la tête vers Iezawa, s'adressant à lui d'une voix calme et sereine.

- Par contre, je vais devoir te demander de me laisser maintenant. Ça - elle lui tendit le petit formulaire signé par sa main -, c'est pour ton professeur. Tu peux retourner en cours, mais si jamais tu te sens mal, vas te reposer dans ta chambre.

Elle accompagna ensuite le jeune homme jusqu'à la sortie de l'infirmerie pour lui ouvrir la voie, gardant une distance raisonnable entre eux. Lorsqu'il franchit le seuil de la porte, Kristal l'observa d'un œil absent traverser le couloir, avant qu'il ne tourne et ne disparaisse à son angle. Une fois son patient totalement disparu, elle soupira longuement, massant doucement ses tempes de ses pouces. Il était temps, elle n'aurait pas tenu une minute de plus à faire son travail dans ces conditions. A présent, patients ou non, elle allait retourner se coucher pour un repos bien mérité : pas question qu'on la dérange à nouveau, Pandore n'allait de toute façon plus tarder à revenir.


- Transition subtile de 36 heures -


Depuis la visite impromptue d'Iezawa à l'infirmerie, Kristal avait eut le temps de prendre ses marques dans son nouveau lieu de travail, ayant réorganisé plusieurs tiroirs et étagères afin de mieux s'y retrouver. Elle n'avait pas vraiment eut l'occasion de s'occuper de nombre d'élèves cependant, trop affairée à mettre ses affaires en ordre et à parcourir les dossier médicaux de chacun des élèves de l'établissement, pour être mieux préparée à l'année qui allait suivre. La seule exception devait être le petit Ambroise, patient semi-permanent de l'infirmerie dont le dossier l'intéressait particulièrement.
La jeune femme se sentait mieux. Beaucoup mieux. Ses yeux avaient retrouvé leur couleur noire habituelle, son flanc ne lui donnait plus l'impression d'être en feu, ses bleus commençaient tout juste à se résorber, et son mal de tête avait totalement disparu depuis le traitement des brûlures du jeune Asakura. Bien entendu, Pandore lui avait formellement interdit de retirer le bandage autour de sa tête - et avec raison, d'ailleurs -, et cette obligation commençait déjà à ennuyer la nymphe au plus haut point : elle savait faire attention à elle, elle n'avait donc pas besoin d'afficher ce bandage ridicule alors que sa plaie ne saignait plus. Mais n'ayant pas envie de provoquer une dispute inutile qu'elle savait perdue d'avance avec sa collègue, Kristal se tenait malgré tout à carreaux et ne touchait pas à son pansement, bien que celui-ci la grattait horriblement. Sa peau quant à elle avait repris le peu de couleurs qu'elle affichait en général, lui donnant un peu moins l'impression de ressembler à un cadavre ambulant.

Aujourd'hui le médecin avait passé la majorité de sa matinée enfermée dans son bureau à réorganiser l'armoire contenant les dossiers des élèves de l'établissement. Ce travail avait été long et fastidieux, mais après plusieurs heures à vérifier s'ils étaient bien tous toujours inscrits à Xényla, Kristal voyait enfin ses efforts payer : il ne restait plus qu'une poignée de dossiers à ranger, et elle les avait déjà en main, prête à en finir avec cette tâche ingrate et fort peu intéressante. C'est donc dossiers à la main qu'elle s'interrompit soudain, alors que quelqu'un toquait à la porte de l'infirmerie. Le médecin orienta son corps vers la porte, appelant la personne qui venait d'y frapper à la rejoindre.

- Entrez, je suis dans le bureau !

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MessageSujet: Re: Le médecin malgré lui, et le malade imaginaire. || Pv. Kristal Mer 2 Nov - 0:55

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A plus !

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MJ’avoue que c’est compliqué de vous expliquer comme j’ai envie d’aller attraper un des deux idiots qui se trouvaient à côté, y a pas cinq minutes, mais bon, si je fais une mauvaise chose on ne pourra plus dire de moi que je suis calme, et pacifiste, puis on me ferait irrémédiablement chier pour m’emmener chez le psy, parce que « ce n’est pas dans mon comportement habituel » parce que oui, on en parle pas assez, mais ceux qui cassent des bouches à longueurs de journées sont beaucoup moins emmerdé que le mec qui en a eu marre, une fois dans sa vie. Ce que la logique des gens peut être débile parfois. Quoi qu’il en soit, il faut croire que le médecin scolaire n’est pas totalement en accord avec le fait que je la touche. En même temps, c’est assez étrange, donc c’est compréhensible. Donc après m’avoir poussé par les épaules, elle vint à m’expliquer la venue de cette blessure sur sa joue.

Non, non, c'était moi. Je me suis dit que ça irait plus vite comme ça. C'est pas très glamour, mais c'est toujours efficace.



Pas glamour, c’était vite dit, ce n’était pas moche, juste inattendu ? Par contre, étrangement, même en connaissant la « véritable » raison de cette blessure, l’envie d’aller cogner vite fait sur l’un des deux couillons ne quitte pas vraiment mon esprit, c’est juste en stand-by pour le moment, mais ça vite de me reprendre. Déjà que je me les tapes h24 dans ma classe, alors si j’ai envie de leur mettre une droite à chaque mots qui sortent de leurs bouches, je vais vite en avoir ras le cul. Mais passons.

Par contre, je vais devoir te demander de me laisser maintenant. Ça, c'est pour ton professeur. Tu peux retourner en cours, mais si jamais tu te sens mal, vas te reposer dans ta chambre.



Je prends la feuille de papier en main et me dirige vers la porte en sa compagnie, heureusement qu’il me reste histoire avant d’aller manger. Je pourrais toujours passer le reste de la journée dans mon plumard, sur ordre du médecin. Ce n’est pas exactement ce qu’elle a dit, mais bon, qui peut savoir si je me sens mal au moment où j’sèche les cours ? Personne, de toute façon, on ne fait pas grandement attention à moi dans ma chambre. Blume est plus souvent dehors que dedans, et quand elle est là, elle se balade à moitié à poil, soit elle est pas du tout pudique, soit elle me prend pour une fille, soit elle me remarque pas. Sûrement la première solution.

Allez, plus qu’une heure, après, c’est roupillon pour toute la journée. Quoi qu’y a le repas avant. Ce serait bien de ne pas mourir de faim quand même. Déjà que je suis fin comme un asticot moi. Je ne m’en plains pas hein ? Si c’était vraiment un problème, je me mettrais à manger comme un goinfre, et j’irais à la salle de sport, mais bon, j’avoue avoir une grosse flemme, et puis, je suis bien comme ça.

* 36 heures plus tard *



Bon, moi qui pensait la voir, hier, ça a foiré, j’ai eu droit aux soins de Pandore, très gentille, mais très peu bavarde. Hum, ouais, c’est de mauvais goût. Par contre, je dois admettre que ses cernes m’inquiètent un peu parfois. Hum, elle doit pas beaucoup dormir. Elle a vraiment tout contre elle. Muette et fatiguée. C’est peut-être un peu dangereux pour son boulot nan ? Quoi, que mis à part si elle est un peu lente parfois, elle fait son boulot sans pépins.

Hum, je vais pas rester planter devant la porte pendant huit ans non plus, j’vais peut-être toquer ? J’ai le temps, mais bon. *Toc Toc toc*

« Entrez, je suis dans le bureau ! » J’ouvre la porte et entre « Bonjour, c’est encore moi »



Qui vient faire chier mon monde ! Pour ne pas changer, bien évidemment. En même temps, quand je viens ici, c’est rarement pour faire la causette. Quand j’ai pas un bout de verre planté dans la main, ou que je me suis pas brûlé en me foutant des produits à la con sur le bras, c’est que je suis en train de dormir sérieux. A force ils vont croire que je me fout de leurs gueule, alors que je le fais pas spécialement exprès hein ? J’essaie de survivre dans ce monde de brute, mais bon, c’est compliqué, vu que je suis absolument pas doué.

Je m’approche du bureau du médecin en regardant attentivement celle-ci, elle à l’air d’aller mieux, mais bon, son bandage à la tête m’interpelle un peu. J’approche à pas lent. « Hum, vous avez récupérer depuis la dernière fois ?  Hum… Vous pouvez me prendre en charge, ou vous préférez que j’attende Pandore ? » J’préférais que ce soit vous, mais bon, j’vais pas faire mon casse-couilles. D’ailleurs, tant que j’y pense. « Par contre, sans vouloir paraître malpoli, vous ne m’avez toujours pas parlé de votre pouvoir… » Hum, espérons juste qu’elle ne me trouvera pas chiant, même si c’est totalement le cas.



HRP: J'espère t'avoir donné matière à répondre x__x


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MessageSujet: Re: Le médecin malgré lui, et le malade imaginaire. || Pv. Kristal Sam 5 Nov - 15:30


C'est une figure que le médecin reconnut immédiatement qui se tenait dans l'encadrement de la porte lorsqu'elle se tourna pour voir qui venait de pénétrer dans l'enceinte de l'infirmerie. Un jeune homme plutôt grand, à la coupe de cheveux originale, la peau recouverte de tatouages en tous genres : Iezawa Asakura, le patient brûlé aux produits chimiques dont elle avait dû s'occuper deux jours plus tôt.

- Bonjour, c’est encore moi.

C'est d'un pas lent que le jeune homme avança dans sa direction pour s'approcher du bureau, tandis que Kristal rangeait rapidement les dossiers dans l'armoire, sans toutefois oublier de répondre à ses salutations - courtoisie oblige. Une fois les dossiers tous remis en place, elle vint rejoindre Iezawa au niveau de son bureau, de sorte à ce que celui-ci les sépare : malgré son état de fatigue extrême ce jour-là, elle n'avait pas totalement oublié la curieuse manie du jeune homme à être tactile, chose qu'elle n'appréciait pas particulièrement.
Alors qu'elle observait le nouveau venu dans l'infirmerie, il lui sembla que celui-ci la dévisageait. Mais avant qu'elle ne puisse lui demander quel était son problème, Iezawa reprit la parole, les yeux rivés sur le front de la jeune femme, où son fichu bandage entourait son crâne.

- Hum, vous avez récupéré depuis la dernière fois ? Hum… Vous pouvez me prendre en charge, ou vous préférez que j’attende Pandore ?

Le médecin arqua un sourcil, aussi interloquée qu'amusée des questions de son patient. Voilà qu'on se faisait du soucis pour elle sans raison, c'était plutôt rare, elle n'était pourtant pas une petite nature. Affichant un léger sourire en coin, elle lui fit un signe de négation de la tête. Elle était maintenant en pleine forme, il n'y avait donc plus la moindre raison pour Pandore d'avoir à s'occuper du changement des pansements de ce jeune homme : bientôt, ses brûlures ne seraient plus qu'un mauvais souvenir pour lui. Maintenant que son état s'était stabilisé, elle allait enfin pouvoir user de son don pour s'occuper efficacement de celles-ci.
Elle porta ensuite une main à sa tempe, pour pointer du doigt le bandage qui la recouvrait, avant de donner une petite tape sur le côté de sa tête : il n'y avait rien de plus efficace pour lui prouver que ses blessures se portaient parfaitement bien et qu'il n'avait aucun soucis à se faire de ce côté-là. Elle s'adressa ensuite à lui d'un ton décontracté, pour le rassurer oralement à propos de son état avant de l'informer de la suite de son traitement.

- Je vais très bien merci, ne t'en fais pas pour ça. Pandore n'aura pas besoin de le faire, c'est moi qui vais m'occuper de toi cette fois pour qu'on se débarrasse de ces brûlures pour de bon.

D'un pas lent, le médecin s'approcha de son patient, lui faisant signe de remonter ses manches pour qu'elle puisse voir la raison de sa présence dans cette infirmerie : son bras cloqué et brûlé. Alors que le jeune homme s'appliquait à enrouler la manche de son bras blessé pour qu'elle puisse l'examiner, il en profita pour reprendre la parole, lui rappelant un détail de sa dernière visite à l'infirmerie qu'elle avait totalement oublié.

- Par contre, sans vouloir paraître malpoli, vous ne m’avez toujours pas parlé de votre pouvoir…

La nymphe leva un regard surpris vers lui, étonné qu'il lui repose la question. Mais après un court instant de réflexion, elle se souvint qu'il lui avait expliqué son propre pouvoir sur sa demande, ce qui pouvait expliquer pourquoi il tenait à ce qu'elle lui parle également du sien. Un simple échange d'informations, c'était plutôt compréhensible, il fallait bien qu'ils soient à pied d'égalité après tout.

Elle lui adressa donc un bref sourire, laissant entendre qu'elle allait effectivement répondre à cette question, tout en levant un bras pour lui montrer la paume de sa main droite.

- Tends-moi ton bras.

Une fois que le patient eu tendu son bras devant elle, la jeune femme s'appliqua à défaire les bandages qui entouraient celui-ci, faisant bien attention à ne pas appliquer trop de pression sur les zones brûlées. Tout en faisant cela, elle reprit parole, tâchant d'expliquer au mieux la nature de son pouvoir à ce jeune homme, tout en gardant les yeux rivés sur ce qu'elle faisait.

- Je suis une sorte de nymphe du temps. Je peux contrôler la cicatrisation des blessures, en quelque sorte. Les rouvrir, les refermer. Quand j'active mon pouvoir, j'avance ou recule le temps localement aux niveau des plaies pour contrôler leur rétablissement, ou leur aggravation.

Une fois le pansement totalement retiré du bras du jeune homme, elle le roula en boule, avant de l'envoyer à la poubelle. Elle planta ensuite ses yeux noirs dans ceux de son patient, tout en attrapant doucement son poignet de la main gauche. C'est d'une voix presque amusée qu'elle s'adressa ensuite à nouveau à lui, anticipant déjà la probable réaction de surprise de l'élève.

- Mais rien ne vaut une démonstration, je suppose, tu comprendras mieux.

La jeune femme ferma ensuite les yeux, laissant échapper un soupir silencieux, se vidant l'esprit pour se préparer aux soins de la brûlure. Si elle ne voulait pas traumatiser cet élève, il valait mieux qu'elle garde les paupières fermées durant l'opération, de sorte à ce qu'il n'ait pas à voir l'illumination de ses yeux lors de la propagation de son pouvoir sur ses blessures. La nymphe savait que ce genre de scène pouvait paraître relativement effrayante lorsqu'on n'en avait pas l'habitude.

Après quelques secondes de silence et de concentration, elle avança sa main droite vers le bras brûlé d'Iezawa, jusqu'à ce qu'elle sente qu'elle se trouvait juste au-dessus des cloques. Elle enclencha alors son pouvoir, tout en rapprochant délicatement ses doigts de la peau du patient. Lorsqu'elle rentra en contact avec celle-ci, elle sentit une douce chaleur s'échapper de ses doigts et s'insinuer sous ceux-ci. Connaissant la gravité de la blessure qu'elle avait à soigner et ayant déjà eu à user de ses pouvoirs de la sorte par le passé, Kristal n'eut même pas besoin de rouvrir les yeux pour savoir quand les brûlures avaient fini de se résorber : intérieurement, elle le sentait, elle savait.
Une fois cette opération terminée, la jeune femme referma la propagation de son pouvoir, avant de relâcher le bras de son patient. Elle ouvrit ensuite ses paupières pour planter ses yeux - maintenant devenus violets - dans ceux d'Iezawa, avant de baisser son regard sur son bras. Celui-ci était maintenant redevenu totalement lisse, ses tatouages n'affichant pas la moindre déformation malgré les produits qui les avaient légèrement endommagé avant qu'elle ne s'en occupe. Kristal ne réprima pas le sourire de satisfaction qui vint s'installer sur ses lèvres à cette vision : chose promise, chose due, l'élève n'allait pas avoir à les faire refaire.

Elle relâcha ensuite la fine étreinte qu'elle avait sur le poignet du jeune homme, relâchant son bras pour qu'il puisse l'observer à son tour. Ses yeux étaient rivés sur le visage du patient : comment allait-il réagir à ce qu'elle venait de faire ? Tout le monde ne voyait pas toujours sa méthode d'un bon œil, elle aurait certainement dû lui demander préalablement s'il était d'accord pour qu'elle le soigne de la sorte - après tout, ça n'était pas très « naturel » de faire disparaître des blessures de la sorte.

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MessageSujet: Re: Le médecin malgré lui, et le malade imaginaire. || Pv. Kristal Dim 29 Jan - 1:46

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La fin des soins.

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Je vais très bien merci, ne t'en fais pas pour ça. Pandore n'aura pas besoin de le faire, c'est moi qui vais m'occuper de toi cette fois pour qu'on se débarrasse de ces brûlures pour de bon.



Me voilà rassuré, si elle est prête à se frapper contre le front pour me prouver qu’elle va bien, c’est qu’elle doit effectivement bien aller. Je suis devant le bureau, et je soupire presque de soulagement. Je ne vois même pas pourquoi je m’en fais pour elle. Elle ne me doit rien, et je ne lui dois rien. En fait, je pense presque, que je n’aurais pas dû être là, quand elle s’est foutu sur la gueule avec Dwayne. C’est purement égoïste, ce que je suis en train d’affirmer, mais je suis en train de me faire des plans sur la comète, qui pourrait croire, qu’un jour, l’infirmière et l’élève maladroit finiront ensemble, ou même simplement amis ? Quand on voit la première impression que j’ai pu lui donner, on sait très bien, que non, ce n’est pas possible. Du coup, je risque de m’apitoyer sur mon sort, arrêter de penser à elle, en sachant pertinemment, qu’il ne se passera rien entre nous. -Même si on sait tous, que je ne tiendrais pas ma promesse.-

L’infirmière s’approche de moi, en me faisant signe de remonter ma manche. Je m’exécute, tout en posant ma question « Par contre, sans vouloir paraître malpoli, vous ne m’avez toujours pas parlé de votre pouvoir… » Casse-couilles, le retour. Elle fut apparemment étonnée de cette question, peut-être a-t-elle oubliée ? Elle sourit. « Tends-moi ton bras. » Je m’exécute, de nouveau. Elle retire mes bandages, et je vois encore une fois, l’étendue des dégâts. Comme à mon habitude, je n’ai pas fait les choses à moitié, même si la cicatrisation est déjà en cours. Au moins, je ne sens presque plus les picotements dans mon avant-bras. Et ça ne me dérange en rien pour dormir, alors c’est parfait. Elle répondit à ma question. « Je suis une sorte de nymphe du temps. Je peux contrôler la cicatrisation des blessures, en quelque sorte. Les rouvrir, les refermer. Quand j'active mon pouvoir, j'avance ou recule le temps localement au niveau des plaies pour contrôler leur rétablissement, ou leur aggravation. » Elle envoya valser la boule de bandage à la poubelle, avant de continuer. « Mais rien ne vaut une démonstration, je suppose, tu comprendras mieux. »

Elle ferma ses yeux, et mis sa main au-dessus de la plaie, et au fur et à mesure que je fixais celle-ci, elle se résorba, jusqu’à totalement disparaître, comme si, elle n’avait jamais existé. Je regardais l’infirmière, stupéfait, j’étais habitué à voir des trucs disparaître, -moi-même, par exemple- mais pas des blessures, et pas de cette manière. « C’est… Cool. Je vous suis très reconnaissant. Et j’aime beaucoup la manière avec laquelle vos yeux n’ont de cesse de changer de couleurs. Effet secondaire, je suppose. » Pas le temps de parler plus, voilà que cette foutue sonnerie se met à retentir. Je dois y aller. Je ne peux vraiment pas rester ? Hum, mauvaise idée, elle pourrait penser que je suis seulement là pour sécher. « Et merde. » soufflais-je doucement. « Je dois y aller, encore merci pour vos soins ! » Je détale vite fait, avant de rejoindre mon prochain cours, histoire.


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MessageSujet: Re: Le médecin malgré lui, et le malade imaginaire. || Pv. Kristal Dim 29 Jan - 21:32


Sans grande surprise pour le médecin, le visage d'Iezawa fut bientôt traversé d'un air de stupéfaction totale alors que celui-ci posait les yeux sur son bras fraîchement soigné. Le pouvoir de Kristal avait souvent cet effet sur ses patients, aussi elle ne s'en offusqua pas le moins du monde : elle se rendait bien compte qu'il devait être particulièrement étrange pour quelqu'un qui ne comprenait pas son pouvoir d'en constater les effets sur lui-même.
En fait, en toute honnêteté, elle s'attendait presque à ce qu'il s'enfuit en prenant les jambes à son cou. Mais son patient semblait trop calme pour cela, ce qu'il confirma lorsqu'il prit la parole, gardant un ton étonnamment relaxé.

- C’est… Cool. Je vous suis très reconnaissant. Et j’aime beaucoup la manière avec laquelle vos yeux n’ont de cesse de changer de couleurs. Effet secondaire, je suppose.

À l'entente de ces mots, le médecin porta inconsciemment sa main droite sur sa tempe, juste à côté de son œil. C'était la première fois qu'on lui évoquait le changement de couleur de ses yeux de manière aussi franchement : on se contentait habituellement de ne pas lui faire de remarque, c'était donc plutôt inattendu d'en entendre même une sorte de compliment.
Après quelques secondes de blanc, elle retira sa main de sa tempe, avant de hocher la tête à l'adresse d'Iezawa, prenant la parole quelques instants pour réponse à sa supputation.

- Tu supposes correctement, en effet.

Kristal n'avait jamais réellement su dire si elle appréciait cet effet secondaire lié à son pouvoir, ou si au contraire elle le détestait. Il était sûr qu'avoir une sorte de repère visuel pour se rendre compte de l'état de son pouvoir avait parfois ses avantages, mais il avait clairement également des inconvénients non négligeables. Comme le fait que n'importe qui comprenant un tant soit peu ces changements de couleurs serait en mesure de déterminer son état, et sa propension à pouvoir ou non user de son pouvoir.
Autant dire qu'elle espérait que la plupart de ses patients n'aient pas encore eu la jugeote de réellement noter ces changements oculaires, auquel cas elle risquerait de voir un retour du bâton lui arriver dessus un jour.

Avant qu'elle ne puisse se perdre davantage dans ses pensées, la jeune femme fut interrompue dans ses réflexions par le retentissement de la sonnerie indiquant la reprise des cours, bientôt suivie de deux mots que son patient laissa échapper presque indiciblement entre ses dents.

- Et merde.

Montrant probablement un très mauvais exemple, le médecin sourit, se rappelant du temps où elle-même avait été élève à Xényla. Elle aurait été bien mal placée pour reprocher à Iezawa son langage inapproprié ou son manque de motivation à retourner en cours : elle se rappelait avoir été plutôt loin d'être un modèle par le passé - et encore maintenant, pour tout dire.
Enchaînant rapidement, son patient reprit la parole en hâte, commençant déjà à tourner les talons alors qu'il semblait vouloir se diriger vers la sortie de l'infirmerie.

- Je dois y aller, encore merci pour vos soins !

Encore une fois, le jeune homme s'était adressé à elle avec une formule de politesse, ce qui fit tiquer Kristal, lui rappelant les échanges qu'ils avaient eu quelques jours plus tôt.
Il était temps de clarifier les choses : elle n'avait absolument aucunement l'intention qu'on la vouvoie ici, cela lui semblait bien trop déplacé à son âge.

- C'est mon travail après tout, bonne journée à toi. Et-

Elle n'avait pas eu le temps d'essayer de terminer sa phrase que le jeune homme avait déjà disparu par l'embrasure de la porte, lui coupant toute possibilité de dialogue supplémentaire.
Il avait véritablement détalé plus vite qu'un lièvre face à un chasseur, ç'en aurait presque été comique.

Kristal secoua légèrement la tête de gauche à droite, moitié souriant, moitié soupirant. Ils allaient donc devoir attendre leur prochaine rencontre pour qu'elle puisse lui demander de ne plus la vouvoyer. Son instinct lui disait qu'ils auraient probablement l'occasion de se recroiser par la suite, ça n'était donc certainement pas très grave.

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