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Nous avons tous déjà entendu parler de la légende du Triangle des Bermudes, mais que savons-nous sur ces mystérieuses disparitions ? Les Humains ne peuvent pas y répondre, nous habitants de l'Île du Cœur des Bermudes, nous le pouvons. Les pauvres voyageurs n'ont jamais pu franchir la barrière qui les séparent de notre monde. Comble de leur malheur, seuls les navires et autres objets matériels atteignent l'Île. Les voyageurs sombrant alors dans les profondes abysses de l'Océan. A l'heure d'aujourd'hui nous trouvons encore des manuscrits Humains que nous conservons soigneusement. Beaucoup de nos scientifiques se posent une même question : Avons-nous un lien de parenté avec cette espèce ? Les avis sont mitigés, certains prennent l'exemple des Mentalistes, ressemblant traits pour traits aux Humains et d'autres prennent pour exemple les Hybrides et les Nymphes ne pouvant pas descendre de la race Humaine.Lire la suite ?


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L'incroyable épopée d'un prof et d'un psychiatre [Et Jun ramène sa fraise 8D]

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MessageSujet: L'incroyable épopée d'un prof et d'un psychiatre [Et Jun ramène sa fraise 8D] Dim 24 Jan - 23:29


Maria avait, la veille, reçu un appel de son père. C'était inattendu. Il lui proposait de venir à un repas de famille. Au début, Maria avait ri. Il croyait que c'était une blague, bien que son paternel n'ait jamais eu un sens de l'humour exceptionnel. Qui plus est, ils se parlaient rarement. Mais il était on ne peut plus sérieux. Alors, un peu par provocation, il avait accepté de venir. Il avait proposé à Miranda de se joindre à eux, mais elle avait décliné l'invitation, et lui n'avait pas insisté. Ils étaient tous les deux les "rejetés" de la famille, et nul ne se demandait par quel miracle ces deux-là se retrouvaient à partager leur maison, lieu de travail, et pouvait-on presque dire leur vie.
Maria n'avait pas mis de masque, car c'était inutile avec ces gens-là. Il leur avait souri, avait fait pleurer sa grande-tante après un moment passé seul avec elle dans la cuisine, offensé à trois reprises, et toute en subtilité, sa grand-mère, et, après moult autres petits méfaits, s'était fait mettre à la porte sous le regard désolé de son père, qui avait pourtant tenté de calmer le jeu toute la soirée. Monsieur Leowdaëg aimait son fils, malgré tout. Étrangement, s'en rendre compte avait rendu triste le psychiatre. Pas une grosse tristesse, juste un petit pincement au coeur. Mais ce n'est probablement pas pour ça qu'il était resté dans les bars jusqu'à la fermeture, et n'avait sûrement pas fait en sorte de dessaouler au cours de la nuit. Il s'était dit, quand il avait l'esprit encore un peu raisonnable, qu'un jour on le retrouverait au fond d'un caniveau en train de succomber à un coma éthylique, s'il maintenait un train de vie pareil. Un jour, il arrêterait. Mais pas ce soir-là, ni celui d'après. Quand il aurait le coeur un peu moins oisif. Il n'était pas repassé par la maison, il avait traîné, discuté avec n'importe qui, dragué une femme plus vieille que lui pour lui faire ensuite de la psychanalyse de comptoir. Une fois la dame enfuie - c'était le mot - il était resté seul en songeant que c'était la nuit la plus pathétique de sa vie, et que son père aurait eu honte. Et il avait un peu ri, parce qu'il n'avait pas d'autre solution face à son état lamentable, et que c'est ce qu'il aurait fait face à quelqu'un d'autre, au final.

Ainsi, Maria avait encore bien trop d'alcool dans le sang pour se rendre au travail. Pourtant il le fit - après tout, il était bien parti, pourquoi arrêter les frais maintenant ? - et arriva, pour le coup, très tôt. Bien que très difficilement, parce qu'il avait entreprit de venir au cours de la nuit. Au bout de trois bonnes heures de recherches, il y était. Et arrivé là, ce fut la catastrophe : les couloirs lui semblaient immenses et tordus, il n'avait plus aucun repère pour se diriger dans le lycée. On ne savait par quel miracle il avait bien pu arriver jusqu'ici, d'ailleurs. Et se rendre à son bureau semblait maintenant une terrible épreuve. Il avait envie de s'affaler dans son fauteuil et de dormir. Et pour ça, il allait devoir se battre contre lui-même et son sens de l'orientation plus qu'altéré.

Il se remit à errer, débraillé, instable sur ses bottes à talons. Au cours de son trajet, il se rendit compte qu'il n'avait pas son masque, et une terrible pensée le traversa : et si quelqu'un le voyait comme ça ? Horrifié malgré l'alcool - et peut-être même plus encore à cause de celui-ci - il s'ébouriffa les cheveux et s'empressa de cacher ses yeux. Tout en marchant. L'inévitable chose arriva : trop occupé, l'esprit trop flou pour réfléchir, il ne vit pas les escaliers et tomba avec une petite exclamation étranglée tout à fait virile. Une fois en bas, totalement sonné, il rampa au sol avec force geignements avant de se cogner contre... des pieds ?

- ...Poussez-vous de là... je dois- je dois aller au travail, monsieur !

Ce n'était pas fameux tout ça. Lui qui avait habitué ses collègues aux longs monologues dans le style bourrage de crâne, pleins de gestes et de sourires saugrenus, il espérait que les pieds qui lui faisaient face sauraient fermer les yeux sur son attitude. Ou ne pas le reconnaître. Il s'agrippa sans raison particulière au pantalon de la personne en face de lui, probablement pour tenter de se relever, mais la tâche s'avéra plus difficile que prévu, alors il abandonna. Et se laissa retomber, face contre terre. Le sol était frais et c'était agréable, car il avait chaud.
Fuh. Finalement, il aurait peut-être mieux fait de la faire ce soir, son coma éthylique.

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MessageSujet: Re: L'incroyable épopée d'un prof et d'un psychiatre [Et Jun ramène sa fraise 8D] Lun 25 Jan - 1:03

Une journée longue et ennuyeuse s'annonçait.
Suite à une superbe nuit d'insomnie grâce à ce fichu cerveau qui continuait à me montrer des souvenirs que je devais oublier pour aller de l'avant, je n'avais presque pas dormis. Peut-être 2h, grand maximum.

Ce n'était pas des images tristes en elles-mêmes, mais le fait de me les rappeler était une belle preuve de la tendance vicieuse de mon cerveau.

Résultat : J'étais debout, propre, habillé, et avait mangé avant 6h. J'en avais pas grand chose à foutre si Alexeï s'était réveillé. Si je devais compter le nombre de fois où il m'avait réveillé alors que je travaillais plus tard en faisant son exercice matinal. Bref.

Une tasse café, ou peut-être deux, plus tard j'étais sorti. Autant utiliser le temps que j'avais intelligemment en prenant de l'avance sur mes cours ou un truc du genre. Le lycée était mort.
En même temps, il était 6h15, donc c'était un peu normal. En entrant, je saluai brièvement le gardien.

J'ouvris mon manteau et desserrai mon écharpe, le bâtiment étant trop chauffé à mon gout. D'ailleurs, c'était un des rares jours où je ne portais pas un costume raffiné. J'étais tout simplement en t-shirt turquoise et pantalon noir. J'avais malgré cela, mes éternelles chaussures de ville à talonnettes.

Dans l'escalier qui menait à l'étage où se trouvait ma salle, j'eus le droit à l'évènement le plus improbable qui me soit arrivé dans ce lycée :

Dorefoy venait de se crasher magistralement dans l'escalier pour finir à mes pieds. Comme je savais que c'était lui dans ce bordel? La cape peut-être, ou les cheveux violets incroyablement longs.Beaucoup de choses en fait.

Le pauvre n'était pas dans son état normal à geindre comme cela. Il était pitoyable si j'ose dire.
Accessoirement, il dégageais une très forte odeur d'alcool.
C'était très différent de voir ce cher Leowdaeg habituellement si "imposant", si déterminé et si... Comment dire... Théâtrale? Ramper sur le sol dans un sale état.
Je ne voyais même pas son visage.

-...Poussez-vous de là... je dois- je dois aller au travail, monsieur !

Aller au travail? En voilà une bonne. Cet homme est mort si le principal ou je ne sais qui le trouve complètement ivre sur son lieu de travail. Et puis, c'est pas comme s'il pouvait aider qui que soit dans cet état notre psy.

Il tenta vaguement de se relever en prenant appuie sur mes jambes pour se relever mais échoua lamentablement.

Ce n'était pas franchement beau, ou drôle, à voir. Prenez moi pour un fou, mais je l'aimais bien ce type. Il était drôle à tester les gens de manières improbables. Et puis, j'aimais bien son humour. J'en avais un peu rien à foutre de ses penchants un peu douteux pour le communs des mortels. Dans un sns, je le trouvais sympathique, même si c'était à sa façon.

Au moins, j'avais trouvé quelque chose à faire aujourd'hui.

-Tch. Aller travailler? Mes fesses. Tu devrais aller te coucher oui. Allez, debout.

A ces mots, je l'aidai à se lever. De toute manière, j'étais capable d'en soulever des plus lourds que lui donc ce n'était pas vraiment un défi.

-Il est où ton bureau Leowdaeg?

C'est pas comme si j'allais le ramener jusqu'à son appart', faut pas déconner. Son bureau était bien plus proche. Et puis il suffisait de le fermer le temps que monsieur récupère de sa gueule de bois.
Par contre, je doutais qu'il se soit mit une cuite pour le fun. Il n'allait clairement pas bien.

C'était le comble, je ramassais un psy en dépression.
D'ailleurs, une fois Dorefoy levé, je remarquai qu'il ne portais pas son masque. Quelque chose ne tournait vraiment pas rond. Ce gars sans son masque c'était comme Astrid sans ses livres.

En parlant du masque, je ne savais même pas la couleur de ses yeux avant cela. Ils étaient d'un bleu magnifique (même si je préférais mes yeux argentés). Donc son masque était un choix n'ayant aucun rapport avec son visage, pourquoi pas.

Dorofey était une épave, sérieusement. Il tenait à peine debout. Je me débrouillai donc pour le soutenir, passant son bras sur mon épaule. Nous prîmes la direction de son bureau. Je n'avais pas franchement l'intention de le forcer à me dire pourquoi il était dans cet état. Si il avait quelque chose à dire il le ferait. J'essayais juste de faire en sorte qu'il ne se tue pas d'une manière ou d'une autre en essayant de rejoindre son bureau. Et puis aussi, d'éviter qu'il se fasse virer, sinon, la vie au lycée serait moins drôle. Et mes cours aussi.

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MessageSujet: Re: L'incroyable épopée d'un prof et d'un psychiatre [Et Jun ramène sa fraise 8D] Lun 25 Jan - 20:51

- Tch. Aller travailler? Mes fesses. Tu devrais aller te coucher oui. Allez, debout.

Maria, sur le coup, ne compris pas. Ses fesses ? C'étaient des avances ? Bon, Jun était tout à fait charmant, mais là il ne pensait pas à ce genre de choses. Tenir debout, c'était une priorité. Alors il resta là, perdu entre ses pensées et une réalité un peu houleuse, mais par chance le prof l'attrapa d'une poigne de fer et l'aida à se relever. Wow, ça tanguait pas mal.

- Il est où ton bureau Leowdaeg ?

Il resta silencieux une minute, concentré sur la dure tâche de trouver un équilibre. Jun fit en sorte de l'y aider, ce qui le soulagea d'un grand poids. Il était serviable, tout de même, cet homme. S'il se souvenait de ce geste, il lui épargnerait les ennuis qu'il ne se dispensait pas de causer aux autres êtres pensants de cette Terre, il se le promit.

- Mon bureau ? ... Wah, mon bureau, j'en ai aucune idée... Je le cherchais, puis y a eu des escaliers, d'un coup...


Il désigna lesdits escaliers, coupables de sa terrible chute, avant de hausser les épaules et de poser un regard vague sur son collègue. Quelque chose le frappa soudainement, plus que jamais : cet homme était tout bonnement minuscule. Peut-être que son jugement biaisé accentuait plus encore cet aspect, par ailleurs. Mais la différence entre eux lui parut juste énorme. Alors là, lui qui se sentait complexé par sa aille, il faisait au moins un tête de plus que lui. Et ce même sans talons. Il se souvenait pourtant l'avoir déjà remarqué avant, mais là, ça dépassait tout. Médusé, il le regarda avec de grands yeux et s'exclama :

- Eh mais... mais t'es tout petit !

Il gloussa et lui tapota la tête.

- T'en fais pas, je vais te soutenir, aide-moi à enlever mes chaussures ! De toute façon je tiens pas dessus... c'est elles qui m'ont fait tomber. J'en suis sûr.

Il se pencha pour tenter de faire ça lui-même, mais c'était impossible. Amener la jambe à plus de dix centimètres du sol juste non. Pourtant il voulait enlever ses chaussures, et ce n'était sûrement pas ce "détail" qui l'en empêcherait. Et puis le cou de Jun le dérangeait pour se baisser. Mais il trouva à cela une solution toute simple : la ruse. Il soupira de manière ostentatoire, faisant mine d'abandonner, et pointa une direction au hasard.

- On verra ça après.. Hmh ! On pourrait essayer par là ? Ça a l'air sympa.

Il attendit une seconde que son pilier fasse le premier pas en avant, puis mit innocemment une jambe en travers de son chemin. Le croche-pied eut son effet fatal : l'autre, surpris, perdit l'équilibre, et le psychiatre utilisa son poids pour finir de le faire basculer en avant avec lui. Un obstacle entre lui et le sol ? Simple. Faire tomber cet obstacle. Mission accomplie ! Tout fier, il ne put contenir l'un de ses sourires lubriques, qui pourtant ici n'exprimait que sa joie. pas forcément de retrouver le sol, simplement d'avoir accompli son méfait. Et de pouvoir enlever ses chaussures lui-même ; ce à quoi il s'activa directement, les ôtant n'importe comment, avant de se retrouver bête. Bah oui, maintenant, se remettre debout seul, ça allait être compliqué. Il espérait que leur chute calculée n'allait pas lui offrir les mauvaises grâces de son sauveur, vers qui il se retourna en battant des cils, affichant l'air le plus innocent que pouvait simuler un homme ivre.

- Eh ! je crois que j'ai glissé... J'aurais dû refuser le dernier verre, j'ai du mal à tenir la ligne.

De nouveau, il ria un peu, sans trop savoir pourquoi. À voir si Jun allait lui donner des raisons de se taire ou non - la part lucide de son subconscient ne l'espérait pas.

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MessageSujet: Re: L'incroyable épopée d'un prof et d'un psychiatre [Et Jun ramène sa fraise 8D] Lun 25 Jan - 21:58

- Mon bureau ? ... Wah, mon bureau, j'en ai aucune idée... Je le cherchais, puis y a eu des escaliers, d'un coup...

On était pas mal barrés si notre cher psy était torché au point de ne pas retrouver son bureau.
J'essayais de me remémorer les plans des bâtiments, mais son cabinet n'avait jamais été un endroit que je comptais visiter.

- Eh mais... mais t'es tout petit !

Merci captain obvious. Marre-toi et tu le regretteras un de ces jours. Mon genou dans ta tête, tu verras s'il sera petit. Je suis peut-être petit, mais au moins je tiens debout, moi.

- T'en fais pas, je vais te soutenir, aide-moi à enlever mes chaussures ! De toute façon je tiens pas dessus... c'est elles qui m'ont fait tomber. J'en suis sûr.

-Elles, ou alors les quelques verres de trop que tu as dans le sang. Et puis je te ferais remarquer que tu n'es pas bien grand non plus.

Et non, je n'ai pas besoin d'un association de soutient. Je suis petit, pas handicapé.


Ah. Et je jure que si tu réessaies de me tapoter la tête comme si j'avais 7ans, je le transforme en gnome.


Bon. Dorefoy était en pleine galère à essayer d'enlever ses chaussures. Ah. Il avait l'air d'abandonner. Au final, il pointa une direction du doigt.

- On verra ça après.. Hmh ! On pourrait essayer par là ? Ça a l'air sympa.

"Ça à l'air sympa". On était dans la panade si il fallait chercher le bureau du psychiatre selon les gouts décoratifs de monsieur. Dans un soupir, je décidai de lui faire confiance.

...

Note à soi-même : Ne JAMAIS faire confiance à ce gars. Encore moins s'il est ivre.

...

Tel un sale gosse, il nous avait volontairement fait tomber tous les deux, histoire d'enlever ses fichues chaussures. Et il en était fier.
Cela n'avait jamais été si difficile de garder mon calme.
Et puis je n'avais jamais vu des yeux de biches aussi peu convaincants.

Bon. On va justifier ses conneries avec un "il est juste bourré". Même si au fond, je savais très bien qu'il n'y avait pas que de ça. En plus le bougre se marrait bien, tout sourire sur le sol.

Honnêtement, après m'être relevé, j'eus une petite hésitation. Est-ce que cela valait le coup de le ramasser encore une fois? Mouais, je ne savais pas vraiment quoi mais quelque chose me poussa à le faire. De la pitié sûrement. Mais je ne lui cachais pas du tout le fait que je n'étais pas très impressionné.

- Eh ! je crois que j'ai glissé... J'aurais dû refuser le dernier verre, j'ai du mal à tenir la ligne.

Prends-moi pour un jambon.


-Ah ça oui, et y en a pas qu'un seul que t'aurais dû refuser.

Bon, il était complètement dans son monde. Il riait comme un dindon. Et j'avais décidé (malgré mon envie de lui faire manger sa cape) de le laisser planer. Au moins, il avait l'air moins dépressif que tout à l'heure.

Une fois l’énergumène vaguement sur pieds (encore), nous essayâmes de reprendre la route vers son bureau. Le problème, c'est que je ne savais toujours pas où il était, ce foutu bureau. Cette journée allait être sacrément longue...

-Tu as vraiment aucune idée d'où est ton bureau? T'as pas une pauvre indication sur les alentours de ton lieu de travail?

Poser des question à un type dans cet état semblait peu fructueux. Mais bon, ne savait-on jamais.
J'allais finir par envoyer un sms à un random prof pour trouver le cabinet si ça continuait.

J'étais assez fier d'avoir gardé mon sang froid jusque là. Quelques années plus tôt, je l'aurais sûrement assommé puis traîné jusqu'aux chiottes par les cheveux pour le cacher vaguement. Mes années en temps que profs me servaient donc un peu.

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MessageSujet: Re: L'incroyable épopée d'un prof et d'un psychiatre [Et Jun ramène sa fraise 8D] Mar 26 Jan - 21:21


Maria rassembla tous ses neurones utilisables et réfléchit intensivement. Il faisait cet effort parce que le gentilhomme que faisait Jun l'avait aidé à de nouveau se mettre debout, et qu'en plus, il avait aussi envie de retrouver son bureau, sa petite pièce à lui, qui dans le cas présent ne représenterait pas un environnement hostile, lui, au moins. Là, il ne riait plus, il semblait même plongé en pleine introspection. Puis, comme une voiture fonce sur un lapin au milieu de la route, l'indice lui revint d'un coup.

- Ah ! Oui ! C'est juste en face de la salle de pré... pren... permanence ! J'avais fait un trou dans la porte pour faire du repérage discrètement ! Mais c'est à croire qu'ils sont tous à mourir d'ennui.

Il ne le pensait pas réellement ; enfin, pas entièrement. Il y avait des gens intéressants dans ce lycée, juste pas comme il le voulait. Il était frustré, ces gens qui le laissaient sur sa faim et le fuyaient le frustraient. Mais il ne fallait pas penser à ces choses qui allaient attiser une colère, colère qui s'embraserait bien trop facilement avec tout cet alcool qui brouillait et tordait ses pensées. Il se sentait instable. Et il voulait retrouver son bureau.

- En avant, moussaillon !
Lança-t-il avec conviction, avant d'entraîner son collègue dans la bonne direction.

Soutenu par ce petit homme homme solide, ils arrivèrent vite, car ce n'était pas loin de leur position actuelle. Ensuite il le lâcha et marcha les trois pas qui les séparaient de la porte, après avoir marmonné un "Je vais ouvrir". Il s'appuya au mur pour ne pas perdre l'équilibre à nouveau, et toqua. À l'intérieur, évidemment, rien ne se passa - quel genre de fou se serait introduit dans le bureau du psy, après tout ?
Dubitatif, il chercha de sa main le fameux trou creusé et une fois trouvé, y jeta un coup d'oeil. Après une longue minute d'observation, il se tourna vers Jun, l'air perdu.

- Y a personne !

Eh bien voilà, c'était bien sa veine. Il songea qu'il aurait mieux fait de directement rentrer chez lui. Dégoûté et résigné, il soupira, appuyant son front contre la porte. Il ne savait plus quoi faire. Et évidemment, il ne songea même pas à tenter de se servir de la poignée ; quelle idée saugrenue.


[HRP : Excuse-moi de la courteur ;w;]

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MessageSujet: Re: L'incroyable épopée d'un prof et d'un psychiatre [Et Jun ramène sa fraise 8D] Dim 31 Jan - 16:23

-Ah! Oui! C'est juste en face de la salle de pré... pren... permanence! J'avais fait un trou dans la porte pour faire du repérage discrètement! Mais c'est à croire qu'ils sont tous à mourir d'ennui.

Un trou dans la porte? PARDON?
Cet homme est décidément un spécimen unique. Bon, au moins on était avancés.
Je ne savais honnêtement pas ce qu'il se passait dans son esprit mais je n'avais pas franchement envie de le découvrir en fait.

Le voilà reparti, dans un direction qui ne semblait pas trop improbable en sachant que plusieurs salles de permanence se trouvaient là-bas.

-En avant, moussaillon!

Mouais.

Nous arrivâmes rapidement devant le fameux bureau. ENFIN!
Le psy se décrocha de moi pour essayer d'approcher la porte. Il titubait et se tenait au mur.
Je pensais qu'il allait, je sais pas moi, OUVRIR SON BUREAU? Mais non. C'était tellement plus drôle de regarder à travers le trou dans la porte.

-Y a personne!

Genius. C'est ton bureau, bien sûr qu'il n'y a personne.
Je vous jure que j'avais juste envie de me frapper la tête contre le mur. Ou alors de l’applaudir.
Il était ivre à un point qui le rendait exaspérant.

Il soupirait contre la porte.
Je m'approchai, l'écartai puis tournai la poignée. Son bureau n'était même pas fermé à clé.
Tenant la porte, je lui fis signe de la tête de rentrer.

-Ravi d'avoir pu t'apprendre à ouvrir une porte cher collègue.

J'étais étonné de voir que son bureau soit relativement normal. Après, je n'allais pas me risquer à regarder dans ses tiroirs.

Leowdaeg rentra tant bien que mal dans la pièce.

-Tu devrais juste te coucher. Ton état est pas franchement beau à voir. Par contre, il serait peut-être intelligent de fermer la porte de ton bureau de l'intérieur pour éviter qu'une visite surprise d'un membre de l'administration devienne ta fête d'adieux. Tu as la clé?

J’espérais juste que son cerveau d'homme bourré soit encore capable de comprendre des phrases longues. Même si je n'y croyais pas trop, aux vues de ces prouesses techniques en ouverture de portes.


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MessageSujet: Re: L'incroyable épopée d'un prof et d'un psychiatre [Et Jun ramène sa fraise 8D] Lun 8 Fév - 22:50

Jun fit quelque chose de tout à fait surprenant. Il l'avait touchée, et la porte s'était ouverte. Cet homme avait des dons. De vrais dons. Peut-être était-ce son pouvoir ? Arh, Maria ne se souvenait plus. Pourtant, il s'était renseigné sur tout le personnel du lycée, ça il s'en souvenait. mais si on lui avait posé la question maintenant, il aurait été capable de répondre que le petit homme était bibliothécaire.
Il tituba jusque dans la pièce sans écouter ce que l'autre lui racontait. Il était juste content de retrouver son bureau, et alla directement s'étaler dans son précieux fauteuil, face contre l'assise, savourant la douce sensation du coussin sous sa joue. C'était beaucoup plus confortable que la devanture du magasin sur laquelle il avait tenté de trouver un peu de repos, plus tôt dans la nuit. Puis il se retourna, balaya le lieu du regard. Quelque chose le dérangeait. Il ne parvenait pas à trouver quoi. Eh mais ! Non... Tout de même pas ?

On vit sur son visage se peindre un air horrifié.

- Mais ! Où est passée ma décoration ?!

Il se précipita vers Jun et vint s'accrocher à lui pour le secouer comme un prunier.

- Jun ! Jun, on a volé mes fouets ! C'est inacceptable ! Il faut que tu m'aides !

Après tout, le jeune professeur n'était pas à ça près. Maria ne se sentait pas coupable. S'il n'avait pas voulu l'avoir dans les pattes, il aurait pu le laisser gisant au bas des escaliers, où l'abandonner dehors. Mais il avait choisi de faire l'âme charitable et de l'aider à revenir dans son bureau, de lui parler, et même pris la peine de le gratifier de quelques petites piques - bien que Maria ne les ait soit pas entendues, soit pas comprises, soit pas prises en compte. Il cessa de le secouer pour prendre une pose de désespoir tout à fait crédible.

- Ah, non ! Je ne puis laisser une telle infâmie se passer ! Jun, qu'ai-je fait de mal ? Est-ce toi, PETIT HOMME, qui a désiré me faire ainsi souffrir ? Le rejet est une solution si simple, et pourtant si efficace pour guider un homme jusqu'à des abysses plus profondes que les ténèbres saillantes de mon âme éperdue ! Comment un corps si menu peut-il contenir de si, ô grandement perfides desseins ? COMMENT ?

Il voulut faire un pas, manqua de choir, se rattrapa à la barre du lampadaire à un mètre de là et, ainsi agrippé, fixa le prof avec de grands yeux accusateurs. Il n'osa pas bouger, car ainsi penché vers le sol il était dans une telle position que le moindre mouvement lui aurait valu une chute. Il remercia donc le lampadaire, grand prince, et poursuivit :

- Oui ! Pour te faire pardonner de ta petitesse d'âme - quoique, pas que -, tu dois m'aider !

Il gloussa encore, fier de sa petite blague, et décida de se concentrer sur le fait de ne pas tomber. Evidemment, dans un moment pareil, s'écraser face contre terre eut été tout à fait ridicule.

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MessageSujet: Re: L'incroyable épopée d'un prof et d'un psychiatre [Et Jun ramène sa fraise 8D] Lun 29 Fév - 17:29

Moi qui espérait qu'il aille bien gentiment se coucher et me foutre la paix, le voilà comme une maman sanglier qui a perdu son enfant. C'était quoi encore son problème? J'allais devenir fou avant la fin de cette journée, moi à ce rythme.

-Mais ! Où est passée ma décoration ?!

Décoration?
J'espère pour toi que tu te fous de moi parce que j'ai pas franchement envie de chercher une de tes possession soit-disant absente selon tes yeux d'homme ivre.

Il couru vers moi, pour venir me secouer en hurlant à la mort.

-Jun ! Jun, on a volé mes fouets ! C'est inacceptable ! Il faut que tu m'aides !

NON NON et encore NON. Je ne me risquerais pas à fouiller dans les tiroirs d'un sadomasochiste à la recherche de ses jouets. C'est HORS DE QUESTION. Il fait ce qu'il veut de son espace personnel, il fait ce qu'il veut de son cul aussi, mais qu'il me laisse en dehors de ses délires!

-Ah, non ! Je ne puis laisser une telle infâmie se passer ! Jun, qu'ai-je fait de mal ? Est-ce toi, PETIT HOMME, qui a désiré me faire ainsi souffrir ? Le rejet est une solution si simple, et pourtant si efficace pour guider un homme jusqu'à des abysses plus profondes que les ténèbres saillantes de mon âme éperdue ! Comment un corps si menu peut-il contenir de si, ô grandement perfides desseins ? COMMENT ?

Ok. J'en était à un point où une envie de lui faire manger ses longs cheveux mauves m’envahissait.

...

PETIT HOMME? Il a cru que j'étais un genre d'association caritative pour psychiatres alcoolisés anonymes? Qu'il pouvait me trash-talk sans que je réagisse? Il se trompait. Mon célèbre sang chaud refaisait gentiment surface.

Irrité au plus au point je le fixait, accroché à sa lampe comme un orang-outang sous sédatif.

-Oui ! Pour te faire pardonner de ta petitesse d'âme - quoique, pas que -, tu dois m'aider !

Je me mis face à lui, bitch face on.

-Faut pas déconner mon gars. Estime toi heureux que le principal ne t'ai pas trouvé à moitié mort sur le sol étalé comme une loque. Tes petits jouets ne concernent que toi et je parie que tu es juste trop ivre pour savoir où tu les a mis. Dans le pire des cas tu les aura laissé dans un de tes bars louches. Ah, et je n'ai pas que ça à faire de te "faire souffrir" comme tu le dis si bien.

Je mis une main sur son épaule.

-Pour ce qui est de ma "petitesse" , tu ferais mieux de tourner ta langue sept fois dans ta bouche avant de parler. Parce que oui, j'ai un esprit perfide même si, non je n'ai pas volé tes "décorations".

A ces mots, je lui fis perdre une douzaine de centimètres.
C'est qui le petit maintenant, hein?
Mon ego satisfait, je le regardais, un sourire en coin.

-Au fait, je n'ai rien de personnel contre toi, j'ai juste un problème avec ta personne alcoolisée. Ah, et à ta place j'arrêterais de m'appuyer sur cette lampe si tu ne veux pas t'écraser une énième fois sur le sol. Ça tangue.

La grande question était, allait-il tomber. J’espérais bien que oui, trouvant que la situation serait plutôt cocasse.



hrp:
 

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MessageSujet: Re: L'incroyable épopée d'un prof et d'un psychiatre [Et Jun ramène sa fraise 8D] Mer 2 Mar - 22:38


Maria le regardait, et l'incompréhension transparaissait dans ses yeux. Il avait l'air totalement perdu, on eut dit qu'il était redevenu un petit garçon qui se faisait gronder. Pourtant, il entendait ce que Jun lui racontait sans comprendre. Des mots vides. Mais il avait comme l'impression d'avoir dit quelque chose qui ne lui avait pas plu. Il gloussa.
Comme si les paroles du prof de littérature avaient été une véritable prophétie, ce qui devait arriver arriva : la lampe bascula, emportant le psy dans sa chute. Il lâcha un petit "Aïe !" aigu en heurtant le sol.

Si, quelques instants plus tôt, il s'était senti tout à fait jovial, là, ce n'était plus le cas. Comme si le choc de la chute l'avait fait basculer dans un tout autre état d'esprit. Les souvenirs de la soirée de la veille, qui avait dorénavant plutôt de airs de confrontation, remontaient. Qu'est-ce qu'il avait pu être ignoble envers eux. Mais qu'est-ce qu'ils l'avaient été avec lui aussi ! Il se prit un violent coup au moral, se releva difficilement, et regarda fixement Jun pendant un bon moment. Il se sentait tout chose, tout bouleversé. Et dans quelques instants, Mr Akatsuki allait regretter d'avoir voulu faire sa bonne action de la journée en venant en aide au psychiatre, parce que Maria se mit à pleurer. Pas une petite larmichette, mais de gros sanglots. De toute façon, il n'en avait rien à faire, il était totalement ivre : il aurait honte plus tard. Là, il avait des choses à expulser, des choses auxquelles il ne pensait d'ailleurs que quand l'alcool déformait sa vision du monde. Sa main gantée désigna le siège de consultation, où, d'habitude, il écoutait les gens parler en réfléchissant à comment améliorer sa décoration.

- Aka...Akustaki... je sais plus ! Assieds-toi là !

Il renifla, ne parvenant pas à se calmer. Après, ce n'était pas non plus comme s'il essayait. De toute façon c'était à peine s'il comprenait ce qui lui arrivait - et ce qu'il faisait vivre à son collègue. Il se jeta sur le canapé pour ne plus avoir à s'occuper de tenir debout. Ça tanguait trop, autour de lui.

- Je te réqui... requivi... réquisitionne ! Maintenant tu t'appelles Mr Leowdaeg. Sauf que t'es plus gentil avec tes clients que lui - vous n'avez qu'à être intéressants aussi. J'ai des perruques quelque part si tu veux... si tu veux rentrer dans le personnage.

Il lâcha une phrase incompréhensible et puis finalement se laissa aller. S'il voulait s'enfuir, c'était le moment.


[HRP : Excuse-moi c'est EXTREMEMENT court, ça ne me ressemble pas xD Si tu as besoin de plus de matière n'hésite pas :3]

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MessageSujet: Re: L'incroyable épopée d'un prof et d'un psychiatre [Et Jun ramène sa fraise 8D] Lun 7 Mar - 21:22

C'était avec une grande satisfaction que je vis le psychologue s'écraser sur le sol à la manière d'une baleine s'écrasant sur une plage.
Spécialement en entendant son gémissement très viril à son entrée en contact avec le sol.
La lampe s'écrasa dans un grand fracas, manquant de peu le psy impuissant.

Je le regardais se relever difficilement, combattant mon envie intense de rire. Une fois debout (quoique qu'un peu tanguant), Dorofey me fixai d'un manière indescriptible. J'en étais un peu perturbé, et m'attendais à... à peu près n'importe quoi en fait, en voyant le personnage.

A peu près n'importe quoi SAUF CA. L'homme ivre s'était mis à pleurer toutes les larmes de son corps.
Et je n'avais pas la moindre idée de pourquoi, et encore moins de comment le calmer.
Je devinais juste que la cuite monumentale de l'homme n'était pas dû à une fête trop arrosée mais plutôt à une phase de dépression.

-Aka...Akustaki... je sais plus ! Assieds-toi là !

J'allais le corriger mais je me ravisai. Ce n'était pas vraiment le moment de faire le chieur.
Il me pointait son siège de consultation du doigt, j'y allai, pas vraiment sûr de pourquoi.

Il reniflait bruyamment et il ne lui fallut pas beaucoup de temps pour aller se crasher sur le canapé. Chouette, j'allais devoir m'improviser psy.

-Je te réqui... requivi... réquisitionne ! Maintenant tu t'appelles Mr Leowdaeg. Sauf que t'es plus gentil avec tes clients que lui - vous n'avez qu'à être intéressants aussi. J'ai des perruques quelque part si tu veux... si tu veux rentrer dans le personnage.

-Non merci, ça ira. Je doute que des cheveux longs comme les tiens m'aillent de toute façon. Et puis je n'ai pas franchement envie de me ridiculiser. D'ailleurs je pourrais tomber sur bien pire en les cherchant.

Le pauvre gars se mit à craquer complètement.
Après toutes ses crasses, je ne savais pas trop pourquoi je m'obstinais à l'aider. Ce n'était pas seulement par pitié en tout cas. Comment dire... Je m'étais habitué à sa présence au fond de ma salle ou un truc du genre. Et puis comment allait-il rendre mes journées moins ennuyeuse si il déprime?

Je m'étais embarqué dans une histoire bien compliquée...
Et puis j'avais aidé deux ou trois élèves avec des petits problèmes mais je n'avais jamais affronté une grosse dépression d'adulte.

Je suis pas dans la merde...


-Je ne suis pas psy, mais si il y a un problème tu peux me parler tu sais? Au pire, tu critiqueras mon manque d’expérience plus tard. Mais bon, si tu ne veux rien dire, libre à toi de faire ce choix. De toute manière je ne suis pas sûr d'être très utile.

L'homme était complètement débrayé, le nez rouge, la respiration interrompus par des reniflement. Je me levai et sorti un mouchoir en tissu de ma poche, je me rapprochai et le tendis à Dorofey.

-Allez, prends. Les reniflements ce n'est pas très glamour, et pas vraiment digne de ta personne.

En effet, vu le personnage.

Dans un coin de ma tête, j’espérais quand même qu'il me dise ce qui n'allait pas. Ça fait du bien quand ça sort. Et puis, ayant un peu eu une vie de merde, j'aurais bien voulu avoir quelqu'un à qui me confier et sur qui pleurer dans mes pires moments. Même si c'est pas très viril.



hrp:
 

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MessageSujet: Re: L'incroyable épopée d'un prof et d'un psychiatre [Et Jun ramène sa fraise 8D] Mar 8 Mar - 22:15


Maria releva la tête pour contempler le mouchoir qu'il lui tendait. C'était gentil. Il s'en saisit et eut tôt fait de souiller le petit carré de tissu. Jun avait raison, les reniflements, ce n'était pas génial pour son image. Il est vrai que cela n'allait pas vraiment de paire avec son habituelle excentricité. Mais il n'était pas prêt de se calmer, et de toute façon, personne ne viendrait le voir aujourd'hui. Tant mieux, car une fois redevenu sobre, il n'aurait pas assumé que ses hypothétiques patients l'aient vu dans un état pareil. Il s'essuya les yeux d'un revers de la main, les joues trempées de larmes. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas pleuré de la sorte. Entre deux hoquets, il lâcha laborieusement :

- Si tu veux pas être psy, lève-toi de ma chaise ! S'il te plait...

Il se leva, marcha difficilement jusqu'à son bureau et fouilla dans les tiroirs. En les vidant, il en sortit des objets et documents divers que jamais quelqu'un d'autre que le psychiatre n'aurait dû avoir sous les yeux. Pauvre Jun. Enfin, après de fastidieuses recherches, il trouva ce qu'il voulait : des élastiques. Il s'attacha vite les cheveux en un chignon bordélique, se débarrassa des vêtements qu'il avait en trop - il se sentait étouffer comme ça. Ainsi, une fois sa tenue réduite à une chemise et un pantalon, et comme il ne se sentait pas le courage de retourner sur le canapé, Maria s'allongea sur le bureau. Il ne se sentait pas bien debout. Il ne se sentait pas bien tout court. Recroquevillé, le regard dans le vide et mouchoir à la main, il ne bougea pas pendant quelques longs instants, savourant le fait d'être de nouveau couché. Il se moucha.

- Mes problèmes sont banals. C'est ça le pire, ils sont banals ; Jun, tu te rends compte, moi banal ?! C'est un comble !

Il abattit un faible poing sur le bureau, histoire de montrer à quel point il était offusqué. Comme il était concentré sur ses paroles, à rassembler les mots et fabriquer des phrases compréhensibles, il pleurait un peu moins fort. Il reprit sans attendre :

- Si j'étais dans mon bureau, en tant que patient... je me trouverais terriblement ennuyeux. Ma famille m'en veut ? Pffff. Les tensions familiales, il y en a dans tous les foyers. Cela dit ils auraient pu couper les ponts, c'est pas sain, de garder contact quand on entretient autant de rancœur envers quelqu'un. Je devrais leur conseiller un rendez-vous à double tarif. De toute façon c'était ma mère la plus importante, et tu sais quoi ? (il leva l'index) Bah elle se souvient même plus de moi ! Alors... alors....

Ah, le voilà qui se remettait à sangloter plus fort. Déjà qu'avant, c'était difficilement compréhensible, là, il n'arrivait même plus à articuler quoi que ce soit. Il ne parlait jamais de ça, en temps normal. Quand il était sobre, il avait l'impression que ça ne l'atteignait plus tant que ça. Mais là, tout ressortait. Et il y avait même de la colère dans sa voix. Le rejet de Madame Leowdaeg avait toujours été une plaie dure à refermer, peut-être la seule dont il avait réellement conscience. Sûrement parce qu'il se disait souvent qu'il mourait d'envie d'aller la voir. Maria se mit sur le dos, une main portée au front, renifla et souffla un bon coup. Il sentait la migraine poindre au travers du brouillard de son esprit. Merveilleux.

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MessageSujet: Re: L'incroyable épopée d'un prof et d'un psychiatre [Et Jun ramène sa fraise 8D] Sam 23 Avr - 20:33

-Si tu veux pas être psy, lève-toi de ma chaise ! S'il te plait...

-Non non, je n'ai jamais dis que je n'allais pas le faire.


Le pauvre homme était lamentable. Il me faisait pitié au point de presque oublier la raison de ma courte nuit.
Il s'était levé difficilement et était à présent en train de farfouiller ses tiroirs. Je n'avais malheureusement pas eu le choix que de voir toutes les monstruosités logées dans le bureau de Dorofey. J'en avais vu des atrocités, mais c'était un nouveau niveau, ce type avait le mérite d'avoir réussi à me choquer. Et pourtant, je suis plutôt du genre à choquer les gens avec mon humour douteux.

Bref. L'homme torchés eu la bonne idée de s'attacher les cheveux avec l'élastique qu'il avait si durement cherché. C'était une très bonne initiative pour quelqu'un avec de tels cheveux lorsqu'on voit dans quel état de dépression il se trouvait.
Il se coucha sur la table. Soit, c'était une solution comme une autre. Évidemment, pourquoi retourner sur le canapé lorsqu'on à un superbe bureau en pin de première qualité à disposition.

Il y eu un moment de flottement où rien ne se passa. Forcer quelqu'un à me dévoiler ce qu'il n'avait pas envie de dire ce n'était pas franchement mon hobby.

-Mes problèmes sont banals. C'est ça le pire, ils sont banals ; Jun, tu te rends compte, moi banal ?! C'est un comble !

Je doute fortement de la banalité de tes problèmes.

Je ne l'interrompis pas. L'homme (visiblement contrarié) était sur sa lancée. Je lui accordais toute mon attention. Il continua :

-Si j'étais dans mon bureau, en tant que patient... je me trouverais terriblement ennuyeux. Ma famille m'en veut ? Pffff. Les tensions familiales, il y en a dans tous les foyers. Cela dit ils auraient pu couper les ponts, c'est pas sain, de garder contact quand on entretient autant de rancœur envers quelqu'un. Je devrais leur conseiller un rendez-vous à double tarif.

Venant de la bouche d'un sadomasochiste accompli, je trouvais cela relativement cocasse de dire que sa famille faisait des choses pas saines.

-De toute façon c'était ma mère la plus importante, et tu sais quoi ? Bah elle se souvient même plus de moi ! Alors... alors....

Il éclatai à nouveau en sanglot. Ce type n'avait pas du se confier à grand monde avant moi. Je doutais même qu'il aie accepté la chose lui-même. C'était le genre de situation où j'avais l'impression d'être inutile. Il aurait fallut que je sois quelqu'un de mignon et amical pour le consoler comme il se doit.

Je venais de me trouver deux points communs avec ce type en l'espace de quelque minutes. Premièrement, je doutais vraiment d'à quelle point mon père (où qu'il soit) se rappelait de mon existence(bon, je le vivais plutôt bien, moins je le voyais mieux je me portais). Deuxièmement, j'avais aussi un petit soucis d'acceptation de certains évènement (mais je n'en étais certes pas à ce point de dépravation et encore heureux).

Il avait pleuré un bon moment. Et je me sentais un peu con d'ailleurs à ne pas savoir quoi faire. Une fois le chevelu calmé, je pris tout de même l'initiative d'en apprendre plus sur lui. Surtout que parler fait toujours du bien. Au pire il me détestera. J'attendis qu'il se calme.

-Tu peux m'en dire plus à propos de la banalité de ces "petites" tensions? Je n'arrive pas à m'imaginer comment quelqu'un d'aussi extravagant que toi, mon cher Dorofey, puisse avoir des problèmes dignes d'un homme banal comme je le suis.

Reprendre ses propres mots l'aiderait peut-être à me répondre (bien que je ne pensais absolument pas que ce type de problème soient banals).

Il avait éveillé ma curiosité, et puis il ne pouvait plus faire marche arrière de toute façon. Si ne voulait vraiment pas m'en parler, il n'aurait pas du commencer. Et puis il voulait que je fasse le psy donc il était servi.
Il en fallait plus que ça pas froisser un gars spécial de toute manière.

Peut-être que je profitais du manque de lucidité de ce personnage histoire d'un apprendre plus, mais bon, personne ne le saurait jamais. Et puis j'avais toujours été comme ça, c'était dans ma nature.

Le psychologue était franchement intriguant, de par sa personnalité et part son apparence aussi. En plus, l'homme ivre m'avait réellement perturbé : sans son masque il avait l'air d'une autre personne. Je découvrait un nouveau Dorofey. Je me demandais franchement pourquoi cacher un si beau visage derrière ces allures de super-méchant raté? C'était très intriguant.

En parlant dudit masque, je n'avais foutrement aucune idée d'où il était à présent. Mais tant mieux, c'était sûrement la dernière fois que j'allais voir ce visage dans son intégralité.

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MessageSujet: Re: L'incroyable épopée d'un prof et d'un psychiatre [Et Jun ramène sa fraise 8D] Jeu 28 Avr - 23:38


Fort heureusement, Maria n'était pas physiologiquement capable de pleurer indéfiniment. Les larmes finirent par se tarir, et enfin, il se calma un peu. Sobre, il aurait été un peu honteux d'avouer que cela faisait du bien, de décharger ce genre d'émotions, qui plus est devant quelqu'un. Une fois qu'il aurait dégrisé, il allait lui falloir un petit temps d'adaptation avant de pouvoir regarder le professeur de littérature dans les yeux. Mais là, il n'y songeait même pas. Et avec un peu de chance, le petit homme en face de lui serait le seul à se souvenir de cette matinée désastreuse.
Le psychiatre plongea de nouveau le nez dans ses tiroirs, tira la première chose dont la forme lui permettait de se moucher dedans, le jeta dans un coin de la pièce, et se frotta les yeux. Il attrapa l'une de ses babioles, car le contact de ces objets familiers l'apaisait, la gardant toute serrée contre lui. Le silence régnait, peut-être pesant pour Jun, mais salvateur pour Maria et son mal de crâne grandissant. Il sembla cependant qu'une certaine personne préféra le briser :

-Tu peux m'en dire plus à propos de la banalité de ces "petites" tensions? Je n'arrive pas à m'imaginer comment quelqu'un d'aussi extravagant que toi, mon cher Dorofey, puisse avoir des problèmes dignes d'un homme banal comme je le suis.

Tiens, finalement, il se décidait à enfiler le costume du psy semblait-il. Maria poussa une plainte misérable avant de se tourner dos à l'homme qui venait de lui poser cette question fatidique. Il ferma les yeux. Evidemment, il n'allait pas pouvoir y échapper, maintenant qu'il avait commencé. Puis en fait il en avait envie. Miranda elle-même n'était pas au courant de tout ça, Jun serait un pionnier dans la découverte du passé de l'étrange personnage qu'était le psy du lycée Xényla. En plus, il se sentait un peu flatté par ses paroles. La banalité l'effrayait. Il attendit quelques secondes avant de répondre - c'était de bon coeur, n'est-ce pas. Et puis il n'avait plus de larmes à pleurer, c'était déjà ce souci en moins.

- Ça a commencé quand j'étais petit, je n'avais même pas dix ans. Nous passions un repas de famille tout à fait tranquille, et j'étais parti m'amuser seul dans la forêt. Ensuite je me suis réveillé dans une chambre d'hôpital et mon oncle ainsi que ma tante qui devaient nous rejoindre dans la soirée étaient morts dans un accident de voiture.

Il se redressa soudaine et frappa le bureau avec l'objet qu'il tenait en main, qui s'abattit sur le bois avec un grand bruit.

- On m'a accusé ! Tu te rends compte, Jun ?! Accusé pour un meurtre alors que je ne me souviens même pas de la soirée ! Apparemment, ma survie était un miracle après un choc pareil. Tu veux que je te dise, petit homme ? C'est uniquement parce que je suis toujours en vie qu'ils m'en veulent, ils m'en veulent parce que je ne suis pas mort avec eux quand n'ont pas été capables de garder le contrôle de leur véhicule et ont failli me tuer.

Sa voix était rauque, c'était une horreur. Il avait la gorge littéralement ravagée par la soif. Mais il s'en moquait, il voulait parler. Habitué des monologues en temps normal, le goût de la tirade était fort différent quand le récepteur était enclin à l'écouter. Il baissa les yeux sur le truc qu'il avait sorti de ses tiroirs plus tôt sans le lâcher depuis : des boules de geisha. Bouarf, cela restait mignon. Il les posa délicatement sur ses genoux, ses mains les caressant presque avec amour. Même assis, le monde tanguait autour de lui ; il tentait de se concentrer sur son interlocuteur pour ne pas tomber, pâle comme un linge.

- Et devine quoi ? Bien, il ne m'ont toujours pas pardonné. Ma mère a même préféré m'effacer de sa mémoire. Elle a... Elle m'a abandonné !

Son coeur se serra. Là, s'il l'avait pu, il aurait de nouveau fondu en larmes. C'était comme si la trahison de Mme Leowdaeg ne cesserait jamais de le torturer. Il se sentait horriblement faible, et l'état déplorable dans lequel il se trouvait ne devait pas vraiment arranger cela. Pour d'obscures raisons, il gloussa.

- Je ne la vois plus, maintenant, j'en suis incapable, mais ne t'inquiète pas, les autres, je leur donne des raisons de me haïr, maintenant. À chaque fois que je les vois, à petite dose, comme hier soir par exemple, tu vois... C'est ma petite satisfaction, mon petit plaisir. Oh oui, tu peux me croire, petite homme : rien ne me rend plus heureux que quand ils me jettent dehors après une longue soirée passée à travailler chacun d'entre eux ! Ce sont les seuls à s'ennuyer pendant les repas de famille.Il rit, carrément Ça doit leur plaire, puisqu'ils y reviennent à chaque fois après tout, non ?

Son hilarité se calma vite, très vite.Quelques longues secondes, son regard resta vague, il ne dit rien, ne bougea pas, sembla inhabité. Puis Maria revint à sa position allongée, pour fuir la nausée qui venait, peu à peu, s'ajouter au reste. Il focalisait toujours son regard sur Jun, dont l'image était loin d'être claire. Clignant des yeux de manière presque frénétique, sa voix se fit bien plus petite, comme s'il avait honte - ce qui était probablement le cas.

- Mais en fait, je crois qu'ils ont fini par me convaincre que j'avais des raisons de m'en vouloir, je ne sais pas pourquoi, au fond... je crois que je culpabilise. Beaucoup.

Il se recroquevilla légèrement, comme pour se protéger de l'incisif regard clair de Jun. Il n'avait jamais formulé cette pensée à voix haute, et le faire le faisait se sentir comme un enfant fragile. Il se sentait ridicule d'être aussi sensible à la pensée de ces gens qu'il méprisait et qu'il adorait torturer, si fragile et influençable. Ce n'était pas ce qu'il voulait qu'on pense de lui. c'était pas ce qu'il était non plus, probablement. Sauf quand ces fantômes du passé resurgissaient pour lui balancer à la figure tous ses vieux démons. M. Akatsuki avait plutôt intérêt à profiter du moment : ce n'était pas demain la veille qu'on reverrait le psy dans cet état-là.

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MessageSujet: Re: L'incroyable épopée d'un prof et d'un psychiatre [Et Jun ramène sa fraise 8D] Mar 10 Mai - 15:41

A la manière d'un enfant un peu trop égocentrique, le psy me tourna le dos.

- Ça a commencé quand j'étais petit, je n'avais même pas dix ans. Nous passions un repas de famille tout à fait tranquille, et j'étais parti m'amuser seul dans la forêt. Ensuite je me suis réveillé dans une chambre d'hôpital et mon oncle ainsi que ma tante qui devaient nous rejoindre dans la soirée étaient morts dans un accident de voiture.

Ok. Mais encore?

- On m'a accusé ! Tu te rends compte, Jun ?! Accusé pour un meurtre alors que je ne me souviens même pas de la soirée ! Apparemment, ma survie était un miracle après un choc pareil. Tu veux que je te dise, petit homme ? C'est uniquement parce que je suis toujours en vie qu'ils m'en veulent, ils m'en veulent parce que je ne suis pas mort avec eux quand ils n'ont pas été capables de garder le contrôle de leur véhicule et ont failli me tuer.

Paie ta vie de merde quoi.
Accuser un gamin de meurtre lorsqu'il survit à un terrible accident?
Ils avaient tous un pet au casque dans cette famille ou comment ça se passe?

L'homme reprit la parole, tripotant toujours une de ses obscénités stockées dans son tiroir :

- Et devine quoi ? Bien, il ne m'ont toujours pas pardonné. Ma mère a même préféré m'effacer de sa mémoire. Elle a... Elle m'a abandonné !

Moi qui pensais avoir des problèmes relationnels avec mon père, ce n'était rien comparé à ce beau bordel.

Mon visage s'assombrit légèrement à la pensée de cet abruti de père. Lui aussi, nous avait abandonnés maman et moi. Sans même prendre le soin de divorcer.

Je crois que quelque part, j'éprouvais de la... compassion? Pour Dorofey.
D'ailleurs, en parlant de lui, un gloussement malsain s’émanait de lui.

- Je ne la vois plus, maintenant, j'en suis incapable, mais ne t'inquiète pas, les autres, je leur donne des raisons de me haïr, maintenant. À chaque fois que je les vois, à petite dose, comme hier soir par exemple, tu vois... C'est ma petite satisfaction, mon petit plaisir. Oh oui, tu peux me croire, petite homme : rien ne me rend plus heureux que quand ils me jettent dehors après une longue soirée passée à travailler chacun d'entre eux ! Ce sont les seuls à s'ennuyer pendant les repas de famille.

Je tiquai à la énième mention de "petit homme".
Mais les points se reliaient peu à peu.
Je doutais d'à quel point le mot "heureux" avait sa place dans cette phrase.
Il essayait de se convaincre de cela, mais ce n'était pas du tout le cas. Il souffrait. Beaucoup.
Dorofey rit.

-Ça doit leur plaire, puisqu'ils y reviennent à chaque fois après tout, non ?

Dixit le sadomasochiste. Ironie du sort tient.

Je dois avouer que je n'avais pas la moindre idée de quoi faire dans une telle situation.
Lui dire que tout allait s'arranger? Nope nope nope. Par expérience personnelle, je ne pouvait pas dire de conneries pareilles.

Il s'allongea à nouveau.

-Mais en fait, je crois qu'ils ont fini par me convaincre que j'avais des raisons de m'en vouloir, je ne sais pas pourquoi, au fond... je crois que je culpabilise. Beaucoup.

Je n'avais jamais entendu un ton aussi faible et timide chez se cher psychologue. C'en était déconcertant.

-Leowdaeg. Pour commencer, il n'y a aucune raison de t'en vouloir. Je ne vois pas comment un gosse pourrait provoquer ce genre d'accidents volontairement. De plus, même si, imaginons, tu avais un part de responsabilité quelque part : tu as bien assez culpabilisé comme ça, ils t'ont soumis à trop de pression. Et de mon point de vue, renier son enfant est une infamie.

Je fis une pose dans ma tirade.

-Le Dorofey que je connais à un esprit fort et un égo surdimensionné. Et tu sais quoi? Dans ce genre de situation, ne penser qu'à ton cul n'est pas plus mal. Ta famille veulent jouer au plus con, et bien soit. Tu peux très bien le faire aussi.

Je soupirai.

-Après, je ne suis ni psy, ni sage. C'est juste qu'envoyer se faire foutre mes problèmes a très bien marché de mon côté. Je le vis bien.
Dans ton cas, peut-être que parler avec ta mère pourrait aider à faire évoluer votre relation, je n'en sais foutrement rien. D'habitude, l'amour d'une mère ne s'évapore pas comme ça.


Mon non-talent pour se métier était impressionnant.
Le pauvre gars était vraiment dans un sale état en plus.
Il avait l'air si fragile.


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MessageSujet: Re: L'incroyable épopée d'un prof et d'un psychiatre [Et Jun ramène sa fraise 8D] Lun 4 Juil - 23:58


Maria continuait d'éviter le regard de Jun en maturant ses paroles, laissant au silence le loisir de s'installer entre eux. Peut-être était-il tendu, il ne le sentait pas, plongé dans de bourbeuses réflexions. Au final, il se contenta de hausser les épaules.

- Je crois que j'avais étudié des trucs comme ça... L'amour maternel... Ah non ! j'aurais dû, mais j'ai séché les cours ! Bah, de toute façon, à quoi ça sert, des cours, hein ?

Il se redressa, coudes sur les genoux et visage au creux des mains. Il avait oublié qu'il parlait en cet instant à un professeur dont la fonction était précisément de donner des cours, peut-être à cause de l'alcool ou parce qu'il s'était pris au jeu du psychiatre et du patient. Il ressassa une nouvelle fois le petit discours d'Akatsuki. Une infamie, qu'il avait dit. C'était un mot qui lui plaisait.

- T'as raison, c'est pas bien... vraiment pas bien... Mais des fois je me demande si je serais comme ça si tout ça ne s'était pas passé, en fait. Le masque, les menottes, les fous, tout ça.

Il y avait quelque chose de plus clair dans son regard. C'était peut-être la première fois qu'il accordait de l'importance à ce genre de question. Pour lui, la façon dont il avait tourné lui avait toujours paru très bien, et il ne faisait aucun doute qu'il continuerait de s'en satisfaire, mais il avait toujours repoussé une interrogation essentielle : et si ? Non, il n'en serait probablement pas là. Mais quelque chose dans son esprit rendait ces mots inacceptables ; Maria aimait la personne qu'il était devenue, si détestable fut-elle.

- AU moins, je suis intéressant, moi, grommela-t-il plus pour lui-même.

Puis il secoua presque frénétiquement la tête, rencontrant de nouveau le regard de Jun.

- Mais je n'irai pas. T'imagine, ça fait... je sais plus, je sais plus, mais ça fait tellement longtemps que je l'ai pas revue... Ce serait trop étrange. Bizarre. J'en ai même plus envie, de toute façon.

Il se prit le visage entre les mains et souffla, la vésicule biliaire mise à rude épreuve.

- Tu as une mère, toi ?

Et voilà qu'il se mettait à poser des questions. On ne se refait pas, peu importe son état d’ébriété ; Maria restait un psychiatre.

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MessageSujet: Re: L'incroyable épopée d'un prof et d'un psychiatre [Et Jun ramène sa fraise 8D] Dim 30 Oct - 14:54

- Je crois que j'avais étudié des trucs comme ça... L'amour maternel... Ah non ! j'aurais dû, mais j'ai séché les cours ! Bah, de toute façon, à quoi ça sert, des cours, hein ?

Et il me disait ça moi. Soit. Pourquoi pas?
Il se redressa.

- T'as raison, c'est pas bien... vraiment pas bien... Mais des fois je me demande si je serais comme ça si tout ça ne s'était pas passé, en fait. Le masque, les menottes, les fous, tout ça.

Je le sais bien, que j'ai raison.

Mais tout de même, bonne question. Je restais silencieux.
C'était bien beau les supputations mais on en savait rien. On était pas devins.
Il était peut-être tordu dans l'âme à la naissance. De toute manière, il était qui il était, qu'est-ce qu'on en avait à foutre de ses penchants?
Si il était bien dans sa peau, tant mieux. Si il l'était pas bah... Il y avait un truc qui clochait.
J'étais personne pour juger sa vie (bien que personnellement, je n'étais pas du genre à fréquenter le côté SM de la force).

- Au moins, je suis intéressant, moi.

Je souris brièvement en coin.
Tout dépendais de notre définition de ce mot, mais oui en effet, on pouvait qualifier son style de vie d'intéressant.

- Mais je n'irai pas. T'imagines, ça fait... je sais plus, je sais plus, mais ça fait tellement longtemps que je l'ai pas revue... Ce serait trop étrange. Bizarre. J'en ai même plus envie, de toute façon.


Uh?

Aller où?
Je supposais qu'il parlait de sa famille, peut-être une réunion familiale. Mais voilà où était le problème de jouer au psy avec un homme saoul. Il avait tendance à omettre pas mal de "détails".
Il me regarda un instant.

Il finit par enterrer sa tête dans ses mains et soupirer.

- Tu as une mère, toi ?

Je n'avais pas de mots sur le coup. C'était quoi cette question?

Comment d'écrire ce sentiment qui m'avait foudroyé?
Un mélange de choc, de surprise, de mélancolie, de nostalgie.
Après l'avoir dévisagé un instant, je lui répondit :

- Comme toute personne normalement constituée, je suis bien sorti de quelque part ouais. Mais puisque ta question est au présent, non. Je n'ai plus de mère.

C'était quoi ce délire? Mon but c'était pas d'étaler ma vie à un psy ivre. J'avais accepté ma situation depuis longtemps, j'avais juste pas besoin qu'on me la rappelle.
C'était moi qui devait poser les questions normalement.

-Sinon, tu m'a dis que tu "n'irais pas". Où donc? Tu m'excuseras de mon changement de sujet, mais ma vie est loin d'être aussi "intéressante" que la tienne. Histoire banale, maladie, tout ça. Rien de bien folichon.

On me l'a faisait pas à l'envers à moi. C'était son idée de jouer au psy et au patient donc il avait pas a changer les règles du jeu. Je lui avais déjà donné plus d'informations qu'il n'en fallait.
Et, si déjà je pouvais en découvrir plus sur cet étrange personnage autant en profiter.

Je ne m'étais jamais intéressé à ce gars avant. Il était louche, certes, mais j'en avais pas grand chose a foutre.
Cette journée était en train de changer cela. Malgré moi, je m'étais mis à m'intéresser à son cas.
C'était un concept de le découvrir de cette manière mais en soi, par trop déplaisant. Je m'étais attendu à bien pire en le ramassant tout à l'heure.
Après, ça ne voulais pas dire que j'appréciais Dorofey. Il me laissait quand même pas mal indifférent en fait. Je n'avais pas spécialement envie de faire ami-ami avec, mais je n'avais aucune raison de le détester non plus (bien qu'il soit quelqu'un de bien trop bruyant et extravagant pour moi).

J'espérais juste qu'ivre comme il était, il n'allait pas se mettre à fouiller dans ma vie en me posant des questions. Il avait des standards, sobre. Mais là...?
Avec mon manque de sommeil ça allait me donner envie de le frapper, c'était quasiment certain.

hrp:
 

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