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Nous avons tous déjà entendu parler de la légende du Triangle des Bermudes, mais que savons-nous sur ces mystérieuses disparitions ? Les Humains ne peuvent pas y répondre, nous habitants de l'Île du Cœur des Bermudes, nous le pouvons. Les pauvres voyageurs n'ont jamais pu franchir la barrière qui les séparent de notre monde. Comble de leur malheur, seuls les navires et autres objets matériels atteignent l'Île. Les voyageurs sombrant alors dans les profondes abysses de l'Océan. A l'heure d'aujourd'hui nous trouvons encore des manuscrits Humains que nous conservons soigneusement. Beaucoup de nos scientifiques se posent une même question : Avons-nous un lien de parenté avec cette espèce ? Les avis sont mitigés, certains prennent l'exemple des Mentalistes, ressemblant traits pour traits aux Humains et d'autres prennent pour exemple les Hybrides et les Nymphes ne pouvant pas descendre de la race Humaine.Lire la suite ?


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Hum... On va plutôt parler de moi [MARIA]

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MessageSujet: Hum... On va plutôt parler de moi [MARIA] Sam 5 Déc - 15:48


Adossée au mur du bâtiment principal, je soupire. Quelle journée de merde. Voilà 2h que j'essaie de faire bosser des glandus d'Origine. Même la MPD ne les branche pas. Pourtant c'est un cours de pratique, pas de théorie. Sérieusement, parfois ils me sidèrent. Je ne sais pas comment Maria arrive à les tenir. Dans tous les cas, me voilà fasse à trois élèves essoufflés et suants. Charmant. Avec une petite grimace, je les juge du regard. Au final, ils ont travaillé. Il suffisait juste de leur mettre la pression. Les attaques surprises leur faisant comprendre que je ne rigole pas sont le meilleur moyen. Désormais, ils se tiendront bien pendant les autres heures. Je le sais. Personne ne me cherche deux fois. Armée d'un sourire tout sauf doux et gentil je m'approche de ses cadavres tremblants, étalés sur le sol.

- Bien. Finalement vous y êtes arrivés. Et je suppose que vous ne recommencerez pas. Maintenant, allez décéder ailleurs que sur mes pieds, la pause déjeuner vient de sonner et je suis attendue.

Ses pauvres petits ont du avoir peur puisqu'en deux minutes les voilà partis. Parfait, je ne serais pas en retard à mon invitation à déjeuner. Maria m'a convoqué dans son bureau pour manger ensemble nos plats communs, préparés hier. Je me dirige donc vers mon lieu de rendez-vous. En passant devant une fenêtre, je ne peux m'empêcher de m'observer. Depuis quelques temps, j'ai changé de style pour les cours. Fini les jupes à froufrous et les baskets de collégienne, place aux pantalons moulants et aux chaussures de femme. Actuellement mon corps est moulé dans une salopette en coton noir aux motifs blancs en forme d'arabesques, et en dessous de cette salopette, un simple tee-shirt violet. Pour parfaire le tout, des bottines à talons noires, des bracelets aux arabesques argentées, des boucles d'oreilles tombantes en argent et en améthyste plus une coiffure très élaborée, mélange de chignon et de tresses. Quel changement cela apporte-t'il à mon image ! Plus personne ne me regarde pareil.

En même temps, j'avoue que je fais ça aussi pour revoir le regard qu'Alexei avait lorsqu'il est venu chez moi. J'essaie donc de le croiser le plus souvent possible sans pour autant me regarder. Juste pour qu'il me remarque. Quelle cruche je fais. Si mon adorable cousin l'apprenait, j'aurais le droit à une analyse complète de la question. Parfois, vivre avec un psychologue, c'est difficile. Dans tous les cas, me voilà dans la salle des profs, prête à attraper mon repas et à la vaine recherche de ce charmant prof de sport. Déçue de ne point le voir, je me rends en silence à l'infirmerie et entre sans un mot dans le bureau de Maria.

- Maria ? T'es là ?

Le bureau semble désert. J'entends la télé quelque part dans la pièce mais n'y prête pas attention. Je fais trois, quatre pas et observe, à la recherche de mon cousin. Pile à ce moment, la porte se referme, à clef en plus. Je fais volte-face, parée à me battre, pour me retrouver avec un psychologue très fier de lui.

- Mais qu'est ce que tu fous, sérieux ? C'est si important que ça le truc que tu veux me montrer ?

Je hausse un sourcil avant de lâcher un soupir. On ne change pas un Leowdaeg, je l'ai appris à mes dépends. D'un rapide geste, j'ouvre ma boîte déjeuner et vais me poster sur le canapé en face de la télé. Au départ, je ne fais pas attention à ce qui passe. Puis, après une ou deux bouchées avec des bruits suspects et étranges en fond sonore, je relève la tête. Écarquillant les yeux, j'en lâche ma fourchette.

- M-mais Maria... C-c'est quoi ce truc ?! Tu veux me faire manger avec ça sous les yeux ?!

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MessageSujet: Re: Hum... On va plutôt parler de moi [MARIA] Dim 13 Déc - 19:54


Maria attendait, collé au mur.
Il regarda l'horloge, l'heure du rendez-vous approchait. Un sourire étira ses lèvres. Il avait hâte que sa cousine se pointe. Tout était en place : l'écran de télévision – qui lui permettait de se rincer l'oeil en patientant – les différents accessoires et meubles bien rangés à leur place, il avait fait du ménage pour recevoir la demoiselle. Il ne devait pas nuire à sa réputation d'homme ordonné, tout de même. Comme il avait encore cinq minute, il se faufila vers le bureau, attrapa l'élastique qui y traînait, et se fit un chignon un peu en vrac, laissant involontairement quelques mèches dépasser. Il se sentait mieux comme ça, plus libre de ses mouvements. Et le chauffage était trop fort dans cette salle.

La poignée se tourna, la porte s'ouvrit. Il s'écrasa plus encore contre le mur pour ne pas se faire repérer. Sa chère cousine entra, tandis qu'il retenait sereinement sa respiration. Tiens, elle devait être un peu ailleurs, elle ne semblait même pas remarquer le film qui passait à télévision. Il haussa un sourcil, intrigué. Il lui poserait des questions plus tard. Il usa un peu de son pouvoir pour alourdir l'ambiance, embrouiller un peu la jeune femme.

- Maria ? T'es là ?

Il ne répondit pas, tout excité et fier de ce qu'il s'apprêtait à faire. Il attendit quelques secondes avant de se jeter sur la porte et la refermer à clef, bloquant ainsi sa cousine avec lui. Celle-ci se retourna d'un coup vers lui alors qu'il plaçait la clé comme un pic à cheveux dans son chignon, lui souriant allègrement. Il adorait quand ses petites fourberies marchaient comme aujourd'hui.

- Mais qu'est ce que tu fous, sérieux ? C'est si important que ça le truc que tu veux me montrer ?

Bien sûr que c'était important, d'une importance capitale, même. Il allait répondre mais elle soupira et se détourna de lui pour aller s'installer sur le canapé. Il en fut presque vexé, mais remit cela sur la distraction de laquelle elle semblait être la proie. Alors, il ne dit rien. Il réfléchissait, essayant de deviner ce qui pouvait occuper ses pensées. Il avait remarqué les efforts qu'elle faisait, ces derniers temps, vestimentairement parlant, même s'il s'était contenté de l'observer sans faire de remarque. Elle entretenait son côté "femme". Ce devait être un homme, son problème. Qui ? C'était cela qui le troublait. Il voulait savoir. Il allait sûrement mener une petite enquête en secret - c'était plus drôle. Sans rien dire de plus, elle commença à manger, et lui à se demander si sa cousine allait satisfaire son besoin de s'occuper aujourd'hui. Mais il fut rassuré quand, enfin, elle réagit :

- M-mais Maria... C-c'est quoi ce truc ?! Tu veux me faire manger avec ça sous les yeux ?! 

Avec un grand sourire, il s'avança à grands pas vers elle, escalada d'un bond le dossier du canapé pour atterrir juste à côté d'elle. Il entoura les épaules de la demoiselle de l'un de ses bras, désignant le programme de la télévision :

- Pardonne-moi, chère cousine, je t'ai menti, c'est vrai. Si je voulais juste passer du temps avec toi, j'aurais pu te harceler un petit peu quand tu rentrais du travail. Eh oui, si tu voulais m'échapper, tu aurais dû réfléchir, dit-il avec un petit rire, agitant un index mesquin devant son visage, mais comme tu es ailleurs en ce moment– je l'ai remarqué, qu'est-ce que tu crois – j'en ai un peu profité.

Il croisa les jambes, la regardant avec espièglerie. Il défit l'emprise de son pouvoir tandis que, de sa main libre, il appuyait sur le bouton pause de la télécommande.

- Je voulais poursuivre ton initiation. Comme nous sommes de la même famille, nous ne feront pas la pratique nous-même ; en revanche, je vais tout t'expliquer grâce à un documentaire choisi par mes soins !

Maria était tout content de faire partager ses intérêts particuliers, réellement. Surtout avec une personne qu'il aimait. Documentaire n'était peut-être pas le terme que tout le monde aurait choisi, mais là, c'était l'idée. Il garda le bras autour d'elle, ses doigts tapotant machinalement le bras délicat sous sa main.

- N'y vois là aucune offense, se sentit-il forcé d'ajouter, mais c'est important pour moi, et comme tu ne voulais pas, je me suis bien retrouvé obligé d'utiliser la ruse. Mais tu verras, ce sera très intéressant. Encore plus que la dernière fois, d'ailleurs. Je ne te trahis pas, je nous rends service à tous les deux : tu as besoin qu'on te pousse de temps en temps, et tu le sais. Par contre, si tu pouvais éviter de m'appeler Maria, j'apprécierais. Tu sais que je n'aime pas ce nom.

Sur ces derniers mots, il avait pris un air extrêmement sérieux, qui s'effaça immédiatement pour revenir à ses sempiternelles énigmatiques expressions faciales. C'était bien la seule personne qu'il pouvait supporter l'entendre l'appeler par son véritable nom - mais tout de même, il n'aimait pas ça. Il se tenait prêt à remettre le film pour commencer son instruction, regardant Miranda d'un air entendu à travers son masque.

- Alors ? Prête ?

Non, aujourd'hui, on ne perdait pas de temps. Si lui n'avait rien d'autre à faire, il savait qu'elle devait travailler après, et il voulait finir ça aujourd'hui.
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MessageSujet: Re: Hum... On va plutôt parler de moi [MARIA] Sam 27 Fév - 16:06


Évidemment, impossible d'avoir un membre de la famille psychologiquement stable. J'ai un cousin qui ne trouve rien de mieux que d'escalader le dossier d'un canapé pour s'assoir près de moi. Comme si contourner le canapé était trop compliqué pour lui. En plus il m'entoure de son bras. Mec, franchement. Tu veux me faire manger devant un film de cul et tu crois que je vais rester la gentille cousine de tes rêves ?

- Pardonne-moi, chère cousine, je t'ai menti, c'est vrai. Si je voulais juste passer du temps avec toi, j'aurai pu te harceler un petit peu quand tu rentrais du travail. Eh oui, si tu voulais m'échapper, tu aurais dû réfléchir.

Dire que je l'avais pris comme une marque de gentillesse, je m'étais trompée. Ah très cher cousin, tu vas avoir du chemin à faire pour te faire pardonner là. Tu devras au minimum me venir les ongles des pieds et des mains plus m'accompagner dans les boutiques.    

- Mais comme tu es ailleurs en ce moment - je l'ai remarqué, qu'est-ce que tu crois - j'en ai un peu profité.

Un peu ? Il est sérieux ? Non mais soyons honnêtes, il en a carrément profité. L'esprit de solidarité des familles il connaît ? Rah, vraiment, je suis déçue. Enfin, un peu moins puisqu'il a la décence d'appuyer sur pause pendant qu'on parle.  

- Je voulais poursuivre ton initiation. Comme nous sommes de la même famille, nous ne ferons pas la pratique nous-même. Encore heureux, sinon il aurait tâté de mes pieds. Et pas d'une manière agréable, même pour un sado-maso. En revanche, je vais tout t'expliquer grâce à un documentaire choisi par mes soins !

Le documentaire consistant à être un film pornographique destiné à un public sado-masochiste, je m'engage à lui faire voir un vrai documentaire sur la reproduction des suricates en Éthiopie. Il y en a un qui passe Mercredi, je me mettrais un rappel.

- Mais... Ma-
- N'y vois là aucune offense, mais c'est important pour moi, et comme tu ne voulais pas, je me suis bien retrouvé obligé d'utiliser la ruse. Et voilà ! Maintenant je passe pour la méchante. Si quelqu'un entend notre conversation là, je vais être la cousine ingrate qui ne pense même pas à son cousin chéri. Mais tu verras, ce sera très intéressant. Encore plus que la dernière fois d'ailleurs. À savoir que la dernière fois c'était déjà chaud, là j'ai peur. Il n'y a personne de naturellement constitué qui regarde un porno en famille. Personne. Je ne te trahis pas, je nous rends service à tous les deux : tu as besoin qu'on te pousse un peu de temps en temps, et tu le sais. Ah non, j'étais pas au courant désolée, mais c'est gentil de me l'apprendre. Par contre, si tu pouvais éviter de m'appeler Maria, j'apprécierais. Tu sais que je n'aime pas ce nom.

Je soupire. Lui et son stupide complexe aussi. Pourquoi tenait-il temps à se faire appeler Dorofey ? C'est moche Dorofey, Maria c'est mieux. En plus Maria-Miranda ça rend mieux que Dorofey-Miranda.

- Alors ? Prête ?

Ouais, non. Là c'est trop. Je me lève d'un bond et le regarde dans les yeux. Enfin dans le masque puisque je ne vois pas ses yeux.

- Mais enfin Ma... Dorofey ? Qu'est-ce qui te prend ?! Tu es psychologue, non ? On t'apprend pas la signification du mot non dans ton métier ?!

Je secoue la tête. Il a beau être gentil, faut pas pousser mémé dans les escaliers quand même. Même si elle le mérite. Je me dirige vers la porte en continuant de parler fort. Attention, parler fort. Je ne cris pas. Pas du tout.  

- Je ne vois pas pourquoi je resterais là.
Je tente d'ouvrir la porte mais évidemment elle est fermée. Donne-moi la clé.

Pas de réponse. Je me retourne vers lui et fronce les sourcils.

- Dorofey, c'est fini les conneries, donne-moi la clé........ S'il te plaît.


Toujours rien. Je lâche un gros soupir en comprenant que j'ai perdu. Mon cousin ne lâche jamais, dès qu'il a une idée en tête il y va jusqu'au bout. Je reviens vers lui en traînant un peu des pieds et en faisant claquer mes talons.

- Bon... Ok... Je veux bien regarder 10 minutes mais pas plus.

Je m'assois à côté de lui, sachant pertinemment qu'il est fier comme un paon. Il a gagné et il aime ça. Par contre il m'a coupé l'appétit. Je mangerais après, en salle des profs. Je range en vitesse mes petites boîtes en jetant des coups d'oeil discrets. Mon dieu mais c'est quoi ce film ? Je ne peux pas rester comme ça trop longtemps, ce n'est pas possible. Il faut que j'instaure une conversation sinon je vais disjoncter. Tiens il a dit quelque chose tout à l'heure.

- Hum, tu disais quoi à propos de la distraction tout à l'heure ?

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MessageSujet: Re: Hum... On va plutôt parler de moi [MARIA] Mar 1 Mar - 23:03


Maria ne s'attendait pas à voir sa cousine bondir de la sorte hors du canapé.

- Mais enfin Ma... Dorofey ? Qu'est-ce qui te prend ?! Tu es psychologue, non ? On t'apprend pas la signification du mot non dans ton métier ?!

Il était content qu'elle ait pris la peine de se reprendre sur son nom - même énervée, elle y pensait, c'en était presque touchant. Quant au mot non, il était prêt à lui ressortir sa thèse de 80 pages à ce sujet, qu'il avait pondue lors de sa troisième année à l'Université. Mais franchement, personne n'avait envie de la lire. Il se demandait comment son prof avait bien pu prendre la peine de lire un tel devoir. Alors, plus amusé qu'autre chose, il la suivit du regard tandis qu'elle s'élognait vers la porte.

- Je ne vois pas pourquoi je resterais là. Donne-moi la clé.

Il étouffa un petit rire devant cette situation plus que cocasse. Sous son regard foudroyant, le psychiatre s'était empressé de lui tourner le dos, faisant mine de bouder. Il avait même croisé les bras pour plus de crédibilité. Elle voulait sa clé ? Ah ! Il faudrait venir la chercher dans ses cheveux ! Et il mettait Miranda au défi de penser à cette cachette.

- Dorofey, c'est fini les conneries, donne-moi la clé........ S'il te plaît.

Il sourit. "S'il te plait", ça annonçait sa victoire future. Il n'avait aucun remord, absolument aucun. Il fallait ouvrir cette jeune femme à d'autres cultures, et il ne reculait jamais devant les obstacles ; s'il devait faire la princesse capricieuse pour obtenir ce qu'il voulait, il n'y voyait aucun inconvénient. Ce petit jeu l'amusait, même. Miranda le savait, et c'est pour cela qu'elle allait céder, et qu'il en était conscient. C'est aussi qu'avant même qu'elle ne parle, tout simplement en l'entendant soupirer, il se décala un peu pour lui laisser sa place sur le canapé.

- Bon... Ok... Je veux bien regarder 10 minutes mais pas plus.

Il lui adressa un sourire éclatant, narquois. 10 minutes ? C'était plutôt pas mal. Mais il était surtout content d'avoir gagné la bataille. Il avança au moment le plus intéressant - eh, il le connaissait pas coeur, ce film-ci, il savait donc parfaitement ce qu'il devait montrer. Il savait qu'elle était mal à l'aise, bien entendu, et il adorait ça. Il observait. Par ailleurs, il ne fit pas de remarque en l'entendant ranger discrètement son repas - il épiait le moindre de ses faits et gestes - mais s'en sentit un peu vexé. Ce n'était en rien répugnant, le sadomasochisme. Et sûrement pas au point de donner la nausée.

- Hum, tu disais quoi à propos de la distraction tout à l'heure ?

Il lui jeta un regard en coin, dorénavant contrarié. Elle avait tenu cinq minutes. Il hésita quelques instants avant d'éteindre le téléviseur, l'air blasé. Tant pis ; elle y échappait cette fois, mais il ne lâcherait pas le morceau. La pauvre Miranda était loin d'être sortie d'affaire. Ce fut au tour du psy de soupirer. Tourné, face à elle, jambes croisées et coude appuyé sur le dossier du canapé, il piocha dans le contenu de son assiette. Il avait pris ses airs de vraie drama queen.

- Miranda, Miranda, Miranda ! Pas besoin d'être psy pour voir ce genre de choses.

Il se leva, la désigna toute entière d'un grand geste.

- Regarde-toi ! Où sont passées tes jupes à froufrous ? Tes chaussures plates ? Ah ! Pas la peine de répondre. (il eut un sourire mi-amusé mi-moqueur) Je sais déjà que tu les as mis aux oubliettes pour attirer l'attention de quelqu'un. L'attention j'ai dit ? Non, L'admiration !

Il avait levé les bras dans un grand geste théâtral, comme à son habitude. Sa cousine ne devait même plus s'en émouvoir. Il se pencha vers elle, les yeux plantés dans les siens.

- Tu as toujours joué sur ce côté petite fille auparavant, pour te démarquer, ou parce que tout simplement tu aimes bien ça ; tu n'y aurais pas renoncé pour rien, et pas même pour paraître plus crédible auprès des élèves. En plus, tu fumes plus que d'habitude. Tu n'as même pas soupçonné la machination derrière mon invitation. Au lieu de te jeter sur moi pour me prendre la clé de force et sortir, tu as abandonné : quelque chose t'a vidé de ta hargne habituelle. Là, tu essayes de changer de sujet pour te décharger. Peut-être que tu te sens ridicule au fond, et que tu ne sais pas à qui en parler, mais que tu as besoin de le faire pour y voir plus clair ? Classique.

Il marcha sur la table basse pour aller jusqu'à son bureau, fit de même sur ce dernier, et s'assit dans son siège de consultation, où il avait pour habitude - façon de parler, vu le peu de patients qu'il avait - d'écouter les gens se confier. Aujourd'hui, il n'avait pas envie de s'ennuyer à contourner le mobilier. Tout en tripotant un objet non recommandé au commun des mortels placé sur son bureau, il poursuivit :

- Bien, tu n'as pas rendez-vous, mais je ferai une exception, pour la famille ! (il gloussa) J'aimerais savoir qui c'est, parce que ça, vois-tu, je n'ai pas encore mené ma petite enquête. Et aussi pourquoi. Et comment. Et tout ce que tu voudras d'autre. Personne n'est censé passer de toute façon.

En effet, il avait tout son temps. Et il ne comptait pas le dire, bien évidemment, mais il aurait annulé tous les rendez-vous du monde pour aider sa cousine à comprendre ce qu'il lui arrivait. Et puis il voulait savoir ; si elle tombait sur n'importe qui, il se devait de remédier à la situation compromettante. Maria passerait la situation au peigne fin.
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MessageSujet: Re: Hum... On va plutôt parler de moi [MARIA] Dim 24 Avr - 14:10


Pourvu qu'il comprenne, qu'il arrête ce fiche film et qu'il me réponde. Heureusement, j'ai un cousin clairvoyant. Il éteint le film à contrecœur, j'ai vu son soupir. En plus, je suis persuadée qu'il me lâchera pas avec ça, à moins que j'arrive à lui faire oublier. Mais avec ce que je vais lui confier, il y a de grandes chances que ça lui passe au dessus de la tête. J'espère.

- Miranda, Miranda, Miranda ! C'est bon ! Il est entré dans la peau du psy un peu excentrique. Je suis sauvée. Pas besoin d'être psy pour voir ce genre de choses.

Je garde mes yeux fixés sur mes magnifiques chaussures. Comment dire que je suis gênée. Les observations de mon cousin sont toujours si pointues que ça m'en met mal-à-l'aise.

- Regarde-toi ! Où sont passées tes jupes à froufrous ? Tes chaussures plates ? Ah ! Pas la peine de répondre. Je sais déjà que tu les as mis aux oubliettes pour attirer l'attention de quelqu'un. L'attention j'ai dit ? Non. L'admiration !

L'admiration ? Tout de même pas. Enfin je veux dire, je n'espère pas avoir l'admiration d'Alexei. Déjà un regard ce serait pas mal. Mais on se voit si rarement et si je vais chez lui, ce sera très étrange. Alors résultat, j'espère qu'il me remarque un petit peu. Mes élèves ont réussi et j'ai même entendu quelques commentaires positifs, donc il n'y a pas de raisons pour que mon sportif n'y soit pas réceptif. Si ?

- Tu as toujours joué sur ce côté petite fille auparavant, pour te démarquer, ou parce que tout simplement tu aimes bien ça : tu n'y aurais renoncé pour rien, et pas même pour paraître plus crédible auprès des élèves. Évidemment que non ! J'ai ma crédibilité grâce aux menaces mais j'aime trop ma garde-robe. Je m'habille comme ça depuis mes 5 ans et on a beau m'avoir renier de la famille, je ne renoncerais pas à mes origines. En plus, tu fumes plus que d'habitude. Arf, j'avais pas remarqué ça. Pourquoi ai-je un cousin perspicace qui me renvoie dans la face tous mes travers ? Tu n'as même pas soupçonné la machination derrière mon invitation. En même temps, je suis pas tordue au point d'imaginer que mon cousin me séquestrerait dans son bureau pour regarder un film porno. Au lieu de te jeter sur moi pour me prendre la clé de force et sortir, tu as abandonné : quelque chose t'a vidé de ta hargne habituelle. Ma hargne, ma hargne, je t'en pris, je vais passer pour une hyène enragée si ça continue. Là, tu essayes de changer de sujet pour te décharger. Peut-être que tu te sens ridicule au fond, et que tu ne sais pas à qui en parler, mais que tu as besoin de le faire pour y voir plus clair ? Classique.

Bah oui, je sais que j'ai besoin d'en parler pour comprendre. Ce qui m'arrive est indescriptible pour moi toute seule. Il me faut de l'aide pour décortiquer tout ça. Et vu que j'ai pas vraiment d'amis/super copine de la mort, bah je vais voir mon psy tordu de cousin. La famille ça sert aussi à ça. Et maintenant que Dorofey a placé son charmant petit cul sur son fauteuil, on peut commencer.

- Bien, tu n'as pas rendez-vous, mais je ferai une exception, pour la famille ! Trop d'honneur, dis plutôt que tu meures d'envie de savoir ce qui m'arrive. J'aimerais savoir qui c'est, parce que ça, vois-tu, je n'ai pas encore mené ma petite enquête. Et aussi pourquoi. Et comment. Et tout ce que tu voudras d'autre. Personne n'est censé passer de toute façon.

Et puis, vu que tu as fermé la porte à clé, ils ne pourront pas entrer. Mais qu'importe, il faut que je vide mon sac et vite. Je tire une chaise et pose mon fessier dessus.

- J'ai un GROS problème. Vraiment très gros. Et très perturbant. Ça brise totalement tous les stéréotypes qui m'entouraient et tu sais très bien à quel point ces stéréotypes me rassuraient. C'est la fin Maria, je n'y comprends plus rien. Ça a commencé il y a quelques semaines et maintenant je ne pense plus qu'à ça. C'est affreux.

Je pose la main sur le bureau de mon cousin et approche mon visage à quelques centimètres du sien.

- Je crois que... Je suis grave attirée par Alexei Avery, prof de sport et mec imberbe à souhait.

Mes yeux fixent ceux de Maria pour essayer de trouver une réaction. Mais très vite je m'en vais et commence à tourner en rond dans la pièce. Mon sac a commencé à s'ouvrir, il est percé désormais.

- On a passé un peu de temps ensemble et à cause de Fylou -tu sais notre chat que t'as rendu plus barge qu'il ne l'était déjà- on s'est retrouvé à s'embrasser. Et après tout c'est enchaîné très vite, j'ai saigné, il m'a soigné et m'a fait pleins de compliments. Et il m'a fait me sentir femme pour la première fois. Parce que, avouons-le. Les autres hommes de ma vie ont vu en moi une gamine, simplement une gamine. Et bref, ça a pas été plus loin parce que j'étais trop gênée et que je voulais te voir et tout. Mais il a pas de barbe. T'imagines ? Pourquoi je suis attirée par un mec sans barbe. Et c'est pas la petite attirance qui dure un soir hein !

Je reprends la respiration avant de me tourner vers mon cousin.

- T'as compris ?

Vu comment j'ai parlé, je parie que non.    

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MessageSujet: Re: Hum... On va plutôt parler de moi [MARIA] Mer 4 Mai - 19:09


Elle s'assit en face de lui. Bien.

- J'ai un GROS problème. Vraiment très gros. Et très perturbant. Ça brise totalement tous les stéréotypes qui m'entouraient et tu sais très bien à quel point ces stéréotypes me rassuraient. C'est la fin Maria, je n'y comprends plus rien. Ça a commencé il y a quelques semaines et maintenant je ne pense plus qu'à ça. C'est affreux.

Il ne bougea pas, attendant la suite. Il savait tout ça. L'amour était un drôle de poison, sa pauvre cousine en souffrait. Il eut un sourire amusé, pourtant partagé. Il ne savait pas s'il devait trouver cette histoire drôle ou se sentir un peu jaloux. Il ne craignait pas d'être un personnage facilement oubliable, ça non, mais il était sûr qu'un homme dans la vie de Miranda évincerait son rôle de principal soutien affectif. Maria aimait cette place, il s'y était habitué. Et qu'un type arrive comme ça pour la lui prendre faisait naître en lui un sentiment étrange. Un pincement au coeur. Il n'en laissa rien paraître, mais toute professionnalité mise à part, cela le dérangeait. Il craignait un peu la suite.

- Je crois que... Je suis grave attirée par Alexei Avery, prof de sport et mec imberbe à souhait.

...

- On a passé un peu de temps ensemble et à cause de Fylou -tu sais notre chat que t'as rendu plus barge qu'il ne l'était déjà- on s'est retrouvé à s'embrasser. Et après tout c'est enchaîné très vite, j'ai saigné, il m'a soigné et m'a fait pleins de compliments. Et il m'a fait me sentir femme pour la première fois. Parce que, avouons-le. Les autres hommes de ma vie ont vu en moi une gamine, simplement une gamine. Et bref, ça a pas été plus loin parce que j'étais trop gênée et que je voulais te voir et tout. Mais il a pas de barbe. T'imagines ? Pourquoi je suis attirée par un mec sans barbe. Et c'est pas la petite attirance qui dure un soir hein !

Alexei Avery ? Cette espèce de sadique de prof de sport ? Comme tous ses autres collègues, il l'avait espionné. Ce type n'était pas un tendre. Miranda, les mauvais garçon, c'est pour les adolescentes. Il n'était pas amusé du tout. Il ne voulait pas la voir finir femme battue. Puis il sentait l'homosexuel refoulé à plein nez, avec ses treillis et ses manières de bonhomme. D'autant plus qu'en effet, il ne s'apparentait pas du tout au type d'homme que Miranda lui montrait dans la rue avec un filet de bave au coin de la bouche. Il décida de prendre ça du bon coté : c'était... surprenant.

- T'as compris ?

Elle semblait presque à bout de souffle, sous le coup de l'émotion. Maria reprit ses esprits, grimpa sur son bureau et s'assit dessus, les jambes dans le vide. Il regardait sa cousine, souriant comme à son habitude. Bien sûr qu'il avait compris, pour qui le prenait-elle ?

- Mhm. Je vois. Tu voulais me voir avant de prendre un décision, me voilà touché, débuta-t-il sur un ton sarcastique, mais toi, tu y as bien réfléchi ? Tu es sûre ?

Wow. Ça ne faisait pas trop psychiatre, son ton presque inquiet. Reprends-toi Maria. Il se racla la gorge et récupéra ses airs plus théâtraux qui le caractérisaient bien mieux - et avec lesquels il se sentait beaucoup plus à l'aise.

- Chère cousine, tu as déjà les réponses à tes questions, on dirait. D'après ce que tu me décris, j'ai l'impression que tu lui plais au moins autant qu'il te plait à toi. Vous vous êtes embrassés, il t'a complimentée, aidée, et tout le touin touin. C'est habituel, comme schéma. Les stéréotypes qui "te rassuraient", je ne sais pas si tu as remarqué, mais depuis ta rencontre avec cet homme, tu en es sortie de toi-même. Tu as besoin de sortir de ta zone de confort parce que ça ne marchait pas, tout simplement : tu passes un cap dans ton développement personnel, c'est aussi simple que cela. C'est peut-être troublant, mais tu n'as pas à t'en inquiéter, tu as juste à bien gérer le virage. Voici le virage ici : que vas-tu faire de cette rencontre ?

Il leva l'index en l'air.

- Mais moi, j'ai une autre question : pourquoi ne s'est-il rien passé avec lui ? La gêne du moment n'est pas une excuse, Miranda, je te vois venir : cela fait deux semaines. Et j'aimerais qu'il me rende ma parka. Ce n'est pas parce que je ne la mets pas que je n'y tiens pas, glissa-t-il tout naturellement.

Le mystère de la disparition de la parka était levé. Un souci en moins. Il balança les jambes dans le vide, observant la jeune femme, la tête légèrement penchée sur le côté, l'air énigmatique. Elle n'avait plus qu'à maturer ce qu'il venait de lui raconter.
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MessageSujet: Re: Hum... On va plutôt parler de moi [MARIA] Dim 8 Mai - 14:49


Que va-t-il dire ? Je l'attends avec impatience. Vu qu'il monte sur son bureau, je pense que ça ne va pas tarder.

- Mhm. Je vois. Tu voulais me voir avant de prendre une décision, me voilà touché. Mais toi, tu y as bien réfléchi ? Tu es sûre ?

Ces questions, ça veut dire qu'il n'aime pas trop mon choix. Il aurait sûrement préféré quelqu'un d'autre que celui qui, actuellement, fait battre mon cœur bien plus vite. De plus, c'est de l'inquiétude que j'entends ? Maria se ferait-il du souci pour moi ? Ça m'étonnerait un peu mais on sait jamais avec lui. Il est si spécial.

- Chère cousine, tu as déjà les réponses à tes questions, on dirait. Comment ça ? Où ça ? D'après ce que tu me décris, j'ai l'impression que tu lui plais au moins autant qu'il te plaît à toi. Vous vous êtes embrassés, il t'a complimentée, aidée, et tout le touin touin. C'est habituel, comme schéma. Ah bon ? Il veut dire qu'on dirait des gamins ? À tous les coups, c'est ça sa pensée. Les stéréotypes qui ''te rassuraient'', je ne sais pas si tu as remarqué, mais depuis ta rencontre avec cet homme, tu en es sortie de toi-même. Tu as besoin de sortir de ta zone de confort parce que ça ne marchait pas, tout simplement : tu passes un cap dans ton développement personnel, c'est aussi simple que cela. C'est peut-être troublant, mais tu n'as pas à t'en inquiéter, tu as juste à bien gérer le virage. Voici le virage ici : que vas-tu faire de cette rencontre ?

Voilà pourquoi j'aime profondément mon cousin. Il arrive à tout deviner et m'aider quand ça ne va pas. Sans lui, qui reste ma seule famille à présent, je ne serais pas où j'en suis. On s'est retrouvés lorsque je suis arrivée et on ne s'est jamais, au grand jamais, quittés.

- Mais moi, j'ai une autre question : pourquoi ne s'est-il rien passé avec lui ? La gêne du moment n'est pas une excuse, Miranda, je te vois venir : cela fait deux semaines. Et j'aimerais qu'il me rende ma parka. Ce n'est pas parce que je ne la mets pas que je n'y tiens pas.

Ah. La question piège. Je savais qu'elle allait arrivée. Je me mors la lèvre avant de marcher en rond dans la pièce. Je ne sais pas trop comment l'exprimer. Avec quels mots. Il va peut-être me trouver bizarre, ou alors trop normale et s'éloigner de moi. Je soupire et tire la chaise près de lui pour pouvoir poser mes bras sur ses jambes et ma tête sur mes bras. En soupirant de nouveau, je me livre. Un peu.

- Je ne sais pas Maria. Je ne sais pas pourquoi j'ai rien fait. Je crois que j'ai peur, peur de la nouveauté. C'est la première fois qu'un homme de mon âge m'attire. Et qu'il me regarde comme je suis réellement. C'est tellement nouveau mais tellement bien que j'ai envie que ça arrive plus souvent, c'est pour ça que j'ai changé de style vestimentaire, je crois. Mais d'un autre côté est-ce le bon ? Je veux dire, j'ai peur de me tromper.

De toutes petites larmes perlent au coin de mes yeux mais j'essaie de les cacher.

- En vérité, je pense que je n'ose pas aller plus loin tant que tu ne m'auras pas donné ton avis. Je ne me sens pas la force de poursuivre une relation contre ma famille. Tu es ma seule famille désormais. Je ne veux pas te perdre à cause d'un homme.

Ça m'en fait rire, je me redresse en m'essuyant les yeux et tends les bras pour englober la pièce.

- C'est ridicule n'est-ce pas ? Miranda la Cruelle a peur. Si Père et Mère voyaient ça ils penseraient que je mens.

Vraiment, Maria reste désormais mon unique famille. Et j'y suis trop attachée pour le perdre. Même l'amour très certainement réciproque qui nous lie avec Alexei ne pourrait briser ce lien.

- Tu accepterais de le rencontrer ? Comme ça il pourra te rendre ta parka.

C'est peut-être une proposition insensée. Miranda, j'espère que tu ne fais pas de connerie.

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MessageSujet: Re: Hum... On va plutôt parler de moi [MARIA] Lun 9 Mai - 21:44


Miranda, en proie à un fort désarroi, tournait en rond dans la pièce. Il sembla qu'elle finit par se décider et venir s'installer... la tête sur ses genoux ? Hum, oui, intéressant. Cette proximité ne mit nullement Maria mal à l'aise ; ils avaient passé ce cap, depuis le temps. Celle-là, on ne lui avait juste jamais faite dans son bureau. Il se félicita d'avoir fermé la porte à clé, dieu sait ce qu'aurait pu penser de ce tableau une personne entrant à l'improviste dans le bureau du psychologue. Ce n'était pas la gêne et les conventions sociales qui embarrassaient le psychiatre, mais tout de même, les rumeurs allaient vite et cette pauvre Miranda ne l'aurait sûrement pas pris avec autant de dérision que lui.

- Je ne sais pas Maria. Je ne sais pas pourquoi j'ai rien fait. Je crois que j'ai peur, peur de la nouveauté. C'est la première fois qu'un homme de mon âge m'attire. Et qu'il me regarde comme je suis réellement. C'est tellement nouveau mais tellement bien que j'ai envie que ça arrive plus souvent, c'est pour ça que j'ai changé de style vestimentaire, je crois. Mais d'un autre côté est-ce le bon ? Je veux dire, j'ai peur de me tromper.


Il observait la chevelure de sa cousine en maturant ce qu'elle lui disait, attendant avec patience qu'elle lui expose la suite. Oui, il savait écouter parfois. Parfois.

- En vérité, je pense que je n'ose pas aller plus loin tant que tu ne m'auras pas donné ton avis. Je ne me sens pas la force de poursuivre une relation contre ma famille. Tu es ma seule famille désormais. Je ne veux pas te perdre à cause d'un homme.

Tiens ? Il ne s'attendait pas à ce genre de discours. Là, si Maria se taisait, c'était plus par surprise. Ce n'était pour aucun des membres de ce duo un secret, Maria et Miranda s'aimaient beaucoup. Ils ne se connaissaient pas depuis si longtemps que cela, pourtant. Dans leur enfance, ils avaient joué ensemble, puis ils avaient emprunté des chemins différents. Différents, mais très semblables. Pour lui aussi, elle était sa dernière famille. Il y avait bien son père, mais lui aussi avait de la rancune envers lui. Mr Leowdaeg l'aimait, mais jamais il ne pardonnerait à son fils unique de lui avoir enlevé sa femme. Et ça, le fils unique, il le savait parfaitement. Miranda, en quelques sortes, avait sauvé Maria de cette solitude à laquelle sa famille semblait l'avoir condamné, et il en allait probablement de même pour elle. Leur échange de bons procédés s'était changé en lien fort. Comme frère et soeur, pouvait-on dire. Cela lui faisait tout drôle de l'admettre.


- C'est ridicule n'est-ce pas ? Miranda la Cruelle a peur. Si Père et Mère voyaient ça ils penseraient que je mens.


Il leva les yeux au ciel. Parfois, il trouvait entre lui et elle beaucoup trop de similitudes, surtout lorsqu'elle commençait à se répandre en grands gestes de la sorte.

- Tu accepterais de le rencontrer ? Comme ça il pourra te rendre ta parka.


Oh. Ça, c'était violent. La rencontre ? Il ne s'y attendait pas. Il en savait suffisamment sur cet Alexei pour décréter qu'il ne l'estimait pas digne de son intérêt, et savoir maintenant que sa cousine avait des vues sur lui ne jouait pas trop en sa faveur. Il se demandait ce qu'elle lui trouvait. Il n'était pas laid, soit, mais cela ne suffisait pas, comme argument. Il prit trois secondes pour réunir ses idées, et, finalement, haussa les épaules avec un sourire.

- Si tu as envie qu'il fuie, tu n'es pas obligée de faire appel à mes services.

Il gloussa vaguement pour appuyer son ton ironique, et reprit, un peu plus sérieux :

- Non, vraiment Miranda, que veux-tu que je lui dise ? Tu sais qu'il y a peu de chance que je lui trouve un quelconque intérêt, et tu n'as pas envie que je te déballe mon analyse après après discuté avec lui, n'est-ce pas ? Crois-moi, c'est le meilleur moyen d'être déçu de quelqu'un, me demander de le décortiquer. Et ne me demande pas non plus d'avoir une conversation "normale" avec lui, tu sais que je n'aime pas ça, et même pour toi, je ne jugerai pas cet effort nécessaire.

Il descendit du bureau pour se placer en face de la jeune femme, bien plus grand que lui - il portait des talons de la même taille que les siens après tout - et se pencha sur elle.

- Ce que moi je pense, ne t'en soucie pas. Je pense rarement du bien des gens, tu es un cas rare. Et si je venais à trouver l'un de tes petits amis intéressants, je te conseillerais de le fuir au plus vite. En soi, cet Alexei me laisse indifférent ; c'est bon signe, alors tu devrais foncer. Je te certifie qu'il n'est pas sous traitement et qu'il ne cache pas de névroses trop graves. Fais attention aux crises de jalousies, par contre. S'il venait à ne toucher ne serait que l'un de tes cheveux, il aura droit à une petite visite chez le psychologue.

Il arborait un sourire égal à tous les autres en prononçant cette phrase, mais cela ne la rendait pas drôle du tout.

- Ah ! Et j'oubliais : Père et Mère, ce sont des salauds, si je puis m'exprimer dans un langage fleuri.

Sur ce, sa mine se fit plus satisfaite encore. Ce n'était pas très poussé comme analyse, et pas très professionnel d'injurier son oncle et sa tante, mais il lui parlait alors en tant que cousin, pas psychiatre. Il était à noter que Maria employait très rarement ce genre de vocabulaire : le poids de cette pauvre insulte était lourd.
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MessageSujet: Re: Hum... On va plutôt parler de moi [MARIA] Lun 23 Mai - 12:46


Il semble tout sauf heureux de ma demande. Je pense que je peux me la mettre où je pense, je ne pourrais jamais obtenir de Maria de faire une chose qu'il apprécie pas.

- Si tu as envie qu'il fuie, tu n'es pas obligée de faire appel à mes services.

À le voir glousser, je sens que le non sera définitif.

- Non vraiment Miranda, que veux-tu que je lui dise ? Tu sais qu'il y a peu de chance que je lui trouve un quelconque intérêt, et tu n'as pas envie que je te déballe mon analyse après avoir discuté avec lui, n'est-ce pas ? Crois-moi, c'est le meilleur moyen d'être déçu de quelqu'un, me demander de le décortiquer. Et ne me demande pas non plus d'avoir une conversation ''normale'' avec lui, tu sais que je n'aime pas ça, et même pour toi, je ne jugerai pas cet effort nécessaire.

Avec une autre personne j'insisterais sûrement mais je ne force pas Maria. Je le connais suffisamment pour savoir qu'avec certaines choses, il ne faut pas aller loin. Comme les conversations dites ''normales''. Alors quand il se lève pour venir en face de moi, je ne me jette pas à son cou pour obtenir ce que je voulais.

- Ce que moi je pense, ne t'en soucie pas, je pense rarement du bien des gens, tu es un cas rare. Et si je venais à trouver l'un de tes petits amis intéressants, je te conseillerais de le fuir au plus vite. En soi, cet Alexei me laisse indifférèrent ; c'est bon signe, alors tu devrais foncer. Je te certifie qu'il n'est pas sous traitement et qu'il ne cache pas de névroses trop graves. Fais attention aux crises de jalousies, par contre. S'il venait à ne toucher ne serait-ce que l'un de tes cheveux, il aura le droit à une petite visite chez le psychologue.

Bon, au moins je suis protégée par mon cousin. C'est tellement rare qu'il me dise ça clairement que je n'ose pas lui dire que si il quelqu'un me touche sans mon consentement il finit la peau rongée. Enfin bon, ce n'est pas grave.

- Ah ! J'oubliais : Père et Mère, ce sont des salauds, si je puis m'exprimer dans un langage fleuri.

L'insulte est très forte pour Maria si bien que je ne peux m'empêcher de me mordre la lèvre. D'un côté je suis un peu d'accord avec lui car mes parents n'ont rien fait pour comprendre ce qui m'arrivait et la raison pour laquelle j'avais fait ça. Ils ont préféré m'enfermer dans un établissement de fous. On évite généralement de mettre des sains d'esprits avec des dérangés. Parce que dans ma maison pour enfants dangereux, il y avait des cas. Et j'avais du survivre dedans. C'était pas toujours facile et même Maria ne sait pas ce que j'y ai vécu. Mais donc, d'un autre côté, j'ai beau leur en vouloir, ça reste mes parents et j'ai toujours un peu de mal qu'on les insulte à ma place. Moi j'ai le droit, les autres non. Et même si mon cousin n'est pas un autre, ça passe moyennement. Enfin je ne dirai rien.

- Bon... J'ai compris, je me passerai de tes services. Merci quand même. Et ne t'inquiète pas pour les crises de jalousie, j'ai des moyens de le dissuader.

Avec un petit sourire, je lui tape sur l'épaule.

- En tout cas, merci de ta bénédiction et de ton aide. J'ai les idées un peu plus claires maintenant. Je vais foncer et on verra bien ce qu'il se passe.

Je lui adresse un sourire avant de regarder ma montre, ça sonne dans un quart d'heure et j'ai toujours pas fini de manger. Je vais donc chercher ma boîte pour me diriger, ensuite vers la sortie.

- Vu l'heure je te laisse, n'hésites pas à m'appeler si tu as besoin, mais pour des choses importantes et n'ayant aucun caractère sexuel. Je ne veux pas de tes pornos. Bonne journée à toi.

Vu ce qu'il m'a sorti tout à l'heure, hors de question de retomber dans le panneau. J'ouvre la porte et, alors que je m'apprête à la franchir, je tourne la tête vers mon cousin. Il faut que je lui demande une chose.

- Maria ? Tu me le dirais si quelqu'un chamboulait ton cœur, n'est-ce pas ?

Un petit sourire en attendant sa réponse puis je finis par y aller. Dans le couloir je rencontre une petite fille qui attend son rendez-vous. Je lui annonce que le bureau est libre et me dirige vers la salle des profs. Je finirais de manger là-bas.

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