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Nous avons tous déjà entendu parler de la légende du Triangle des Bermudes, mais que savons-nous sur ces mystérieuses disparitions ? Les Humains ne peuvent pas y répondre, nous habitants de l'Île du Cœur des Bermudes, nous le pouvons. Les pauvres voyageurs n'ont jamais pu franchir la barrière qui les séparent de notre monde. Comble de leur malheur, seuls les navires et autres objets matériels atteignent l'Île. Les voyageurs sombrant alors dans les profondes abysses de l'Océan. A l'heure d'aujourd'hui nous trouvons encore des manuscrits Humains que nous conservons soigneusement. Beaucoup de nos scientifiques se posent une même question : Avons-nous un lien de parenté avec cette espèce ? Les avis sont mitigés, certains prennent l'exemple des Mentalistes, ressemblant traits pour traits aux Humains et d'autres prennent pour exemple les Hybrides et les Nymphes ne pouvant pas descendre de la race Humaine.Lire la suite ?


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Cet homme a une réclamation [PV Astrid]

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MessageSujet: Cet homme a une réclamation [PV Astrid] Lun 30 Nov - 17:13


Maria, devant le miroir de la salle de bains, admirait avec une expression proche de l'admiration l'énorme marque de brûlure ainsi que les multiples griffures qui barraient ses côtes et son dos. La soirée de la veille avait été magistrale. Enfin, il supposait, car il aurait tout de même aimé s'en souvenir. Mais ce n'était pas grave : l'important, c'est de profiter sur le moment. Il demanderait à ses compagnons de soirée s'ils avaient des images de ce qu'il s'était passé – il en aurait été curieux. En allant dans le salon, il vit que les affaires de Miranda avaient disparu, et son les restes de son déjeuner reposaient sur la table, attestant du fait qu'elle était déjà partie au lycée. Tant mieux, car avec le mal de crâne qu'il avait, il ne se sentait pas le courage de lui expliquer qu'en effet, il n'avait pas été à un référundum sur la psychologie. De toute façon, en le voyant partir, elle avait dû s'en douter ; le retrouver tôt le matin sur le pas de la porte à moitié nu avait probablement confirmé ses doutes. La pauvre, elle avait dû trouver la force de le ramener à l'intérieur. Mais il savait que sa chère cousine pouvait passer au dessus de ses petites habitudes.
Il regarda l'heure. Neuf heures trente-cinq. Ses horaires étaient assez flexibles, et, pour une obscure raison, il n'avait pas beaucoup de rendez-vous. Il semblait que sa seule présence suffise à guérir les maux de ces jeunes lycéens. Tant mieux, les trois-quarts de ces morveux n'étaient qu'un puits d'inintérêt. Il débarrassa la table, mit un peu d'ordre dans la salle, puis se dépêcha de se vêtir. Son traditionnel masque, les bottes à talon, la cape, chemise et pantalon immaculé ; tout était là. Sauf qu'il avait l'air un peu malade, et sa tête bourdonnait de manière tout à fait désagréable. Il allait devoir y aller mollo aujourd'hui. Il s'attacha les cheveux en une très longue tresse dans le dos, et, fin prêt, se dirigea vers le lycée. L'air froid du dehors lui fit un bien fou.

Maria soupira. Deux heures. Deux heures qu'il attendait sur son fauteuil. Il n'arrivait pas à dormir à cause de la nausée. Les pieds sur le bureau, une bouteille d'eau fraîche trônant à leur côté, il adoptait la position de l'homme agonisant, tout à fait convaincante, par ailleurs. Il manipulait d'une main molle un fouet qu'il avait récupéré par terre en entrant. Et puis, finalement, il bougea. L'ennui était devenu plus fort que la faiblesse physique. Il fallait qu'il s'occupe l'esprit. Absolument. La seule idée qu'il eut fut de se rendre à la bibliothèque. Il n'oublia pas sa petite bouteille d'eau et garda le fouet en main. Les quelques élèves qu'il croisa dans les couloir changèrent de chemin ou firent, discrètement, en sorte de marcher le plus loin de lui possible. Pfff. Comme s'il était en état d'aller les enquiquinner. Quoique, ces comportements le rassurèrent sur la fraîcheur de son teint.
Arrivé au lieu voulu, il parcourut les rayons d'un oeil innattentif. Qu'est-ce que c'était grand ! Mais il n'y avait rien d'intéressant. Rien ni personne d'ailleurs. Il ne s'attendait pas à croiser des lectures de son genre, de toute façon. En fait, il ne savait même pas s'il était en état de lire. Mais il fallait qu'il s'occupe. Après avoir ainsi flâné pendant quelques minutes, il aperçu au loin une silhouette familière. C'était Astrid, la bibliothécaire. En tant que collègues, ils se saluaient parfois, quand ils se croisaient. Il eut un petit sourire. Il allait pouvoir s'amuser.
Il s'approcha sans bruit, usant de son pouvoir pour faire planer sur l'endroit une atmosphère un peu pesante. C'était comme une marque de fabrique. Elle semblait concentrée sur des livres, attablée. Arrivée devant la table, il y aplatit les mains un grand fracas.

- Bonjour Mademoiselle !

Il lui adressa un sourire lubrique. Intérieurement il se sentait mal ; diable, sa voix du lendemain de soirée était ignoble.

- Pardon : collègue. Dorofey Leowdaeg, psychologue du lycée, on s'est déjà croisés. J'ai... une réclamation à faire ! Déclara-t-il finalement dans un grand geste; avec un petit peu de suspens.

Evidemment, il ne lui avait pas donné son premier nom, dont il avait honte. Il préférait Dorofey. Ce n'était pas un prénom de fille, au moins. Maria... mais qu'est-ce que ses parents avaient dans la tête ? Hum. Mais là n'était pas la question. Il allait s'amuser un peu, et ce n'était pas sa petite gueule de bois qui allait l'empêcher d'y mettre les moyens. Il prit ses airs les plus dramatiques :

- Vous n'êtes pas la première personne à qui j'aurais fait cette remarque, mais je commence à me demander où se trouve le problème dans notre société. Pourquoi, et dites-moi si vous pouvez me répondre, ne trouve-t-on jamais de littérature convenant aux gens de ma condition ? Oh, pas la peine de faire ces yeux-là, vous voyez ce que je veux dire (il fit claquer le fouet avec un drôle de sourire pour s'assurer de bien se faire comprendre) et oui, je le réclame ! Sachez que je ne lis pas que de la psychologie, sûrement pas. Vous avez déjà tenté d'arriver au bout de l'un de ces ouvrages ? C'est terriblement ennuyeux. Un vrai traumatisme pour le lobe pariétal.

Il avait accompagné sa prestation de grands gestes, mais ne comptait pas s'arrêter maintenant. Il manquait la petite touche finale. Il grimpa avec agilité sur la table, s'y tenant debout de toute sa hauteur, et pointa la pauvre Astrid de son fouet.

- De plus, je suis un spécialiste, et j'estime avoir mon mot à dire dans tout ce qui pourrait toucher au psyché des élèves de ce lycée ! Ne pensez-vous pas, mademoiselle, qu'il serait important de leur ouvrir l'esprit à d'autres pratiques un peu moins communes ? De les sortir des sentiers battus de la conformité ? C'est barbant. Je ne veux pas de petits robots dans mon bureau.

Il cessa de la menacer avec le fouet mais resta là, les poings sur les hanches, la regardant à travers le masque. Il était impatient de pouvoir observer ses réactions.
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MessageSujet: Re: Cet homme a une réclamation [PV Astrid] Lun 30 Nov - 22:28


Je me réveillai non sans difficultés. Hier était un jour de travail éreintant. J'ai du réceptionner une commande de livres que M. Akatsuki m'a faite. Il a commandé beaucoup trop de livres... En plus il voulait pas les éditions petit format parce que selon lui ''Les élèves sont encore assez jeunes pour porter des livres''. Certes... Mais il devrait penser à moi un peu... Je suis une vieille femme qui a du mal à soulever des cartons aussi lourds... Je n'ai plus mes 18 ans, j'en ai 21 maintenant ! Mais bon, il faudrait que je le trouve pour lui donner tous ses livres. Je suis certaine qu'il serait ravit de les récupérer.
J'étais donc en train de me lever avec un léger mal de dos. Je sortis de mon lit et fit mes traditions matinales. Pour commencer une douche. C'était une des étapes primordiales car si je ne me lavais pas le matin j'avais l'impression d'être sale toute la journée. Et quand j'ai cette impression je suis plus qu'irritable. En plus j'ai acheté un nouveau shampoing hier, il a une délicieuse odeur de fleurs de Lotus. Je n'en avais jamais vu des comme ça avant et je me suis laissée tenter. Je pris donc ma douche en l'essayant. Je sortis de la douche après avoir fini de chanter pour la dixième fois ma chanson préférée. C'était ma façon de savoir combien de temps je mettais sous la douche, plutôt efficace comme méthode. Mon nouveau shampoing sentait super bon, j'étais vraiment fière de mon achat. Je fis sécher mes cheveux et m'habillais de ma tenue du jour. Je me brossais les cheveux et les attachais grâce à mon nœud favoris. Ensuite j'allai préparer mon petit-déjeuner. Un café au lait, des biscuits et du jus d'ananas. C'était largement suffisant. Je partis dans la salle de bain pour me brosser les dents puis je me maquillai, mis du rouge à lèvres plus prononcé pour une fois et maquillai comme à mon habitude d'un peu de noir autour de mes yeux. Je pourrais très bien sortir sans, mais bibliothécaire c'est un travail rude. On subit tous les jours les critiques des élèves qui connaissent évidemment tout de la mode.
J'étais fin prête, je pris mon sac et sortis de l'appartement. Je marchais doucement vers le lycée, j'avais beaucoup trop mal au dos à cause de Akatsuki... Il me le paiera... Mais pour l'instant il me fallait aller au lycée et me concentrer sur ma journée, la vengeance viendra assez tôt. J'arrivai au lycée et ouvris la bibliothèque. J'allais pouvoir bosser sur... Ah non, aujourd'hui je n'avais rien de prévu. J'allais pouvoir faire semblant de vérifier l'état des livres et m'occuper des cas spécifiques. Je m'assis donc à mon bureau avec une sélection de livres plus alléchants les uns que les autres.
Tout se passait très bien, j'étais à mon cinquième livres de la matinée quand j'eus l'impression que l'atmosphère ambiante avait changée. Sûrement mon imagination, ou bien la chaleur. Je me replongeais donc dans ma lecture quand quelqu'un posa violemment ses mains sur la table. Je poussai un léger cri de surprise et je dois l'avouer de peur et le livre m'échappa des mains.

-
Bonjour Mademoiselle !

Je levai les yeux vers la personne qui venait de me faire la peur de ma vie. Il s'agissait d'une personne très spéciale que j'avais déjà croisé dans les couloirs. J'adore son déguisement qu'il porte tous les jours, ça me fait toujours rire. Il me souriait.

-
Pardon : collègue. Dorofey Leowdaeg, psychologue du lycée, on s'est déjà croisés. J'ai... une réclamation à faire !

Il dit ça en faisant un grand geste. Il était donc le psy du lycée ? C'était vraiment sympa de se déguiser ainsi, sûrement une méthode pour détendre les élèves. Il y a quelques années quand j'étais là le psy était vieux et il ressemblait un peu à un pédophile... Franchement je n'ai jamais osé aller le voir.

-
Je t'écoutes très cher collègue.

Je souriais, qu'allait-il me demander ?

-
Vous n'êtes pas la première personne à qui j'aurais fait cette remarque, mais je commence à me demander où se trouve le problème de notre société. Pourquoi, et dites-moi si vous pouvez me répondre, ne trouve-t-on jamais de littérature convenant aux gens de ma condition ?

Je le regardais avec un regard qui voulait dire : mais qu'est-ce que tu racontes ? Et il sembla le remarquer.

-
Oh, pas la peine de faire ces yeux-là, vous voyez ce que je veux dire, il fit claquer un fouet pour accompagner ses paroles, ce qui me surpris au plus haut point, et oui, je le réclame ! Sachez que je ne lis pas que de la psychologie, sûrement pas. Vous avez déjà tenté d'arriver au bout de l'un de ces ouvrages ? C'est terriblement ennuyeux. Un vrai traumatisme pour le lobe pariétal.

Mais pardon ? Ce... ce... Il a un fouet ? C'est autorisé d'apporter des fouets dans un lycée ? Et puis non... Il ne peux pas parler de ce genre d'ouvrage... C'est tout à fait impensable... J'étais sur le point de me lever pour lui formuler mon avis sur un ton plus que diplomate quand il grimpa sur mon bureau et se mit debout dessus. Je suivis son visage lors de son ascension. Il me pointa avec son fouet. Je commençais à trouver cette situation plus que désagréable...

-
De plus, je suis un spécialiste, et j'estime avoir mon mot à dire dans tout ce qui pourrait toucher au psyché des élèves de ce lycée ! Ne pensez-vous pas, mademoiselle, qu'il serait important de leur ouvrir l'esprit à d'autres pratiques un peu moins communes ? De les sortir des sentiers battus de la conformité ? C'est barbant. Je ne veux pas de petits robots dans mon bureau.

Réellement... Il pourrait vraiment être convaincant dans ses arguments mais le sujet est vraiment discutable... Je baissais les yeux vers mon bureau pour réfléchir un instant mais ce que je vis me mis hors de moi. C'était plus qu'inadmissible. Comment cet homme a-t-il osé ? Je me levais, rouge de colère. Je serrais les poings.

-
Comment as-tu pu te permettre autant d'atrocité en si peu de temps dans MA bibliothèque ?

Je le regardais droit dans ce que je voyais de ses yeux.

-
Déjà tu arrives et tu me fais avoir la peur de ma vie en frappant sur mon bureau, ensuite tu me vouvoies, mais ça va pas dans ta tête ? T'as un problème de vision ? J'ai pas 40 ans ! Si tu veux pas manger ma corbeille papier tu vas tout de suite arrêter ça. Après on en parle de ton fouet ? Y a un règlement ici, aucun objet susceptible d’abîmer un livre ou un humain n'est autorisé. Enfin...

Je pris le premier truc qui tombait sous ma main et lui lançai au visage. Il perdit l'équilibre.

-
Tu as commis un acte IR-RE-PA-RA-BLE ! Tu as abîmé ce livre en marchant dessus ! C'est horrible... C'est mon livre préféré... Tu... Je...

Toute ma colère venait de sortir, je n'avais jamais autant crier sur quelqu'un. Tous les lycéens présent nous regardaient désormais. Je ne pus contenir mes larmes et me rassis sur mon fauteuil . Moi qui trouvait cet homme fort amusant lorsque je le croisais dans les couloirs... En vérité c'était un ignoble personnage... Je réussis à dire encore quelques mots.

-
Pour tes livres... T'es parti pour les avoir dans 75 ans...

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MessageSujet: Re: Cet homme a une réclamation [PV Astrid] Lun 30 Nov - 23:32


Quand il vit cette chère Astrid toute empourprée, Maria fut heureux de constater que ses réactions étaient à la hauteur de ses attentes. Voire même au dessus. À vrai dire, il ne s'attendait pas à une telle colère pour si peu.

- Comment as-tu pu te permettre autant d'atrocité en si peu de temps dans MA bibliothèque ?

"Atrocités" ? Elle allait un peu loin quand même. Il eut l'air circonspect. Il n'avait fait qu'évoquer quelques-uns de se spenchants, et même s'il savait que cela pouvait déranger, il n'avait pas rameé son nécessaire de bondage pour lui proposer d'essayer. Il haussa les sourcils. Elle devait être très caractérielle. Point intéressant. Il attendit la suite.

- Déjà tu arrives et tu me fais avoir la peur de ma vie en frappant sur mon bureau, ensuite tu me vouvoies, mais ça va pas dans ta tête ? T'as un problème de vision ? J'ai pas 40 ans ! Si tu veux pas manger ma corbeille papier tu vas tout de suite arrêter ça. Après on en parle de ton fouet ? Y a un règlement ici, aucun objet susceptible d’abîmer un livre ou un humain n'est autorisé. Enfin...

Il gloussa. La peur de sa vie ; son effet avait doublement fonctionné. Mais il manqua de se vexer quand elle parla du fouet. Parce que le fouet n'était pas négociable et qu'on ne le lui avait pas interdit, mais aussi parce qu'elle semblait insinuer qu'il pourrait blesser quelqu'un. Diantre, il savait se servir de ses joujous, tout de même ! Cela dit, il était au moins sûr que personne ne rentrait dans son bureau en son absence. Si quelqu'un avait vu la quantité de... matériel entreposée là-bas, il n'y serait plus jamais entré. Oui, il avait un peu "personnalisé" son lieu de travail. Mais c'était son droit, ça non plus, on ne le lui avait pas interdit. Et puis il avait au moins pris le soin de tout ranger, la décoration était organisée comme il faut. Mais puisque personne ne venait le voir, il en profitait.
Ce qui ne manqua pas de le surprendre, ce fut le livre qu'il se reçut en pleine tête. Aïe. Plus en forme, il aurait peut-être tenu le coup, mais avec cette fichue gueule de bois, il bascula en arrière sans pouvoir opposer aucune résistance face à ce pauvre petit bouquin. Une fois le sol touché – miracle, il n'avait pas une égratignure – il se passa la main sur le front, maintenant caché par quelques mèches. Oh. Il souffrait. Le bourdonnement de son crâne prit, quelques instants, tellement de place qu'il ne capta pas tout ce qu'elle lui dit :

- ...marchant dessus ! C'est horrible... C'est mon livre préféré... Tu... Je...

Mhm. Pas besoin de plus pour comprendre : il n'avait pas fait attention en montant sur la table, et avait dû piétiner ce fameux livre. Celui qui venait de le faire misérablement tomber de son promontoir.

- Pour tes livres... T'es parti pour les avoir dans 75 ans, poursuivit-elle, au bout de sa colère

Maria se releva difficilement en s'aidant de la table. Elle avait de la force, la demoiselle. Il se frotta l'arrière de la tête, la regardant. Il prit soin de rester à l'autre bout de la table en face d'elle. La violence était bien loin de le déranger, évidemment, mais il préférait pratiquer ce genre d'activités en forme. Mais il ne se cachait pas que la stimulation de la douleur causée par la couverture rigide était on ne peut plus plaisante. D'ailleurs, son petit sourire en coin en témoignait. Il allait passer une journée divertissante, il le savait. Tout le monde les regardait, mais cela ne l'importunait guère. Au contraire, il appréçiait plutôt ça.

- 75 ans vous dites... oh, pardon, tu dis ! (il en avait fait exprès, c'était la chose la plus évidente au monde) Bien. Je les aurais un jour alors, ça me convient.

Cela dit, avec son train de vie actuel, il ne risquait pas de devenir centenaire. Il garda cette remarque pour lui.

- Vous... (il gloussa) Tu peux te calmer enfin, je vois bien que tu n'es pas vieille ; c'était juste une question de cordialité entre collègue. Nous allons estimer qu'à partir du moment où l'on s'est jeté un livre de 700 pages au visage, on a tissé des liens.

Il ramassa le livre, le posa sur la table, et le fit glisser jusqu'à elle. Le sourire qui ne s'était pas effacé de son visage avait même grandi, il était amusé.

- Je suppose qu'il est encore en état d'être lu. Je respecte les ouvrages, tout de même, je ne l'aurais pas volontairement piétiné. J'aimerais que tu m'expliques les raisons d'une colère si explosive. Il y a quelque chose qui te trouble ? Je n'en ai pas l'air, mais je ne suis pas mauvais dans mon domaine. Je pourrai te le prouver à l'avenir, si tu as des doutes là-dessus. C'est pour ça qu'on me laisse étaler mes excentricités, et tu vois de nouveau ce que je veux dire, n'est-ce pas ?

Il tira une chaise, y posa le séant et s'affalla à moitié sur la table, fixant du regard son doigt qui traçait des cercles sur la surface lisse dans un geste presque ostentatoire.

- D'autre part, tu n'as pas à t'inquiéter, je ne vois pas quel intérêt j'aurais à flageller tes livres ; ils donnent ce qu'on veut sans les forcer, sans qu'on n'ait d'autre effort à faire que les parcourir du regard. Comme les être vivants, remarque ; mais je n'ai pas non plus besoin d'en arriver là, et vous êtes un peu moins démonstratifs, parfois. J'aime les gens démonstratifs ! Tu m'as convaincu.

Il releva la tête vers elle, l'air narquois. Non, il ne la laissait pas en placer une. Et il ne la laisserait pas partir non plus. Son pouvoir faisait toujours effet, et avait sûrement un peu plus de prise sur elle, car la colère faisait tomber des barrières mentales susceptibles d'offrir une bonne résistance à l'influence qu'il exerçait sur autrui. Il avait rendu l'atmosphère pesante, comme lorsqu'on se sent observé, proie, et que l'on n'ose plus faire de bruit de peur d'alerter le prédateur de sa présence.

- Astrid Kumarlik, c'est ça ? Tu as 21 ans et pas 40, si je me souviens bien. Mhm, je me renseigne un peu sur mes colègues, pas la peine de me demander comment je sais ça. J'ai décidé que nous passerions la journée ensemble ! Après tout, si je dois attendre 75 ans avant d'obtenir mes livres, il faudra bien que je m'occupe. Et puis ton fort intérêt envers les livres est plutôt intriguant – on voit souvent des gens les aimer, mais peu entrent dans une rage folle quand on leur marche dessus. Ça ne te dérange pas, j'espère ?

Le rictus qu'il lui adressait était plutôt celui du "tu n'as pas le choix, je ne te lâcherai pas" et il espérait bien se faire comprendre. Mais surtout ne pas être déçu de cette nouvelle connaissance. Il relâcha un peu son emprise sur le lieu, et considéra Astrid en silence, mains croisées – il se serait presque cru en consultation. Cette dernière pensée avait quelque chose d'agréable.
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MessageSujet: Re: Cet homme a une réclamation [PV Astrid] Sam 5 Déc - 18:29


Il se relava difficilement en s'aidant de mon bureau et il se frotta l’arrière du crane. Il souriait. Cette homme venait de se prendre un livre au visage et pourtant il souriait. Ce n'était pas possible il se moquait de moi.

-
75 ans vous dites... oh, pardon, tu dis ! Bien. Je les aurais un jour alors, ça me convient.

Bien, oh moins il fait un effort... Mais il seras sûrement mort dans 75 ans donc ça va être dur pour lui. Déjà que moi dans 75 ans j'aurais 96 ans, alors lui il en aura beaucoup trop pour rester en vie. Enfin, il n'avait pas l'air beaucoup plus vieux que moi mais le masque m'empêchait de vraiment savoir, malin...

-Vous..., il rit légèrement, ce qui me fit soupirer, Tu peux te calmer enfin, je vois bien que tu n'es pas pas vieille ; c'était juste une question de cordialité entre collègue. Nous allons estimer qu'à partir du moment où l'on s'est jeté un livre de 700 pages au visage, on a tissé des liens.

Je ne pus m'empêcher de répondre :

-
Non... Désolé pour toi, il en a 850. Mais t'y étais presque.

Je fis un faux sourire rapide alors qu'il venait de ramasser mon livre et le fit glisser sur mon bureau. Lui il avait un sourire complétement décalé face à la situation. Il semblait s'amuser alors que l'atmosphère était plus que pesante.

-
Je suppose qu'il est encore en état d'être lu. Je respecte les ouvrages, tout de même, je ne l'aurais pas volontairement piétiné. J'aimerais que tu m'expliques les raisons d'une colère si explosive. Il y a quelque chose qui te trouble ? Je n'en ai pas l'air, mais je ne suis pas mauvais dans mon domaine. Je pourrai te le prouver à l'avenir, si tu as des doutes là-dessus. C'est pour ça qu'on me laisse étaler mes excentricités, et tu vois de nouveau ce que je veux dire, n'est-ce pas ?

Je voulais lui répondre, mais au moment d'ouvrir la bouche je me ravisais. Il ne valait pas la peine que je lui réponde. Être psy et avoir de tel penchant c'est plus que douteux... Je n'imagine pas les traumatismes qu'il peut provoquer aux élèves... Il tira une chaise et la place en face de mon bureau et il s'affala dessus. Oui oui, il s'assit et posa tout le haut de son corps sur mon bureau. Il traçait des cercles avec son doigt dessus.

-
D'autre part, tu n'as pas à t'inquiéter, je ne vois pas quel intérêt j'aurais à flageller tes livres ; ils donnent ce qu'on veut sans les parcourir du regard. Comme les êtres vivants, remarque ; je n'ai pas non plus besoin d'en arriver là, et vous êtes un peu moins démonstratifs parfois. J'aime les gens démonstratifs ! Tu m'as convaincu.

Pardon ? Comment ça je lavais convaincu ? J'avais réussi à le convaincre à ne plus venir dans ma bibliothèque avec un fouet ? Ou alors je l'avais convaincu parce que j'ai été démonstrative ? Parce que si c'est ça je n'avais vraiment pas compris où il voulait en venir... Enfin... J'avais peut-être compris mais mon esprit avait préféré effacé de ma mémoire. De plus j'étais vraiment mal à l'aise. J'avais envie de m'éloigner, d'ouvrir une fenêtre, quoi que se soit mais... Je n'en avais pas le courage, j'avais comme cette impression que je devais le garder à l’œil tant qu'il se trouvait ici.

-
Astrid Kumarlik, c'est ça ? Tu as 21 et pas 40, si je me souviens bien. Mhm, je me renseigne un peu sur mes collègues, pas la peine de me demander comment je sais ça. J'ai décidé que nous passerions la journée ensemble ! Après tout, si je dois attendre 75 ans avant d'obtenir mes livres, il faudra bien que je m'occupe. Et puis ton fort intérêt pour les livres est plutôt intriguant – on voit souvent des gens les aimer, mais peu entrent dans une rage folle quand on leur marche dessus. Ça ne te dérange pas, j'espère ?

Je restais silencieuse, depuis mon intervention plus qu'inutile je l'étais. Ce Leowdaeg avait quelque chose de désagréable. Il avait un sourire différent à chacune de ses phrases. Et malgré ça, je ne décollais pas mon regard de son visage. J'essayais de voir la couleur de ses yeux, sans y parvenir. Je scrutais chaque parties que je pouvais. Je me posais tellement de question. Je me demandais quel âge il pouvait bien avoir. Je me demandais si sous ce masque, se cachait un bel homme ou le plus laid des crapauds. Même si le premier choix serait plus plausible. Les traits fins de son sourire, quoique quelque peu dérangeant, me laissaient imaginer un visage agréable. Je repris mon esprit et regardais tout autre part. J'en avais presque oublié sa question, et pire encore, j'en avais presque oublié son comportement.

-
Hum... T'es pas sérieux ? Tu veux qu'on passe la journée ensemble ?

J'étais désormais complètement incrédule face à ce projet. J'avais vraiment l'impression qu'il se moquait de moi, qu'il se pensait supérieur, qu'il croyait me connaître. Et bien il ne me connaît pas du tout. Et si il pensait que son boulot de psy, lui permettrait d'attiser ma confiance il avait tord. Il avait bousillé un livre... Enfin... En même temps j'avais très envie de découvrir ce qui se cachait derrière le masque et l'attitude.

-
Bon... J'accepte pour toi...

Je réalisais seulement après ce que je venais de dire. Et complétais rapidement.

-
Mais ne crois pas que je le fait parce que je t'apprécie. C'est tout le contraire. Je le fais parce que je suis gentille. Parce que t'apprécier après la scène que tu viens de me montrer ça serait plus qu'étrange... Et puis pour dire vrai, toi aussi tu m'intrigue. Je suis sûre que tu caches quelque chose derrière ton apparence.

J'avais envie de me rétracter, de finalement refuser. Mais en même temps... Ce pauvre homme ne devait pas recevoir beaucoup d'élève dans son bureau vu ses penchants... Il devait chercher de la compagnie... Mais, qu'est ce que je dis. Je suis vraiment perturbé là. Je dis n'importe quoi.
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MessageSujet: Re: Cet homme a une réclamation [PV Astrid] Dim 6 Déc - 0:48


Astrid semblait le scruter, ce qui l'amusa gentiment. Il pouvait voir dans son regard de la véritable curiosité, quelque chose d'un peu innocent. Il avait ses petites idées quant aux questions qu'elle devait se poser – généralement, elle ne variaient pas trop d'une personne à une autre – et commençait déjà, intérieurement, à réfléchir auxquelles il pourrait répondre. Il était important de conserver un peu de mystère, mais si l'on ne donne rien, les gens non plus, ne donnent rien. Ou plus difficilement. Mais il aimait se sentir impliqué dans ce qu'il faisait ; c'était un moyen.

- Hum... T'es pas sérieux ? Tu veux qu'on passe la journée ensemble ?

Il hocha la tête, émettant une brève approbation. Il était tout à fait sérieux. Après tout, même s'il ne prévoyait pas d'être spécialement gentil avec elle, il s'intéressait vraiment à la jeune bibliothécaire. C'était un sujet comme un autre, avec ses complexités, qui méritait d'être étudié sous tous les angles. Lui, il était là pour ça. Il avait choisi d'y dédier sa vie, et cela ne se limitait pas à son bureau de psychologue. Chaque âme était un nouveau terrain de jeu – ou champ de bataille.

- Bon... J'accepte pour toi...

Il haussa un sourcil, et pendant quelques secondes, son sourire disparut. À vrai dire, il s'était préparé à se faire rejeter en bloc et devoir insister. Elle cèdait si facilement ? Tant mieux, quelques part, ils perdaient moins de temps. Mais challenge semblait un peu moins palpitant. Et très franchement, ce "pour toi" l'interloquait. Elle s'attachait si vite ? C'était de l'humour, quand il parlait de tisser des liens à coup d'encyclopédie, il espérait qu'elle l'avait compris. Elle poursuivit très rapidement :

- Mais ne crois pas que je le fait parce que je t'apprécie. C'est tout le contraire. Je le fais parce que je suis gentille. Parce que t'apprécier après la scène que tu viens de me montrer ça serait plus qu'étrange... Et puis pour dire vrai, toi aussi tu m'intrigues. Je suis sûre que tu caches quelque chose derrière ton apparence. 

De nouveau, le rictus apparut. Voir quelqu'un qui ne fuyait pas, c'était intéressant. Il appréciait. Astrid semblait être du genre à dire les choses, il aimait bien, elle serait plus simple à faire parler. Il semblait donc que le "pour toi" lui avait malencontreusement échappé ? Drôle de lapsus, tout de même. Il l'inscrivit sur sa liste mentale de choses à étudier. Maria trouvait qu'elle se défendait beaucoup de ne pas l'apprécier. Foncièrement gentille ? Possible. Probable, même ; c'était à voir. Il éprouva une sorte de fierté immature, un chouilla narcissique, quand elle lui avoua le trouver intriguant. Ainsi, elle voulait connaître ce qui se cachait derrière le masque ? Elle allait devoir en baver pour y arriver, clairement. Miranda était la seule personne qu'il connaissait actuellement à l'avoir vu sans. Et encore, la première qu'il l'avait retiré devant elle, il n'était pas dans son état normal. Mais si elle voulait essayer, rien ne l'en empêchait. Voir les autres relever certains défis était encore plus gratifiant que de tenter soi-même, pour lui.

- Bien ! Annonça-t-il soudain en se relevant d'un coup, frappant ses mains l'une contre l'autre dans un grand claquement et esquissant une très théâtrale révérence, je te remercie de ta coopération, je n'avais pas envie de chercher des moyens de faire pression sur toi pour que tu acceptes. Même si j'aurais facilement pu. C'est drôle, je pensais que tu opposerais un peu de résistance.

Il se frotta le menton d'une main, l'observant quelques instants d'un air circonspect avant de faire le tour de la table et de reprendre, légèrement penché vers elle :

- C'est tout ce que tu fais, d'habitude, de ta journée ? Lire ? Mhm. C'est bien, mais pas passionnant. Ou bien ton pouvoir est lié à la lecture. C'est ce qui expliquerait un choix aussi singulier de métier pour une personne aussi jeune.

Il suivait surtout son intuition. Un métier, ce n'était jamais choisi au hasard. Rien, absolument rien ne lui permettait d'affirmer aussi sûrement ce qu'il venait de dire. Mais il tentait quand même. Il se retourna d'un coup vers les livres et sonda d'un regard ceux à sa portée.

- C'est bien rangé. C'est tout sauf intéressant. Tu fais juste bien ton travail. Plutôt docile, dit-il un peu pour lui-même avant de, de nouveau, se tourner vers elle, Dis-moi, qu'est-ce qui motive ta certitude au propos de mon apparence ? Je serais curieux de le savoir. Souvent, mes patients craignent le masque. Parfois ça les rassure, parce qu'ils n'ont pas l'impression de se trouver vraiment en face de quelqu'un, et ça libère la parole. Je pense que tu as compris que ce n'était pas là la raison première de mes agissements. Je préfère les déranger, mais la non-réaction peut être tout aussi fascinante que son opposé. Quoiqu'il n'y a pas que le masque, je te l'accorde.

En prononçant la dernière phrase, il avait baissé les yeux sur son fouet, que ses mains gantées de blancs carressaient doucement, conscient que ce n'était pas non plus la seule chose qui troublait les gens. Il souriait.

- Cela dit, rien ne t'empêche de me poser des questions. Mais les réponses se méritent ! Oh, rien de trop gênant, je ne voudrais pas te faire fuir (il rit doucement, la pointant de nouveau de son fouet) Même si j'ai l'air d'un détraqué sexuel, ce que j'aime le mieux mettre à nu, ce ne sont ni les hommes, ni les femmes, mais leurs âmes.

Il était fier de sa petite phrase, sans trop pouvoir s'expliquer pourquoi. Il alla de nouveau chercher sa chaise pour s'installer, cette fois-ci, juste à côté d'elle – tout en continuant de lui faire face. Un peu pour la mettre mal à l'aise, en effet. De plus son pouvoir était toujours actif. Il s'accouda à la table, la détaillant de haut en bas.

- Vas-y, je t'écoute ; ensuite nous pourrons peut-être passer à autre chose.

Il espérait qu'elle ait des choses intéressantes à  lui demander. Sinon, il se débrouillerait pour emmener sa réflexion où il voulait qu'elle aille. Après tout, il savait faire ça mieux que n'importe quoi d'autre. Il sentait, au fond de lui, naître l’exaltation : cela faisait bien longtemps qu'il n'avait pas eu de patient, ou même juste de sujet nouveau sur lequel se pencher, et cela le rendait heureux. Il était un petit peu faible face à cette passion qui l'envahissait quand il entrait en contact avec quelqu'un de coopératif. Mais en soi, il ne le voyait pas comme un mal.
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MessageSujet: Re: Cet homme a une réclamation [PV Astrid] Dim 20 Déc - 18:57


Un rictus apparut sur son visage. J'avais vraiment du mal à cerner cet homme, et c'était vraiment intéressant.

-
Bien !

Il se releva en claquant des mains, puis il fit une révérence ?  Mais. Pourquoi ? Cela devenait de plus en plus étrange.

-
Je te remercie de ta coopération, je n'avais pas envie de ta coopération, je n'avais pas envie de chercher des moyens de faire pression sur toi pour que tu acceptes. Même si j'aurais facilement pu. C'est drôle, je pensais que tu opposerais un peu de résistance.

Comment ça il aurait pu facilement faire pression sur moi ? Oh ! Je suis pas une fille facile non plus. J'ai accepté parce que je suis gentille. Si il continue à se penser supérieur, je changerais vite de comportement. Il se frotta le menton d'un main. Pourquoi il m'observait comme ça ? Je suis pas bien coiffé c'est ça ? J'ai une tache sur le visage ? Y pourrait me le dire au moins...
Il fit rapidement le tour de la table avant de se pencher vers moi.

-
C'est tout ce que tu fais, d'habitude, de ta journée ? Lire ? Mhm. C'est bien, mais pas passionnant. Ou bien ton pouvoir est lié à la lecture. C'est ce qui expliquerait un choix aussi singulier de métier pour une personne aussi jeune.

J'avais très envie de lui répondre directement, mais cet homme semblait du genre à parler beaucoup donc je ne faisais que le fixer. Tant qu'il ne me semblera pas qu'il ait fini je ne parlerai pas. Mais bon... Comment ça lire c'est pas passionnant ? C'est quelque chose de fabuleux. Tu vides ton esprit et te laisses transporter dans un monde imaginaire. Il y aussi les livres qui permettent d'apprendre tellement de choses. Et puis, même si mon pouvoir n'avait aucun rapport avec la lecture, je ne vois pas pourquoi je ne pourrais pas être bibliothécaire à 21 ans. Il n'y a pas besoin d'être vieille pour pratiquer un métier comme celui-là, d'après moi c'est même déconseillé.  Les vieux ça oublient plein de choses et y ont des méthodes trop anciennes.
Dorofey se retourna subitement pour observer les étagères qui se trouvait derrière lui.

-
C'est bien rangé. C'est tout sauf intéressant. Tu fais juste bien ton travail. Plutôt docile.

-Pardon ? Mais c'est...

Taratata Astrid. Calme toi. C'est un psy, il doit être en train de tenter une analyse sur toi, même si celle-ci est plus que douteuse. Je me tus, je devais le laisser parler.. Et puis il n'avait clairement pas fini. Il me refit face.

-
Dis-moi, qu'est-ce qui motive ta certitude au propos de mon apparence ? Je serais curieux de le savoir. Souvent, mes patients craignent le masque. Parfois ça les rassure, parce qu'ils n'ont pas l’impression de se trouver vraiment en face de quelqu'un, et ça libère la parole. Je pense que tu as compris que ce n'était pas là la raison première de mes agissements ? Je préfère les déranger, mais la non-réaction peut être tout aussi fascinante que son opposé. Quoiqu'il n'y a pas que le masque, je te l'accorde.

Il observait désormais son fouet. Il le caressait. C'est à ce moment que je remarquais ses gants blancs. Je les trouvais tout simplement magnifique. J'avais vraiment envie d'avoir les mêmes, j'en ai jamais trouvé des comme ça mais je suis certaine qu'ils m'iraient parfaitement. Sauf que ce n'était clairement pas le moment de se concentrer là-dessus. Je relevai la tête et le vis sourire.

-
Cela dit, rien ne t'empêche de me poser des questions. Mais les réponses se méritent ! Oh, rien de trop gênant, je ne voudrais pas te faire fuir, il rit un peu de son rire si particulier, puis me pointa à nouveau avec son fouet, Même si j'ai l'air d'un détraqué sexuel, ce que j'aime le mieux mettre à nu, ce ne sont ni les hommes, ni les femmes, mais leurs âmes.

Il avait finis là ? Quelle belle phrase pour finir tout un long monologue. Franchement il m'impressionnait. Il partit chercher la chaise et l'installa à mes côtés. Il me faisait face. Je l’observais un moment avant de baisser le regard.

-
Vas-y, je t'écoute ; ensuite nous pourrons passer à autre chose.

Je pouvais parler donc... J'avais noté chaque partie importante de son discours dans un coin de ma tête. Il venait de parler, à mon tour. Si lui avait tenté une analyse de psychologue, moi j'allais lui fournir un récit digne d'une bibliothécaire. Enfin j'allais juste lui répondre quoi. Je relevais la tête et fixais le peu de ses yeux visible.

-
Je t'ai laissé parler, j'aurais peut-être du te stopper à un moment mais je ne l'ai pas fait. Maintenant je me sens obligée de répondre à tout ce que tu as dit. Enfin je vais essayer.

Je souris un peu et repris directement un air des plus sérieux.

-
Alors... Déjà... Comment ça t'aurais pu facilement faire pression sur moi ? Je suis pas d'accord. Je ne vois absolument pas pourquoi ça aurait pu être facile. Et puis si tu penses qu'être bibliothécaire c'est juste lire toute la journée tu te trompes. Moi aussi je pensais ça au début mais non, il faut répondre à toutes les questions des élèves, les aider. J'avoue parfois c'est sympa, y a des lycéens sympas mais y en à d'autre c'est des vrais cas. Comme tu le dis, tout est très bien rangé ici, alors comment ça se fait que certains d'entre eux n'arrive pas à trouvé des livres alors qu'ils sont juste sous leur nez ? Parfois j'ai l'impression qu'ils se foutent de moi.

Je me levai et me retournai. Je libérais ma rage contre les élèves et ce n'était pas vraiment une bonne chose. Je soufflai puis me retournai à nouveau vers Dorofey.

-
Désolée je m'emporte un peu... Je continue... Hum...

Je commençais à avoir du mal à parler. J'étais mal à l’aise.

-
Pour ton apparence. Je ne sais pas... J'ai dit ça comme ça. Mais après tu dois forcément être quelqu'un de... bien ? Comme tu le dis t'as l'air d'un ''détraqué sexuel'' mais toute personne cache des choses aux autres. Tu as un masque. Je ne suis pas psy moi, mais tu dois vouloir montrer une image fausse de toi. A l'antiquité, les grecs portaient des masques dans leurs pièces de théâtre. Tu me fais un peu penser à ses humains jouant un rôle qui n'est pas le leur. Au fond je suis certaine que tu as un grand cœur qui ne demande qu'à pouvoir révéler son amour à la bonne personne.

Mais qu'est-ce que je dis moi ? Je marquais un arrêt en devenant complètement rouge. Un silence régnait maintenant... Vite, vite, vite rattrape toi ma pauvre. J'éclatai de rire, un rire qui me paraissait beaucoup trop faux pour être sincère mais peut-être qu'il ne le remarquera pas.

-
Je voulais juste voir ta réaction... Oui... C'est ça !
Hors rp :
 

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MessageSujet: Re: Cet homme a une réclamation [PV Astrid] Dim 10 Jan - 19:37


- Je t'ai laissé parler, j'aurais peut-être du te stopper à un moment mais je ne l'ai pas fait. Maintenant je me sens obligée de répondre à tout ce que tu as dit. Enfin je vais essayer.

Elle sourit, mais Maria se fit l'intérieure remarque qu'il aurait trouvé cela blessant. Il aimait bien ses longs monologues, et les voir interrompus aurait eu des airs d'offense. Et qu'elle réponde, il était là pour ça.

- Alors... Déjà... Comment ça t'aurais pu facilement faire pression sur moi ? Je suis pas d'accord. Je ne vois absolument pas pourquoi ça aurait pu être facile. Et puis si tu penses qu'être bibliothécaire c'est juste lire toute la journée tu te trompes. Moi aussi je pensais ça au début mais non, il faut répondre à toutes les questions des élèves, les aider. J'avoue parfois c'est sympa, y a des lycéens sympas mais y en à d'autre c'est des vrais cas. Comme tu le dis, tout est très bien rangé ici, alors comment ça se fait que certains d'entre eux n'arrive pas à trouvé des livres alors qu'ils sont juste sous leur nez ? Parfois j'ai l'impression qu'ils se foutent de moi.

Pfff. Sans vouloir être méchant, il allait s'endormir. Apparemment, il n'était pas le seul à produire de longs discours. Cette jeune femme avait l'air sympathique – qui plus est très impliquée dans son métier, ce qui n'était pas le cas de beaucoup de monde à Xényla – mais pas forcément passionnante. Peut-être ne lui posait-il pas les bonnes questions non plus. Il attendait la suite, l'écoutant avec patience. En revanche, il s'aperçut que d'un côté, leur deux professions ne semblaient pas si éloignées, sur le terrain. Sauf qu'elle se coltinait les "élèves sympas" et lui les "vrais cas".
Elle s'arrêta et s'excusa, l'air en colère. Il pouvait comprendre l'aspect insupportable qu'avaient les jeunes gens qui vivaient à Xényla, même si leurs points de vue étaient probablement très éloignés. La pauvre bibliothécaire semblait avoir les nerfs un peu sensibles. Mais c'était... divertissant. C'est pour cela qu'au final, cela ne dérangea pas le psychologue de la voir enchaîner de nouveau :

- Pour ton apparence. Je ne sais pas... J'ai dit ça comme ça. Mais après tu dois forcément être quelqu'un de... bien ? Comme tu le dis t'as l'air d'un ''détraqué sexuel'' mais toute personne cache des choses aux autres. Tu as un masque. Je ne suis pas psy moi, mais tu dois vouloir montrer une image fausse de toi. A l'antiquité, les grecs portaient des masques dans leurs pièces de théâtre. Tu me fais un peu penser à ses humains jouant un rôle qui n'est pas le leur. Au fond je suis certaine que tu as un grand cœur qui ne demande qu'à pouvoir révéler son amour à la bonne personne.

La dernière phrase le fit littéralement bloquer. Mais qu'est-ce qu'elle racontait encore ?  Dommage qu'elle ait gâché l'effet de son discours sur les masques de la Grèce antique, car ce n'était pas mal visé. Il l'observa : elle était écarlate, et son rire ne semblait pas tout à fait naturel. Elle perdait tous ses moyens. Astrid tenta de se rattraper, mais elle ne l'y prendrait pas. Il connaissait trop les gens pour ça.
Maria, sûrement contre toute attente, éclata de rire de rire aussi. Sauf qu'il ne se forçait pas. Une fois son hilarité un peu calmée, il regarda la jeune fille, son sempiternel sourire en coin accroché au visage.

- Ma chère Astrid, je crois que tu lis un peu trop, malgré ce que tu peux affirmer au propos de ta profession. Pourquoi tiens-tu absolument à ce qu'il y ait quelque chose de bien au fond de chacun ? Et puis je t'en prie, n'essaye pas de me mentir. Je voue mon existence à vous observer ; si tu veux essayer de m'avoir, mets un peu plus de corps dans ton mensonge.

Il la désigna toute entière d'un geste de la main.

- Et ça passe en premier par le langage du corps. Mais peut-être que ça ne t'intéresse pas particulièrement – cela dit, si tu as besoin de conseils à ce sujet, je me ferais un plaisir de t'enseigner quelques ficelles. Je te dis ça parce que tu n'es pas stupide, c'est dommage. Tu es la première à me parler des grecs : j'aime bien l'idée, il y a quelque chose de flatteur. C'était une civilisation pour le moins intéressante ! Quant à ta première question, je vais juste te donner un exemple pratique.

Il se pencha un peu plus vers elle. Empiéter sur l'espace vital des autres pour les oppresser, c'était tout bête. Et, presque sans s'en rendre compte, c'était ce qu'il faisait progressivement depuis qu'il avait abordé la jeune femme. Pour un peu plus d'effet théâtral, il claqua des doigts ; puis il activa son pouvoir. Mais pas à petite dose comme il le faisait d'habitude. Ici, il lui envoya quasiment tout ce que son être pouvait transpirer de mauvais et l'insinua dans son esprit. Avec l'effet de surprise, les barrières mentales de la jeune femme ne furent pas difficiles à faire sauter. Une fois sa proie prise au piège, il s'allongea presque sur la table pour  réduire la distance physique entre eux à zéro et ancra son regard lourd dans le sien, le concentré de mauvaises émotions formant une aura presque tangible autour de lui. Et plus intense encore aussi près.

Comme ça, ce n'est pas plus compliqué. Nous sommes faibles face aux émotions, et je pense que tu es loin d'échapper à cette règle. Je pourrais plus encore vicier cette ambiance, et crois-moi, ce ne serait pas une partie de plasir pour toi. Dans l'état actuel des choses, il me suffirait de poser quelques questions bien ciblées pour savoir ce que je veux.

Il lui adressa un rictus inquiétant, ricana doucement, avant de nouveau claquer des doigts, annulant dans la seconde les effets de son pouvoir. Il retourna s'asseoir sur sa chaise et, comme à son habitude, posa les pieds sur la table.

- Bien sûr, cette méthode n'est pas infaillible – surtout maintenant que je te l'ai exposée. Et puis, en dépit de son côté fort amusant, c'est trop facile, alors je ne l'utilise jamais quand j'ai du temps à perdre. Comme aujourd'hui, par exemple. Donc tu peux considérer que ce que je t'ai dit tout à l'heure, c'était du bluff, en effet, vu que je ne l'aurais pas fait. En plus, il semblerait que je n'en aie pas besoin.

Il l'observa, l'air narquois, et croisa les mains.

- On n'a qu'à dire que moi aussi, je voulais "juste voir ta réaction".

Satisfait de son petit effet ? Il attendait de voir ce qu'elle avait à répondre pour s'en assurer.

[HRP : OMG JE SUIS TELLEMENT DESOLEE JE CROYAIS QUE C'ETAIT À TOI DE ME REPONDRE ET EN PLUS JE TE FAIS UN TRUC PAS TOP PARDONNE-MOI JE T'AIME BIEN ME TAPE PAS D8]
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MessageSujet: Re: Cet homme a une réclamation [PV Astrid] Sam 27 Fév - 21:11

Je reprenais doucement mon calme. Mais monsieur éclata de rire, allez savoir pour quelle raison. Contrairement à moi, son rire avait l'air parfaitement sincère. Il se calma à son tour et me fixa avec un sourire au coin.

-
Ma chère Astrid, je crois que tu lis un peu trop, malgré ce que tu peux affirmer au propos de ta profession. Pourquoi tiens-tu absolument à ce qu'il y ait quelque chose de bien au fond de chacun ? Et puis je t'en prie, n'essaye pas de me mentir. Je voue mon existence à vous observer ; si tu veux essayer de m'avoir, mets un peu plus de corps dans ton mensonge.

Oui bon j'avoue... Je suis pas la meilleure pour mentir. Mais j'aurais pu faire un minimum d'effort en sachant que mon interlocuteur était un psychologue. On peut pas s'en tirer à bon compte en mentant si mal à ce genre de personne...
D'ailleurs, il me désigna d'un geste de la main.

-
Et ça passe en premier par le langage du corps. Mais peut-être que ça ne t'intéresse pas particulièrement – cela dit, si tu as besoin de conseils à ce sujet, je me ferais un plaisir de t'enseigner quelques ficelles. Je te dis ça parce que tu n'es pas stupide, c'est dommage. Tu es la première à me parler des grecs : j'aime bien l'idée, il y a quelque chose de flatteur. C'était une civilisation pour le moins intéressante ! Quant à ta première question, je vais juste te donner un exemple pratique.

Je rêve ou y me propose des cours de mensonge là ? C'est une première ça. Ce type est vraiment des plus particulier. C'est vraiment très très intéressant. Dans les livres y a plein de personnages étranges donc j'ai l'habitude de pas être surprise par les gens que je rencontre mais lui... Juste waouh.
D'un coup, il se pencha vers moi et me fixa. Il claqua subitement des doigts et d'un coup j'avais l'impression de me sentir extrêmement mal, comme si plus rien n'allait. Je me sentais paralysée. J'étais comme angoissée. Je n'osais plus esquisser le moindre geste et j'avais des difficultés à garder une respiration stable. Il s'allongea sur mon bureau pour s'approcher encore plus de moi. Il était maintenant beaucoup très proche. Il avait ses yeux juste en face des miens. Enfin... Même à une si faible distance il m'était impossible de voir ses yeux. Son masque était fait de telle sorte qu'on puisse pas voir au travers. Mais bon mon état ne me laissait pas vraiment l'occasion de m'y préoccuper. J'avais maintenant l'impression de déprimer, quelque chose de très fort. Une larme fit même son apparition au coin de mon œil.

-
Comme ça ce n'est pas plus compliqué. Nous sommes faibles face aux émotions, et je pense que tu es loin d'échapper à cette règle. Je pourrais plus encore vicier cette ambiance, et crois-moi, ce ne serait pas une partie de plaisir pour toi. Dans l'état actuel des choses, il me suffirait de poser quelques questions bien ciblées pour savoir ce que je veux.

Là encore il fit son petit sourire au coin avant de ricaner. Il claqua de nouveau des doigts et je sentis toute la tension disparaître. Il n'y avait plus cette pression vraiment pesante. Je parvins de nouveau à trouver une respiration normale. Dorofey repris un peu ses distances et s’assit sur la chaise qu'il avait auparavant déplacée. De nouveau il se mit à son aise en mettant ses pieds sur mon bureau.

-
Bien sûr, cette méthode n'est pas infaillible surtout maintenant que je te l'ai exposée. Et puis, en dépit de son côté fort amusant, c'est trop facile, alors je ne l'utilise jamais quand j'ai du temps à perdre. Comme aujourd'hui, par exemple. Donc tu peux considérer que ce que je t'ai dit tout à l'heure, c'était du bluff, en effet, vu que je ne l'aurais pas fait. En plus, il semblerait que je n'en aie pas besoin.

J'étais complètement décrochée de ce qu'il disait. Je n'avait pas l'impression de tout comprendre. Mais j'étais sûre d'une chose, il venait d'utiliser son pouvoir sur moi et c'était vraiment, mais alors vraiment quelque chose de très désagréable.
Il m'observa, ce qui me fit me souvenir de quelque chose. J'essuyais rapidement la petite larme qui menaçait de couler.

-
On n'a qu'à dire que moi aussi, je voulais ''juste voir ta réaction''.

En entendant ses derniers mots ma première réaction fut d'afficher une expression de surprise sur mon visage. Je la fis rapidement disparaître. Pendant les dernières minutes il s'était passé beaucoup de choses et j'avais l'impression de n'avoir absolument pas contrôlé cette situation. Dorofey a complètement bouleversé mon esprit. Je ne comprenais plus rien jusqu'à présent. Mais tout était en train de s'assembler comme un puzzle. Je ne savais pas qu'est-ce qui s'assemblait, mais cela ne m'importait pas vraiment.
J'avais un psy en face de moi, qui pensait pouvoir analysé tout le monde sans problème. Il a dit que je n'étais pas stupide, que c'est gentil. Certes je n'arrive pas bien à comprendre si je dois mal prendre le ''dommage'' juste après mais peut importe. Je voulais entrer dans son jeu, je n'allais certainement pas y arriver mais qui ne tente rien, n'a rien.

-
Waouh... Donc je m'étais vraiment trompée dans cette histoire. Tant pis.

Je lui souris l'air embêtée.

-
Tu portes vraiment un masque parce que t'aimes ça ? Non ça doit pas être ça non plus... Je vais arrêter de chercher, ça sert à rien, dans tous les cas tu ne me donneras certainement pas la vraie raison pour laquelle tu portes ce masque.

Je me levais, l'air de rien. Et me dirigeais vers lui.

-
Bon... Par contre. Si je te paye un verre tu me promets de plus utiliser ton pouvoir sur moi ? Non parce que c'est vraiment... waouh... Désagréable...T'en es conscient en plus et tu t'en amuses. Tu sais que je suis pas du genre à me laisser faire ?

Là, je pense qu'il n'avait pas du tout comprendre. Il avait l'air pas vraiment chaud à l'idée de boire un café. Je le fixais un instant, avant de lui attraper le bras et de le lever de sa chaise.

-
Aller viens ! On va aller en ville, y a plein de Cafés qui servent des boissons buvables, pas comme ici. J'ai juste a fermé la bibliothèque un moment et de signaler que je m'absente pour des raisons valables.

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MessageSujet: Re: Cet homme a une réclamation [PV Astrid] Dim 28 Fév - 19:24




Astrid semblait pour le moins désorientée. Et Maria n'en était pas peu fier, il l'avait réussi, finalement, son petit effet.

- Waouh... Donc je m'étais vraiment trompée dans cette histoire. Tant pis.

Montée de l'ego : puissance 10. Wow, il allait casser le plafond à ce rythme-là. Son sourire s'étira, tandis que celui de de la jeune femme laissait transparaître un évidente gêne.

- Tu portes vraiment un masque parce que t'aimes ça ? Non ça doit pas être ça non plus... Je vais arrêter de chercher, ça sert à rien, dans tous les cas tu ne me donneras certainement pas la vraie raison pour laquelle tu portes ce masque.


Il leva les yeux au ciel. bien sûr que non, il ne lui dirait pas. Il ne le dirait à personne. Il voulait laisser le mystère planer, que les gens se demandent si lui-même savait pourquoi il le portait, ce masque - pas de suppositions stupides, bien sûr qu'il le savait. Mais c'était plus drôle comme ça.
Elle se leva et s'approcha - ce qui le surprit un peu, il se l'imaginait mieux garder ses distances après ce qu'il venait de lui faire vivre.

- Bon... Par contre. Si je te paye un verre tu me promets de plus utiliser ton pouvoir sur moi ? Non parce que c'est vraiment... waouh... Désagréable...T'en es conscient en plus et tu t'en amuses. Tu sais que je suis pas du genre à me laisser faire ?

Il se retint de pouffer de rire. Comme c'était mignon, elle tentait de se donner un petit genre inébranlable. Il ne dit rien, mais elle ne l'aurait pas si facilement, il espérait qu'elle en avait conscience. D'autre part, l'idée du verre ne le dérangeait absolument pas, il la trouvait même plutôt bonne ; et même, il la trouvait inattendue. La bibliothécaire gagnait des points. En plus, le "tu en es conscient et t'en amuses" l'avait plus flatté qu'autre chose. Avant qu'il puisse accepter et lui proposer de boire autre chose qu'une tisane - hum, oui, car si c'était ce qu'elle avait en tête en lui proposant un verre, ils n'allaient pas s'entendre - elle lui attrapa le bras et le remis debout.

- Aller viens ! On va aller en ville, y a plein de Cafés qui servent des boissons buvables, pas comme ici. J'ai juste a fermé la bibliothèque un moment et de signaler que je m'absente pour des raisons valables.

Alors là, il était partant. Enfin, la journée devenait intéressante ! Il eut un petit rire, levant un index malicieux.

- Ce ne sera une raison valable de quitter ton lieu de travail que si tu m'offres au moins deux verres !

Eh, on marchande comme on peut. Elle ne pouvait pas refuser, il n'avait pas encore promis de ne pas réutiliser son pouvoir sur elle. Il fit mine de réfléchir quelques secondes, pris le bras de la jeune femme sous le sien, et poursuivit :

- Pas d'inquiétude, je sais où nous pourrions aller ! Ça ne te coûtera pas trop cher, ils me connaissent bien.

Il se rendit compte après coup qu'il allait passer pour le pochtron de service, mais finalement, ce n'était pas si éloigné de la vérité. En ce moment il avait tendance à forcer sur l'alcool. Et les soirées spéciales. Lui-même s'interrogeait un peu sur ses petites habitudes. Mais après tout il était encore jeune, et estimait pouvoir supporter ce train de vie. D'autant plus que c'était lui le psychiatre, personne ne lui ferait la morale. Il lâcha Astrid, la laissa fermer boutique, et l'invita à le suivre. Ils sortirent du lycée le plus discrètement possible - si on les prenait à déserter pendant les heures de travail, ça allait mal se passer pour eux, et l'excuse d'une expérience sociologique ne fonctionnerait sûrement pas auprès du Principal. Après l'avoir informée qu'il n'avait pas de voiture et que c'était malheureusement un peu loin, il apprit donc qu'elle non plus et ils démarrèrent leur route à pied. De toute façon, il n'aimait pas ce genre de véhicules qui lui avaient causé bien du malheur.

Il avait continué à la noyer sous de grands monologues pendant tout le trajet, comme à son habitude. Il se demandait quand est-ce qu'elle lui jetterait de nouveau un livre au visage - elle devait bien en avoir un sur elle, enfin - en lui hurlant de se taire. Ce fut avec une pointe de déception dû s'interrompre avant que cela n'arrive pour lui lâcher cette petite phrase :

- Et nous y sommes !

Il ouvrit donc la porte, et lança une grande salutation, accompagné d'un petit geste théâtral. La quasi-totalité des personnes présentes le lui rendirent. Il se pencha à l'oreille d'Astrid avec un air de confidence ostentatoire, et lui chuchota assez fort pour couvrir la musique - de la dance de mauvais goût - :

- Ne te laisse pas impressionner, ce sont des gens tout à fait respectables.

De nouveau, il rit et s'avança vers le bar, suivi de la jeune femme. Il sentait que ça allait être drôle.

- Coucou Docteur ! Lança le barman - c'en était un, malgré la perruque, la petite robe, le maquillage, et la voix de fausset - T'es là bien tôt ce soir, c'est pas avant minuit qu'on sort les instruments, tu t'en souviens au moins ? Il eut un petit sourire en coin, Bon, je t'en sers un, comme d'hab' ?

Il lui adressa un clin d'oeil ainsi un petit sourire avant d'acquiescer et de lui indiquer que la demoiselle aussi. Il se tourna vers elle :

- Ce sont des personnes très intéressantes, leurs mœurs sont fascinantes ! (Il n'avait jamais été aussi sincère, et cela se voyait) Même si je n'approuve pas leurs goûts musicaux. Et puis ils savent comment organiser des soirées dignes de ce nom, eux, au moins.

Le barman revint et déposa deux verres au contenu non-identifié devant eux. Il adressa un sourire narquois à Astrid :

- Et pas d'inquiétude ; si j'ai besoin de tu me dises quelque chose, j'utiliserais d'autres techniques que mon pouvoir sur toi. J'en ai des tas, de toute façon
, ajouta-t-il d'un ton énigmatique.

[HRP : je commence à partir en vrille. Si ça va pas, dis-le moi xD]
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MessageSujet: Re: Cet homme a une réclamation [PV Astrid] Dim 6 Mar - 14:23


J'avais bien remarqué que Dorofey s'était retenu de rire avant. Mais j'avais fait semblant de n'avoir rien vu. De toute façon maintenant il semblait emballé donc aucune raison de le fâcher avec des broutilles.
Dorofey tendit l'index en riant légèrement.

-
Ce ne sera pas une raison valable de quitter ton lieu de travail que si tu m'offres deux verres !

J'eus un petit regard vers lui, l'air de dire ''Sérieusement ?''. Mais je me ravisa de tout commentaire. Il voulait deux verres ? Soit, il en aura deux. J’acquiesçais donc en reprenant un petit sourire. Lui sembla réfléchir un petit moment. Puis comme par illumination, pris mon bras sous le siens.

-
Pas d’inquiétude, je sais où nous pourrions aller ! Ça ne te coûtera pas trop cher, ils me connaissent bien.

Je souris à l'idée que ça ne ''coûtera pas trop cher''. C'était parfait, je n'avais pas non plus envie de dépenser des millions pour des verres. Par contre comment ça ils le connaissent bien ? Y a deux possibilités à ma question. Soit c'est un homme alcoolique qui va boire là-bas tous les jours, soit des amis à lui travaille là-bas. Je vais opter pour le choix numéro 2.
Il me lâcha ce qui me permis de parler au élève présent dans la salle. Mais d'abord il me fallait trouver une excuse pour mon départ. Je réfléchis un petit instant et une idée me vint. Je m'éclaircis là voix pour parler très fort :

-
Écoutez-moi tout le monde. Je vais devoir m'absenter et donc fermer la bibliothèque. Mon collègue, M. Leowdaeg est venu me prévenir que je devais aller à une réunion importante.

Certains élèves comprirent et rangèrent leurs affaires. Alors que d'autres assis autour d'une table, qui ne faisaient que discuter d'ailleurs, ne bougèrent pas d'un pouce. J'allais donc vers eux pour leur dire de sortir car je devais partir. Cette fois ils m'ignorèrent complètement. Ils se croyaient où eux ? On était dans une bibliothèque là, pas sur la place du marché. Légèrement énervée je posais violemment ma main sur la table et fixais le mec qui semblait être le ''chef'' du petit groupe.

-
Vous savez où on est là ? Dans une bi-bli-o-thèque. Et vous savez qui je suis ? Je suis la bi-bli-o-thè-caire. Donc vous allez m'écouter bien sagement. Ici c'est un lieu où vous êtes censé lire des li-vres. Je dois peut-être aussi vous expliquer ce mot ou c'est bon ?

Ils firent tous non de la tête, c'était déjà un bon début.

-
Très bien. Maintenant vous me ferez le plaisir de bouger d'ici quand je vous le demande. Ce serait tellement mieux que jacasser comme des dindons et se croire à la fête. Ok ?

Ils se levèrent tous ensemble, rassemblèrent leurs affaires et commencèrent à partir.

-
Oh une dernière chose. La prochaine fois que vous venez, je pourrais vous aidez à trouver des livres qui vous intéressent. Et si jamais, le lycée vous met à disposition des ordinateurs, si vous n'aimez vraiment pas lire.

Je leur souris comme si de rien était puis me tournis vers Dorofey.

-
C'est bon on peut y aller !

Je pris ma veste et mon sac et fermais la porte de la bibliothèque. Je le suivis dès lors. Nous sortîmes discrètement du lycée. C'était la première fois que je faisais ça, c'était assez perturbant. J'avais l'impression d'être une fugitive. Une fois sortis, il me dit qu'il n'avait pas de voiture, chose à laquelle je répondis que moi non plus. Même si d'après lui c'était plutôt loin, nous y allâmes à pied.
Durant tout le trajet il m'avait parlé. Mais pas un peu, beaucoup, vraiment beaucoup. Faut l'avouer, c'était toujours mieux qu'un trajet silencieux mais je n'en pouvais plus. Si j'avais quelque chose à lui lancer sous la main je l'aurais fait. Sauf que mon sac était important et que par conséquent je ne pouvais pas lui lancer. Je ne faisais que l'écouter sans vraiment réagir. J'hochais quelque fois la tête pour lui faire comprendre que j'écoutais. Il s'arrêta dans son discours pour me dire :

-
Et nous y sommes !

Je m'arrêtais un instant pour observer le bâtiment qui se présentait devant moi. Je n'étais jamais venu ici. Certes je n'étais pas une grande buveuse, mais toute occasion était bonne pour découvrir de nouveau lieu. Donc il était étonnant que je ne connaisse pas cet endroit.
Dorofey ouvrit la porte et salua l'assemblée. Je le suivis, c'était une sorte de bar avec une musique plutôt forte et pas forcément très belle. Il se pencha vers moi pour me parler. Il du hausser la voie pour couvrir la musique.

-
Ne te laisse pas impressionner, ce sont des gens tout à fait respectables.

Il rit et s'avança vers le bar. Je le suivis sans vraiment comprendre pourquoi je ne devais pas être impressionnée. Je levais les yeux vers la fem... Ah d'accord... Même si j'avais l'impression qu'il s'agissait d'une femme, se n'en était absolument pas une... C'était un homme portant une perruque, et une robe. Il était maquillé, et excusez-moi du terme, de façon vulgaire. Je restais limite bouche bée quand il/elle parla :

-
Coucou Docteur ! T'es là bien tôt ce soir, c'est pas avant minuit qu'on sort les instruments, tu t'en souviens au moins ?, il sourit légèrement, Bon, je t'en sers un, comme d'hab' ?

Je n'arrivais vraiment pas à me faire à cette voix d'homme poussée. C'était à la limite du désagréable. Par contre, il avait attisé ma curiosité. Des instruments ? Il y avait donc un groupe de musique qui jouait ici à partir de minuit ? C'était certes des horaires étranges, mais pourquoi pas.
Pendant mon interrogation à moi même, Dorofey avait annoncé au barman qu'il prenais un verre et moi aussi. J'allais donc avoir la surprise de ma collation. Une fois ceci fait, il se tourna vers moi.

-
Ce sont des personnes très intéressantes, leurs mœurs sont fascinantes ! Même si je n'approuve pas leurs goûts musicaux. Et puis ils savent comment organiser des soirées dignes de ce nom, eux, au moins.

Je le fixais étonnée. Ça pour sûr, ils étaient intéressants. Vous me croyiez si je vous dis que dans cet endroit la chose qui me paraissait la moins étranges c'était l'homme qui m'accompagnait ? J'avais cette impression que chaque personne, chaque objet venait d'un monde totalement différent et que seul ce psychologue me rattachait à la vie réelle. Du coup je le fixais, je ne détachais pas mon regard de lui, dans le but de me faire comprendre que je ne rêvais pas.
Du coin de l’œil je vis cette homme travesti poser deux verres. Je pris le miens et sentais discrètement son contenu, pour tenter de reconnaître la boisson. Je n'y parvint pas, c'était certainement quelque chose qui m'était jusqu'alors inconnu. En même temps, je suis pas la meilleure connaissance que cette île ait pu voir.
Dorofey me sourit avant de me dire :

-
Et pas d'inquiétude : si j'ai besoin que tu me dises quelque chose, j'utiliserais d'autres techniques que mon pouvoir sur toi. J'en ai des tas, de toute façon.

Il avait dit ça sur un ton de mystère. J'essayais de comprendre, de trouver une réponse à cette phrase. Mais je n'y arrivais pas. Et donc comme si ça allait m'éclaircir les idées, je pris une gorgée de la boisson que l'on m'avait apportée. Ce n'était pas mauvais, même plutôt bon, mais effectivement je n'y avais jamais goûté auparavant.
Je fixais toujours mon étrange accompagnateur et je parlais pour la première fois depuis que j'avais passée la porte.

-
Wow... C'est pas mauvais ça. C'est quoi ? T'en prend toujours quand tu viens ici ?

Ma façon de parler n'était pas vraiment naturelle. J'étais comme gênée, par l'endroit certainement. Les lieux qui sont nouveaux pour moi me font ressentir deux sensations. L'excitation de découvrir un endroit, de pouvoir apprendre des personnes. Mais aussi de la peur. J'ai peur de la nouveauté, de ce qui va arriver. C'est deux choses diamétralement opposées, mais qui chez moi se complétaient bien.
Je repris une gorgée, sans vraiment faire attention à si Dorofey buvait aussi. Je me sentirais mal si je finissais mon verre avant lui, mais en même temps, je n'avais pas envie de fixer son verre pour voir s'il commençait à se vider. J'avais envie de plein de choses cependant. Par exemple j'avais envie d'apprendre à connaître cet homme si mystérieux, et pour ça j'avais ma petite technique. J'avais bien compris qu'il ne me dirait rien, si je ne lui donnais rien en échange.

-
Hum... Ça te dirait de jouer à un jeu ?

Son masque m'empêchait de bien comprendre sa réaction, mais il devait être étonné.

-
Oh rassure-toi, je ne suis pas bourrée après seulement deux gorgées. C'est parfaitement sérieux ce que je dis là. J'adore jouer à n'importe quel jeu. Mais là on a besoin de rien, juste d'être deux. Je t'explique, c'est très simple. Je te pose une question et toi tu dois y répondre et enchaîner avec une autre question. Bien sûr, tu n'es pas obligé de répondre à ma question, mais tu dois toujours me donner une autre question après. T'as compris ?

Je n'avais pas vraiment envie d'attendre qu'il me dise si y voulait jouer ou non, ni même s'il avait compris. Avec ce jeu, j'allais pouvoir apprendre des choses sur lui et en retour j'allais lui en donner moi aussi. Je me lançais directement :

-
Je commence avec du très facile : Quel âge as-tu ?

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MessageSujet: Re: Cet homme a une réclamation [PV Astrid] Lun 7 Mar - 1:16


- Hum... Ça te dirait de jouer à un jeu ?

Maria se préparait à répondre à la question précédente, mais celle-ci eut l'effet de la faire passer directement tout au bas de sa liste de priorités. Un jeu ? Il haussa les sourcils. Il ne s'attendait pas à ça. En fait, il aurait plutôt vu cette chère Astrid perdre ses moyens et se confondre en il ne savait quel genre d'élucubration douteuses. Au lieu de ça, elle lui proposait un jeu ? Ça, décidément, c'était très intéressant. Il but une gorgée en attendant la suite.


-Oh rassure-toi, je ne suis pas bourrée après seulement deux gorgées. C'est parfaitement sérieux ce que je dis là. J'adore jouer à n'importe quel jeu. Mais là on a besoin de rien, juste d'être deux. Je t'explique, c'est très simple. Je te pose une question et toi tu dois y répondre et enchaîner avec une autre question. Bien sûr, tu n'es pas obligé de répondre à ma question, mais tu dois toujours me donner une autre question après. T'as compris ?

Il sourit. Le rassurer était inutile ; il espérait bien qu'elle tenait un peu mieux l'alcool que ça. Il nota dans un coin de sa tête cette histoire de jeux, cela pourrait lui être utile, un jour. Quant à celui qu'elle lui proposait, il paraissait assez simple. Malgré ce point, qui dans n'importe quel domaine représentait à ses yeux un défaut, là, il était plutôt emballé. Et légèrement impressionné, aussi. Elle avait compris comment le brosser dans le sens du poil. Très bien ; il marcherait. Il allait pouvoir facilement apprendre des choses sur elle.

- Je commence avec du très facile : Quel âge as-tu ?

Il la regarda quelques instants. En effet, elle commençait léger. Mais encore, il attendait de voir la suite. Il se montrerait docile :

- 30 ans. (il sourit d'un air narquois) Et il faut dire que je me trouve relativement bien conservé pour mon âge. Encore une fois, je propose qu'on change les règles : deux questions ! Je devrai bien te retourner la précédente, quand je n'en connaîtrai pas la réponse.

Il réfléchit quelques instants. Comme il connaissait pas mal de choses sur l'identité de la demoiselle, il allait devoir réfléchir à deux questions intéressantes pour lui. Pour s'aider dans sa réflexion, il vida un peu plus son verre. Il ne se lasserait jamais de ce cocktail - ce n'était pas sérieux, de boire à nouveau après la soirée de la veille, mais il fit taire la petite voix de sa conscience. Ça n'allait pas le tuer. Ses doigts tapotaient le comptoir à un rythme régulier. Plutôt rapidement, il répondit ce qui lui passa par l'esprit :

- Partons du principe que tu aimes lire et que c'est un classique incontournable, tu as donc un avis là-dessus : qu'as-tu pensé de l'oeuvre du Marquis de Sade ? (cette question n'était pas choisie au hasard, elle n'aurait même pas besoin de la lui retourner, la réponse semblait évidente) et....

Il réfléchit un instant.

- Tes mensurations ?

C'était un petit peu sorti de nulle part, mais de toute façon, il fallait bousculer la jeune femme, elle était trop calme. C'était presque une offense, au final, il avait fait l'effort de marcher jusqu'ici, et elle semblait à peine déstabilisée par l'endroit. Elle l'était, il le savait, et c'était normal. Mais il voulait un peu plus. Avec un peu de chance, elle finirait par avoir des réactions amusantes. Ou par poser des questions amusantes ? Il attendait de voir, avec, au fond de la poitrine un brin d'excitation. ce n'était pas souvent que ça lui arrivait. En, vérité, Maria était curieux. D'ailleurs, pour une fois, il n'avait vraiment pas beaucoup parlé ; il reprendrait ses bonnes vieilles habitude plus tard.


[HRP : Scusaaaa c'est pas génial ;w; Si ça te va pas dis-le moi etout, tu le sais que tu dois pas hésiter !]
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MessageSujet: Re: Cet homme a une réclamation [PV Astrid] Sam 26 Mar - 13:39

Dorofey me fixa un instant. Je n'arrivais pas à savoir s'il allait exploser de rire face à mon idée de jeu ou s'il était d'accord. Fichu masque, si j'oserais je lui sauterais dessus et je lui arracherais. Mais non, je ne le ferais pas. Il veut porter un masque ? Soit... C'est son choix, je devrais m'adapter.

-
30 ans, répondit-il en souriant, Et il faut dire que je me trouve relativement bien conservé pour mon âge.

Je me fis la réflexion que 30 ans ce n'était pas super vieux non plus, que c'était donc normal qu'il soit encore bien conservé.

-
Encore une fois, je propose qu'on change les règles : deux questions ! Je devrai bien te retourner la précédente, quand je n'en connaîtrai pas la réponse.

Comment ça encore une fois ? C'est la première fois que les règles du jeu sont changées... Je fis une légère mine d’incompréhension, qui disparue très rapidement car son idée n'était pas mauvaise. Avec deux questions, ça ira beaucoup plus vite. Et suivant sa logique, il me retournera forcément la question de l'âge, il ne doit pas savoir le miens, non ? Et c'est quand même quelque chose d'important.

Je le vis réfléchir, il semblait indécis, sans vraiment savoir quoi me demander. Enfin, il devait certainement avoir plein de questions qui tourbillonnaient dans sa tête, mais il devait les choisir judicieusement. Je voyais cela ainsi, en même temps, c'est un psychologue, tout dans sa vie devait être analysé judicieusement.
Il but quelques gorgées de son verre, il ne m'avait d'ailleurs pas répondu sur son contenu, j'avais donc une prochaine question. Il reposa son verre et commença un léger tapotement de ses doigts contre le comptoir.

-
Partons du principe que tu aimes lire et que c'est un classique incontournable, tu as donc un avis là-dessus : qu'as-tu pensé de l’œuvre du Marquis de Sade ?

Ah... Je m'attendais à tout sauf à ça... Et pourtant j'aurais du m'y attendre, au vu du personnage que j'avais en face de moi. Il avais raison en plus... J'en ai lu une partie, ma soif de lecture. Et on va dire que je regrette un peu...

-
et...

Il marqua une légère pause, le temps de réfléchir.

-
Tes mensurations ?

Je fis d'abord de grand yeux avant que mon visage de prenne une légère coloration rosée. Est-ce que c'était autorisé de poser de telles questions à une femme ? Même dans un jeu ?
Je soufflai légèrement, je ne devais pas me laisser déstabiliser. Je devais être maline, je ne pouvais pas ne pas répondre. Ce n'est pas la première fois que je joue à ce jeu, et jamais je n'ai abandonné une question, j'ai toujours répondu. Je plongeai mon regard dans mon verre, comme s'il contenait la solution. Pas du tout, par contre il contenait encore de la boisson et ça serait dommage de la laisser. Je bus donc quelques gorgées, ce qui était un excellent alibi pour réfléchir. Je reposais le verre, presque vide.

-
Hum... Si ça ne te dérange pas, je vais répondre aux questions dans l'ordre. Ça paraît même plus logique. Alors... L’œuvre du Marquis de Sade... Oui, je l'ai lu. Enfin une partie seulement, ma curiosité m'en a fait lire certains. Je ne vais pas te mentir, je regrette amèrement.

Devant la réaction de notre cher psychologue, je me sentis obligée de fournir plus de détails.

-
Je vais continuer de te parler en toute sincérité. Certains de ses ouvrages m'ont été imposé dans ma bibliothèque. Parce que selon ces abrutis de fournisseur ''Une bibliothèque, privée ou publique, ne saurait se dire complète sans ces ouvrages.''... Mes fesses oui... Pourquoi ne pas rajouter des livres encore plus explicites avec des numéros de téléphone rose à l'arrière ?

Je me calmais un peu, car oui je m'emporte très vite, et à ce train-là j'allais finir par prendre une chaise et la lancer sur la première personne que je voyais.

-
Bref, j'ai donc sélectionné les ouvrages les moins ''nauséabonds'', c'est le terme. Parmi lesquels tu pourras trouver ''Augustine de Villeblanche'' et ''L'instituteur philosophe''.

Je souris légèrement en réalisant que je faisais, malgré moi, la promotion d'ouvrages se trouvant dans la bibliothèque du lycée. Mon travail commençait à déteindre sur ma vie.
Je finis le fond de mon verre, et ayant eu assez de temps pour réfléchir à un moyen de contourner la question de mes mensurations, sans toute fois ne pas y répondre, je me lançais :

-
Ensuite, pour mes mensurations, je suis vraiment désolée mais je ne peux pas répondre. Je n'ai pas de mètre sur moi... Mais, par contre si ta réponse à ma prochaine question est positive, on peut peut-être s'arranger.

Là, j'avais forcément attisé sa curiosité, et une sorte de fierté était monté en moi. Je ne sais pas pourquoi.

-
Donc voilà mes deux questions, car je ne vais évidemment pas te retourner les tiennes : D'abord, aurais-tu un mètre ? Je suis tout à fait sérieuse. Ensuite, deuxième question, que j'ai déjà posée : C'est quoi ce que tu me fais boire depuis avant ?

Non, je voulais vraiment savoir, ça serait dommage de partir d'ici sans pouvoir recommander cette boisson ultérieurement.

Hors Rp:
 

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MessageSujet: Re: Cet homme a une réclamation [PV Astrid] Mer 30 Mar - 17:16


C'était peut-être à cause de lumière, mais il lui sembla observer un léger changement de teinte sur le visage d'Astrid, en plus de ses yeux grands ouverts. Puis elle descendit le reste de son verre d'un coup. Le sourire de Maria s'étira. Ses questions ne lui causaient pas tant de souci, tout de même ? Ils commençaient doucement, et pour peu que son imagination se montre fertile au cours de la soirée, elle avait plutôt intérêt à se préparer pour la suite. Il porta lui aussi le verre à ses lèvres, parce qu'il fallait le dire, cette boisson était délicieuse.

- Hum... Si ça ne te dérange pas, je vais répondre aux questions dans l'ordre. Ça paraît même plus logique. Alors... L’œuvre du Marquis de Sade... Oui, je l'ai lu. Enfin une partie seulement, ma curiosité m'en a fait lire certains. Je ne vais pas te mentir, je regrette amèrement.

Elle avait lu le Marquis de Sade ?! En premier lieu, il se sentit tout transporté de joie. Enfin quelqu'un ! Peut-être n'était-elle pas aussi fermée que les autres à ce genre de pratiques ? Hum, par pure décence, il fit en sorte de calmer son imagination. Ils étaient collègues, tout de même, et il savait que pour l'instant, nul besoin d'en arriver à telles allusions pour la déranger un peu. Sans compter le fait qu'elle ajouta avoir regretté "amèrement", ce qui suffit à lui faire perdre tout espoir.

- Je vais continuer de te parler en toute sincérité. Certains de ses ouvrages m'ont été imposé dans ma bibliothèque. Parce que selon ces abrutis de fournisseur ''Une bibliothèque, privée ou publique, ne saurait se dire complète sans ces ouvrages.''... Mes fesses oui... Pourquoi ne pas rajouter des livres encore plus explicites avec des numéros de téléphone rose à l'arrière ?

Ah, tout s'expliquait. Il donnait parfaitement raison à ces "abrutis de fournisseurs", pourtant. Son regard s'égara sur le verre, et il se dit que ce ne serait pas si mal de le terminer, lui aussi. Il ressentait une étrange déception, seulement adoucie par l'image de cette drôle de jeune femme qui s'énervait toute seule, et qui avait quelque chose d'amusant. Hop, un verre vide.

- Bref, j'ai donc sélectionné les ouvrages les moins ''nauséabonds'', c'est le terme. Parmi lesquels tu pourras trouver ''Augustine de Villeblanche'' et ''L'instituteur philosophe''.

Nauséabonds ?! S'il avait été en train de boire, il se serait étouffé. C'étaient des chefs d'oeuvres de la littérature humaine, comme pouvait-elle dire une chose pareille ? Considérant la chose avec un regard plus objectif, il était vrai que lorsque l'on n'était pas très intéressé par ce genre de pratiques, cela pouvait avoir quelque chose de... "nauséabond" – ce qu'il avait du mal à utiliser ce mot dans ce cas-là ! Mais cela ne lui rendait pas la chose plus agréable. Quant aux ouvrages cités, ils étaient beaucoup trop gentils pour lui. C'était pour les amateurs.
Elle souriait, il ne parvenait pas trop à déterminer pour quoi, et décida de ne pas s'attarder sur la question. Allons, Maria, tu ne vas pas laisser une petite frustration gâcher ta journée. Le sujet était divertissant, aujourd'hui, il devait malgré tout se l'avouer. Il capta discrétement le regard du serveur et lui adressa un petit geste.

- Ensuite, pour mes mensurations, je suis vraiment désolée mais je ne peux pas répondre. Je n'ai pas de mètre sur moi... Mais, par contre si ta réponse à ma prochaine question est positive, on peut peut-être s'arranger.

Sa curiosité éveillée, le psychiatre haussa un sourcil. Les mensurations, c'était un détail qu'il aimait bien avoir en tête, surtout parce que cela embarrassait les gens à qui il le demandait. Même Miranda avait mis du temps à les lui céder. Ils pouvaient s'arranger ? Eh bien, ils s'arrangeraient.

- Donc voilà mes deux questions, car je ne vais évidemment pas te retourner les tiennes : D'abord, aurais-tu un mètre ? Je suis tout à fait sérieuse. Ensuite, deuxième question, que j'ai déjà posée : C'est quoi ce que tu me fais boire depuis avant ?

Le sourire qui avait disparu de son visage depuis tout à l'heure reprit sa place attitrée. Comme s'il avait écouté leur conversation, le serveur, à cet instant précis, déposa devant chacun d'eux un nouveau verre, plein du même liquide étrange que tout à l'heure. Il se saisit de l'un d'eux, faisant doucement remuer la surface lisse de la boisson d'un geste du poignet.

- Hum, avant de répondre à tes questions, je dois te dire une chose : tu as des préjugés qui mériteraient d'être effacés, et je m'en chargerai personnellement !

Il ponctua cette phrase d'un petit rire pas forcément rassurant. C'était sa petite vengeance pour l'avoir entendue insulter l'une de ses grandes passions, et il se promit que ce ne serait pas la dernière. Maria souleva le verre.

- Ca ! Tu veux que je te dise ? Je n'en sais strictement rien ! La première fois que je suis venu ici – je t'épargne les détails pour le moment – c'est ce que cette charmante jeune femme (Il désigna le serveur d'un geste discret) m'a donné, et je n'ai jamais eu envie de prendre quelque chose d'autre depuis. Si tu veux connaître la recette, demande-lui, je ne te garantis pas qu'elle te la cède comme ça. Par contre, je sais ce qu'elle peut me donner à moi.

Maria se mit debout sur son tabouret, et avec le plus grand calme sauta par dessus le comptoir. L'employé lui jeta un regard réprobateur.

- Hey ! Combien de fois je vais devoir te répéter que c'est le genre de trucs à éviter, Dorofey ? T'es pas chez ta mère !

Le psychiatre balaya sa remarque d'un geste de la main, occupé à fouiller derrière le bar.

- Je te rappelle que ton chirurgien était un habitué de mon ancien cabinet, ma chère, je pourrais le convaincre que tes multiples opérations ne sont pas une si bonne idée que ça.

Puis il lui adressa un sourire faussement – et volontairement – innocent. Le serveur fronça les sourcils, lâcha un soupir exaspéré puis laissa tomber avec un geste de dépit. Maria avait toujours de quoi faire ce qu'il voulait. Toujours. C'est au bout d'une longue minutes de recherches qu'il put se relever, laissant tomber sur le comptoir, juste devant Astrid, une boite en osier. Il plongea la main dedans et en sortit, l'air triomphant, un mètre, le posant à côté du verre de la bibliothécaire.

- Je vais pouvoir avoir ma réponse, alors ? Bien ! Voilà qui rattrape un peu tes écarts de tout à l'heure.

Là encore il faisait bien sûr référence aux offenses faites précédemment. Il baissa les yeux sur sa mains, dorénavant hérissée de deux doigts dressés et qu'il balladait entre les verres.

- Donc, deux autres questions... On va continuer sur du classique, pour l'instant : je ne sais pas comment tu t'es retrouvée à Xenyla, et on t'a déjà diagnostiqué des maladies mentales ?

Il avait sa définition du classique. Pour ce qui était de la dernière question, il se doutait un peu que non, mais sait-on jamais : ils n'avaient pas tant discuté, peut-être que quelque chose d eléger avait échappé à son oeil attentif. Ou bien elle prenait un traitement. Qui sait ? Il se sentit soudain réellement curieux. Et il voulait les mensurations, aussi. Trois réponses pour le prix de deux, pas mal.
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MessageSujet: Re: Cet homme a une réclamation [PV Astrid] Sam 23 Avr - 17:17


Depuis un moment, Dorofey avait perdu son sourire si caractéristique. Mes révélations sur l’œuvre du Marquis de Sade ne lui avait vraiment pas plu. Qu'importe, je n'allais pas lui mentir, je suis toujours franche. Mais là, il était revenu. Il souriait, et je ne sais pourquoi un petit frisson parcouru mon dos.
Le serveur qui nous avait servi précédemment, revint et posa deux verres devant nous sur le comptoir. Ils semblaient contenir exactement la même boisson que précédemment, j'en étais d'ailleurs ravie et adressai un sourire au serveur en guise de remerciement. Dorofey s'était servi de ce court laps de temps pour s'emparer de son verre. Il le faisait doucement bouger avec sa main.

-
Hum, avant de répondre à tes questions, je dois te dire une chose : tu as des préjugés qui mériteraient d'être effacés, et je m'en chargerai personnellement !

Il ajouta à cette affirmation assurée, un rire qui ne me plut pas vraiment... Comment ça il allait s'en charger personnellement ? Ça voulait dire quoi ça ? Dans tous les cas ça ne me disait rien qui vaille...
Maria souleva son verre et dit :

-
Ça ! Tu veux que je te dise ? Je n'en sais strictement rien ! La première fois que je suis venu ici – je t'épargne les détails pour le moment – c'est ce que cette charmante jeune femme m'a donné...

Je n'écoutais pas la suite de ce qu'il disait. C'était sûrement très intéressant mais je restais subjuguée par ce qu'il venait de dire. La charmante jeune femme qu'il avait désignée était tout sauf une charmante jeune femme. Je ne vais pas mentir, c'était plutôt un charmant jeune homme, avec des traits fins et délicats... hum... oui... mais... Peut-être que c'est un femme qui a un style très masculin... Hum...
Je sortis de mes pensées quand Dorofey monta brusquement sur son tabouret et sauta par dessus le comptoir sans aucune gêne. J'étais partagé entre le honte d'être accompagné par un énergumène pareil et l’irrésistible envie d'exploser de rire.

-
Hey ! Combien de fois je vais devoir te répéter que c'est le genre de trucs à éviter, Dorofey ? T'es pas chez ta mère !

Je vis une main dépasser du comptoir puis elle disparut à nouveau. Mais que cherchait-il là-bas ?

-
Je te rappelle que ton chirurgien était un habitué de mon ancien cabinet, ma chère, je pourrais le convaincre que tes multiples opérations ne sont pas une si bonne idée que ça.

Dorofey sortit cette fois sa tête de derrière le comptoir et adressa un sourire qu'on pourrait imaginer innocent... Sauf que... Non, c'était pas possible. Il ne m'était pas adressé, mais plutôt au serveur. Enfin, à la serveuse si je crois bien comprendre ce qu'il dit. Mais du coup... Non, au serveur. Enfin, voilà...
Après une minute de recherche dans le comptoir, Dorofey sortit une boîte en osier et la posa juste devant moi. Il plongea la main a l'intérieur et en sortit un mètre. Il semblait extrêmement fier et ravi de sa trouvaille. Il le posa juste à côté de mon verre.

-
Je vais pouvoir avoir ma réponse, alors ?

J'étais tellement sûre qu'il ne parviendrait pas à trouver un mètre ici... Bon. J'hochais la tête pour lui dire que c'était bon. De toute façon je les connais mes mensurations. Ça sera l'occasion parfaite de me moquer un peu de lui.

-
Bien ! Voilà qui rattrape un peu tes écarts de tout à l'heure.

-Mais...

Je me tus. J'avais compris à quoi il faisait référence. La pilule n'était vraiment pas passée pour ce que j'avais dit sur le Marquis de Sade. Mais en même temps ce n'était pas ma faute, j'avais amplement raison pour une fois.
Dorofey faisait un signe de la main. Certainement pour afficher le chiffre deux. Mais je n'étais pas certaine.

-
Donc, deux autres questions... On va continuer sur du classique, pour l'instant : je ne sais pas comment tu t'es retrouvée à Xényla, et on t'a déjà diagnostiqué des maladies mentales ?

Je souris. Ces questions-là étaient beaucoup mieux. Mais bon. D'abord je devais tenir mon engagement. Je me levais et attrapais le mètre.

-
Alors mes mensurations. On va dire... ma taille... mon poids et... mon tour de poitrine. Je pourrais aussi rajouter ma pointure mais on va dire que tu t'en fous un peu.

Heureusement pour moi, Dorofey avait choisi de se placer juste à côté du mur de gauche. Je pouvais donc m'en servir pour me mesurer. Enfin faire semblant. Je me plaçais contre le mur et disposais le bout du mètre sous mon pied. Pendant ma manipulation je répondis à la première question.

-
Pour mon arrivée à Xényla c'est très simple. J'étais élève dans la classe Passion avant. J'étais très proche de l'ancienne bibliothécaire, une femme très charmante. Elle m'a donc pistonnée et c'est grâce à elle que le principal a accepté que je la remplace au sein de l'établissement. Sinon cela aurait été clairement compromis.

Cette réponse me semblait assez claire, je n'avais pas besoin d'en rajouter plus. Pendant ce temps j'eus le temps de faire remonter le mètre et de lire ma taille. Je le savais déjà : 1m67. Je le notais dans un coin de ma tête et enroulais le mètre.

-
Plus que le poids et le tour de poitrine et ça sera bon. C'est dingue tout ce qu'on peut faire un mètre.

J'entourais mon ventre avec le mètre, fis semblant de lire mon poids, puis je fis pareil avec ma poitrine. Je souris à Dorofey et retournai m’asseoir à ses cotés. Je posai le mètre sur le comptoir et dis :

-
Donc, je mesure 1m67, je pèse 59kg et mon tour de poitrine c'est 80D. Voilà, tu as tout ce que tu voulais savoir là-dessus.

Je bus une gorgée de mon verre, auquel je n'avais pas encore touché.

-
C'était quoi ta dernière question déjà ? Ah oui... J'ai vraiment une tête à avoir une maladie mentale ? Wow... Je suis subjuguée. Comment t'as deviné ?

Je vis une expression très étonnée apparaître sur son visage. Il ne s'y attendait pas et à vrai dire moi non plus. J'avais juste envie de le faire tourner en bourrique.

-
Quand j'étais petite j'avais pour habitude de tuer mes camarades de classe. C'était pas facile, parfois ils se débattaient... Mais j'arrivais toujours à mes fins. Bien sûr ce n'était pas ma faute, mais celle de Daphné. C'est la voix dans ma tête, elle me disait de le faire.

Dorofey semblait ne pas comprendre. Mais vu qu'il est psy je me doutais bien qu'il se doutait que je mentais. Je ne suis pas trop douée pour mentir, alors mentir à un psy c'était impossible. Mais c'était amusant. Je ne pus m'empêcher d'exploser de rire et de m'excuser.

-
Pardon... Bon. Je te retourne la première question : Comment t'es-tu retrouvé à Xényla ? Et puis... Allé, la deuxième aussi. M. Leowdaeg, cher psychologue de son lycée serait-il en proie à des maladies mentales ?

C'était stupide de lui retourner cette question-ci. Mais bon ne sait-on jamais ! Ça ferait un bon titre d''article de journal : Le psychologue était lui-même fou. Non ?

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MessageSujet: Re: Cet homme a une réclamation [PV Astrid] Dim 1 Mai - 21:32


Elle sourit, avant de lui répondre simplement :


- Alors mes mensurations. On va dire... ma taille... mon poids et... mon tour de poitrine. Je pourrais aussi rajouter ma pointure mais on va dire que tu t'en fous un peu.

Bien sûr que non. Tout l'intéressait. Quand il disait mensurations, c'était bien mensurations. Mais Maria n'eut guère le temps de protester qu'elle reprenait déjà la parole, occupée à mesurer sa taille, dos au mur. Il la regardait faire et écoutait, rangeant méticuleusement chacune de ses paroles dans un petit tiroir de sa mémoire. Donc, on le piston, et une ancienne scolarité à Xényla. Il avait cru remarquer qu'une bonne partie des membres de l'administration de ce lycée y avaient d'abord été élèves - preuve supplémentaire que l'école était un cercle relativement fermé.


- Plus que le poids et le tour de poitrine et ça sera bon. C'est dingue tout ce qu'on peut faire un mètre.

Il eut un petit rire. Il était prêt à parier qu'elle n'avait pas encore tenté tout ce qu'on pouvait faire avec un mètre.

- Donc, je mesure 1m67, je pèse 59kg et mon tour de poitrine c'est 80D. Voilà, tu as tout ce que tu voulais savoir là-dessus.

Ca aussi, direction le petit tiroir. Il aimait en savoir autant que possible sur les gens qu'il avait en face de lui, et là, elle lui donnerait n'importe quelle information. Il adorait ce jeu ! D'autant plus que les résultats étaient... hum, intéressants. Elle était revenue à sa place à côté de lui, le mètre posé sur le comptoir - bah, ce petit objet ne risquait pas d'être volé ici, mais le propriétaire du bar y tenait, tout le matériel de couture appartenait à sa famille depuis des décennies. Elle piocha dans son verre avant de sortir la phrase à laquelle il se serait le moins attendu :

-C'était quoi ta dernière question déjà ? Ah oui... J'ai vraiment une tête à avoir une maladie mentale ? Wow... Je suis subjuguée. Comment t'as deviné ?

Le psychiatre en resta interdit. Comment il avait deviné ? Simple. Il avait posé la question en sachant pertinemment que la réponse serait non. Il était tout de même suffisamment compétent pour repérer les gens chez qui ça ne tournait pas rond. Pourtant, le naturel avec lequel elle s'était exprimée immisça le doute entre toutes ses inébranlables convictions.

- Quand j'étais petite j'avais pour habitude de tuer mes camarades de classe. C'était pas facile, parfois ils se débattaient... Mais j'arrivais toujours à mes fins. Bien sûr ce n'était pas ma faute, mais celle de Daphné. C'est la voix dans ma tête, elle me disait de le faire.

Il l'observa attentivement. Puis son sourire en coin lui revint. Elle mentait, il ne s'était pas trompé. Ou alors elle était assez folle pour  parler de tels antécédents psychologiques comme du beau temps. Ce dont il doutait. Soulagé d'avoir eu raison, et priant pour qu'elle n'ait pas remarqué son trouble précédent, il se préparait à parler au moment où elle explosa de rire. Oui, bon. Pas la peine d'en rajouter, Astrid. Il haussa les sourcils, pas très amusé qu'elle lui ai presque fait douter de lui-même. Cela dit, si elle avait réussi, c'est qu'elle n'était pas si mauvaise que ça. Dommage qu'elle ne tenait pas sur la durée.

- Pardon... Bon. Je te retourne la première question : Comment t'es-tu retrouvé à Xényla ? Et puis... Allé, la deuxième aussi. M. Leowdaeg, cher psychologue de son lycée serait-il en proie à des maladies mentales ?

Dieu merci elle s'excusait ; il décida de se montrer clément et ne pas revenir sur le triste incident qui venait de se produire. C'était à lui de répondre, coude sur le bar, se lança dans son petit récit, s'accompagnant comme à son habitude de grands gestes, d'une bonne dose d'exagération et d'étranges sourires bien placés.

- À Xényla ? Un peu par hasard, disons la vérité. Quand j'ai terminé mes études, j'ai voulu me faire la main en hôpital psychiatrique, puis j'ai erré de cabinet en cabinet. Mais les gens sont d'un ennui, si tu savais ! Et les quelques intéressants s'enfuient avant qu'on n'ait le temps de s'en délecter. Alors j'ai décidé de trouver quelque chose d'un peu moins traditionnel. Comme on connait bien la personnalité particulière de son Principal, je me suis dit que la vie au lycée pouvait être un peu plus mouvementée. Et puis, je peux choisir mes patients. Pour avoir déjà essayé, dans la rue, les gens n'acceptent pas la psychothérapie quand on leur propose.

On peut toujours avoir de l'espoir, il lui arrivait encore parfois de repérer des gens dans la rue et de tenter sa chance, de façon plus ou moins subtile. Il omit volontairement le fait que les élèves de Xényla rechignaient quelques peu à venir le voir, même quand ils avaient rendez-vous - stupides espoirs, il venait les chercher directement dans leur salle de classe et les ramenait dans son bureau de force quand ils ne séchaient pas les cours pour ne pas être trouvés.
Maria passa à la seconde réponse : il se pencha vers Astrid, armé de son sourire le plus énigmatique. Il planta son regard dans le sien.

- Quant à cette histoire de maladies, serait-ce vraiment à moi d'en juger, Astrid ?

Il était stipulé qu'une réponse était obligatoire, pas forcément une réponse claire et nette. Il termina son verre cul-sec, se leva et tendit la main à la jeune femme.

- Questions suivantes ! Une : Hormis traîner dans ta bibliothèque, qu'est-ce que tu fais dans la vie ? Et quelle sera notre prochaine destination ?

Elle n'allait pas pouvoir lui retourner la seconde question, mais tant pis. Ce lieu avait presque laissé Astrid de marbre - ce qui le laissait particulièrement perplexe, il ne s'attendait pas à ça -, rester ici plus longtemps n'avait pas d'intérêt : il voulait en savoir plus, et on en apprenait beaucoup sur les gens par les lieux qu'ils fréquentaient. Par ailleurs, hormis pour son cocktail spécial, ce bar n'avait de réel attrait qu'après minuit - heure lointaine.
Patiemment, il attendait.
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MessageSujet: Re: Cet homme a une réclamation [PV Astrid] Jeu 5 Mai - 12:09

B
Je bus encore un peu. Je ne savais donc toujours pas ce que c'était, mais peu importe, c'était bon donc ça m'allait. Dorofey, les coudes appuyés sur le bar me répondit :

-À Xényla ? Un peu par hasard, disons la vérité.

Cette réponse me surprit. Comment ça il était arrivé par hasard ? On peut pas se trouver un boulot par hasard, c'est bizarre. Je me replongeais dans ce qu'il disait avait une certaine curiosité. Lui, égayait son récit de grands gestes qui me donnaient envie de rire.

-Quand j'ai terminé mes études, j'ai voulu me faire la main en hôpital psychiatrique, puis j'ai erré de cabinet en cabinet. Mais les gens sont d'un ennui, si tu savais ! Et les quelques intéressants s'enfuient avant qu'on n'ait le temps de s'en délecter. Alors j'ai décidé de trouver quelque chose d'un peu moins traditionnel. Comme on connaît bien la personnalité particulière de son Principal, je me suis dit que la vie au lycée pouvait être un peu plus mouvementée. Et puis, je peux choisir mes patients. Pour avoir déjà essayé, dans la rue, les gens n'acceptent pas la psychothérapie quand on leur propose.

Intéressant... Il a donc fait beaucoup de chemin avant d'arriver au lycée. Il avait même bossé dans un hôpital psychiatrique au tout début. Ça ne devait pas être y a si longtemps, il ne semblait pas être extrêmement âgé, peut-être 3-4 ans de plus que moi. Enfin c'était dur de savoir à cause de son masque. Depuis que l'on était dans le bar je n'avais qu'une envie : lui arracher. Mais bon... Ça ne se fait pas vraiment...
Je souriais à ce qu'il disait. C'était quelqu'un de très intéressants. Chaque chose semblait exagérée, ça lui accordait un certain charme. Quelque chose de mystérieux qui te pousse à vouloir découvrir chacun des petits secrets enfouis profondément. Je ne décrochai mon regard de ce qui me semblait être le sien. Il se pencha vers moi, avec un sourire flottant.

-Quant à cette histoire de maladies, serait-ce vraiment à moi d'en juger, Astrid ?

C'était vrai ça. Un fou pense qu'il est censé non ? Donc, même s'il est psy, c'était impossible pour lui de savoir s'il avait une maladie mentale. Je me pencherais là-dessus tient. Avec cette petite réflexion de ma part, je compris que malgré moi j'avais envie de le revoir.
Il finit son verre rapidement et se leva. Je le finis aussi, il ne restait pas grand chose. Il me tendit la main.

Questions suivantes ! Une : Hormis traîner dans ta bibliothèque, qu'est-ce que tu fais dans la vie ? Et quelle sera notre prochaine destination ?

Je pris sa main et il me fit me relever. Je restais debout un instant, pour essayer de trouver une réponse à sa deuxième question. Parce que la première était bien simple, mais notre prochaine destination... Où pourrais-je bien l'emmener ? Je ne savais pas trop... Les lieux où je vais habituellement ne devaient pas intéresser un homme comme lui. Enfin... qui sait ?

-Je sais !

Je n'avais pas lâché sa main, et avec un certain enthousiasme entraînais Dorofey hors su bar. Je fis quelques pas avant de le lâcher.

-On a un peu de marche avant d'arriver à notre prochaine destination, donc t'auras la réponse à la deuxième question là-bas. Par contre la première réponse, j'vais te répondre tout de suite.

Je commençais à aller en marche arrière pour être en face de lui et lui parler en le regardant. Sur le coup, ouai, ça me semblait être une bonne idée.

-Donc, bien sûr, je ne fais pas que lire toute la journée. Certes c'est sympa de lire, mais j'ai une autre passion. Je sais pas si tu aurais pu la deviner ? Huum... Non. Je fais de la danse contemporaine. C'est cool non ? D'ailleurs je t’emmène là où je m'entraîne. Tu seras obligé d'essayer.

L'alcool, commençant à faire de l'effet, aidant, je décidais de faire un tour sur moi-même. Je fermais les yeux et l'inévitable arriva. Je percutai un poteau et me sentis tomber. C'était ma faute, depuis bien 20 mètres, je marchai dos au monde donc forcément je ne savais pas ce qui arrivait. J'avais l'impression de tomber au ralentis, j'attendais cet impact avec le sol qui était inévitable.

HRP[/spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Cet homme a une réclamation [PV Astrid] Dim 8 Mai - 14:06


Maria s'amusa de remarquer qu'elle n'avait pas lâché sa main ; pour autant, il ne chercha pas à se défaire de ce contact. Il se laissa entraîner dehors, adressant au passage un petit signe d'au revoir au serveur, qui leva les yeux au ciel pour toute réponse en rangeant les verres qui avaient déjà commencé à s'accumuler sur le comptoir.

- On a un peu de marche avant d'arriver à notre prochaine destination, donc t'auras la réponse à la deuxième question là-bas. Par contre la première réponse, j'vais te répondre tout de suite.

Bien, cela lui permettrait donc de patienter. Elle le lâcha après quelques pas, et continua de lui parler le dos tourné au sens de la circulation. Pratique, pour éviter les torticolis. Il songea avec un sourire qu'il reconnaissait là les divertissants effets de l'alcool. Il aurait apprécié de pouvoir goûter à l'ivresse un peu plus vite, mais il lui fallait maintenant plus que trois verres pour cela. De toute façon, il n'avait pas besoin d'une quelconque boisson pour se sentir désinhibé : il faisait ce qu'il voulait, quand bon lui semblait, devant qui il voulait, et n'en était que plus content d'observer les yeux ronds de son entourage.

- Donc, bien sûr, je ne fais pas que lire toute la journée. Certes c'est sympa de lire, mais j'ai une autre passion. Je sais pas si tu aurais pu la deviner ? Huum... Non. Je fais de la danse contemporaine. C'est cool non ? D'ailleurs je t’emmène là où je m'entraîne. Tu seras obligé d'essayer.


Tiens, surprise. Il n'aurait pas deviné, comme ça - oui, bon, en même temps il était psy, pas voyante non plus. Heureux d'entendre de la bouche de quelqu'un une information qu'il n'aurait pas pu repérer lui-même, il joignit les mains et s'apprêta à exprimer son contentement. Mais ce qui devait arriver arriva : la chute. Eh oui, prévisible, quand on est une jeune femme alcoolisée qui marche à reculons. Pourtant, il n'y avait pas songé. Dans un élan instinctif qu'il ne se connaissait pas forcément, Maria plongea en avant. Pour s'écraser lui aussi au sol.
Hmh, finalement, peut-être que les trois verres avaient un peu brouillé ses perceptions. Il jeta un regard à Astrid et partit d'un éclat de rire. Il n'y avait là rien de dramatique, de toute façon, autant s'en amuser - comme de tout le reste. Quelques regards curieux s'attardaient sur ces deux énergumènes par terre, la masse compacte de la foule les contournait sans endiguer son flot continu. Il se releva, aida Astrid à faire de même et s'épousseta méticuleusement.

- Rien de cassé ? Rien de dramatique, alors !

Il tapa dans ses mains et passa un bras autour des épaules de la jeune femme, son éternel sourire narquois scotché au visage.

- Je me permets de prendre de l'avance dans notre petit jeu, tu auras le droit de me poser quatre questions au lieu de deux si ça te fait plaisir !

D'un grand geste de son bras libre, il désigna l'avenue. Il avisa une grande fontaine un peu plus haut, et guida sans lâcher Astrid jusqu'à celle-ci. Là, il la libéra de son étreinte, et avec aisance grimpa sur le rebord. Il s'accroupit pour être à la hauteur de son interlocutrice.

- Tu es du genre timide, Astrid ? Ah, attends ! La réponse à la deuxième question répondra sans mal à la première : et si, au lieu de souffrir de longues minutes de marche, tu nous faisais une petite démonstration ici et maintenant ? Je dois t'avouer que je ne m'attendais pas à ce genre de réponse, tu as beaucoup trop piqué ma curiosité pour que je puisse patienter si longtemps !

Comme une nouvelle invitation à le suivre, il lui présenta sa main, attendant -parce qu'il savait qu'elle allait le faire - qu'elle la saisisse.
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MessageSujet: Re: Cet homme a une réclamation [PV Astrid] Mar 7 Juin - 15:09


La chute était inévitable. Et malgré cette impression de ralenti que j'eus, je m'écrasai au sol. Je n'eus pas trop mal, mais j'explosais de rire. Dorofey s'était lancé au sol, certainement pour amortir ma chute. Sauf qu'il était tombé à côté de moi, donc bon... Son action n'aura pas été d'une utilité remarquable, mais elle était vraiment drôle. Il rit aussi d'ailleurs. De nombreux regards se tournèrent vers nous. C'est vrai que l'on ne devait pas avoir l'air très malins affalés sur le trottoir en train de s'époumoner. Mais personne n'eus la bonté de nous demander si nous allions bien ou de nous aider à nous relever.
Heureusement pour moi, Dorofey fut un homme serviable et très aimable. Il se releva et m'aida immédiatement. Il s'épousseta de façon très minutieuse alors que personnellement je secouais seulement ma jupe. C'était suffisant, enfin certainement.

-Rien de cassé ?

Je répondis d'un simple non de la tête.

-Rien de dramatique alors !

Il semblait satisfait de cette réponse et tapa dans ses mains. Puis il fit quelque chose qui me surpris un peu. Il passa son bras autour de mes épaules. On était très proches et il me fixait avec son sourire bizarre. Il faudrait qu'il arrête ça vraiment... Ça me mettait mal à l'aide.

-Je me permets de prendre de l'avance dans notre petit jeu, tu auras le droit de me poser quatre questions au lieu de deux si ça te fait plaisir !

Sans me lâcher, Dorofey désigna une fontaine un peu plus loin dans la rue. Il m'y guida. Je n'arrivai pas trop à comprendre pourquoi il voulait que nous nous arrêtions ici. Peut-être avait-il soif ? Oui mais non... L'eau des fontaines en ville n'est pas potable. Non franchement je ne voyais pas.
Il me lâcha enfin et à mon plus grand étonnement, il grimpa sur le rebord de la fontaine.
Il s'accroupit et me dit :

-Tu es du genre timide, Astrid ? Ah attend ! La réponse à la deuxième question répondra sans mal à la première : et si, au lieu de souffrir de longues minutes de marche, tu nous faisais une petite démonstration ici et maintenant ? Je dois t'avouer que je ne m'attendais pas à ce genre de réponse, tu as beaucoup trop piqué ma curiosité pour que je puisse patienter si longtemps !

Même pas deux secondes après qu'il ait fini de parler, Dorofey me tendit sa main. Il voulait que je la prenne. Mais... Je ne savais pas trop. Faire du contemporain sur un rebord de fontaine c'était pas vraiment la meilleure des idées. Et puis y avait pas la place nécessaire, y en avait juste assez pour des pas de disco. Mais du disco immobile quoi. Pas le disco de papy Robert bourré au mariage de la cousine Gertrude.
Je regardais le sol quelques instants pour peser le pour et le contre. Oui... Non... Oui... Roooh, mais j'avais quoi à perdre de toute façon ? Rien du tout. Je relevai donc la tète vers mon collègue.

-Très bien, je vais le faire ! Mais je te préviens, tu seras obligé de danser après moi. Tu n'as pas le choix !

Je lui souriais avec un petit regard de défi, puis j'attrapai sa main. Il m'aida à monter sur le rebord de la fontaine avec facilité. De là, je me remis à réfléchir. Était-ce vraiment une bonne idée ? Ce n'était pas sûr, mais en tout cas ça sera forcément amusant. J'enlevai mes chaussures pour éviter de me tordre la cheville et de tomber dans la fontaine et je les ''jetais'' au bas de la fontaine.
Quelques passants nous commençaient à nous regarder. Ils ne s'arrêtaient pas mais ils nous jugeaient du regard. Ils seront certainement beaucoup plus quand j'aurais commencer à danser. Mais tient... J'allais danser quoi moi ? Et puis il me faudrait une musique... Sauf que bien sûr c'était le seul jour où j'avais oublié mon portable à l'appart. Je me tournai donc vers Dorofey qui se tenait toujours debout à mes côtés.

-Il me faut une musique ! J'ai oublié mon téléphone, mais tu dois bien avoir quelques musiques bien sur le tiens non ? Je danserais sur ce que tu veux, enfin presque.

C'était vrai que presque toutes les musiques auraient pu faire l'affaire, mais il me fallait un feeling avec pour que je puisse bien danser. Impossible pour moi de danser sur une musique qui ne m'inspirait pas. En plus là, j'allais devoir improviser donc il fallait forcément que le lien vienne de suite. Il était hors de question que je m'affiche devant toute la ville... J'aurais beaucoup trop honte et après je n'oserais plus sortir de chez moi...

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MessageSujet: Re: Cet homme a une réclamation [PV Astrid] Dim 3 Juil - 22:51


- Très bien, je vais le faire ! Mais je te préviens, tu seras obligé de danser après moi. Tu n'as pas le choix !

Maria sourit. S'il n'avait pas le choix, que volonté de Madame se fasse ! Mais il attendait toujours qu'elle s'y mette. En attendant, il se délectait des regards qu'on leur jetait. Après avoir jeté ses chaussures au sol sans le moindre ménagement, elle se tourna vers lui :

-Il me faut une musique ! J'ai oublié mon téléphone, mais tu dois bien avoir quelques musiques bien sur le tiens non ? Je danserais sur ce que tu veux, enfin presque.

Sur ce qu'il voulait ? Elle n'avait pas idée de ce qu'elle venait de lui proposer, cette chère Astrid. Il se frotta les main et parcourut ses poches à la recherche dudit téléphone portable.

- Bien sûr que j'en ai ! Attends une seconde, que je trouv... Ah !

Le voilà, le téléphone entre ses mains. Une fois celui-ci déverrouillé, il fit mine de réfléchir. En vérité il savait très bien ce qu'il allait mettre, mais il avait appris à se faire désirer - c'était très important. Finalement, il lança à la jeune femme un regard en biais, sauta du rebord de la fontaine pour lui laisser un maximum de place, et agita le téléphone en face d'elle tandis que la musique résonnait.

- Prokofiev, un compositeur humain ! Tu dois connaître, si tu as été en Passion. Ils savent faire avec l'art, ces gens-là...  

Son visage s'était presque fait mélancolique, l'espace de quelques secondes. Quand il en revint à elle, il vit à l'air de la jeune femme qu'elle pensait clairement qu'il se moquait d'elle. Pour toute réponse, son sourire élargi, il croisa les mains derrière son dos.

- « Il n'est pas de plaisir plus doux que de surprendre un homme en lui donnant plus qu'il n'espère », un autre artiste humain. (Il balaya sa dernière phrase d'un geste de la main et ouvrit les bras) Surprends-moi, Astrid !

Il l'observait, l'oeil critique derrière son masque. C'était comme si toute la soirée avait existé uniquement pour ce moment. Il s'agissait là, en quelques sortes, de l'ultime test qu'elle devrait passer, et alors il saurait s'il avait perdu son temps ou non ce soir-là. Inutile de préciser qu'il espérait grandement ne pas être déçu ; il l'avait trop été, depuis son embauche à Xényla, et leur sortie avait bien commencé. Il ne s'expliquait pas trop cela, mais quelque chose lui disait que si elle se défilait, lui qui habituellement soupirait et se résignait à passer à un autre sujet, en serait cette fois bien plus frustré que les autres.
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MessageSujet: Re: Cet homme a une réclamation [PV Astrid] Mar 5 Juil - 17:01


Dorofey semblait satisfait de ce que je venais de dire. Il se frotta les mains et chercha quelque chose dans ses poches.

-Bien sûr que j'en ai ! Attends une seconde, que je trouve... Ah !

Il sortit fièrement son téléphone d'une de ses poches et commença à chercher une musique. Il semblait réfléchir longuement, comme si le choix de cette musique allait changer sa vie. Enfin il faisait bien de bien choisir. Parce que ça allait changer ma vie. Hors de question que je danse sur une musique complètement nulle avec une absence totale de rythme.
Au bout de quelques instants, il me lança un regard biaisé avant de sauter de la fontaine. J'entendis une musique se lancer. Il agita même son téléphone en face de moi. Je ne savais pas vraiment pourquoi mais pourquoi pas.

-Prokofiev, un compositeur humain ! Tu dois le connaître, si tu as été en Passion. Ils savent faire avec l'art, ces gens là...

Bien sûr que je le connaissais mais... Enfin... Vraiment ?
Il me surprenait le Dorofey... Je ne m'attendais pas à ce qu'il écoute ce type de musique. Mais en même temps... Vu le personnage j'aurais du m'en douter. Quelque part je le savais que je n'aurais pas une musique parfaitement adapté à mon art. Mais bon. Là... C'était vraiment éloigné. Même si...
Je regardai Dorofey, en doutant de sa proposition. Pour me répondre il élargit le sourire déjà présent sur son visage. Il croisa ensuite ses mains derrière son dos et dit :

-« Il n'est pas de plaisir plus doux que de surprendre un homme en lui donnant plus qu'il n'espère », un autre artiste humain.

Il fit ensuite un geste de la main et ouvrit grand les bras.

-Surprends-moi, Astrid !

Le surprendre... Mmh... J'écoutais attentivement la musique. Ce n'était pas rare que des danseurs contemporains utilisent des musiques de ballet pour danser. Personnellement je ne l'avais jamais fait parce que je ne m'en était jamais sentie capable. Mais après tout... Il fallait bien que je le fasse un jour. Et puis le choix de Dorofey n'était pas si mauvais. La musique était plutôt adaptée au final. Il me suffisait de faire des mouvements assez rapides et plutôt saccadés.

-Très bien. Par contre, tu comprendras que la surface sur cette fontaine n'est clairement pas suffisante...

Je descendis donc doucement de la fontaine. Ça sera beaucoup plus simple sur le sol. Par contre... Le sol plein de gravier très peu pour mes pieds. Je remis donc mes chaussures. J'étais prête maintenant. J'allais improvisé quelques pas pendant 3 minutes maximum et il sera content. Et puis j'allais bien m'amuser.

-Tu peux juste remettre la musique au début ? J'ai repéré un passage parfait.

Une fois la musique relancée, je me concentrais un maximum. Je devais m'imaginer que personne ne me voyait... Que je dansais pour moi et pour Dorofey... Parce que oui, je dansais pour lui. Je devais tout oublier d'autre... Juste me concentrer sur la musique.
Dès les premières notes graves, lançant pour moi la partie oppressante de la musique, je me mis à avancer. Je fis des pas droits, assurés. Plus question de faire marche arrière, sauf si la musique m'inspirait des pas en arrière. Tous les 3 temps je lançai ma jambe droite et mon bras droit vers l'avant. J'avais cette envie de briser le rythme. Il me lançait un défi avec le choix de la musique, donc j'allais le relever encore plus que ce qu'il n’espérait. C'était ça qu'il voulait non ? Je répétais ce petit schémas 3 fois avant de laisser tomber mon buste vers l'avant et de me relever rapidement. Une fois ceci fait, je le fis en arrière mais avec mes membres gauches. Il y avait quelque chose de très mécanique dans ce que je faisais. C'était marrant. Arrivée à 3 fois, je fis un tour sur moi-même.
Toute expression avait disparu de mon visage, la concentration régnait désormais. J'étais comme un petit robot programmé à danser. Je restais désormais sur place et fis des mouvements avec mes bras. En avançant et reculant mes épaules au rythme des cordes cela accentuait le côté robotique. Le rythme s’accéléra encore et je commençai donc une nouvelle séquence de pas en reculant. Sauf que j'avais oublié un détail : la fontaine. Après seulement un pas, je cognai contre le bord de la fontaine et tombai à l'eau.

Il y eu un petit moment de silence. Seule la musique de Prokofiev continuait. Mais je ne mis pas longtemps avant d'exploser de rire.

-Bon, ça c'est fait !

J'étais hilare. Cette situation était vraiment étrange. Tomber dans une fontaine alors que je dansais du contemporain sur une musique de ballet en compagnie d'un psy masqué. Je n'aurais vraiment jamais cru ça possible.
Je sortis tant bien que mal de l'eau de la fontaine. Je ne savais plus trop si je devais continuer de danser ou pas. Une partie de moi me disait de continuer mais en même temps je savais pas trop... Je relevais la tête pour voir si je Dorofey savait ce que je devais faire et c'est à ce moment là que je remarquai les gens qui m'observaient. Je devins complètement rouge. Je ne parvins plus à faire le moindre geste.
Quelques mots réussirent tout de même à sortir :

-Hum... Dorofey... Fais...

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MessageSujet: Re: Cet homme a une réclamation [PV Astrid] Jeu 7 Juil - 1:54


Maria l'observait, se régalant du spectacle. Sauf qu'il n'y avait là aucune once de moquerie ou de sarcasme, ce qui, pouvait-on dire, n'arrivait pas si souvent. Non, cette fois-ci, il se contentait de profiter de cette petite prestation qu'on lui offrait. De plus, Astrid lui offrait sa réponse : il ne perdait pas son temps, ce soir. Elle relevait le défi, elle s'adaptait, elle osait ! Que ces mots lui plaisaient. À l'instant où elle commença à danser, Astrid entra dans la liste "Intéressant".
Un détail qu'il est nécessaire de ne pas négliger, Maria, au vue de ses connaissances misérables dans le domaine de la danse, n'aurait su dire si elle était brillante ou ridicule. Le simple fait de s'exécuter devant tout le monde parce qu'il le lui avait demandé faisait à ses yeux de la jeune femme un véritable maître en la matière. Il suivait chacun de ses gestes avec une estime et un intérêt neufs, silencieux. Sa main libre suivait le rythme de la musique, de concert avec celui qu'adoptait la danseuse dans ses mouvements - mais en moins spectaculaire.

Puis, ce fut le drame ; la chute. Ils avaient une certaine propension à s'écraser face contre terre, ce soir. Maria mit bien une seconde à réagir, l'esprit un peu embué, avant d'aller s’enquérir de l'état de la bibliothécaire. Elle riait aux éclats. Un sourire amusé releva le coin de ses lèvres, il aimait quand les gens prenaient les choses avec humour.

- Bon, ça c'est fait !

Ah, ça, c'était le cas de le dire. Penché au dessus du rebord de la fontaine, il attendait qu'elle se calme avant de reprendre la parole. Elle s'arracha à la fontaine, et se renfrogna en sentant les regards sur elle. Maria aurait trouvé cette attitude décevante en temps normal, mais cette fois-ci il ne le remarqua même pas. Elle releva les yeux vers lui, les joues cramoisies.

- Hum... Dorofey... Fais...

Il haussa un sourcil, pas sûr de comprendre ce qu'elle entendait par ces quelques mots mis bout à bout. Il décida tout simplement de passer outre et de l'applaudir bien fort, pour que, possiblement, quelques passants se sentent coupable de jeter quelqu'un dans l'embarras. Son sourire retrouvé, il détacha sa cape pour la lui mettre sur les épaules - maintenant qu'elle était entrée dans sa liste de favoris, elle aurait le droit à toutes sortes de petites attentions - et éteignit la musique.

- Astrid, le psychiatre salue ta prestation ! Et ton audace, ajouta-t-il avec un sourire entendu.

Il lui offrit l'une de ses plus belles courbettes, et balaya la foule du regard avec quelque chose de dédaigneux.

- ...Pas un qui mériterait d'entrer dans mon bureau, grommela-t-il plus pour lui-même avant de reprendre à voix plus haute : malheureusement, je crois qu'il est temps de rentrer. Tu as vu l'heure ? J'espère qu'on ne vérifiera pas tes "raisons valables" de quitter ton lieu de travail, d'ailleurs. Et puis trempée et avec quelques verres dans le collimateur, tu ferais mieux de ne pas retourner à Xényla maintenant.

Il gloussa. La journée avait suivi un cheminement bien étrange, il était difficile de croire que trois heures plus tôt, ils se trouvaient sur leur lieu de travail et entretenaient une conversation banale - enfin, le genre de conversation qu'il avait pour habitude de tenir aux autres quand il s'ennuyait un peu trop.  
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MessageSujet: Re: Cet homme a une réclamation [PV Astrid] Ven 8 Juil - 17:21


Mon regard n'arrivait plus à quitter le sol depuis que je l'y avais posé. Je jouais nerveusement avec une mèche de mes cheveux. Je me savais timide, impossible de le nier. Mais là... J'avais eu envie de relever le défi que me lançait ce cher psy à l'allure étrange. Et les quelques verres aidant forcément... Mais maintenant, ce passage dans l'eau m'avait vraiment fait réaliser que tout le monde nous regardait.
Dorofey suivit ma demande incompréhensible et il fit quelque chose. Mais pas vraiment ce à quoi je m'attendais. Il m'applaudit. Mais pas un applaudissement faible et ironique. Non. Un applaudissement puissant. Un applaudissement qui avait pour but de féliciter. Me féliciter ?...
Il arrêta d'applaudir, je n'avais toujours pas relevé la tête. Mais d'un coup je sentis quelque chose se poser sur mes épaules. J relevais la tête pour regarder quoi et je vis que Dorofey n'avais plus sa cape. Je posais ma main sur mon épaule et oui. Il m'avait passé sa cape... Un sourire reprit place sur mon visage.

Ce psy, au final plutôt attentionné, arrêta sa musique et fit un grand sourire.

-Astrid, le psychiatre salue ta prestation ! Et ton audace !

Mmf... Il me faisait rire. En plus de ça, il ajouta une splendide révérence. Après, il balaya du regard la masse qui s'était réunit autour de nous. Il dit quelque chose que je ne compris pas avant de parler plus fort :

-Malheureusement, je crois qu'il est temps de rentrer. Tu as vu l'heure ? J'espère qu'on ne vérifiera pas tes ''raisons valables'' de quitter ton lieu de travail, d'ailleurs. Et puis trempée et avec quelques verres dans le collimateur, tu ferais mieux de ne pas retourner à Xényla maintenant.

Il n'avait complètement tord... Mais... Non. On allait pas pouvoir rentrer tout de suite. Certes j'avais froid, certes j'étais trempée, certes j'étais quelque peu éméchée. MAIS ! On ne pouvait pas rentrer maintenant.
J'avançais vers Dorofey et posais ma main sur son épaule. Je lui fis un petit sourire désolé.

-Excuse-moi Dorofey, mais on ne peut pas rentrer maintenant.

Avec délicatesse, je m'emparai de son téléphone et commençai à chercher la musique qu'il avait mis pour que je puisse danser. Pendant que je faisais ça, je lui tournais doucement autour.

-Tu sais, on trouvera bien une excuse pour notre absence, parce que toi aussi il faudra bien t'excuser non ?

Je finis par trouver la musique. C'était plutôt simple en fait. Mais bon, je suis un peu lente parfois avec ce genre d'appareil. J'ai vraiment beaucoup plus l'habitude des livres, du papier. J'ai été bercée là dedans depuis mon enfance. Certes, j'avais un téléphone et un ordinateur, mais... Ouai... C'était pas mes meilleurs amis non plus. Je devais bien être la seule jeune de mon âge a ne pas posséder un compte sur tous les réseaux sociaux. La seule à ne pas prendre des photos de moi à chaque instant de ma vie. Du style ''Oh mon dieu je mange une salade verte ! Vite je dois prendre une photo avec ! Oh mais non, je ne suis pas coiffée... Pas grave je vais juste prendre ma main à côté. Voilà. Je mets quoi comme message avec... Ah je sais. -Je mange light en ce moment, je veux perdre du poids mdr #Salade #Main #PerdreDuPoids- Parfait ! Mes copines vont toutes m'envier !'' Pardonnez-moi... Je me suis égarée...
Je lançais donc la musique avec une petite moue boudeuse.

-T'avais pas oublié j'espère ? Toi aussi tu dois danser, très cher. Et je ne vais pas te mentir j'ai vraiment hâte.

Dorofey allait devoir danser, sinon j'allais être vraiment très triste. Je me postais devant lui avec un grand sourire. Tant qu'il n'aura pas dansé, je ne partirais pas d'ici. Obstinée était mon deuxième prénom. Et puis ça devenait mon premier prénom quand j'avais bu quelques verres.

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MessageSujet: Re: Cet homme a une réclamation [PV Astrid] Sam 9 Juil - 1:13


-Excuse-moi Dorofey, mais on ne peut pas rentrer maintenant. Tu sais, on trouvera bien une excuse pour notre absence, parce que toi aussi il faudra bien t'excuser non ?

Astrid lui tournait autour comme une espèce de requin. Diantre, elle n'avait pas idée d'à quel point ce genre de comportement le stimulait. Rentrant tout à fait volontairement dans son jeu, il observait, calmement, et la laissait faire. Quand la musique résonna, il comprit bien plus clairement ce qu'il lui restait à faire. La bougre, elle n'avait pas perdu le Nord, malgré les quelques verres qui lui restaient  dans le nez. Quant à son excuse, lui, il pouvait simplement dire qu'il n'avait pas jugé utile de passer une journée au travail alors qu'il n'avait ni rendez-vous ni papiers à remplir. Même si c'était parfaitement faux, il pouvait toujours prétexter ne pas prendre les élèves sans réservation de créneau horaire. En tous, c'était ce qu'il avait prévu comme justification, si on venait l'ennuyer.

- T'avais pas oublié j'espère ? Toi aussi tu dois danser, très cher. Et je ne vais pas te mentir j'ai vraiment hâte.

Oublié ? Il aurait préféré. Et qu'elle aussi, elle oublie, à vrai dire. Ce n'était pas tout ça, mais il ne prenait pas de plaisir particulier à la danse. En revanche, elle prenait les devants, et pour encourager ce genre de comportements, il n'allait pas faire son précieux. Il jeta un regard à la foule, dont les regards curieux se promenaient sur le duo. Bon. Si Maria n'aimait pas danser, il n'était inconnu de personne qu'il adorait se faire remarquer. Quand on prend les choses avec dérision, rien n'est ridicule. Son regard revint sur la jeune femme nouvellement entrée dans sa liste VIP. Elle allait insister s'il refusait, de toute façon, et pour le spectacle qu'elle lui avait offert, elle méritait bien le sien.

Maria joignit les mains et d'un bond rejoignit le rebord de la fontaine. Il parla fort, mais la seule destinataire de ses paroles était Astrid.

- Mesdames et messieurs ! En cette pas si belle mais acceptable soirée de printemps, je vous demande de bien prêter attention à cette incroyable représentation, avec, notamment, la célèbre Astrid Kumarlik au porté de téléphone !

Il applaudit, activité éternellement solitaire, et dans un nouveau bond s'empressa de rejoindre le sol. Ses talons hauts claquèrent fort sur le pavé. Il tapa dans ses mains et débuta le massacre. Et dans la mesure où il n'avait pas suffisamment bu, impossible d'utiliser l'alcool comme excuse. Maria avait habituellement une certaine prestance, qui, heureusement ne disparaissait pas dès qu'il esquissait un pas de danse, mais en prenait quand même un coup. Mais à vrai dire il s'en moquait un peu ; il jouait le jeu et faisait ce qu'on lui avait demandé, voilà tout.
Entre virevoltes, arabesques saugrenues, pas de salsa qu'il avait vaguement appris plus jeune - sombre époque qu'il n'aurait osé évoquer devant personne - c'était un beau n'importe quoi. Il mélangeait un peu tout et laissait à Astrid la liberté de s'en satisfaire.

Puis enfin ce fut la fin du calvaire - plus pour ceux qui devaient le regarder que pour lui, à vrai dire, ce n'était pas comme s'il prenait la situation au sérieux. Il termina sur une sympathique courbette pile en face de sa spectatrice, et se redressa avec un sourire narquois, bien qu'un peu essoufflé.

- Merci à l'assistance, merci ! Clama-t-il en tapant vaguement des mains avant de se retourner vers Astrid, Ah ! J'ose espérer que tu ne craignais pas que je te fasse de l'ombre ?

Se servant de l'une de ses mains pour s'éventer, il parcourut du regard la foule qui se dispersait autour d'eux. C'était drôle, tout de même. Il ne regrettait pas d'avoir quitté son bureau.

- D'autres exigences, ou l'on peut considérer que le jeu est fini ?

Après tout, maintenant qu'il l'avait dans le collimateur, il aurait bien d'autres occasions de découvrir qui était Astrid Kumarlik.
[HRP : je suis siiiii désolée c'est vraiment pas terrible xD Mais si ça va pas, bah wallah tu me le dis.
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MessageSujet: Re: Cet homme a une réclamation [PV Astrid] Dim 10 Juil - 20:23


Dorofey ne sembla pas ravi de devoir danser. Mais il n'avait pas le choix, et il semblait qu'il l'avait compris. Il jeta un regard au public improvisé qui s'était réuni autour de nous. Je n'aimais pas trop être observé par autant d'yeux. C'était plutôt inconfortable comme sensation.
L'homme remit ensuite son attention sur moi. Il joignit ses deux mains et sauta sur le rebord de la fontaine. On aurait dit un orateur, un élu, devant son peuple.

-Mesdames et messieurs ! En cette pas si belle mais acceptable soirée de printemps, je vous demande de bien prêter attention à cette incroyable représentation, avec, notamment, la célèbre Astrid Kumarlik au porté de téléphone !

Et il s'applaudit lui-même. Il me faisait rire le bougre. Mais... Avec son annonce il allait rameuter encore plus de gens autour de nous... Heureusement que c'était à lui de danser et plus à moi. Parce que sinon j'aurais clairement moins rigolé.
Ce cher psychologue fit un bon pour redescendre sur terre. Il semblait prêt à danser. Il tapa dans ses mains et commença à d... à... à bouger. Non parce que... Oui. Il y avait des pas de danse dans ce qu'il faisait. Mais tout était mélangé et n'avait aucun sens. Mais c'était vraiment drôle. Il était là à faire des trucs. Il tournait sur lui-même, faisait des spirales avec ses bras. Enfin... C'était comme ça que je voyais ce qu'il faisait. Oh non ! Il y avait aussi des pas de salsa ! Intéressant, Dorofey avait donc des bases de salsa. Pourquoi je ne savais pas... Mais il en avait quelques unes.

Très franchement cela me plaisait beaucoup. C'était pas terrible mais terriblement amusant. J'avais envie d'exploser de rire mais je ne faisais que sourire.
Dorofey sembla arrivé au bout de sa prestation et fit une inclination juste en face de moi. Il était essoufflé mais souriait railleusement.

-Merci à l'assistance, merci !

Il dit cela, enfin non, il le clama en applaudissant approximativement. Puis il se tourna pleinement vers moi.

-Ah j'ose espérer que tu ne craignais pas que je te fasse de l'ombre ?

C'était marrant qu'il dise ça. Parce que au final il m'avait fait de l'ombre. Sa tentative de danse était tellement absurde que ma chute dans la fontaine était devenu désuète.
Je fis un non de la tête.

-Ne t'inquiètes pas. C'était parfait. Aucun doute là-dessus, tu m'as fait de l'ombre. Mais je ne t'en veux pas.

Peut-être avec ces mots-là, il allait croire que sa prestation était fantastique. J'aurais peut-être du dire autre chose... Pas grave.
Dorofey observait la foule qui se dissipait. C'était comme s'il admirait son public qui repartait à la fin de son spectacle. Cette petite danse lui avait donc finalement plut ? Peut-être...

-D'autres exigences, ou l'ont peut considérer que le jeu est fini ?

Je le regardais pensante. Vraiment. Je faisais semblant de réfléchir à sa question.

-Hum... Est-ce que tu pourrais enlever ton masque ? Ça comblerait ma journée.

Il y avait 0 chance sur 300 qu'il accepte. Je l'avais bien compris. Mais j'avais juste envie de voir quelle grimace il pouvait faire face à cette question. Et je n'étais pas déçue.

-Je rigole tu sais ? Mais donc... Non. On peut s'arrêter là.

C'était vrai. Il était temps pour nous de rentrer. J'étais encore complètement trempée. Même la cape de Dorofey commençait à être mouillée. Je fis quelques pas pour m'éloigner de la fontaine, mais du coup également de ce cher psychologue. Je ne savais pas si il était à ma suite, mais peu importe.

-Dorofey, je garde ta cape. Ça ne te dérange pas ?

Je n'attendis même pas sa réponse et m'éloignais doucement. Je lui rendrais un jour. Quand je le recroiserais. Maintenant qu'elle était mouillée, j'allais quand même faire l'effort de la nettoyer et de la sécher. Pas question de lui rendre comme ça.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Cet homme a une réclamation [PV Astrid] Dim 10 Juil - 22:39


Astrid pensa sûrement indispensable de faire mine de réfléchir avant de répondre. Il ne savait pas qu'il déteignait aussi vite sur les gens.

- Hum... Est-ce que tu pourrais enlever ton masque ? Ça comblerait ma journée.

Pris de court, il dut faire une tête plutôt sympathique. Mais qu'est-ce qu'elle croyait ? Elle avait beau être entrée dans sa liste de préférés, Maria Dorofey Leowdaeg restait Maria Dorofey Leowdaeg. Il était pour combler sa propre journée, pas celle des autres. Et pour voir visage, il fallait le mériter - ou le trouver en état d'extrême ébriété, comme Jun. Mais cela n'arriverait plus, il était suffisamment gênant de repenser à cette journée-là. Le professeur de ittérature en savait beaucoup trop sur lui, maintenant. Il contint un soupir dépité à cette pensée ; l'alcool ne lui réussirait jamais. Elle avait de la chance, car son goût pour l'audace épargna à la jeune femme une réponse acerbe.
Elle n'attendit de toute façon pas qu'il réplique avant de poursuivre :

- Je rigole tu sais ? Mais donc... Non. On peut s'arrêter là.

Il hocha la tête et joignit les mains. Il avait eu ce qu'il voulait ce soir, et ne considérerait pour au monde cette journée gâchée. Elle commença directement à s'éloigner et le psychiatre hocha un sourcil, esquissant un pas vers elle. Elle oubliait sa cape, là.

- Dorofey, je garde ta cape. Ça ne te dérange pas ?

Ah non, elle n'oubliait pas. Maria eut un sourire mi amusé, mi moqueur, et ne s'opposa finalement pas à ce qu'elle la conserve. Il en avait d'autres, de toute façon, et cela lui épargnerait de devoir sortir l'étendard pour la faire sécher.

- Très bien, et n'oublie pas mes livres dans 75 ans, Astrid Kumarlik ! Ravi d'avoir dansé pour toi !

Il eut envie de rire en repensant à son petit spectacle et se détourna à son tour.
Pour des raisons tout à fait mystérieuses, il pensa plus que jamais auparavant à sérieusement se mettre à la lecture.
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