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Nous avons tous déjà entendu parler de la légende du Triangle des Bermudes, mais que savons-nous sur ces mystérieuses disparitions ? Les Humains ne peuvent pas y répondre, nous habitants de l'Île du Cœur des Bermudes, nous le pouvons. Les pauvres voyageurs n'ont jamais pu franchir la barrière qui les séparent de notre monde. Comble de leur malheur, seuls les navires et autres objets matériels atteignent l'Île. Les voyageurs sombrant alors dans les profondes abysses de l'Océan. A l'heure d'aujourd'hui nous trouvons encore des manuscrits Humains que nous conservons soigneusement. Beaucoup de nos scientifiques se posent une même question : Avons-nous un lien de parenté avec cette espèce ? Les avis sont mitigés, certains prennent l'exemple des Mentalistes, ressemblant traits pour traits aux Humains et d'autres prennent pour exemple les Hybrides et les Nymphes ne pouvant pas descendre de la race Humaine.Lire la suite ?


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Mais qu'est-ce qui m'arrive ? [LIBRE]

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MessageSujet: Mais qu'est-ce qui m'arrive ? [LIBRE] Jeu 18 Déc - 18:06



En se levant, ce matin, Wendel avait le blues.
En effet, il était toujours assez mélancolique et désorienté, ce n'était pas surprenant. Mais là, il ne se sentait vraiment pas bien. En ouvrant les yeux, il regarda autour de lui. L'un de ses colocataires était présent, et le troisième lit vide. Très bien. En se levant, il fit attention à ne faire aucun bruit, attrapa ses affaires, et fila s'enfermer dans la salle de bain. Il exécuta tout son petit manège habituel : on s'habille, on se passe une main dans les cheveux pour remettre un peu d'ordre - l'avantage qu'ils soient lisses, c'est qu'ils n'avaient jamais vraiment l'air décoiffé - puis se passer un bon coup sur le visage. Son regard croisa son reflet dans le miroir ; et c'est là qu'il fut frappé de plein fouet par une évidence des plus totales. Il savait pourquoi il se sentait mal d'un coup.
Grand dieu, ce reflet.

Ce n'était pas lui, Wendel, qu'il voyait. C'était l'autre. Celui qu'il ne verrait plus jamais, celui qu'on lui avait cruellement retiré. Ses yeux rouges, toujours aussi cernés depuis ce jour-là, s'emplirent de larmes. Il n'avait pas beaucoup pleuré quand son jumeau était mort, mais plus le temps avançait, plus le gouffre que causait son absence s'approfondissait. C'était une sensation terrible, qu'il s'évertuait à repousser depuis les six derniers mois.

- Six mois... murmura-t-il.

Six mois à peine. Ce temps lui avait semblé si long. Comment allait-il pouvoir passer toute une vie comme ça ?
Il essuya du revers de sa main les larmes qui roulaient sur ses joues. Il étouffait, dans cette petite pièce. Le garçon ne prit même pas ses gants ou son haut de forme : il sortit, vite. C'était tout ce qu'il voulait. L'air frais de l'hiver le laissait indifférent. Ce n'était pas de l'air qui allait l'apaiser. Son regard parcourut les alentours dans un lent mouvement. Il ne voulait pas errer comme un fantôme. C'était un samedi matin, il n'y avait pas cours, et beaucoup de lycéens devaient être dehors, à profiter de la chaleur d'un café ou à traîner dans les boutiques, probablement. Moui, il croiserait probablement moins de monde que d'habitude, mais bon.

Pourtant, il erra. C'était peut-être ce qu'il était destiné à faire. Il n'avait pas de but dans la vie. Il n'avait pas vraiment la foi de surmonter sa souffrance - pas encore - et il n'avait rien envie de faire, plus tard. Il aurait aimé rester un enfant, peut-être. Ce n'était pas la joie, mais il était entier, au moins. Dorénavant, il n'y avait plus qu'une moitié de Wendel. L'autre avait été prise. C'était impardonnable, mais il ne pouvait rien y faire.
Il arriva devant la porte de la salle de musique. Elle était fermée... donc, il n'y avait personne. Il fouilla ses poches.

- J'ai pas les clés. Tu crains, franchement.

Il laissa échapper un grognement fatigué. Il ne prenait même pas le temps de profiter des avantages d'être délégué. Tant pis, on allait penser à autre chose.
Sa main gauche changea progressivement de matière, puis de forme. Il avait dû accomplir l'un des seuls actes intelligents de sa vie en observant une à une les clés qu'on lui avait remises ; sa mémoire photographique avait fait le reste.  Une fois la forme reproduite, il regarda le doigt-clé. Ça semblait convaincant. Il l'entra dans la serrure et... bingo ! S'il en avait eu le courage, il aurait esquissé un sourire. Sa main reprit un aspect normal, et il s'aventura dans la pièce.

Wendel posa les yeux sur chaque instrument. C'était un peu le bazar, par ici. Les artistes mettaient toujours le bazar. Quoique, lui aussi ; et pourtant il n'avait pas un brin de créativité, en dehors de la science et des machines. Il rabattit la porte derrière lui, sans prendre garde à la fermer totalement, avant d'aller brutalement fermer les volets, les rideaux, et de se laisser glisser contre le mur, avec cette horrible sensation d'épuisement. La pièce était plongée dans l'ombre, seulement éclairée par les quelques rais de lumière passant entre les volets, ou par l'entrebâillement de la porte.
Là, et seulement là, il s'autorisa à fermer les yeux et laisser les larmes s'échapper. Parce qu'il savait qu'il devait passer par là, et encore plus qu'il ne pouvait pas passer sa vie entière à repousser tous ces vieux et horribles souvenir. Pourtant, même en étant conscient de cela, il le faisait ; même à cet instant précis, il continuait. Impossible de ne pas y penser, impossible de se laisser aller à ressasser le passé.
Il était seul, maintenant, et il n'y avait rien d'autre à faire que pleurer en espérant que ça passe. 
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MessageSujet: Re: Mais qu'est-ce qui m'arrive ? [LIBRE] Jeu 25 Déc - 15:18

-C'est irresponsable! Tu aurais pu le tuer! Et puis cela abîme le matériel et crois moi, tu n'as pas envie de le racheter. Ta conduite est intolérable! Si j'étais directeur je t'enlèverais ton poste de déléguée, tu ne montres pas du tout l'exemple!

Je regardais mes pieds, dans une totale soumission. Me revoilà 3 ans dans le passé, à entendre mon père adoptif me sermonner pour une bêtise que je n'ai pas fait. Le même air d'homme continuellement sur les nerfs, insatisfait de son métier et qui a ce besoin nécessaire de rabaisser les plus faibles. Je serrais les dents et continuais d'essuyer critiques désobligeantes et reproches. Quand aura-il enfin fini? Je veux sortir de ce bureau, j'étouffe. Ils m'ont levé si tôt, je n'ai presque pas pu dormir, et cela fait maintenant une heure et demi que je suis dans le bureau de cet homme acariâtre.

Enfin, après encore une dizaine de minutes, ils acceptèrent de me relâcher. J'ai pu respirer, m'étirer. Je déteste être réveillée si tôt, et encore plus comme cela. Les mauvais souvenirs revinrent emplirent ma mémoire. Je fermais les yeux de toutes mes forces. Cela ne sert qu'à ce faire mal de se souvenir. Il faut laisser passer, sourire comme si rien ne s'était passé. Je suis Evangeline Evans, mes parents sont morts, mes parents adoptifs ont bugué. Je suis orpheline et cela m'importe peu. J'ouvris les yeux et revêtis ce faux sourire qui fait croire à tous que tout va bien lorsque tout va mal.  

Je me dirigeais vers le repère de ma classe bien-aimée. En arrivant, je découvris une porte fermée et quelques uns de mes camarades adossés au mur, n'attendant que l'arrivée de celui ou celle qui viendrait leur ouvrir. Normalement ce sont les surveillants qui ouvrent cette pièce, pas moi. Et comme j'avais été réveillée brusquement, mon trousseau était resté au chaud dans ma chambre. Je courus donc le chercher, sous les regards mécontents de mes ''amis''. En entrant pour récupérer l'objet, je dérangeais le sommeil d'une de mes colocataires qui m'insulta presque pour la faute que j'avais commise. Je serrais les dents, m'excusais platement et retournais ouvrir à ses élèves impatients.    

Une fois la petite troupe d'Origine rentrée dans la salle, j'allais me poser sur un muret. Et bien, ce n'était pas ma journée aujourd'hui. Qu'avais-je pus faire pour mériter ça? Je soupirai encore et encore. Voilà que je me plaignais, cela ne fait point parti de ma nature pourtant. Allez, passons à autre chose. Je me levais et examinais mon trousseau de clé. J'avais les clés de toutes les pièces de ce lycée sauf celles du bâtiment administratif et de la cafétéria. Un vrai sourire, narquois à souhait, se dessina sur mes lèvres. Aujourd'hui ça va crier dans les salles.

Je m'approchais de la salle de repos et tirai la clé correspondante. Personne ne me verrait, m'entendrait, un coup parfait. Je glissais le petit bout de métal dans le trou de la serrure et tournais. Une fois. Deux fois. Jusqu'à entendre le clic caractéristique du verrouillage d'une porte. Et me voilà donc partit. Chaque porte ouverte se retrouvait fermée, et c'était encore plus drôle lorsqu'il y avait des gens à l'intérieur qui ne se rendaient compte de rien. Je bouclais tour à tour les salles de classes lorsque je vis la salle de musique entrebâillée. Je m'approchais doucement et regardais par l'embrasure laissée en vaillant à ne pas faire de bruit.

Mes yeux mirent du temps avant de s'habituer à la pénombre, et lorsque ce fut fait, je pus enfin distinguer une forme recroquevillée contre un des murs de la salle, une tâche blanche au dessus de lui, que je supposais être ses cheveux. Autour d'elle/lui c'était un capharnaüm total, bien que je doutais franchement de l'action du jeune garçon ou de la jeune fille là dedans. Prenant mon courage à deux mains, j'entrais dans la pièce, la porte ne grinça pas ou à peine. Je m'approchais de elle/lui doucement et lui posais une main délicate sur l'épaule. J'avais bien remarqué qu'il/elle pleurait, mais j'en ignorais totalement la raison.

-Hey, qu'est ce que tu fais ici, tout seul? Ça ne va pas? Tu as un problème?

Je m'accroupissais à sa hauteur et glissais mes mains sous son menton pour relever son visage. Je découvrais un visage légèrement bouffi par les larmes, des yeux d'un rouge pur cernés comme je n'avais jamais vu, et ses cheveux blancs ébouriffés. Il avait du charme -oui c'était un garçon en fait-, bon pas autant que mon Benji mais quand même. Malgré la pénombre, j'avais reconnu mon compatriote délégué, Wendel Eonard Jacke, délégué des Processus. Qu'est ce qui pouvait bien le mettre dans cet état là? Je réfléchis longuement avant de le regarder de mes yeux identiques aux siens.

-Tu veux venir avec moi enfermer tous les gens qui sont dans des salles?
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MessageSujet: Re: Mais qu'est-ce qui m'arrive ? [LIBRE] Ven 9 Jan - 18:07


Son prévenir personne, une main vint doucement se poser sur son épaule, puis une voix féminine résonna dans la pénombre :

- Hey, qu'est ce que tu fais ici, tout seul ? Ça ne va pas ? Tu as un problème ?

Wendel, sur le coup, ne fut pas sûr d'avoir vraiment entendu quelque chose. Un léger sentit de honte naquit en lui lorsqu'il se rendit compte qu'elle devait très probablement avoir remarqué ses sanglots ; il ne tenait pas à être vu comme ça. Déjà qu'il ne figurait pas vraiment dans les personnes les plus estimées du lycée... seulement, au point où il en était, il n'avait pas tant envie de lutter, et sécher de telles larmes lui aurait demandé trop d'efforts pour le moment. Il sentit comme son sang se glacer dans ses veines lorsqu'une main passa sous menton, bien que ce geste ne fut aucunement sec ou empreint de brutalité. Son visage levé vers le sien, il lui sembla reconnaître, de manière très vague, cette personne, mais sans vraiment pouvoir mettre de nom dessus. Il était sûr de la connaître, en tous les cas. Les pensées, comme d'habitude, affluèrent, se bousculèrent violemment dans sa tête. Il ne savait pas quoi dire ni quoi faire. Que quelqu'un se pointe, ce n'était pas prévu - d'un côté, le jeune homme ne s'était pas non plus montré très prudent, de ce côté-là.
Suite à un long moment durant lequel il ne parvint, étrangement, ni à parler, ni à bouger, la fille prit la parole :

- Tu veux venir avec moi enfermer tous les gens qui sont dans des salles ? 

Là, pouf, magie, illumination divine, il trouva qui était en face de lui. Evangeline, la déléguée des Origines. En tous cas, il n'y avait à sa connaissance que cette fille-là pour mettre au point un tel plan lors d'un matinée tranquille de fin de semaine. Pourquoi est-ce qu'elle enfermait les gens dans les salles ? Elle s'ennuyait à ce point-là ? Bah, après tout, il n'avait pas envie d'y réfléchir. Dans l'état actuel des choses il n'avait envie de réfléchir à rien.
C'est peut-être pour que sa réaction, après l'avoir regardée d'un air quelques peu hagard, fut tout simplement d'éclater en sanglots, les mains agrippées aux bras de la jeune fille et la tête nichée contre sa poitrine - sans aucune pensée déplacée, Wendel n'avait ce genre d'esprit.

- J-je... Tu comprends ! Il... et puis... ben... Pythagore ! Quoi ?! Mais non !

Il laissa échapper un soupir désespéré entre deux hoquets. Sa tête recommençait à faire n'importe quoi. Il releva vaguement les yeux vers elle, sans desserrer sa prise - se rendait-il seulement compte qu'il était à moitié blotti contre cette pauvre fille qui n'avait demandé qu'à pourrir la vie de ses camarades ?

- Désolé désolé désolé... chuchota-t-il avant de hausser un peu le ton, Je veux-je voulais pas, tout ça... je ferais mieux de me taire ? Oui... euh non... et si... Raaaaah je sais paaaas !

Il baissa de nouveau les yeux, alors que ses pleurs refusaient de cesser. Impuissant devant sa désorganisation d'esprit, c'était comme s'il se regardait en train de balbutier d'une voix tremblante des bribes de phrases qui ne voulaient absolument rien dire. Alors, il baissa les armes et pria pour que rien d'autre ne sorte de sa bouche. C'était probablement mieux comme ça.
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MessageSujet: Re: Mais qu'est-ce qui m'arrive ? [LIBRE] Sam 24 Jan - 18:42

Wendel ne semblait vraiment pas aller bien. Que pouvait il bien lui être arrivé? Oui, que pouvait il lui être arrivé, pour qu'il se retrouve d'un coup agrippé à mes bras, la tête posé contre ma poitrine, en larmes. Je n'en avais strictement aucune idée mais ce pauvre garçon avait besoin de réconfort, et j'avais beau regarder de tous les côtés, j'étais seule dans cette pièce, avec ce gentil jeune homme en pleurs. Sauf que je n'avais jamais aidé quelqu'un dans cette situation. Chez les Evans je pleurais toute seule dans mon coin, et à l'orphelinat c'était moi qui faisait pleurer les autres. Peut être lui faire voir des papillons, ou des libellules le calmerait.

- J-je... Tu comprends ! Il... et puis... ben... Pythagore ! Quoi ?! Mais non !


Ok... pour les trucs mignons tout plein, ce n'était pas le moment. Des équerres et des rapporteurs devraient plus lui plaire. Je lui en montrais en train de virevolter autour de nous, mais vu comment il était accroché à moi, il ne dût rien voir. Autant arrêter, cela ne servait à rien de s'épuiser en vain. Je soupirais discrètement, je ne savais vraiment pas mis prendre. Finalement j'optais pour un léger tapotement dans le dos. Qui sait, peut être cela l'apaiserait-il? Ce pauvre Wendel chuchota quelque chose et je penchais la tête vers ses lèvres pour entendre ses paroles.

- Désolé désolé désolé... Je veux-je voulais pas, tout ça... je ferai mieux de le taire? Oui... euh non... Et si... Raaaaah je sais paaaas

Je n'osais pas bouger, il pleurait contre moi, et pourtant la seule pensée qui traversa mon esprit désemparé fut que mon haut allait être trempé à ce rythme là. Bah, au pire, il me suffirait juste de le changer. Je lâchais un faible soupir et entrepris de desserrer avec délicatesse les doigts qui enserraient mes bras. Une fois dégagée, je pris son visage entre mes mains et le soulevait suffisamment pour que je puisse croiser son regard.

-Euh... Tu... Tu veux en parler?

Je voyais pas trop ce que je pouvais faire, et comme cela ressemblait à la phrase que l'on sort dans ce genre de situation... À vrai dire, si il décidait de se confier, je ne l'écouterais probablement pas. Pas par méchanceté, juste les histoires c'était pas mon dada. Franchement j'en avais que faire des gens qui racontent leur vie à qui veulent bien les écouter. Je ne suis pas comme cela, et difficile de changer de nature. Je lui adressais un maigre sourire. Avec un peu de chance, se confier le fera arrêter de pleurer, j'essayerais alors de faire semblant d'être captivée. Je le serrais contre moi et lui caressais doucement les cheveux et le dos en espérant arrêter ses pleurs. Au final ne sachant que faire, je me raclais la gorge et regardais au loin.

-Je... euh... Tu sais, je maîtrise les illusions... Si tu veux... Je peux te faire voir des trucs.

Et voilà, je venais de lui proposer la chose la plus stupide de mon existence. Mon pouvoir devait servir à faire des farces, à combattre, pas à aider les gens dans le besoin. Je soupirais deux ou trois fois et au final, je me relevais, laissant ce pauvre Wendel à terre. Je me baladais dans à pièce, slalomant entre les instruments éparpillés. Je jouais quelques notes dissonante sur le piano, frappais deux cymbales entre elles, soufflais dans une trompette, m'essayais à un accord de guitare. Au final je revins devant mon collègue et le regardais.

-Je sais pas jouer d'un instrument... c'est pas dans ma nature... Toi tu n'es pas fait pour pleurer et te lamenter... tu es fait pour construire des machines, inventer des nouveaux trucs et tout.... Je sais pas pourquoi tu pleures, mais faut pas rester là... C'est pas la solution... Euh.... Tu sais moi quand ça va pas... J'embête les autres... Je fais pleins de farces, c'est marrant... Ça enlève la tristesse.


Je souriais, l'air fière de moi et éclatais de rire. Je m'accroupissais d'un coup et regardais mon cher collègue avec un sourire qui partait d'une oreille à l'autre.

-Alors? Tu l'as trouvé comment mon discours? Pas mal hein? Je l'ai inventé sur le tas!
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MessageSujet: Re: Mais qu'est-ce qui m'arrive ? [LIBRE] Dim 25 Jan - 20:16


Evangeline lui desserra les doigts sans brusquerie, et Wendel ne lutta pas. Elle prit son visage et le lui releva, avant de lui poser cette question d'une simplicité stupéfiante :

- Euh... Tu... Tu veux en parler ?


Il ne répondit pas, le temps d'assimiler la question. Après réflexion, il ne savait pas s'il avait envie d'en parler. Ce serait bénéfique, mais il n'avait peut-être pas encore le courage de le faire. De plus, il y avait quand même une histoire de meurtre dans l'affaire. Perpétré par ses soins. Si on apprenait ce qu'il avait fait... il préférait ne pas y songer. Après lui avoir adressé un sourire qu'il ne savait pas trop comment prendre, la déléguée des Origines le prit contre elle, passant sa main dans ses cheveux. Ce contact lui fit tout drôle, il avait l'impression que des siècles avaient passé depuis la dernière fois qu'on l'avait étreint de la sorte. C'était... rassurant ? Peut-être. En tous cas, ce n'était pas facile à décrire, tout simplement. Il se sentait comme un petit garçon, à cet instant, et même si cette sensation n'était pas si désagréable, il fallait avouer que la situation s'avérait quelques peu honteuse pour lui.

- Je... euh... Tu sais, je maîtrise les illusions... Si tu veux... Je peux te faire voir des trucs.

Elle ne savait pas quoi dire, ça le mettait encore plus mal à l'aise. Lui faire voir des choses ? Lui faire voir quoi ? Alors qu'Evangeline errait au travers de la pièce, il grommela d'une voix quasi inaudible :

- Si je voulais me droguer j'aurais déjà pu le faire moi-même...

Et puis, il doutait de l'efficacité qu'aurait pu avoir une telle thérapie. Il la suivit vaguement du regard tandis qu'elle s'essayait à divers instruments. Le jeune homme ne se posa pas vraiment la question de ce qu'elle faisait, mais ça lui traversa l'esprit. Il était concentré sur ses sanglots qu'il essayait de calmer, transi par le sentiment de honte et la migraine qui lui montaient de concert à la tête.

- Je sais pas jouer d'un instrument... c'est pas dans ma nature... Toi tu n'es pas fait pour pleurer et te lamenter... tu es fait pour construire des machines, inventer des nouveaux trucs et tout.... Je sais pas pourquoi tu pleures, mais faut pas rester là... C'est pas la solution... Euh.... Tu sais moi quand ça va pas... J'embête les autres... Je fais pleins de farces, c'est marrant... Ça enlève la tristesse.

Elle se tenait droite devant lui, qui continuait de la fixer sans trop savoir quelle réaction avoir. Elle avait raison, bien sûr - même s'il aurait fallu préciser que ce qu'il inventait ne tenait jamais la route, mais ce n'était qu'un insignifiant détail. À l'instar d'un petit garçon qui se ferait gronder par un adulte, il détourna le regard. Quoique, elle n'avait pas tort, soit, mais il avait aussi ses raisons de craquer, d'un autre côté. Wendel n'avait jamais été du genre à aller de l'avant, à affronter le lendemain avec courage et volonté. Il admirait un peu ceux qui le pouvaient. Un peu. Alors, en attendant, est-ce qu'il pouvait faire autre chose que se lamenter ?

Il frôla la crise cardiaque quand Evangeline éclata de de rire et s'accroupit en face de lui, avec un gigantesque sourire aux lèvres :

- Alors ? Tu l'as trouvé comment mon discours ? Pas mal hein ? Je l'ai inventé sur le tas !

Il resta comme bugué durant quelques instants, les yeux grands ouverts. Il ne s'attendait pas à un tel revirement d'humeur, en fait. Sans réfléchir, il lança tout naturellement :

- Le prend pas mal, mais t'aurais pu mieux faire quand même... Il secoua la tête,  nan nan nan ! C'était très bien ! Jolie improvisation !

Il soupira, désespéré de lui-même. Il s'essuya les joues du revers d'une main. Quelques larmes y roulaient toujours, mais rien à voir avec les pleurs de tout à l'heure. Il aurait bien vidé encore un peu son corps de l'eau qu'il contenait, mais tout de même, s'il pouvait éviter de se ridiculiser encore plus qu'il ne l'était déjà, ça n'aurait pas été mal. Il releva les yeux vers elle, l'air tout penaud.

- Suis désolé, Evangeline... Normalement je pleure pas sur les gens comme ça... C'est sympa de t'être forcée à essayer de me consoler.... T'aurais pas dû hein, c'est juste que... j'ai rien dit.

Il se triturait les doigts, très mal à l'aise.

- C'est vrai que pourrir la vie des gens, ça aide à remonter le moral ?

Il n'avait pas forcément très envie de se livrer à cette activité, et cela se voyait, mais il avait décidé de passer outre, de contourner le problème initial, parce qu'il ne voulait pas l'affronter. Peut-être qu'accompagner sa collègue dans ce qui semblait être son domaine de prédilection l'aiderait un peu à fuir, pour aujourd'hui. Encore.
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MessageSujet: Re: Mais qu'est-ce qui m'arrive ? [LIBRE] Mar 27 Jan - 15:57

Allez savoir pourquoi, Wendel me regarda avec des yeux de merlan fris pendant quelques secondes. Qu'avais-je encore fait? Avais-je quelque chose sur le visage? Je penchais légèrement la tête sur le côté pour essayer de comprendre au moins un indice qui me mettrait sur la voix.

-Le prend pas mal, mais t'aurais pu mieux faire quand même...

Ce fut à mon tour de le regarder avec des yeux de merlan à la broche tandis qu'il secouait la tête. Mon improvisation était très réussite d'abord. De plus c'était ma toute première donc respect.

-Nan nan nan ! C'était très bien ! Jolie Improvisation !

Ah ! Le voilà qui revenait à la raison. Je hochais la tête, très fière du compliment. J'étais forte en impro de discours. Un truc à rendre vert de jalousie les autres délégués. Mon camarade Processus essuya ses joues et je regrettais de ne pas avoir pris de mouchoirs. Je soupirais en me demandant ce que je pourrais bien pouvoir faire pour m'amuser après avoir laissé ce pauvre garçon tout seule.

-Suis désolé, Evangeline... Normalement je pleure pas sur les gens comme ça... C'est sympa de t'être forcée à essayer de me consoler... T'aurais pas dû hein, c'est juste que...


Ainsi il m'avait démasqué. Il savait que je n'avais pas vraiment eu le choix. Enfin plutôt, que le consoler n'était pas mon but premier.

-C'est vrai que pourrir la vie des gens ça aide à remonter le moral?

Je lui adressais un immense sourire en me redressant et le pointais du doigt.

-Déjà d'une. Je ne me suis pas forcée à te consoler, c'est juste que je m'y prends comme un pied!


Première partie de la phrase: mensonge. Deuxième partie: évidence. Je pointais un second doigt vers lui.

-Et de deux. Ce n'est pas ''c'est vrai?'', c'est une évidence mon garçon!

J'attrapais mon trousseau de clé et le fis tourner autour de mon doigt avant de tirer sur le bras de Wendel pour le lever. Une fois debout je lui fis traverser les couloirs jusqu'à arriver  devant le laboratoire. Là dedans je trouverais mon bonheur. Je fis signe à mon compagnon de jeu de rester sans bouger à sa place et me glissais dans l'entrebâillement de la porte. À l'intérieur de la pièce, il n'y avait pas grand monde, je pus donc en toute discrétion piquer un seau de colle liquide, un pinceau et une planche en bois. Décidément mon pouvoir était fichtrement pratique. Une fois sortie, je cherchais un endroit à l'ombre sans être à découvert. La journée était clémente avec nous. Nous pouvions en toute impunité faire des farces, tout le monde ou presque était parti en ville. Je demandais à Wendel de m'attraper six ou sept sacs qui traînaient encore dans les couloirs.

Lorsqu'il les apporta, j'avais déjà tout installer. La planche en bois comme support pour ne pas laisser de marque, la colle et le pinceau près à l'emploi. Je sortis une trousse d'un des sac et pris tout ce qu'il y avait dans celle-ci. Une fois posés sur le support je serrais les stylos et autres babioles dans ma main pour leur donner une forme à peu près circulaire. Après cela, j'attrapais le pinceau de colle et en étalais sur le bout qui n'était pas dans ma paume. La chance était avec nous, la colle séchait extrêmement vite. Je fis rapidement l'autre côté, et dès que ce fut sec, je remis les stylos pleins de colle dans la trousse. Laissant la prochaine à Wendel j'allais remettre le sac contre un mur. Je ne pouvais m'empêcher de rire. Le type allait chercher son sac pendant une demi-heure et lorsqu'il l'aura retrouvé, ce sera pour découvrir l'état de sa trousse. Nous finîmes assez vite les autres trousses et je demandais à mon complice de rapporter la colle tandis que je filais chercher l'instrument de notre prochaine bêtise. Je rapportais des bombes à eau.

-On va les remplir mais pas trop, puis on va les glisser dans les sacs. Comme ça quand ils reprendront leur sac, paf ! Tous leurs cahiers seront trempés.

Je lui fis un grand sourire avant de courir aux toilettes pour les remplir. Puis je me tournais vers lui.

-On en fait 5 chacun?
 
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MessageSujet: Re: Mais qu'est-ce qui m'arrive ? [LIBRE] Lun 16 Fév - 19:55


Un grand sourire illuminait le visage d'Evangeline, il en déduit qu'elle était contente qu'il ait fini par accepter sa proposition. Faisant tourner son trousseau de clé autour de son doigt, elle l'attrapa par le bras pour le forcer à se relever. Il ne résista pas, pas plus que quand elle le tira dans les couloirs pour se rendre au Laboratoire. Sur l'instant, il hésita à la laisser aller chiper des trucs - sans compter qu'il ne savait pas quoi - mais se résigna à faire comme s'il n'avait rien vu. C'était une pro, ils ne se feraient pas attraper, de toute façon.

Elle en revint avec, dans les bras, de la colle liquide, un pinceau et une planche de bois. Sa curiosité rudement éveillé, Wendel la regarda de haut en bas. Qu'est-ce que son imagination débordante avait bien pu fabriquer, encore ? Ils se trouvèrent un endroit tranquille à l'abri des regards, et il fut envoyé en mission recherche de sacs abandonnés. Sans plus chercher à réfléchir au pourquoi du comment, le jeune homme s'exécuta. Il ne fallait penser à rien d'autre que ce qu'il avait à faire, rien d'autre. S'il laissait son esprit aller à sa guise, au gré de ses pensées, il en reviendrait à des sujets fâcheux et replongerait. Mais c'était impossible, il ne voulait pas, il ne le pouvait pas.

Le pouvoir de sa camarade devait être bien pratique ; Wendel devait faire preuve d'une attention exceptionnelle pour ne pas se faire attraper en volant les sacs. Mais il parvint à mener à bien sa mission, et revint avec son butin, toujours plus curieux de voir la suite.
Se servant de la planche de bois pour masquer les preuves - habile stratagème que voilà - la déléguée des Origines enduisit le contenu des trousses de colle, l'air toute contente. Elle lui laissa faire une partie du travail, et il s'opéra assez maladroitement. De la colle plein les doigts, il parvint tout même au bout de sa tâche assez rapidement. Il restait dubitatif. Ça lui semblait assez soft, comme farce. Puis, Evangeline s'éloigna pour revenir avec... des bombes à eau ?

- On va les remplir mais pas trop, puis on va les glisser dans les sacs. Comme ça quand ils reprendront leur sac, paf ! Tous leurs cahiers seront trempés.

Ah ! Evidemment, cela lui semblait étrange. Tant mieux, en plus ce serait l'occasion de se laver vite-fait les mains, les sentir collantes allait vite l'énerver. Après lui avoir montré un visage absolument radieux, elle se précipita vers les toilettes, dans le but de les remplir, sûrement.

- On en fait 5 chacun ?

Wendel opina, ne pouvant retenir un léger sourire naïf. Il se sentait comme plein d'une douce mélancolie. Mais pas celle, massacrante, qui le rongeait habituellement. Quelque chose de plutôt agréable. Il se souvenait un peu des bêtises qu'il faisait quand il était enfant, et même s'il avait peu désobéi, ces souvenirs demeuraient parmi les plus beaux qu'il avait. Il sentait, chez Evangeline, un engouement tout particulier et communicatif. S'il n'était pas convaincu des vertus thérapeutiques de la bêtise, tout à l'heure, eh bien il commençait à se demander si arrêter de réfléchir n'était pas parfois un bon remède à la tristesse.

Il s'exécuta donc une nouvelle fois, et ce fut rapidement bouclé. Précautionneusement, les adolescents glissèrent les dangereux objets au fond des sacs. Wendel tourna le regard vers elle.

- Les pauvres quand même, ils vont galérer... Il prit son air blasé, détournant les yeux vers l'autre côté, mais qu'est-ce que tu racontes ? C'est exprès et....

Il laissa échapper un grognement dubitatif.

- On peut jamais discuter avec toi de toute façon.

Puis, suite à cette petite démonstration de ses légers déséquilibres, il en revint à Evangeline comme si de rien n'était. Il commençait à ne plus trop se rendre compte des moments qu'il passait à parler tout seul de la sorte.

- Dis dis dis, on pourrait aussi faire en sorte qu'ils cherchent leurs sacs en les changeant de place, ça les énerverait un peu plus ? Enfin, je sais pas trop quoi ajouter, moi je fais jamais trop de coups bas comme ça. Mais j'ai l'impression qu'il manque un truc...

Il semblait maintenant plongé dans une intense réflexion, mais qui ne produisait pas encore grand chose. Il avait l'esprit trop embrumé, et bloqué par les limites qu'il imposait, ce jour-ci, à ses divagations.
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MessageSujet: Re: Mais qu'est-ce qui m'arrive ? [LIBRE] Mar 3 Mar - 19:55

Après avoir glissé les bombes à eau dans les sacs je me mis à réfléchir à une autre farce à créer pour ses charmants propriétaires de sacs. À côté de moi, mon charmant collègue Wendel, semblait être adepte des discussions solitaires avec son subconscient. J'hésitais à le serrer dans mes bras en temps que nouvel ami aux mêmes habitudes mais trop plongée dans ma réflexion, cette idée déserta très vite mon esprit. Que pouvions-nous bien inventer d'autre?

- Dis dis dis, on pourrait aussi faire en sorte qu'ils cherchent leurs sacs en les changeant de place, ça les énerverait un peu plus ? Enfin, je sais pas trop quoi ajouter, moi je fais jamais trop de coups bas comme ça. Mais j'ai l'impression qu'il manque un truc...

J
e hochais la tête, pensive. Évidemment qu'il manquait un truc. Sauf qu'il manquait quoi? Je soupirais. Pas la peine de se fouler un neurone, j'avais une autre bêtise en tête, autant la faire tout de suite. Je donnais une tape sur l'épaule de mon ami Processus.

-Moi aussi camarade, mais je sais pas quoi... Tu sais quoi, on va pas chercher plus loin et on va faire une autre farce. Allez c'est parti on disperse les sacs et directions les chambres.

J
e pris délicatement deux sacs et allais les cacher derrière les escaliers de la cantine. Puis je laissais le reste à Wendel tandis que je me dirigeais vers les chambres. En écoutant aux portes je découvrais trois chambres vides de leurs locataires. J'attendis mon adjoint de la bêtise adossée au mur en fredonnant une chanson. Un surveillant passa à côté de moi sans me voir avant de se retourner pour venir se poster juste en face de moi.

-Dis moi Evans, tu nous prépares pas une connerie là?  Parce que tu sais ce que tu risque sinon. Le dirlo risque de te convoquer, et là gare à tes fesses et à ton poste de déléguée.


J
e serrais les dents en déballant une briquette de jus d'orange-framboise-carotte. Mon poste j'y tenais, il me permettait de m'amuser vraiment, sans contrainte. Hors de question de le perdre.

-Ce serait dommage hein? Hahahaha, je m'amuserais bien quand on te renverra. Allez, bye la déléguée à deux balles.


I
l était sérieux? Vraiment sérieux? Je mâchouillais ma paille en attendant que ce surveillant se magne le popotin de disparaître derrière un couloir. Enfin! Il avait enfin tourné! J'appelais Wendel et ouvris en un tour de main la première chambre. Une chambre de Liberté. Vide. Je fis un grand sourire tout en fermant la porte derrière nous. Cela allait amusant, je le sentais.

-Alors là, tu t'éclates comme tu veux, c'est pas à notre classe, tu peux échanger les sous-vêtements, écrire sur les vitres, sur le miroir de la salle de bain, user tous leurs gels douche. Je te dis, éclate toi!

C
'est parti. Je sautais sur un lit comme une tarée, je défis les draps d'un autre avant de les cacher, quand au troisième il se retrouva aspergé par du gel douche. De quoi ravir les élèves en rentrant. J'ouvris une armoire, sortis toutes les affaires en les lançant au hasard dans la pièce. Ensuite j'entrais dans la salle de bain et ce fut le drame. Pas pour moi. Pour ceux qui découvriront ce que j'ai fait. Il y avait du rouge à lèvre partout sur le miroir et sur le bac de douche. Je m'étais amusée à faire des dessins aux vernis à ongles sur le carrelage. La totale! Mais que de rigolade. Avec Wendel, nous finîmes cette chambre avant de s'attaquer à la deuxième. Ce fut le même désastre. Et alors que nous nous apprêtions à la quitter pour entamer la troisième, des éclats de voix se firent entendre. Et ils se dirigeaient vers nous. Il fallait nous cacher. Et vite. Mais hélas trop tard, la porte s'ouvrit et nous eûmes juste le temps de nous dissimuler derrière.

L
es cris des trois filles de la chambre résonnèrent dans la pièce. Et encore, elles n'avaient pas encore vu la salle de bain. Je m'y étais donnée à cœur joie. Enfin bref. Nous étions toujours derrière la porte, près à nous faire démasquer. En parlant de masques, il se trouvait qu'à nos pieds il y avait un grand chapeau, une perruque, un masque vénitien et des lunettes de soleil. Bon il y avait aussi des sous-vêtements, des bas en laine et autres choses diverses et variées. Nous étions chanceux. Je tendis discrètement le chapeau et les lunettes à Wendel, et me coiffais de la perruque rose et du masque. De quoi sortir incognito. Je me glissais contre la porte, et alors que je m'apprêtais à sortir, les filles de la chambre me remarquèrent. Il ne restait donc, pour mon compagnon d'infortune et moi, que la fuite. Que je pris très vite.  
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