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Nous avons tous déjà entendu parler de la légende du Triangle des Bermudes, mais que savons-nous sur ces mystérieuses disparitions ? Les Humains ne peuvent pas y répondre, nous habitants de l'Île du Cœur des Bermudes, nous le pouvons. Les pauvres voyageurs n'ont jamais pu franchir la barrière qui les séparent de notre monde. Comble de leur malheur, seuls les navires et autres objets matériels atteignent l'Île. Les voyageurs sombrant alors dans les profondes abysses de l'Océan. A l'heure d'aujourd'hui nous trouvons encore des manuscrits Humains que nous conservons soigneusement. Beaucoup de nos scientifiques se posent une même question : Avons-nous un lien de parenté avec cette espèce ? Les avis sont mitigés, certains prennent l'exemple des Mentalistes, ressemblant traits pour traits aux Humains et d'autres prennent pour exemple les Hybrides et les Nymphes ne pouvant pas descendre de la race Humaine.Lire la suite ?


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Cache-cache en banlieue à 2 heures du matin, ça te dit? [BENJI]

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MessageSujet: Cache-cache en banlieue à 2 heures du matin, ça te dit? [BENJI] Mar 5 Aoû - 14:31

Du temps libre. Ma classe m'en offrait beaucoup. J'avais passé l'après midi à faire des batailles de boulettes, des caches caches géants dans tout le lycée, on s'était fait pratiquement tous massacré par les surveillants verts de rage, mais notre classe était connu pour son lot de flemmard, casse cou et autres fous. Je ne faisais pas exception. D'ailleurs, je m'étais fait convoquée et avais reçu maintes heures de colles pour la simple raison que je ne savais pas tenir ma classe. Quelle ironie. C'était moi qui les lançais dans des délires à la hauteur de mes idées. J'étais mauvaise élève et joueuse, on le savait bien, alors pourquoi me changerait on ?

Mais revenons au temps présent, j'étais tranquillement assise sur mon lit, à fixer l'horloge. Pourquoi ? Et bien c'était simple, dans quelques minutes commencerait la plus grosse bêtise née de mon cerveau dérangé. Elle resterait dans les annales des Origine celle là. Et les surveillants ne me le pardonneraient jamais mais qu'importe. Je voulais m'amuser et personne m'en empêcherait. DRINGGGGG ! C'était l'heure. Un large sourire se dessina sur mes lèvres et j'enfilais mon manteau noir. Le jeu était lancé. Je sortis dans le couloir pour me retrouver face à une vingtaine d'Origine.

-Prêts ? Alors c'est parti !

Ils se dispersèrent et je courus dans les couloirs tout en criant, il fallait que les surveillants se réveillent pour que le jeu soit parfait. Un cache-cache dans la ville à deux heures du maton, n'était ce pas l'idée du siècle ? Après être passée devant les chambres des gardiens, les salles de cours et la cour, je franchis le portail et continuais à courir dans les rues de la ville. Dans le lot de surveillants, il y en avait capable de se téléporter ou de se dédoubler. Plus qu'un jeu, c'était un moyen de tester nos pouvoirs, et ainsi devenir plus fort. Je m'engageais dans les banlieues et très vite une main m’arrêta. Je me retournais, prête à activer mon pouvoir, lorsque je reconnue le visage. Un élève de ma classe. Il me regarda et rougis un peu. Ça devait être un nouveau.

-Les pions te cherchent... ils connaissent ton pouvoir et savent que... c'est toi qui est à l'origine de cette idée. Fais attention à toi Evangeline.

Je lui souris et adressais un clin d’œil.

-Merci, mais t'inquiète, je gère.

S
ur ses mots je repris ma course. Évidemment que j'étais la cible principale, je le savais lorsque j'avais préparé ce jeu. C'était aussi pour tester mes capacités que je l'avais mis en place. Je continuais à courir, longeant les murs pour ne pas me faire voir. Seuls mes yeux et mon teint pouvaient trahir ma présence. À une intersection, je fus percutée par 100 kilos. J'eus le souffle coupé. Je savais que ce surveillant était une masse mais à ce point. Je me débattus tandis qu'il me criait des insultes aux oreilles. Bien sur que j'étais au courant que j'étais une cancre, pas la peine de me le crier. Il avait l'air vraiment en colère, dommage pour lui il le serait encore plus, car je connaissais son point faible. Je fis apparaître des papillons dans son champ de vision et il me lâcha pour essayer de les attraper. On avait beau les avoir prévenu, mon pouvoir n'en restait pas moins efficace.

Ma course reprit tandis que je réfléchissais à ce qui s'était produit. On m'avait retrouvé bien trop facilement. Je soupirais et ne regardais pas devant moi. Grave erreur. Je me cognais contre un torse et me retrouvais au sol, sur les fesses. La douleur arriva très vite et je me retrouvais en pleine rue, en plein cache-cache, à frotter mon postérieur endolori. Je relevais la tête vers l'inconnu contre lequel je m'étais cognée et découvrais, à la lueur de la lune, un beau jeune homme, grand et élégant. Je rougis et fermais la bouche pour me retenir de justesse de baver. Qu'il était beau ! Je lui souris et tendis la main pour qu'il me relève.

-Tu es beau toi, tu sais. On est en pleine partie de cache-cache, ça te dit de participer ?
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MessageSujet: Re: Cache-cache en banlieue à 2 heures du matin, ça te dit? [BENJI] Mar 5 Aoû - 18:33


C'était une journée originale. Originale qui ne voulait pas pour autant dire qu'elle s'était bien passée. Au contraire, invisible, les professeurs, de 8h du matin à 18h le soir, m'avaient ignorés de la façon la plus affreuse qui soit. Je me demandais même si un petit enfoiré ne m'avait pas lancé un sort d'invisibilité pour me faire chier. Comme pour me donner raison, j'entendis un petit "cling" résonner à mon oreille. J'avais raison... Les sorts finissaient toujours au bout de 10 heures, alors l'imbécile devait m'avoir jeté sa merde vers 8 heures du matin, pas longtemps avant d'aller en cours. Si je tenais l'abruti qui avait fait ça il aurait mon poing in the face. Et peut-être que je ne me limiterais pas à sa tête.

Je claquai la porte de ma chambre et sortit dans le couloir. Un vent frais me balaya le visage, comme pour me remonter le moral. J'esquissais un pauvre sourire, passais ma main dans mes cheveux bleutés et marcha nonchalamment dans le couloir, d'un pas tranquille. Je voulais me relaxer un peu, du calme s'il vous plait du calme ou je fais un malheur. Je passais une main inconsciente sur mon torse et sortit de l'enceinte de lycée en saluant le surveillant.

- Fait attention hein Ben', la nuit la ville n'est pas aussi tranquille que le jour... Essaye de rentrer avant les cours cette fois-ci.

J'acquiesçais et souris. Oui je m'en rappelais. Une fois j'étais sorti me promener et j'étais tellement bien dans la nuit fraîche que j'avais oublié de rentrer au lycée. Je m'étais présenté à 10 heures à la loge avec comme motif de retard "ETAIT TROP BIEN DEHORS". Haha quelle poisse j'avais. Ils m'avaient laissé rentrer quand même mais j'avais écopé de quelques bonnes heures de colles.

Je sortis et glanda dans les rues vides, éclairées du soleil doré qui se couchait à l'horizon. Deux trois passants allaient et venaient, une mamie donnait à manger à des pigeons et un gamin qui jouait avec son ballon me regardait d'un oeil curieux. ... Et merde, j'étais encore parti en tenue qu'il fallait pas... Survêt short moulant gris, débardeur large bleu foncé, c'était ma tenue décontracte que je mettais le week end. Mamma mia moi et ma tête de linote je n'allais pas aller bien loin. Mais bon, j'étais tellement bien dedans que je n'allais pas faire demi-tour juste pour me foutre un jean et un t-shirt. Soyons fou, soyons tout seul na. Tant qu'il faisait pas de strip tease dans la rue pour attirer les femmes, c'est que tout allait encore bien là haut.

2H du matin, une rue perdue dans la banlieue.

Ah bon je suis dans la banlieue ? Oups... J'étais perdu je crois... T'in je croyais être encore dans le centre ville je me disais bien que c'était devenu plus vide ! Je haussais les épaules et continuais de marcher. Tant pis, ça faisait visiter hein. Mais au lieu du calme auquel je m'attendais, j'entendis des cris, des coups et des hurlements de douleurs. On avait organisé une corida à 2h du matin et personne ne m'avait prévenu encore ?

Je tournais à un coin de rue et eut le souffle coupé face à un choc qui me fit vaciller. Arf je me suis pris un 100 tonnes ? Je rouvris les yeux, je les avais donc fermés, et aperçu une frêle silhouette (d'une masse conséquente mais je ne vais rien dire car les filles sont susceptibles) assise, ou plutôt étalée par terre.

- Oh pardon mademoiselle ! je vous ai fait mal ? dis je en me précipitant pour l'aider à se relever.

Elle me regarda un instant avec un air vide comme si je venais de sortir de ma soucoupe et se massa les fesses.

-Tu es beau toi, tu sais. On est en pleine partie de cache-cache, ça te dit de participer ?

Euuuuuuh Quel était le rapport entre "beau" et "cache-cache" ? A cache-cache ? A 2 heures du matin en pleine balieue ? Je me tortillais un peu mal à l'aise devant les yeux insistants de la jeune fille, plutôt jolie dit en passant. Elle avait de jolis et longs cheveux noirs corbeaux et un visage agréable et avait l'air doux. Ca donnait envie de la serrer dans ses bras. Mais à voir son air guerrier, ça nous donnait plutôt envie de partir discrètement sans l'offenser.

- Euh je veux bien mais pourquoi jouez-vous ici à cette heure là ? Y a mieux comme endroit non ? Et pourquoi vous faites autant de bordel ?
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MessageSujet: Re: Cache-cache en banlieue à 2 heures du matin, ça te dit? [BENJI] Sam 9 Aoû - 14:22

Il se tortillait, l'air gêné. Était ce moi qui le mettait dans cet état ?

- Euh je veux bien mais pourquoi jouez-vous ici à cette heure là ? Y a mieux comme endroit non ? Et pourquoi vous faites autant de bordel ?


Je haussais un sourcil. On avait fait tant de bruit que ça ? Je me relevais, il n'avait pas eu l'air près à me redresser, et le détaillais minutieusement. Des cheveux noirs aux reflets bleus, un visage fin, des yeux bleus, et surtout sa tenue. Un short moulant gris et un débardeur bleu foncé. J'esquissais un sourire, ainsi monsieur était sportif, un très beau sportif même, et vu sa tête, il devait être un Liberté, puisqu'il avait l'age d'aller à l'école. Je lui pris la main et l’entraînais dans une rue adjacente. Je m'arrêtais ensuite derrière un lampadaire hors service depuis longtemps, retournant vers le bel inconnu je lui adressais un clin d’œil.

-Tu es un Liberté toi, non ? Je suis une Origine, Evangeline, enchantée. Si tu veux tout savoir, c'est moi qui est organisé ce grand cache-cache géant dans la ville, pour donner du fil à retordre aux surveillants. En même temps ça nous aide à gérer nos pouvoirs. Bref, si tu veux m'aider je t'en pris. Je suis recherchée par les trois quart des surveillants.

J'entendis du bruit, un surveillant arrivait. Je plaquais le garçon contre moi et activais mon pouvoir. Dès qu'il mit le pied dans mon champ d'action, notre présence disparut. Craignant que le pion ne se retourne une fois sortit de mon périmètre, je tirais le beau sportif par le tee-shirt et lui intimais l'ordre de se taire. J'avançais ensuite à petits pas pour gagner une sombre impasse. Ici nous serions à l'abri. Je soupirais légèrement et regardais mon compagnon de jeu. Tirant sur son débardeur je l'obligeais à me regarder, lorsque son attention fut concentrée sur ma personne, je m'adossais à un mur et lui murmurais.

-C'est quoi ton pouvoir à toi, moi c'est la maîtrise des illusions, j'suis mentaliste.

Je fis apparaître des oiseaux à coté de lui pour souligner mon propos. Après cela, je m'assis à même le sol et sortis de mes poches un jus de fruit Pomme-Raisin-Pastèque pour moi et un simple jus d'abricot pour lui. J'avais très vite compris qu'ici personne n'avait les mêmes goûts culinaires que moi. Je lui tendis son jus et entrepris de faire rentrer la paille dans la briquette. Lorsque ce fut fait, j'aspirais de longues gorgées et soupirais d'aise. J'adorais ses petits jus. Après avoir fini ma briquette, je la jetais dans la poubelle d’à coté. Je me relevais ensuite avec grâce et observais du coin de l’œil mon grand sportif. Pas à dire, c'était une bombe.

-Bon on va rester là éternellement hein ? On va se trouver une cachette cool et papoter un peu. Tiens, l'immeuble abandonné dans face m'a l'air pas mal.


J'attrapais sa main et courus jusqu'à l'entrée de ce qui serait notre nouvelle cachette. Pourvu que l'on ne se fasse pas voir. Je passais sous les barres de fer de l'ancienne porte et entrepris de monter le vieil escalier tout en évitant les décombres du bâtiment. Arrivée au premier étage, je poussais une porte qui s'effondra dès qu'elle toucha le mur. J'entrais dans l'appartement désert et me dirigeais vers ce qui avait du être un salon, il ne restait qu'un vieux canapé. Je m'assis dessus et tapotais la place à coté de moi.

-Viens t'asseoir un peu, on devra changer de cachette dans peu de temps.
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MessageSujet: Re: Cache-cache en banlieue à 2 heures du matin, ça te dit? [BENJI] Dim 19 Oct - 17:45



Ah. Donc déjà elle aussi était élève de Xényla. Bon tant mieux ça m'aurait gêné de taper la causette à une inconnue. Pourquoi ? Eh beeeeh... Parce que na. En tout cas, elle allait vraiment me mettre mal à l'air cette demoiselle. Voilà qu'elle louchait sur ma tenue et inconsciemment, je tirais sur mon short et passait une main nerveuse dans mes cheveux. J'étais mal à l'aise en présence d'une fille et pour le moment, je ne connaissais que des filles. Est-ce que mon ange gardien voulait absolument me faire une blague ? c'était pas très drôle en tout cas. Un grand gaillard comme moi qui panique. Et encore ça aurait pu être pire. là en pleine nuit, je pouvais me la jouer puisqu'elle ne me voyait pas tant que ça. En plein jour, elle serait sûrement parti en courant dès qu'elle posait son regard sur moi... Je  n'eus même pas le temps de réagir au bruit qu'elle me plaquait déjà contre elle. Maman... gémis-je intérieurement. Et je maudis mon ange gardien. Puis le pria de ne pas me faire devenir rouge comme une écrevisse.
Puis je vis le surveillant. Alors que lui ne nous voit pas. Comment ça se fait ? Je jette évidemment un regard ironique à la jeune fille qui se planque alors qu'elle joue à cache cache. C'est de la triche, l'invisibilité ♪.

Mais bon encore une fois, elle me tira vers une ruelle et je sus que je ne pourrais pas m'échapper si facilement. On était dans une impasse sombre et une image fugace mais claire me traversa l'esprit. Non non non je me faisais des idées... Elle tira sur mon t-shirt trop court, ce qui dévoila un ptit peu le haut de mon torse. Elle le faisait exprès ou quoi ? Je plongeais donc mon regard dans le sien et écouta ce qu'elle avait à me dire.

-C'est quoi ton pouvoir à toi, moi c'est la maîtrise des illusions, j'suis mentaliste.

Ah c'était donc ça. Mais encore une fois, avant que je réponde, elle me tendit un jus d'abricot en briquette. Abricot ? j'en avais encore jamais vu. Bon je fais pas ma chochotte et je prends la briquette. Elle m'expliqua ce qu'elle fichait ici pendant que je suçotais tranquillement le jus. Alors comme ça c'était elle le cerveau ?

-Bon on va rester là éternellement hein ? On va se trouver une cachette cool et papoter un peu. Tiens, l'immeuble abandonné dans face m'a l'air pas mal.

Je fis une moue désespérée. Cette fille posait beaucoup de questions mais n'écoutait pas tellement les réponses... Bon tant pis, Benji tu es un mouton alors soit un mouton jusqu'au bout. On monta dans l'immeuble, tout vieillot et abimé, puis elle nous dégota un vieux canapé. Elle avait du flair elle. Elle tapota la place à côté d'elle après s'être assise. Je m'y laissa m'affaler et pris une pose décontractée qui faisait plus laisser aller. Evitons d'écarter les jambes et tout ira bien. Je la regardais et fit un mouvement de l'index. Un vent chaud pénétra par l'une des fenêtres brisées et s'engouffra dans les cheveux de la demoiselle. Sans bouger, je me laissais m'envoler du sofa et regarda la brune d'un bon mètre de haut de sa tête.

- Je suis une Nymphe, souris-je. Je maîtrise tout ce qui à trait au vent et à la tempête.

Puis je fis disparaitre le vent et sauta souplement des airs pour atterrir sur le sol sans bruit. je m'assis de nouveau à côté d'elle.

- Ce n'est pas dangereux que tu restes cachée ici ? Enfin je pourrais t'aider mais ils risquent de te trouver non ? si tu veux je peux me battre avec toi.

J'avais sorti ça un peu au pif, j'étais un peu décontracté puisque j'étais posé et même si j'avais une fille à côté de moi, je pouvais m'enfuir alors c'était pas grave. J'avais l'impression d'être dans un rêve, de ne rien ressentir du tout. c'était marrant. Je tirais de nouveau sur mon short et attendit sa réponse, même si je m'en fichais un peu au fond. ca me faisait de l'action, ça me faisait bouger j'allais pas dire non.
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MessageSujet: Re: Cache-cache en banlieue à 2 heures du matin, ça te dit? [BENJI] Lun 10 Nov - 14:53

Le Beau Gosse s'assit à côté de moi, et je pus, grave au rayon de la lune, observer son corps si parfait. Il me regarda et je ravalais ma salive qui commençait à couler le long de ma bouche. Mes dieux, qu'il était beau! Un courant d'air chaud souleva mes cheveux tandis que mon bel inconnu s’élevait en l'air. La lévitation? C'était cool comme pouvoir ça!

-Je suis une Nymphe, je maîtrise tout ce qui a trait au vent et à la tempête.

Je le regardais alors qu'il sautait pour atterrir sur le sol et se rasseoir auprès de moi. Ha! Quelle torture. Ce n'était pas une bonne idée de lui sauter dessus, mais y a pas à dire, il est super bien fichu.

-Ce n'est pas dangereux que tu restes cachée ici? Enfin je pourrais t'aider mais ils risquent de te trouver non? Si tu veux je peux le battre avec toi.


Je lui fis un énorme sourire et passais mes bras autour de son cou tout en l'embrassant sur la joue pour le remercier. Enfin je pouvais le toucher sans passer pour une répugnante perverse.

-C'est vrai? Oh merci, si tu savais à quel point je suis heureuse.

*heureuse de te toucher surtout* Je le serrais une dernière fois dans mes bras avant de le lâcher. Il fallait que je regarde dehors si quelqu'un de ma classe était là, ou si un surveillant traînait par là. Je me levais et parcourus la courte distance entre le sofa et la fenêtre. J'observais l'extérieur à travers la vitre brisée. Un chat essayant d'attraper un rat en quête de nourriture; un hibou s'envolant après m'avoir longuement regardé. En somme, rien de bien intéressant. Ah si! Une fine silhouette se cachait dans l'ombre d'un lampadaire. Appartenait-elle à ma classe?

Il fallait que je signale ma présence. Si cette personne répondait alors ce serait non. Je pris une goulée d'air et me mis à siffler. Deux longs, un court. J'attendais quelques secondes et trois sifflements parvinrent à mes oreilles. Un long, deux court. Suivit de l'arrivée d'une mouette qui me fonça dessus. Je tombais à la renversé en criant et pestant contre cet idiot de volatile. Lorsque je levais les yeux vers mon agresseur, je découvris une superbe jeune fille, blonde, super bien formée et avec les yeux, et bien, d'une mouette. Je buguais quelques secondes avant de me remettre sur pied.

-Plus de la moitié de nos troupes ont été prises, chef! Il ne reste plus que vous et de rares personnes, habitués à ce genre d'activités. Il faut dire que, depuis que vous êtes déléguée on en fait plus souvent.

Elle finit sa phrase avec un léger sourire. Je souris aussi, j'en avais changé des choses, c'était certain. Mais mon sourire tomba bien vite lorsque je vis la Fille-mouette faire de l’œil à MON Beau-Gosse. Je serrais les dents et attrapais la main de ce pauvre garçon pour signifier qu'il m'appartenait. Soudain j'entendis des cris au rez-de-chaussée. Les surveillants nous avaient retrouvés! Je me tournais vers la fille.

-Trouves nous une super cachette, vite!


Elle prit son envol et moi je tirai le beau sportif vers l'escalier de secours pour rejoindre le toit. Arrivés là-haut, je me rendis à un coin du toit et sautais sur celui de l'immeuble voisin, il n'y avait que deux centimètre d'espace entre eux. Je fis signe au garçon de me suivre et continuais la course, sautant d'immeuble en immeuble. Au bout du cinquième, je m'arrêtais essoufflée. On voyait tout de suite pourquoi je n'avais pas choisi la classe liberté, c'était épuisant de courir.

La mouette arriva enfin vers nous et se transforma quelques instants pour nous faire part de sa découverte. Je hochais la tête, attrapais par la main le charmant garçon et suivis l'oiseau. Une fois les escaliers de secours descendu, nous la suivîmes jusqu'à une vieille maison noire aux volets fermés. Je toquais et une jeune femme chétive et vêtu de haillons nous ouvrit.

Je la reconnus tout de suite même si elle avait changé. Elle avait été une de mes seules amies à l'orphelinat. Maya me sourit et se dépêcha de nous faire entrer pour immédiatement refermer derrière nous. Je la serais longuement dans mes bras en pleurant de joie. C'était beau les retrouvailles. Je m'écartais pour l'embrasser sur les deux joues.

-Bonsoir Maya. Oh que je suis heureuse de te retrouver. Je suis désolée de débarquer ainsi mais on fait un cache cache géant, et on aurait besoin de se cacher.

Maya secoua la tête, faisant valser autour d'elle ses beaux cheveux violets. Si seulement elle se mettait à suivre des cours à Xenyla.

-Toujours à faire des bêtises à ce que je vois. La trappe de la cave se trouve sous le tapis. Attention vous serrez à l'étroit.


Elle sourit, m'embrassa une dernière fois et alla s'asseoir sur le seul fauteuil de la pièce. Ses yeux brillaient de larmes, les miens aussi. Je soulevais le tapis et ouvris la trappe, je laissais mon camarade passer pour le suivre dans ce petit espace. La trappe se referma derrière nous et nous nous retrouvâmes dans le noir. Il y avait, dans cette cave, à peine la place pour nous asseoir. Et encore, nous étions vraiment très serrés.

-Euh... Ça te gêne pas cette situation?


Je me mordis légèrement les joues et posais ma tête sur son épaule.

-On ne va pas rester là indéfiniment... Il faudra que l'on se batte à un moment donné. Le but de ce cache-cache est de ne pas se faire trouver avant 12h demain. Et on a encore je ne sais combien d'heure avant. En plus il faut que l'on arrive à rentrer au lycée sans ce faire voir. Les gagnants se retrouveront dans la salle de repos.

Je soupirais et me blottis un peu plus contre lui.

-Dis... Je pourrais savoir comment tu t'appelles?

Je relevais légèrement la tête vers lui, en espérant que mes yeux s'habituent au noir pour pouvoir l'observer.
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MessageSujet: Re: Cache-cache en banlieue à 2 heures du matin, ça te dit? [BENJI] Mer 19 Nov - 19:40


-C'est vrai? Oh merci, si tu savais à quel point je suis heureuse.

Arf. Un contact physique NOOOON. Pourquoi fallait-il qu'elle me touche ? Je la repoussais doucement mais fermement, malgré sa joie contagieuse et soupirais. Et elle me refit un câlin, ce qui me fit grincer des dents. Oui c'est pas ma faute, si je ne connais pas la personne, j'ai du mal avec les contacts. Après tout, je viens seulement de la rencontrer non ? Puis la demoiselle se leva pour aller à la fenêtre et je la vis apercevoir quelque chose. Un ennemi ? Je me levai d'un bond et la rejoint à la fenêtre. Ou ça ?

La jeune fille siffla quelques notes et on lui répondit. C'est alors que j'aperçus la silhouette en contrebas, plutôt bien dissimulée. Soudain, un truc volant arriva dans la pièce et Evangeline se retrouva par terre. Je fis de mon mieux pour l'aider à se relever, mais mon regard fut attiré par la personne qui remplaçait le machin volant (une mouette il me semblait) et je laissais tomber l'Origine. Une très jolie fille, il fallait l'avouer. Mais le fait qu'elle me dévisage avec un air aussi étrange me fis tourner la tête.

-Plus de la moitié de nos troupes ont été prises, chef! Il ne reste plus que vous et de rares personnes, habitués à ce genre d'activités. Il faut dire que, depuis que vous êtes déléguée on en fait plus souvent.

Pardon ? Ce n'était pas la première fois qu'ils faisaient ça ? Une partie de moi était horrifiée, l'autre était tellement excitée que ma timidité tomba et mon adrénaline prit le dessus. Je sautillais sur place comme un gamin, ou comme un sportif prêt à se lancer dans un cent mètres. ça allait être vraiment très amusant. Un sourire me prit quand j'entendis du bruit dans les étages inférieurs. Les surveillants arrivaient.

-Trouves nous une super cachette, vite!

Evangeline n'avait, apparemment, pas envie de se laisser trouver facilement. Elle me tira jusqu'au haut de l'immeuble, sur le toit désaffecté, et je dégageais ma main. Je lui attrapais le visage, sous l'air jaloux de notre amie la Mouette.

- Ce n'est pas parce que je suis timide que je suis stupide, souris-je.

Décidé à ne pas lâcher notre volatile préféré, je fis appel au vent et m'élançais tel un superman sexy dans les airs. La jeune déléguée n'avait pas l'air aussi à l'aise que moi. Elle n'était pas très Liberté c'était sûr. Bon je faisais moi-même le feignant à cet instant. Aucun commentaire. N'empêche que ça me faisait rire de la voir sauter de toit en toit pendant que je loopingais (ouais faire des loopings quoi) à côté, à quelques centaines de mètres du sol.

Arrivés sur un toit, la mouette revint avec des informations. descendre jusqu'à un immeuble pour trouver une cachette spéciale. C'était pas drôle, moi je voulais pas me cacher. C'était super de courir, avec l'adrénaline de se faire choper par un adulte en plein milieu d'une ville de nuit. Puis des portes, plein de portes et d'escaliers, et cette fâcheuse manie de me prendre la main comme si j'allais me perdre et tomber d'un moment à l'autre. Puis, lorsqu'elle ouvrit, la mouette, enfin la porte d'un appartement délabré, je sus tout de suite que la personne qui vivait ici avait un quelconque rapport avec notre petite déléguée d'Origine. Une frêle jeune fille, jolie, mais pauvre, ouvrit la porte. Apparemment, elle connaissait très bien Evangeline. Moi je ne fis pas attention au baragouinage des filles et observait la maison. Pas très confortable, mais je ne fis aucun commentaire. La Fille mouette se rapprochait trop de moi à mon gout et je dus lui donner un coup de coude dans les côtes pour qu'elle me lâche.

Bon résultat des courses, je me retrouvais entassé dans une cave minuscule avec une jeune femme charmante, dans le noir. Youpii y avait pas mieux comme situation romantique, mais moi je ne pensais qu'à déjà sortir d'ici.

-Euh... Ça te gêne pas cette situation?

Si ça me gênais ? En fait je ne pensais pas trop à ça là.

- Hum ? Non.

-On ne va pas rester là indéfiniment... Il faudra que l'on se batte à un moment donné. Le but de ce cache-cache est de ne pas se faire trouver avant 12h demain. Et on a encore je ne sais combien d'heure avant. En plus il faut que l'on arrive à rentrer au lycée sans ce faire voir. Les gagnants se retrouveront dans la salle de repos.

- C'est un bon planning. Mais comment allez-vous rentrer ? ceux qui n'ont pas de don super ne pourront pas sans doute entrer. Et puis, tu ne crois pas que les surveillants vont blinder les entrées ? Il faut trouver un passage où ils penseront qu'on ne passera pas. Un endroit un peu dangereux tu vois ?

Il y eut un moment de pause. ça devait se sentir que j'étais sur les nerfs. C'étaient tous des trouillards. De vraies taupes myopes. C'est pas comme ça qu'on s'amuse normalement. Un cache-cache, c'est pas censé être un jeu où on se planque et où on reste à rien faire jusqu'à la fin. Evangeline posa sa tête sur mon épaule, et ce contact m'électrisa. Ce n'était plus vraiment de la gêne, mais plus heum... comment pourrais-je dire ça sans paraître pervers ? C'était juste un tourbillon d'hormones ahem... Je fis tout pour m'empêcher de trembler, ou voir carrément de lui sauter dessus. j'espérais que ça ne se voyait pas. Et puis mon short était toujours aussi court, mon t-shirt toujours aussi moulant ça faisait plus tapette qu'autre chose. Et puis ça donnait chaud. Oui je prends chaud facilement, c'est pour ça que je me trimbale de nuit juste en tenue légère.

-Dis... Je pourrais savoir comment tu t'appelles ?

- Benji. Grey. (Je marmonnais en m'empêtrant dans mon t-shirt. Il était trop collant) Ravi de te rencontrer.

Aucune once de romantisme, du moi tout craché. J'ai une superbe fille à côté de moi qui apparemment me trouve aussi à son goût et je préfère ne pas m'étouffer avec mon vêtement que d'en profiter. En même temps, j'étais quand même sain d'esprit, du moins la plupart du temps. Mais je finis quand même torse nu. je lui jette un regard confus, espérant qu'elle le capte dans le noir :

- Euh excuse, ça ne te gêne pas que j'enlève mes fringues comme ça ?

Ah que je suis naïf ! Mais bon on verra bien ce qu'il se passe. Mais au bout de quelques minutes, des pas se font entendre. Les surveillants fouillent partout, sauf sous le tapis heureusement. Puis ils repartent. Ca redevient silencieux et la trappe s'ouvre.

- Vous pouvez sortir, dit la jeune amie de la déléguée.

Je la remercie vaguement et sors de ce trou. Je sautille et m'étire et soupir un bon coup, les espaces fermés, très peu pour moi. Je suis un Liberté. Je sors également Evangeline de la cave et lui attrape le bras.

- Maintenant, c'est moi qu'on suit. Un cache-cache c'est pas censé être ennuyant. Tu veux voir un cache-cache version Liberté ? (elle n'eut pas le temps de répondre) Allez je te montre !

Je la tirais à mon tour par le poignet en remerciant Maya, et m'élance hors du bâtiment vieilli. Grâce au vent, je me pose sur le toit d'un immeuble en tenant Evangeline dans mes bras et repère les surveillants.

- On va s'amuser à ma manière déléguée, lui souris-je ironiquement.

Je hurle en portant mes mains en porte voix. Évidemment, le vent porte et tout le monde nous repère, y compris les ennemis. Je suis fou, je murmure. Le but et de rassembler tout les surveillants, pour les avoir derrière nous et pas de tous les côtés. J'attrape ma coéquipière en princesse dans mes bras et saute dans le vide. Je n'ai même pas besoin de courir, le vent me porte. Les ennemis se masse derrière moi, je sens que la déléguée appréhende le moment. Mais je sais ce que je fais, pendant plus de dix minutes, je récupère les traînards. Tout le monde est derrière nous maintenant. Je me pose et regarde Eva. Je lui souris avec des étoiles dans les yeux. Je sens sa question.

- Et maintenant ? On court. Et on essaye de les semer. Ça c'est un cache-cache géant.

Alors je m'élance et commence à courir dans le labyrinthe de ruelles.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Cache-cache en banlieue à 2 heures du matin, ça te dit? [BENJI] Sam 29 Nov - 17:18

-Benji. Grey. Ravi de te rencontrer.

*Pas autant que moi* Je le sentis bouger contre moi et me questionnais sur ce qu'il pouvait bien pouvoir fabriquer.

-Euh excuse, ça ne te gêne pas que j'enlève mes fringues comme ça?

Ses fringues? Les enlever? Je rougis jusqu'à la racine des cheveux et bégayais légèrement.  

-N-Non, p-p-pas du tout, f-fait comme c-chez toi...

Sérieusement, il était vraiment à demi nu? Le contact de mon coude contre son torse musclé me le confirma. Mes Dieux, mais comment voulait il que je me concentre sur quelque chose. Je ne pensais juste qu'à l'embrasser, ou du moins le toucher. Mais ça ferait pervers sans aucun doute. Je me retenus de baver et réussie à rester calme, même quand les surveillants passèrent au dessus de nous. Puis la trappe s'ouvrit et le doux visage de Maya apparaît.

-Vous pouvez sortir.


Je la remerciais et n'eus le temps de rien faire, car déjà Benji sortit et me tirait hors de ce trou. Il tenait mon bras et je le regardais dans les yeux.

-Maintenant, c'est moi qu'on suit. Un cache-cache c'est pas censé être ennuyant. Tu veux voir un cache-cache version Liberté? Allez je te montre!

Je ne pus dire en revoir à mon amie car déjà mon beau sportif s'était élancé dehors. Et maintenant il me portait en volant. En volant! Je m'accrochais fermement à lui en priant pour ne pas tomber. Je ne réussis à ouvrir les yeux que lorsque nous fumes posés. Lorsque je le fis ce fut pour voir un sourire ironique sur ses lèvres.

-On va s'amuser à ma manière déléguée.

Je hochais doucement la tête, perplexe. Et là il hurla. Je me bouchais les oreilles et lui fis les gros yeux. Il était sérieux? Hélas, avant même que je lui cris dessus pour son attitude irresponsable, je me retrouvais en l'air, dans les bras de mon cher Benji. Le moment aurait pu être magique, mais je venais de me découvrir un puissant vertige. Je le serrais de toutes mes forces, en essayant d'oublier le fait que j'étais à plus de 10 cm du sol en pensant à ses douces mains de tout à l'heure sur mon visage.

Les surveillants couraient derrière nous, et moi je ne rêvais que d'une seule chose, que l'on me lâche. C'est ce qu'il fit. Mais en plein milieu d'une rue, et il y avait des pions à nos trousses. Je le regardais un peu paniquée par la suite des événements. Qu'il était beau avec ses étoiles dans les yeux.

-Et maintenant? On court. Et on essaye de les semer. Ça c'est un cache-cache géant.

Et il partit en courant. Et je restais un peu à la ramasse. Ne sachant pas quoi faire. Ah si. Il fallait que je fuis. Je soupirais et attendis les surveillants. Lorsque la première vague arriva dans mon cercle d'influence, je leur fis croire que je fuyais dans le chemin opposé à Benji. Voilà un groupe de moins.

Ensuite il fallait que je coure. Je pris le chemin de Benji. Au détour d'une ruelle, je me cachais et projetais un avatar de moi courant toujours. La plupart se firent bernés et je m'enfuis en rigolant. On avait beau courir, y a pas à dire, c'était drôle. J'étais à présent suivie que d'une dizaine de surveillants, les plus coriaces.

Et malheur, je m'essoufflais. Je poussais un râle pas très féminin. La course s'était vraiment pas mon truc. Pour réduire encore une fois le nombre je m'arrêtais en plein milieu de la route. Tous m'encerclèrent, et au moment où ils allaient se jeter sur moi, je leur fis voir leur pire cauchemar. Les cadavres s'entassaient devant eux et les regards déchirants des victimes achevèrent le plus fort des pions.

Me voilà repartit dans ma course, mais cette fois avec ce punaise de surveillant super collant qui avait résisté à mes illusions. Je grognais et maudit ce fichu surhomme. Deux, trois tournants après, il était toujours à mes trousses mais il ne semblait pas trop sportif non plus, il était dans l'incapacité de me rattraper. Bon, c'était pas tout mais il fallait que je retrouve mon beau Benji moi. Le vent portant sûrement ma voix je criais son nom.

-BENJIIIIII

-Arrête toi! Et n'appelle pas tes camarades!

Je l'ignorais et essayais de trouver un endroit dégagé. Il lui fallait un endroit où il puisse libérer sa puissance. Au final je trouvais une place plutôt pas mal et m'arrêtais pour dévisager mon adversaire. Celui ci s'arrêta aussi et me regarda de ses yeux froids. Je me demandais en quoi constituait son pouvoir, je fus très vite fixée. Je reçue une toile d'araignée qui m'enserra les bras contre le corps, puis une autre qui m'enlaça les jambes. Je tombais à terre. Lorsque l'homme s'apprêta à m'en lancer une pour m'empêcher de parler, je hurlais.

-BEEEEEENJIIIIIIII AUUUUU SECOOOOURSS!!!!!
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MessageSujet: Re: Cache-cache en banlieue à 2 heures du matin, ça te dit? [BENJI] Mer 24 Déc - 13:14


Elle se débrouillait bien la déléguée. Je la vis faire son illusion et berner la plupart des pions. Elle continuait de courir avec le reste des poursuivants.
Depuis le haut d'un lampadaire, je l'observais d'une cinquantaine de mètres en avant. Malheureusement Evangeline ne semblait pas vraiment très sportive. Quand je la vis se faire encercler, j'hésitais à créer une tempête pour la sauver Mais avant que je ne pus faire quoique ce soit, elle projeta une illusion de cauchemars qui acheva tous ses poursuivants, si forte que j'entrevis également mes propres cauchemars... Je faillis basculer de mon lampadaire et préférais trouver un coin plus stable. Je ne voulais pas perdre une jambe aussi bêtement. Le vent me porta jusqu'en haut d'une maison assez haute et j'envoyais distraitement un dernier surveillant à la ramasse mordre le goudron à pleines dents.

- Casse-toi, sale con.

Niahaha Benji le sauvage en mode Je Suis Un Rebelle. JSUR. Ben voyons sale crâneur que je suis. En short torse nu en plus, ça fait un peu gros dragueur de base qui use de son charme pour attraper ses proies. Sauf que moi je ne m'en rendais pas vraiment compte de mon charme et je ne me trouvais pas spécialement si beau que ça hein. Bon du coup j'avais perdu mon amie de vue. Pas moyen de la retrouver du regard. Du coup, je me ré-envolais et restais dans les airs, respirant un peu cette liberté.

- BENJIIIIII

- Arrête toi ! Et n'appelle pas tes camarades!

Ah j'entendais la douce voix qui me perça de nouveau les tympans... J'eus un sourire et volais jusqu'à la voix. Le vent me sifflait au visage.Un surveillant menaçait d'attraper la déléguée. Et là vision d'horreur, un mec qui maitrise les toiles d'araignées. Mon Dieu que c'est surfait, s'il se croyait le premier à faire ça c'était loupé. Mais une de mes malheureuses phobies... Youpiiii... J'hésitais. Est-ce que je devais me montrer si vulnérable ? Est-ce que ça valait la peine de sauver la déléguée, si jolie soit-elle ?

-BEEEEEENJIIIIIIII AUUUUU SECOOOOURSS!!!!!

La voix empreinte de panique me fit réagir. Pas besoin de réfléchir plus longtemps, une jolie fille vaut plus que la honte d'avoir fuit. Ouep ya pas photo. J'invoquais une brise très froide et me mit en position surfeur. Le vent glacé faisait comme une piste de montagnes russes. Tel un surfeur je m'élançais en hurlant :

- YAHOUUUUUUUUU C'EST TROP GENIAL ! (arrivé en bas, je hurlais à Evangeline : ) Pousse toi tout de suite !

Je quittais ma piste et envoyais le plus beau kick de l'humanité dans la gueule du surveillant qui me regardait arriver sans comprendre. Il voltigea à plusieurs mètres et tomba in the face sur la route goudronnée. K.O. Joli vol plané. je mimais un levé de pancarte :

- Et un dix pour le dernier candidat ! C'était si fluide ! J'achète !

Tiens c'était dans quoi ça déjà ? peu importe. Je tournais mon visage vers Evangeline. Empêtrée dans ses toiles, elle était pourtant plus belle que jamais. Mon coeur rata un battement et je me sentis rougir. Je me penchais vers elle pour la prendre par les épaules sans la regarder dans les yeux, avec un air grognon et macho :

- Hum, ça va ? Tu n'es pas blessée ? Je suis désolé j'aurais dû t'attendre, je pensais que tu suivrais... Attends je vais t'enlever ces affreux trucs...

Bien malgré moi, je posais une main affreusement tremblante et dégoutée sur le machin collant qui l'enveloppait. Pourvu qu'il n'y ai pas une bête velue à huit pattes qui ait décidé de se balader dessus... Je passais doucement sur ses jambes et ses bras en réprimant un frisson de plaisir. Elle avait la peau si douce... Mais ce machin collait et même si aucune bêbête en vue, j'en avais plein les mains et le visage. Je soupirais et tournais mes yeux vers la jeune fille enfin libérée :

- Tu n'aurais pas un mouchoir ou un truc dans le genre ? C'est pas que j'aime pas les toiles mais ce n'est pas mon truc de m'habiller avec...

Je devais faire rire avec mon air penaud, mon short trop court et torse poil tiens.
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MessageSujet: Re: Cache-cache en banlieue à 2 heures du matin, ça te dit? [BENJI] Dim 11 Jan - 16:46

Je me débattais tant que je pouvais pour essayer de me débarrasser de ses fichues toiles, mais rien à faire, je m'empêtrais de plus belle. Je jurais entre mes dents et soudain j’aperçus Benji, qui, tel un chevalier des mers, venait me sauver. Un chevalier torse nu, en short très court, faisant du surf dans le ciel, sans planche évidemment, et hurlant que s'était trop génial... Oui c'était ça mon chevalier servant.

- YAHOUUUUUUUUU C'EST TROP GENIAL !  Pousse toi tout de suite !


J'écarquillais les yeux avant de faire ce qu'il m'avait demander. Je roulais un peu plus loin tandis que ce méchant surveillant se prenait un de ces kick. Il volait pour retomber méchamment sur le sol. Bien fait pour lui, il n'avait pas qu'à m'emprisonner. Mon sauveur leva les bras pour débiter une nouvelle ânerie.

- Et un dix pour le dernier candidat ! C'était si fluide ! J'achète !

Je soupirais et priais pour qu'il remarque que j'étais toujours dans mes toiles et qu'il y avait plus confortable comme position. Lorsqu'il me regarda enfin, ce fut pour devenir rouge comme une tomate. Que ce passait il? On voyait ma culotte? Oh non, dites moi qu'on ne la voyait pas. Mon preux chevalier m'attrapa les épaules sans pour autant croiser mon regard.

- Hum, ça va ? Tu n'es pas blessée ? Je suis désolé j'aurais dû t'attendre, je pensais que tu suivrais... Attends je vais t'enlever ces affreux trucs...

Je ne répondais rien et me contentais de secouer la tête pour lui dire que je n'avais rien. Comment parler alors qu'il avait ses mains posées sur mes jambes. Pourvu qu'il ne remarque pas mes cicatrices, sinon il serait dégoûté. Il enleva les toiles sans trouver aucune marque et je fus très vite délivrer. Je m'assis au sol et le regardais.

- Tu n'aurais pas un mouchoir ou un truc dans le genre ? C'est pas que j'aime pas les toiles mais ce n'est pas mon truc de m'habiller avec...

Qu'il était beau avec son petit air penaud, son short court et son torse nu. Je repris mon souffle, je l'avais retenue lors de mon observation et devins légèrement rouge. Un mouchoir, il m'avait demandé un mouchoir. Je fouillais dans toutes mes poches et finis par en trouver un. Je le pris et entrepris ensuite de nettoyer les mains et le visage de mon Benji. Lorsque ce fut fini, je me levais pour être à peu près à sa hauteur et l'embrassais sur la joue.

-Merci mon preux chevalier, mais hélas nous ne pouvons point rester ici, les autres surveillants ont été alertés par mes cris et ils risquent d'arriver d'un moment à l'autre, alors maintenant tu me suis.


Je lui attrapais la main et le relevais. Une fois debout, je jetais mon mouchoir inutilisable et   me dépêchais de gagner une nouvelle ruelle sombre, avec Benji, à qui je tenais toujours la main. Je marchais vite tout en réfléchissant. Il fallait trouver un moyen de rejoindre la salle de repos. Je devais arrivée la première puisque moi seule avait les clés de la salle. Mais le pouvoir de mon ami pourrait m'aider. Il me suffisait de trouver un endroit sans surveillant et il pourrait nous porter jusque dans la cour. Je hochais la tête et continuais à ne pas faire attention à l'endroit où je mettais mes pieds. Cette inattention me fit louper un escalier. Dont je dévalais les marches.

Je m'étalais de tout mon long avec une douleur cuisante à la hanche et aux jambes. Mes jambes! Je sentais un courant d'air froid dessus. Jetant un coup d’œil je pus voir que les cicatrices qui ornaient mes cuisses et mes mollets  étaient nettement visible dans leur laideur monstre. Je gémis et finis par m’asseoir par terre. Je regardais l'escalier de pierre et lui fis une grimace.

-Tout ça c'est de ta faute, si tu n'avais pas été là, Benji n'aurait jamais vu mes cicatrices!

Je relevais la tête vers Benji, mes yeux remplis de larmes.

-C'est pas beau hein... Moi je voulais pas les avoir... C'est mes parents adoptifs... C'est leur faute... Maintenant mes jambes, elles sont laides... Personne n'aime les cicatrices. Tout le monde a peur ou est écœuré... Toi aussi? Hein? Toi aussi tu trouves que c'est pas beau.

Je me relevais et essuyais mes larmes. Je ne voulais pas revoir un regard apitoyé ou apeuré, alors je ne le regardais pas, je regardais ses pieds, puis sans crier garde, je m'enfuis. Je courais à travers les ruelles sans faire vraiment attention, je courais vers le lycée pour en finir avec ce cache-cache. Je courais, courais jusqu'à ne plus pouvoir respirer. Je courais et arrivais enfin au mur désert qui me séparait de la cour. Et là, contre ce mur je me laissais glisser par terre et pleurais, la tête entre les bras.

Moi qui appréciais vraiment Benji, à cause de ses cicatrices il devait ne plus vouloir avoir à faire à moi. Il devait me trouver laide. Peut être irait il jusqu'à en parler aux autres, pour qu'ils se moquent de moi, peut être cela ce passerait il comme avant, quand mes frères se moquaient de moi avec leurs copains. Non, non je ne voulais pas ça. Je ne voulais pas ça!
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MessageSujet: Re: Cache-cache en banlieue à 2 heures du matin, ça te dit? [BENJI] Jeu 5 Mar - 17:16


- Merci mon preux chevalier, mais hélas nous ne pouvons point rester ici, les autres surveillants ont été alertés par mes cris et ils risquent d'arriver d'un moment à l'autre, alors maintenant tu me suis.

Pas de problème chef ! J'avais envie de me mettre au garde à vous comme un gentil petit chien dressé. Nya elle était à croquer la déléguée. Le "preux chevalier" me fit rire. Moi un chevalier ? J'en avais autant l'allure qu'un cochon face à un dindon. Oui superbe comparaison merci. Et en même temps j'avais envie de lui dire : bah ouai c'est ta faute t'avais qu'à pas crier. En rigolant évidemment. j'avais pas envie de me prendre une tatane illusoire ou non dans la gueule. Bref, sur ce, elle m'attrapa (je ne sais pas pourquoi tout le monde aime bien m'attraper) et m'entraîna avec elle dans plusieurs petites ruelles sombres. Elle était vachement motivée et semblait réfléchir au point d'avoir de la fumée qui lui sortait par les oreilles. Mais, avant que je puis même faire quoique ce soit, elle rata l'escalier devant elle et fit un magnifique plongeon. La, plus aucune envie de rire, je dévalais les marches quatre à quatre et me précipita vers elle.

- Merde merde merde ! Tu vas bien ?!

Je l'attrapa par les épaules et la tira brutalement en arrière. Elle avait l'air d'avoir mal mais bizarrement, elle regardait plus ses jambes qu'autre chose, alors que son visage avait pris pas mal... Je lui tenais le visage et les bras, voir si elle ne s'était pas cassé quelque chose mais elle s'assit sur le sol en grimaçant. Elle regardait l'escalier comme si elle allait le juger en cour d'assise.

- Tout ça c'est de ta faute, si tu n'avais pas été là, Benji n'aurait jamais vu mes cicatrices!

Elle parlait de moi ? Non, de l'escalier ? Hein ? Quelles cicatrices ? Je baissais les yeux sur ses jambes et effectivement j'aperçus les "cicatrices". De grosses balafres qui n'étaient pas belles à voir, sur le longs de ses mollets et de ses cuisses, qui contrastaient avec la beauté et la blancheur de sa peau.

- Oh mon dieu, murmurais-je, plus surpris que dégoûté.

Je suppose qu'elle ne s'était pas faite ça toute seule évidemment. Elle releva son beau visage vers moi, les yeux pleins de larmes. Non ! Je ne voulais pas la voir pleurer, ça ne lui allait pas ! Je ne savais pas quoi faire... J'aurais pu la prendre dans mes bras, la serrer fort et lui dire que je m'en foutais. Oui j'aurais DU faire ça.

- C'est pas beau hein... Moi je voulais pas les avoir... C'est mes parents adoptifs... C'est leur faute... Maintenant mes jambes, elles sont laides... Personne n'aime les cicatrices. Tout le monde a peur ou est écœuré... Toi aussi? Hein? Toi aussi tu trouves que c'est pas beau.

C'était la faute des ses parents adoptifs hein... Des beaux enfoirés apparemment... Qu'est-ce qu'ils lui avaient fait pour laisser des traces pareilles ? Qu'est-ce qu'elle avait subi avec eux ? Je voulus lui dire quelque chose de rassurant mais Evangeline se leva et essuya ses larmes. Je pensais qu'elle allait s'excuser, et reprendre son rôle de déléguée si fort mais au contraire elle regarda le sol et d'un coup sans prévenir, s'enfuit en direction du lycée. Un instant surpris, je la regardais partir en courant. PUTAIN MAIS QU'EST-CE QUE TU FOUS BEN ! COURS LUI APRES MERDE ! Ni une ni deux, je m'élançais dans la même direction, priant pour qu'elle ne fasse pas de bêtise et que je puisse la rattraper.

Elle courra loin, jusqu'aux portes du lycée, et je la trouvais enfin dos contre un mur, la tête dans les bras. Je sentis mon coeur se fendre en deux. Ca me faisait mal de la voir comme ça... Je m'approchais doucement. Elle devait penser que je la détestais. Que j'allais me moquer d'elle hein ? Mais pourquoi je ferais ça ? Je m'accroupis à côté d'elle et lui donna une pichenette dans la tête. Je pris un air mécontent. C'est vrai je l'étais. Elle m'avait laissé en plan, derrière, avec mon incompréhension la plus totale.

- ça va pas d'être partie comme ça ? tu sais que tu m'as fait peur ?! Me fait plus jamais ça ! (et puis plus doucement, je l'attira dans mes bras et posa mon menton sur sa tête : ) Espèce de débile... Pourquoi je viendrais à te détester parce que tu as des cicatrices ? je me doute que tu ne les as pas voulu, et que tu aimerais que personne ne les vois, mais c'est un fait je les ais vu. (Je passais un doigt sur sa jambe) Tes jambes sont toujours aussi douces, et belles. Est-ce que je suis parti en hurlant ? Non. Est-ce que j'ai été dégoûté ? Non. C'est plutôt toi qui t'es sauvé, souriais-je. Est-ce que la vue d'une cicatrice me donne la nausée ? Non pas le moins du monde. J'ai plutôt était en colère contre tes parents adoptifs qui ont eu la stupidité de faire ça à un enfant, et une jeune fille très jolie soit dit en passant. C'est tout. Et puis je t'apprécie beaucoup, ce n'est pas un petit truc comme ça qui changera mes sentiments envers toi.

Je fis une pause, pensant moi-même à ce que je disais. Euh ma dernière phrase faisait très déclaration... Mon coeur rata un battement. Pourvu qu'elle ne le prenne pas mal. Je n'avais jamais eu de problèmes comme ça, pour cause, mes parents m'avaient abandonné. Je ne savais pas ce qu'elle pouvait ressentir comme douleur physique, mais moral, je pouvais la comprendre oui. Je la serrais un peu plus fort et lui chuchota à l'oreille :

- Bon, tu ne voulais pas finir ce cache-cache ? Il devient long tu ne crois pas ?

Je la soulevais dans mes bras comme une princesse et, me servant de mon pouvoir de vent, je nous fis passer de l'autre côté du mur, après avoir vérifié qu'il n'y avait aucun surveillant en vue. Ensuite on se cacha dans un buisson assez grand pour qu'on y rentre tous les deux. Je lui fis un clin d'oeil et lui souris.

- Et ensuite ?
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MessageSujet: Re: Cache-cache en banlieue à 2 heures du matin, ça te dit? [BENJI] Sam 7 Mar - 18:22

Des bruits de pas se firent entendre. Ce devait être Benji. Je serrais encore plus mes jambes et mes larmes redoublèrent. Qu'allait-il me faire? Je me crispais, m'attendant au pire. Et je reçus une pichenette. Une pichenette? Juste ça? Je relevais un peu la tête pour apercevoir le visage mécontent de mon cher Benji.

- Ça va pas d'être partie comme ça ? Tu sais que tu m'as fait peur ?! Me fait plus jamais ça !


Je hochais doucement la tête, pas très rassurée. C'est alors que doucement il me serra contre lui. C'était un rêve? Ou alors j'étais au paradis? Non? C'était bien réel? D'accord je vais mourir.

- Espèce de débile... Pourquoi je viendrais à te détester parce que tu as des cicatrices ? Je me doute que tu ne les as pas voulu, et que tu aimerais que personne ne les vois, mais c'est un fait je les ais vu.


Il passa un doigt sur ma jambe et je frissonnais. Qu'il était beau. Lorsque je le voyais j'avais envie de me serrer contre lui, lorsqu'il me serrait contre lui je devenais rouge. Était-ce de l'amour? Étais-je amoureuse de ce Liberté, ce beau sportif?

- Tes jambes sont toujours aussi douces, et belles. Est-ce que je suis parti en hurlant ? Non. Est-ce que j'ai été dégoûté ? Non. C'est plutôt toi qui t'es sauvée. Est-ce que la vue d'une cicatrice me donne la nausée ? Non pas le moins du monde. J'ai plutôt été en colère contre tes parents adoptifs qui ont eu la stupidité de faire ça à un enfant, et une jeune fille très jolie soit dit en passant. C'est tout. Et puis je t'apprécie beaucoup, ce n'est pas un petit truc comme ça qui changera mes sentiments envers toi.


Ses sentiments envers moi. De quels sentiments parlait il? Je rougis et secouais légèrement la tête. *Faut pas se faire de films Eva, c'est pas des sentiments amoureux qu'il parle* Il me serra un peu plus contre lui et je ne pus m'empêcher de respirer sa délicieuse odeur. Non je ne parle pas de sa transpiration mais de l'odeur de son shampooing. Je n'avais jamais été amoureuse, mais si ce que je ressentais là avec Benji était de l'amour. Et bien, je n'échangerais pour rien au monde mes sentiments.

- Bon, tu ne voulais pas finir ce cache-cache ? Il devient long tu ne crois pas ?

J'acquiesçais tandis qu'il me portait comme une princesse pour prendre son envol et se glisser au dessus du mur. Nous nous cachâmes derrière un large buisson et il me fit un clin d'oeil.

- Et ensuite ?


Je lui adressais un sourire malicieux.

-Et ensuite on se faufile discrètement dans la salle de repos, j'irai ensuite me changer, tu devrais faire de même, et après on accueillera tous les survivants et on ira en cours à l sonnerie comme si il ne s'était rien passé. Tu viens?


Je me levais et traversais la cour en courant, tout en espérant que personne ne me remarque. J'atteignis la porte du sanctuaire des Origines et la déverrouillais d'un tour de main. Voilà, comme ça les premiers arrivants pourront entrer. Je me tournais ensuite vers Benji et le regardais très sérieusement.  

-Maintenant il va falloir rejoindre les chambres. Et il y a sûrement un surveillant qui fait le pied de grue devant ma porte. Donc ça va être coton pour aller se changer. C'est pour ça que tu vas m'aider. Il va falloir que tu me dissimules un peu, jusqu'à ce que j'atteigne ma chambre. Genre comme... euh... c-comme si tu me raccompagnais.

Je devins toute rouge et esquivais son regard.

-Enfin, c'est le machin le plus crédible que j'ai trouvé. Par contre faudra pas t'arrêter devant ma chambre, sinon on sera grillé. Après on se retrouve à la salle de repos?


Sans lui laisser trop le temps de discuter, je me cachais légèrement derrière lui et le forçais à avancer. Comme je m'en étais doutée, un surveillant attendait devant ma porte. Il se tourna vers nous et lança une remarque à Benji.

-Benji? Qu'est ce que tu fais debout à cette heure là?! Oh, tu t'es trouvé une fille? Bravo mon grand, mais fait pas de bêtise hein.

Et il lui fit un clin d'oeil. Je rougis un peu, mais qu'importe, maintenant c'était le plan qui commençait. J'activais mon pouvoir et dissimulais ma présence tandis que mon double se retrouvait accroché à mon beau sportif. Je lui fis un signe, car il était la seule personne à me voir et entrais dans ma chambre, dissimulant, évidemment, le mouvement de ma porte. Une fois à l'intérieur je retirais mes vêtements, pris une douche rapide et me postais ensuite devant mon armoire. Qu'allais-je mettre qui puisse me mettre en valeur? N'arrivant pas à me décider, je mis mon éternel uniforme puis me brossais les cheveux. Parfait j'étais prête. J'entrouvrais ma porte et activais mon pouvoir, masquant ma présence. Il me fallait ensuite me montrer discrète car dès qui sortira de mon champ d'action je serais visible. Je me glissais le long du mur et arrivais à atteindre le bout du couloir sans être vu. Je courus ensuite à la salle de repos et entrais pour voir qu'il n'y avait que deux trois élèves très très épuisé. Je courus vers eux et les félicitais vivement. C'était une dure épreuve, je le savais. Soudain la porte s'ouvrit et livra passage à mon beau Benji. Je me tournais vers lui et lui adressais un grand sourire.

-On est pas beaucoup à être revenu, je te remercie, sans toi je me serais déjà fait attraper.


Il y eu un grand fracas et la porte se rouvrit sur une petite troupe d'Origines haletant. Et bien, ils étaient très fatigués eux aussi. Une élève vint vers moi et me sera dans ses bras.

-Merci Evans, cette sortie... Ouah, c'était trop drôle, je suis bien contente que tu sois déléguée.


Bon ils avaient apprécié, c'était l'essentiel. J'accueillis encore quelques uns de mes camarades puis la cloche annonça l'heure du lever. Nous allâmes déjeuner puis la plupart allèrent se doucher et se préparer. Je restais donc seule avec Benji. Ce qui était assez gênant car je ne savais pas quoi dire. Je sortis du réfectoire et m'installais sur un banc dans la cour. Ne sachant pas vraiment quoi dire, je sortis la première banalité qui me passa par la tête.

-Dis Benji, tu as beaucoup de cours aujourd'hui? Moi j'ai juste 3h le matin et 1h l'aprem.

Ok. Là je pouvais pas faire pire. Niveau nullité, cette question atteignait les 1000 facilement. Je soupirais. Si l'amour entraînait aussi une perte de neurones j'étais mal lotie moi. Au final la sonnerie du début des cours retentit et je dus me séparer de mon beau sportif. Avant de nous quitter je regardais Benji dans les yeux.

-Euh.... T-tu crois que l'on p-pourra se voir d-dans la semaine? Genre, dans le petit j-jardin?

Je devins de nouveau rouge. C'était agaçant cette manie de rougir à chaque fois que je lui posais une question. Des amis m'appelerent et je leur fis signe d'attendre deux secondes. Je me tournais vers le Liberté.

-Tu me diras ta réponse quand tu veux.


Je me dirigeais vers mes amis et leur souris. D'ici la fin de la journée j'étais sûre que j'aurais le droit à pleins de questions sur mon beau brun.  
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MessageSujet: Re: Cache-cache en banlieue à 2 heures du matin, ça te dit? [BENJI] Dim 22 Mar - 12:25


- Et ensuite on se faufile discrètement dans la salle de repos, j'irai ensuite me changer, tu devrais faire de même, et après on accueillera tous les survivants et on ira en cours à l sonnerie comme si il ne s'était rien passé. Tu viens?

Je lui souris et on se dirigea en courant vers le point de rassemblement des Origines. Je n'avais jamais vraiment eu l'occasion d'y aller. Je respirais directement le parfum d'Evangeline qui courait devant moi. Rien à dire, elle m'envahissait la tête et mes pensées... Qu'est-ce que je ressentais pour la déléguée ? Elle se retourna vers moi une fois arrivés et me regarda sérieusement.

- Maintenant il va falloir rejoindre les chambres. Et il y a sûrement un surveillant qui fait le pied de grue devant ma porte. Donc ça va être coton pour aller se changer. C'est pour ça que tu vas m'aider. Il va falloir que tu me dissimules un peu, jusqu'à ce que j'atteigne ma chambre. Genre comme... euh... c-comme si tu me raccompagnais.

Elle détourna le regard. Q-que je la raccompagne ??? Mince ça voulais dire quoi ça ? Je devins rouge comme une tomate et tournais la tête pour qu'elle ne voit pas ma confusion. Bordel Benji garde ton calme ! Je la raccompagne seulement devant sa chambre, c'est pas comme si elle te proposais un rencard !

- Enfin, c'est le machin le plus crédible que j'ai trouvé. Par contre faudra pas t'arrêter devant ma chambre, sinon on sera grillé. Après on se retrouve à la salle de repos ?

Hum elle voulait faire comment ? Parce que si elle doit aller dans sa chambre mais qu'on continue sans y rentrer, elle ne va pas pouvoir se changer dans tous les cas... Et encore fallait-il que je trouve la salle de repos... Je me perdais un peu trop facilement ces jours-ci. Elle se cacha un peu derrière moi et je passais mon bras autour de ses épaules, pour la ramener près de moi. Evangeline avait eut tout bon, il y avait un surveillant près de l'entrée de sa chambre. Je le connaissais, il avait été l'un des premiers à me parler lors de mon entrée ici. Je l'aimais plus bien, il était plutôt cool. Je lui fis un signe de tête et il s'avança vers moi. Manque de pot, j'avais oublié que j'étais avec la déléguée ! Je la serrais un peu plus contre moi et il me lança d'un ton joyeux :

- Benji ? Qu'est ce que tu fais debout à cette heure là ?! Oh, tu t'es trouvé une fille ? Bravo mon grand, mais fait pas de bêtise hein.

A ce moment-là, Evangeline venait de se "dédoubler" et elle passait à côté du pion pour entrer dans sa chambre. On dirait qu'elle hésitait, voir ce que j'allais dire. Son double illusion était toujours à mon bras. Je piquais de nouveau un fard. Qu'est-ce qu'il avait lui aussi ? c'était pas la première fois que j'avais une copine... Mon grand... Je lui offris un sourire gêné.

- Hello Karl... Je... ramène juste cette demoiselle à sa salle de repos, on va se poser un peu. Je ne compte rien faire de louche rassure toi, riais-je d'un ton forcé, je suis un homme d'honneur.

Il rit à son tour et me frappa l'épaule.

- Bien sur que je le sais ! Allez les tourtereaux, passez un bon moment !

Je lui fis un signe de la main et continuais rapidement jusqu'à la salle de repos des Origines, manque de bol, je réussis à me perdre de nouveaux dans ces putains de couloirs beiges. Pouvaient pas faire des couloirs droits, et rectilignes partout non ? Après dix minutes, je pénétrais dans la bonne salle, où se reposaient déjà quelques élèves du cache cache et la déléguée. Elle avait remis son uniforme de tous les jours, simple mais je la trouvais encore plus jolie dedans... Décidément, mon coeur n'arrêtais pas de me jouer des tours, elle était vraiment belle.... Elle se dirigea vers moi et me sourit, sourire qui failli me faire vaciller.

-On est pas beaucoup à être revenu, je te remercie, sans toi je me serais déjà fait attraper.

Je balbutiai un "pas de quoi" en passant nerveusement une main dans mes cheveux noirs et en regardant le plafond. Soudain, un petit paquet d'élèves rentra bruyamment dans la salle et s'adressa à la déléguée :

-Merci Evans, cette sortie... Ouah, c'était trop drôle, je suis bien contente que tu sois déléguée.

Haha tu m'étonnes. C'est pas moi qui aurait pris l'initiative de provoquer un événement comme celui-là. Remarque je m'étais bien amusé aussi. Et puis j'avais rencontré Eva... Non vraiment je ne regrettais pas un instant de m'être perdu dans cette banlieue !
Après toutes ces émotions, on allât tous déjeuner et tout le monde alla prendre sa douche, excepté Eva et moi, entre temps, j'étais passé prendre mon sac et me changer aussi, jean t'shirt et basket, tenue normale pour aller en cours quoi. Il y eut un instant gêné. C'était quoi cette vieille ambiance ! Elle attira mon attention en parlant d'un ton mal assuré :

-Dis Benji, tu as beaucoup de cours aujourd'hui? Moi j'ai juste 3h le matin et 1h l'aprem.

Euh ? Je ne savais pas quoi répondre à ça. Je réfléchis un instant et fis une moue désabusée.

- Je suis désolé j'ai cours toute la journée... Et comme on est débordé de boulot ces temps-ci, je ne pourrais même pas sortir ce soir, je devrais bosser... Désolé déléguée, souris-je tristement.

La sonnerie retentit, annonçant les cours du matin. Mes épaules s'affaissèrent. Il fallait que j'y aille. Elle me retint un instant :

-Euh.... T-tu crois que l'on p-pourra se voir d-dans la semaine? Genre, dans le petit j-jardin?

Je lui souris.

- Avec joie ! (Je fouillais dans ma poche de sac et sortis un bout de feuille et un stylo. Décapuchonnant le stylo avec mes dents, j'écris sur la feuille et la tendis à la jeun fille : ) Tiensch'estmon numéro, chijamaistuveuxmechoindre. (je retirais mon capuchon de ma bouche : ) Mon numéro, articulais-je.

Je lui donnais et des amis appelèrent Evangeline. Tiens c'était quoi ce pincement au coeur ? Je me mordillais la lèvre et lui fit un signe.

-Tu me diras ta réponse quand tu veux.

Ma réponse était déjà toute prête... J'aais tellement envie de lui dire que je voulais passer de temps avec elle... Mais trop tard, je le regardais s'éloigner et un ami me tira par le bras :

- Allez viens Benji ! On va être en retard ! Arrête de mater cette nana et bouge-toi !

Je lui jetais un dernier regard et me tourna vers le blond baraqué qui me souriais ironiquement.

- J'arrive Marc, j'arrive...

J'endossais mon sac en bandoulière et suivit mon ami les mains dans les poches pour aller en cours. Mais il n'y avait qu'une pensée dans ma tête et elle s'appelait Evangeline...


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Cache-cache en banlieue à 2 heures du matin, ça te dit? [BENJI]
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