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Nous avons tous déjà entendu parler de la légende du Triangle des Bermudes, mais que savons-nous sur ces mystérieuses disparitions ? Les Humains ne peuvent pas y répondre, nous habitants de l'Île du Cœur des Bermudes, nous le pouvons. Les pauvres voyageurs n'ont jamais pu franchir la barrière qui les séparent de notre monde. Comble de leur malheur, seuls les navires et autres objets matériels atteignent l'Île. Les voyageurs sombrant alors dans les profondes abysses de l'Océan. A l'heure d'aujourd'hui nous trouvons encore des manuscrits Humains que nous conservons soigneusement. Beaucoup de nos scientifiques se posent une même question : Avons-nous un lien de parenté avec cette espèce ? Les avis sont mitigés, certains prennent l'exemple des Mentalistes, ressemblant traits pour traits aux Humains et d'autres prennent pour exemple les Hybrides et les Nymphes ne pouvant pas descendre de la race Humaine.Lire la suite ?


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Rencontre autour d'un jus de... chaussettes? [LALEGÜN]

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MessageSujet: Rencontre autour d'un jus de... chaussettes? [LALEGÜN] Jeu 22 Mai - 17:06

Je m'essuyais le front avec une serviette. Je venais de terminer mon entraînement quotidien, qui consistait à effectuer pendant 2 heures des enchaînements de gymnastique, de lancer de couteaux, de sports de combats, ainsi que 50 tours de terrains. Suivit de 2 heures de natation. Je faisais ça deux fois par jours, le matin et en fin d'après midi. Cet entraînement je l'avais mis au point avec Masayuki juste après la mort de mon père. Je me dirigeais vers les douches et repliais mes ailes contre mon dos. Sous le jet d'eau chaude la sueur que j'avais accumulé partit pour laisser place à une douche odeur de rose et de lavande, le parfum de mon savon. Je sortis très rapidement de l'eau et me séchais les cheveux ainsi que le reste de mon corps avant de m'attaquer aux ailes. C'était toujours un vrai challenge de les essuyer.
Avant c'était Masayuki qui le faisait. Des larmes montèrent à mes yeux et je les essuyais avec rage. Je ne finirais donc jamais de pleurer quand je penserais à mon amour perdu. Après vingt minutes de batailles avec mes ailes je commençais à m'habiller. Ma robe noire à dentelles, dont le corset m'entourait la taille, mise et mes chaussures victoriennes enfilées, je pus enfin quitter le vestiaire. Le soleil brillait fort dans le ciel, je fis de l'ombre à mes yeux fragiles avec ma main et me dirigeais vers la sortie du lycée. J'avais entendu pleins de bonnes choses sur le café de la ville, on disait qu'il faisait le meilleur chocolat chaud de la ville, et que leurs pâtisseries étaient exquises. Je traversais les rues sous les regards des habitants, une hybride corbeau, et de surcroit albinos, ça ne devait pas être très commun ici. Arrivée devant le café je pris une table vide sur la terrasse et attendis le serveur. Un jeune homme arriva un peu essoufflé, et me prit ma commande.

-Bonjour, je voudrais un jus d'ananas dans un très grand verre, s'il vous plaît. Et vous proposez quoi en gâteaux?

Le garçon nota frénétiquement ce que je lui demandais puis me regarda.

-Nous vendons des petits fours, des gâteaux humains, du genre éclair au chocolat ou en encore des Paris-brest.

Je l'interrompis et le foudroyais du regard.

-Si vous n'avez pas plus simple apportez moi un diabolo citron en plus de mon jus, et avec une paille. S'il vous plaît.

Cela fait j'observais les gens autour de moi, il y avait différentes personnes. Un couple, à trois tables de moi, se disputait au sujet du cadeau pour leur enfant, à une table de moi, des garçons pariaient si leur pote pourrait me draguer en trois minutes, juste derrière moi deux filles gloussaient en parlant de la nouvelle idol de l'île qui était à leurs dires "troppppp mignonnnnn". Je soupirais et remarquais un jeune homme qui s'approchait de ma table, il avait les cheveux violets et j'étais persuadée de l'avoir déjà vu à Xényla. Je lui souris donc et entendis qu'il s'assied.

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MessageSujet: Re: Rencontre autour d'un jus de... chaussettes? [LALEGÜN] Sam 24 Mai - 20:53




L'avis de Lalegün sur les jours ensoleillés était plutôt réservé.
Ce jour-là, en allant à la fenêtre comme il le faisait tous les matins avant d'accomplir le moindre geste, il fut, sans réelle raison, quelques peu déçu en voyant un ciel dégagé. Pas l'ombre d'un nuage, pas un espoir de pluie. Normal, en été, pouvait-on concéder ; mais lui s'y refusait. C'est donc d'humeur insatisfaite qu'il débuta la journée. Peut-être un simple caprice, comme, parfois, il lui prenait d'en faire. En même temps, quelle idée, que d'aller voir le temps à peine levé.

Aujourd'hui, que de temps libre. Pour s'occuper, le garçon ne manquait guère d'idées : peinture, musique, ou simplement sortie, tout lui semblait intéressant. Et ce n'était pas sa mauvaise humeur matinale qui allait lui retirer son plaisir de s'occuper. Il n'y avait personne dans les vestiaires, ce qui lui permit de s'attarder devant la glace. Il souleva, avec cette indifférence que lui avait prodigué le temps passé, la frange qui lui cachait la moitié du visage. Les chairs brûlées ne lui donnaient même plus envie de vomir. Pourquoi se confronter à cette vision peu agréable ? Ces blessures qui le forçaient à se souvenir ? Il n'en savait rien. Simplement, parfois, il le faisait. Il aurait aimé les cacher sous une tonne de bandages, mais il paraissait que les laisser à l'air libre était préférable. Cela l'ennuyait : que lui les voie, aucun problème, mais il était plus déplaisant qu'une paire d'yeux étrangère se pose sur ces plaies pas vraiment refermées. Et le moindre coup de vent pouvait lever le voile qui recouvrait ce secret. Il ne voulait pas qu'on le regarde avec cet air désolé qu'avaient les gens qui savaient.

Lalegün s'habilla en vitesse. Comme d'habitude, il était débraillé, mais il trouvait une certaine classe à ce genre de look - bien que sur lui, cela ne donnait pas vraiment cet effet, en fait, il avait même l'air plus mignon encore. Il se rassurait en se disant que s'il avait toujours l'air d'un enfant, cela donnait un petit côté rebelle. Histoire de ne pas arranger son capital mignon - c'était ironique, bien entendu - il enfila aussi ce fameux bonnet-panda qu'il chérissait tant. Même s'il faisait chaud, il ne s'en défaisait que rarement. Il sortit ensuite, passa rapidement à sa chambre pour récupérer un petit violon, cadeau venant du couple qui l'avait adopté, offert au moment où il était arrivé chez eux. Il n'avait jamais compris pourquoi il lui avaient fait une si belle offrande, à lui, qui venait de débarquer - d'autant plus que cet instrument était dans leur famille depuis des décennie, selon leurs dires. Il l'observa quelques instants avec une certaine solennité, avant d'en détacher le regard, de le ranger dans son étui, et de sortir avec.

En premier temps, il décida de se rendre à ce café dont il oubliait toujours le nom. Ce n'était pas trop loin du lycée, et il avait pour habitude, lorsqu'il n'y avait pas cours, de prendre son déjeuner dehors. Aujourd'hui, ce serait là-bas.
Une fois arrivé, il nota qu'il n'y avait pas trop de monde. Tant mieux, au moins, il pouvait se choisir une table près d'une fenêtre, comme il le préférait en général. Son regard parcourut la salle, et il avisa une place qui semblait très intéressante, derrière une fille à la peau blanche et aux vêtements noirs, qu'il pensait avoir déjà vue, mais sans se souvenir d'où. Il se dirigea donc vers le lieu désiré, croisant le regard rouge de la jeune fille. Celle-ci lui adressa un sourire, auquel il répondit avec innocence. Il contournait sa table lorsqu'il se rendit compte que c'était une invitation à venir la rejoindre. Le jeune garçon se stoppa net, fit trois pas en arrière, tira une chaise, et prit place en face d'elle avec un petit rire.

- Coucou ! On ne s'est pas déjà vus quelque part ?

Il mit son violon sur ses genoux, plongea ses mains dans les attaches de son bonnet et posa la tête au creux de ses paumes, les coudes appuyés sur la table. Son unique et grand œil violet détaillait la fille en face. Elle avait l'air plus vieille que lui - en même temps, il ne regardait les autre que du haut de ses quatorze ans, pas compliqué d'être plus vieux. Elle avait un style plutôt spécial, qu'il aimait bien. Cela lui faisait aussi plaisir de voir des gens un peu bizarres. Grâce à cela, il se rassurait sur le fait qu'on avait tendance à le suivre du regard dans la rue - pourtant, il n'était pas si spécial que ça, mais bon. Sans réfléchir ni lui laisser le temps de répondre, il lui lança :

- J'aime bien tes vêtements ! C'est joli, ça va bien avec tes cheveux et tes yeux.

Il pencha légèrement la tête sur le côté, la gardant toujours appuyée sur ses mains, et enchaîna :

- Pourquoi tu es si pâle ? C'est fait exprès où c'est naturel ? On dirait une enfant de la lune. C'est une allergie au soleil ?

Ce détail le chiffonnait, il se sentait obligé de poser la question. Peut-être que ce n'était pas le genre de choses que l'on disait avant même de connaître le nom d'une personne, mais son hyperactivité, couplée à sa curiosité maladive, n'aidaient pas à contenir ses élans d'envie de savoir. En parlant d'hyperactivité, à peine venait-il de s'asseoir qu'il commençait déjà à ressentir le besoin de bouger. Il avança sa chaise, avant de reporter son regard sur la fille en se tortillant les doigts dans l'épais tissu des attaches. Il allait devoir prendre sur lui.

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MessageSujet: Re: Rencontre autour d'un jus de... chaussettes? [LALEGÜN] Lun 26 Mai - 16:20

L'inconnu qui m'était familier me souria puis contourna ma table. Avant qu'il comprenne que je souhaitais qu'il s'assied. Il recula, prit une chaise et se posa en riant, son violon sur ses genoux.

- Coucou ! On ne s'est pas déjà vus quelque part ?

J'esquissais un sourire, c'était justement ce que me disais. Le jeune garçon mis ses mains dans bonnet panda, assez enfantin d'ailleurs, il posa sa tête entre ses mains et m'observa. Il était borgne lui aussi. Beaucoup de gens l'étaient ici, ce n'était quand même pas possible. Je la regardais et remarquais une légère tension. Il allait parler.

- J'aime bien tes vêtements ! C'est joli, ça va bien avec tes cheveux et tes yeux.


J'écarquillais les yeux, il trouvait mes vêtements jolis. C'était rare, plusieurs personnes m’avaient critiqué à cause de ça. Ça ne m'avait rien fait, ils n'étaient pas capables de me vaincre. Ils étaient inintéressants. Mais cela dit, personne sauf Masayuki, trouvait mon style joli. Je reniflais avec discrétion. Ce n'était pas possible, tout dans Xényla et ses alentours me faisait penser à mon amour perdu. Le garçon pencha la tête et continua sa tirade.

- Pourquoi tu es si pâle ? C'est fait exprès où c'est naturel ? On dirait une enfant de la lune. C'est une allergie au soleil ?


J'éclatais de rire. Tant de naïveté. Après quelques minutes où je dus me tenir les cotes tellement je riais, je relevais la tête et observais les autres autour de moi. Tout le monde nous dévisageaient. Les filles de tout à l'heure regardaient mon camarade en chuchotant. Elles le trouvaient « trop choupi ». les garçons des tables plus loin juraient dans leur pilosité absente. Il leu avait pris la place. Les autres, ils nous observaient seulement parce que nous sortions de la normalité. Je dégageais mes cheveux, et fixai mon camarade.

-Et bien tu es pressé. Merci du compliment d'ailleurs. Et non je ne suis pas allergique au soleil sinon je ne serais pas ici. Je suis albinos donc c'est logique que je sois pâle. Je n'ai pas de pigmentation.


Le serveur arriva et me posa mes boissons. Puis il se tourna vers le jeune garçon pour prendre sa commande. Je le laissais faire et bu une gorgée de mon jus de fruit. Quand le serveur repartit, je regardais mon compagnon de table, croisais mes doigts et posais mon menton dessus.

-Respectons les conventions et dis moi ton nom. Moi je suis Mio Fujiwara, une hybride corbeau de la classe Liberté du lycée Xényla.

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MessageSujet: Re: Rencontre autour d'un jus de... chaussettes? [LALEGÜN] Lun 26 Mai - 19:42


Elle éclata d'un grand rire sincère, qui arracha un sourire à Lalegün. L'hilarité de autres était loin d'être déplaisante ; au contraire, il trouvait ça joli, dans un contexte autre que la moquerie. Bien qu'il ne comprenait pas du tout pourquoi elle se fendait la poire... Mais il ne lui demanderait pas, de peur de passer pour idiot - ce qu'il n'était assurément pas. Quand la blanche inconnue parvint enfin à se calmer, elle releva la tête et regarda autour d'elle. Par réflexe, il fit de même. Tout le café avait les yeux rivés sur eux. Bah quoi ? On n'avait plus le droit d'avoir de fou rire ? Son attention s'arrêta plus particulièrement sur un groupe de filles qui avaient leur attention fixée sur lui en particulier. Et le "trop choupi" qui lui parvint eut l'effet d'une bonne gifle. S'il existait une chose dont il avait horreur plus que le feu et qu'on le prenne pour une fille, c'était bien qu'on le trouve "trop choupi" ! Il eut soudain l'air beaucoup moins enjoué, voire blasé. Ce genre d'expressions faciales ne lui venaient que dans ce genre de situations. La seule chose dont il avait envie, c'était de lever les cheveux qui couvraient la moitié de son visage et de leur demander si elles trouvaient ça mignon, peut-être. D'ailleurs, il était prêt à se lever pour aller le faire, si la fille en face de lui ne l'avait pas coupé dans son soudain et belliqueux élan :

- Et bien tu es pressé. Merci du compliment d'ailleurs. Et non je ne suis pas allergique au soleil sinon je ne serais pas ici. Je suis albinos donc c'est logique que je sois pâle. Je n'ai pas de pigmentation.

Ah ! Ça expliquait tout. Malgré le petit coup de colère qu'il venait d'avoir, il était content d'avoir sa réponse. Le serveur arriva, posa ses boissons devant elle, et s'adressa au garçon pour savoir s'il désirait quelque chose. Il leva la tête vers lui, manquant de se déboîter le cou - il était grand, ce serveur... - et passa commande d'une petite voix. L'homme donna son approbation et disparu dans la salle. La fille posa le menton sur ses doigts croisés en le regardant :

- Respectons les conventions et dis moi ton nom. Moi je suis Mio Fujiwara, une hybride corbeau de la classe Liberté du lycée Xényla.

Lalegün se donna une petite tape sur le front avant de s'écrier :

- Ah ! Voilà ! Je savais que je te connaissais ! Moi aussi je suis là-bas !

Un grand sourire s'était dessiné sur son visage.

- Moi c'est Lalegün Ine, mais tu peux m'appeler Lal' si tu veux - les gens le font tout le temps... - Je suis chez les Évasions, en ce qui me concerne. Ne le prends pas mal mais le sport ce n'est pas mon truc. Je suis dééééésolé de pas t'avoir reconnue, mais je suis nouveau, alors on n'a pas dû beaucoup se croiser dans les couloirs.

Les filles plus loin continuaient de le regarder, mais elles allaient arrêter, oui ?! Il n'aimait pas cette sensation d'être observé. Son expression changea du tout au tout ; il reprit cette air mi-blasé mi-profondément vexé. D'un coup, il se retourna vers elles et les fixa chacune dans les yeux.

- Quel est le secret le plus gênant que vous n'avez jamais pu avouer à qui que ce soit ?

Elles se retrouvèrent muettes, sans possibilité de parole. Evidemment, on protégeait les secrets, surtout les moins glorieux. Et ça, il le savait très bien. Elles ne devraient plus être capables de parler tant qu'il les regarderait : il prit donc la précaution de garder le regard sur elles quelques minutes, avec l'espoir que cela les dissuaderait de maintenant lui porter une quelconque attention. Il savait quelles questions poser à qui pour faire taire les gens, et quand ceux-ci ne connaissaient pas son pouvoir, ils avaient tendance à penser qu'il était plus dangereux qu'il ne s'avérait en réalité.
Cela fait, il en revint à cette chère Mio, avec un sourire des plus aimables, comme si rien ne s'était passé :

- Nous disions ? Ah oui ! Les conventions. Qu'est-ce qui vient ensuite ?

Il s'affala sur la table, regardant ses doigts qui semblaient tapoter tout seuls un air joué au hasard comme si c'était quelque chose de merveilleux. Un rien le distrayait, il se retrouva vite absorbé dans cette contemplation.



HRP : Désolée de la réponse un peu inutile 8D
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MessageSujet: Re: Rencontre autour d'un jus de... chaussettes? [LALEGÜN] Mar 27 Mai - 17:24

Lorsque je me présentais, le petit garçon se frappa le front puis s'exclama.

- Ah ! Voilà ! Je savais que je te connaissais ! Moi aussi je suis là-bas !


Il me fit un grand sourire, oui c'était vrai que dans un lycée on croisait tout le monde au moins une fois. Surtout moi, enfin pas vraiment puisque je passai mon temps à m’entraîner ou à voler, mais j'étais l'hybride corbeau plus l'albinos du lycée. De quoi marquer les esprits.

- Moi c'est Lalegün Ine, mais tu peux m'appeler Lal' si tu veux - les gens le font tout le temps... - Je suis chez les Évasions, en ce qui me concerne. Ne le prends pas mal mais le sport ce n'est pas mon truc. Je suis dééééésolé de pas t'avoir reconnue, mais je suis nouveau, alors on n'a pas dû beaucoup se croiser dans les couloirs.

Je hochais la tête, c'était sur que nous nous étions sûrement pas croisés. J'étais certainement plus nouvelle que lui.

-Enchanté Lalegün. Tu sais, je ne t'en veux pas, tout le monde n'aime pas le sport. Mais quand c'est familial, je suppose que c'est dur de s'en défaire. Et puis je suis nouvelle moi aussi, donc on a du se croiser une fois ou deux seulement.


Je regardais mon interlocuteur et remarquai que son expression avait changé. À cause de ma réponse ? Non, ce n'était pas ça. Pour une observatrice comme moi, je vis tout de suite les cibles de sa mauvaise humeur. C'était les filles de la table de derrière, il semblait que leur attitude horripilait mon camarade. Il se retourna vivement et les regarda fixement.

- Quel est le secret le plus gênant que vous n'avez jamais pu avouer à qui que ce soit ?


Elles devinrent muettes comme des carpes. Si elles continuaient, elles goberaient les deux mouches qui virevoltaient dans la pièce. Je souris, mon cher Lalegün savait clouer le bec aux filles indiscrètes. Si il pouvait faire de même avec les garçons des tables plus loin et mes souvenirs ça serait parfait. Les dragueurs de première s'agitaient à leur table, et on voyait qu'ils désiraient ardemment venir m'importuner. Je soupirais, laissant tout de même un sourire sur mes lèvres. Mon camarade se retourna comme si rien ne s'était passé avec un sourire aimable sur le visage.

- Nous disions ? Ah oui ! Les conventions. Qu'est-ce qui vient ensuite ?


Il s'étala sur notre table avec nonchalance, ses doigts pianotant une mélodie joyeuse et gaie. Il contemplait ses doigts avec tant de candeur et d’innocence. Comment le détester ? Je bus une gorgée de mon jus de fruit, cela me revigora après mon entraînement assez éprouvant. Même si j'étais habituée, ça n'était tout de même pas simple. Le serveur revint et déposa la commande de Lalegün et la note. Je regardais le prix, il était raisonnable. Je sortis mon porte monnaie et mis les pièces avec le ticket de caisse. Je n'en avais pas besoin.

-Je paye pour toi, et interdiction de protester. Quand aux conventions, j'imagine que l'on doit d'abord demander comment l'autre va, et ensuite apprendre à se connaître. Ce qui, je pense, revint à raconter sa vie, ce que je ne suis pas prête à faire.


L'épisode de Masayuki était trop récent pour que je lui en parle comme si de rien était. Je ne le connaissais pas assez pour ça. Et puis c'était un élève d'une classe ennemie après tout. Je ne savais pas si demain je devais me battre contre lui, autant lui dire le moins possible.

-Ce que tu as besoin de savoir, c'est que je viens d'un clan qui excelle dans tout les arts martiaux. Mon père est mort, ma mère s'est enfuie à ma naissance, mes frères ont fui leurs responsabilités. Ne me plaint surtout pas. Je déteste ça et je n'hésiterais pas à te transpercer de mes plumes si tu le faisais. Après tout, nous sommes logiquement ennemis.

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MessageSujet: Re: Rencontre autour d'un jus de... chaussettes? [LALEGÜN] Mar 27 Mai - 19:20


Le serveur rapporta sa commande et la note. Lalegün ne réagit même pas, il resta bloqué sur ses doigts, comme s'ils eussent été la plus fameuse et merveilleuse chose à n'avoir jamais existé. À chaque instant, la fascination était plus forte, à chaque seconde, ce mouvement instinctif le coupait plus du monde.

- Je paye pour toi, et interdiction de protester. Quand aux conventions, j'imagine que l'on doit d'abord demander comment l'autre va, et ensuite apprendre à se connaître. Ce qui, je pense, revint à raconter sa vie, ce que je ne suis pas prête à faire.

Il releva la tête avec un "hein ?" tout naturel, et la fixa de son grand oeil violet plein d'incompréhension. Mais ce visage s'avéra furtif, une expression de substitution, le temps que le message monte au cerveau. Lorsque la première partie fut acheminée jusqu'à son esprit, il hocha la tête. Tant mieux, parce qu'il se rendit compte en fouillant ses poches qu'il n'avait en fait pas pris d'argent - malin, le gamin...
Seulement, quand il comprit le "raconter sa vie", il se figea. Sa pupille étrécie par la surprise, il resta bloqué, la respiration brièvement coupée. Il ne s'attendait pas à quelque chose comme ça. Non ! Une seconde. Quand quelqu'un racontait sa vie, on pouvait aussi parler de l'immédiat. On ne voulait pas forcément parler du passé. Il s'efforça de rayer de sa mémoire le "ce que je ne suis pas prête à faire". Mais le coquin revenait, revenait, revenait. Il lui tournait dans la tête. Quand on n'était pas prêt à faire quelque chose... c'est que c'était douloureux... elle avait un passé douloureux ? non ! Non, pas le passé, le passé n'existait pas, le...

- ...de savoir, c'est que je viens d'un clan qui excelle dans tout les arts martiaux. Mon père est mort, ma mère s'est enfuie à ma naissance, mes frères ont fui leurs responsabilités. Ne me plaint surtout pas. Je déteste ça et je n'hésiterais pas à te transpercer de mes plumes si tu le faisais. Après tout, nous sommes logiquement ennemis.

Il tourna lentement, lentement le regard vers elle, l'air halluciné et perdu. Elle voulait bien parler du passé. Cachée au fond de l'attache de son bonnet, sa frêle main se crispa aussi fort qu'elle le pouvait. Il prit quelques grandes inspirations. Des images, des sons - l'atroce symphonie - et même la sensation du tison sur son visage lui revenaient en tête. Il fallait oublier, Lalegün, juste oublier.
Il ne comptait pas la plaindre. À l'hôpital, au service des grands brûlés ou à l'étage de ceux dont on n'est pas sûr de la survie, il avait trop vu les regards pleins de pitié. C'était humiliant, il le savait. Les gens qui regardaient les autres avec pitié ne connaissaient rien de la vie. Il continuait de la regarder avec le même air absent, presque vide, sans s'en rendre compte. Une légère déception l'avait envahi en entendant la dernière phrase. La rivalité entre classe le fatiguait un peu, en dehors du lycée. Entre les murs de la bâtisse, il ne contestait pas : c'était un jeu plutôt amusant, après tout. Mais, pour lui, ici assis à la table d'un café avec cette jolie albinos qui ne paraissait, sa foi, pas méchante, il avait tendance à oublier les guéguerres.

Il se reprit soudain, cligna plusieurs fois de l’œil. De ses airs de traumatisé, à ceux de coquille vide, il passa à ceux d'être radieux. Il se redressa sur sa chaise, l'avança de nouveau, et adressa un sourire des plus innocents à Mio.

- Te regarder avec pitié, ce serait drôle, ça. Comment tu veux que je te regarde avec pitié si je ne sais rien de toi ? Et puis, la pitié, c'est triste ! Si on est positif, c'est mieux, non ? Enfin moi j'aime bien...

Il laissa planer un silence avant de se rendre compte qu'elle attendait peut-être qu'il raconte un bout de sa vie à son tour. À cette idée, il pâlit, sentant son cœur s'accélérer et une légère nausée monter en lui. Malgré tout, il s'efforça de lui sourire de nouveau, penchant la tête sur le côté, l'air, cette fois-ci, bien peu naturellement heureux. On sentait qu'il se forçait.

- Moi, il n'y a rien à raconter. Tout a toujours été tranquille... j'ai tout oublié... oui ! C'est ça ! J'ai tout oublié !

Il eut un petit rire des plus étranges et croisa le regard de la jeune fille sans rien ajouter.
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MessageSujet: Re: Rencontre autour d'un jus de... chaussettes? [LALEGÜN] Ven 30 Mai - 15:23

Le pauvre Lalegün avait l'air perdu, perdu et légèrement terrorisé. Il avait l'air absent, une simple coquille, vide. Je l'observais, avait il un passé douloureux lui aussi? Suffisamment du moins pour qu'il soit paniqué à l'idée de l'évoquer. Il me regarda et eu l'air de reprendre ses esprits, il cligna des yeux plusieurs fois, puis son apparence passa du petit garçon apeuré à une apparence des plus radieuses. Il se redressa puis s'avança et me sourit.

-Te regarder avec pitié, ce serait drôle ça. Comment tu veux que je te regarde avec pitié si je ne sais rien de toi? Et puis, la pitié, c'est triste! Si on est positif, c'est mieux non? Enfin moi j'aime bien...

Je lui souris gentiment et hochais la tête. Il avait raison ce petit Lalegün, la pitié, c'était triste. Je bus les dernières gorgées de mon jus de fruit et posai mon verre loin de moi. Mon cher camarade avait pâli, pourquoi? Il me fit un petit sourire très forcé.

-Moi, il n'y a rien à raconter. Tout a toujours été tranquille... j'ai tout oublié... oui! C'est ça! J'ai tout oublié.

Lalegün ria d'un rire bien étrange, il était gêné. Je croisais son regard, qui cachait assurément quelque chose, il ne me dit rien de plus. Mon sourire disparu, mon regard de calculatrice prit place et j'analysais son expression. Il était stressé et apparemment parler du passé était dur. Je portai à mes lèvres mon diabolo et fixai mon interlocuteur.

-Je ne pense pas que tu as tout oublié. Tu veux oublié, assurément, mais ce n'est pas encore le cas. Mais ce n'est pas grave, si tu veux pas m'en parler c'est que tu as tes raisons.

Je laissais le silence s'installer, il n'était troublé que par le brouhaha des personnes du bar.  Je lui adressais un vague sourire et lui prit sa main qui était sur la table. Je la serais et le regardais avec un petit sourire.

-Allez ne te traquasse pas, on va parler d'autres choses... Par exemple, depuis quand es tu à Xényla, tu m'as dit être nouveau, mais il y nouveau et nouveau.

Relâchant sa main, je dégageais mes cheveux avec élégance. Un garçon des tables voisines m'attrapa une mèche et me murmura à l'oreille.

-Alors chérie, que fais tu avec un gamin pareil? Tu pourrais venir avec nous, tu t'amuserais plus...

Les sous entendus de sa voix me crispèrent. Seul un garçon capable de me battre au moins une fois aurait le privilège de m'intéresser. Je serrai les dents et dégageais mes cheveux de ses mains suantes et répugnantes. Je regardais Lalegün et lui priais mentalement de ne pas intervenir. Puis j'attrapais vivement le poignet de l'homme et le serrai tellement fort qu'il menaça de se briser.

-Touche moi encore une fois et c'est ta tête que je broie.

Il prit peur mais déjà ses potes arrivèrent et il se requinqua. Les cinq garçons s'étalèrent sur notre table et nous dévisagèrent.

-Allez viens avec nous. Me dis pas que tu t'amuses avec lui, c'est qu'un gamin. Tu n'y trouveras pas ton compte. Je te promets que tu t'éclateras.

Celui qui venait de parler devait être le chef de la bande, il suffisait que je l'atomise et Lalegün et moi étions tranquilles. Je le foudroyais du regard et pris ma paille. Je l'enfonçais dans sa main, ce ne fut pas profond mais ça saignait. Il retenu un cri et ses acolytes grondèrent. Ce mec devait être un dur, bien, cela ne serait que plus marrant de le briser. Un sourire carnassier s'afficha sur mes lèvres.

-Tu sais, quand on joue au chat et à la souris, il vaut mieux s'assurer d'être le chat.

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MessageSujet: Re: Rencontre autour d'un jus de... chaussettes? [LALEGÜN] Dim 8 Juin - 18:54


- Je ne pense pas que tu as tout oublié. Tu veux oublié, assurément, mais ce n'est pas encore le cas. Mais ce n'est pas grave, si tu veux pas m'en parler c'est que tu as tes raisons.

Lalegün baissa les épaules. Grillé. En même temps, il fallait dire que pour ne pas être crédible, il ne l'avait vraiment pas été. Il commençait à se rendre compte qu'existaient certains sujets sur lesquels lui-même était incapable de mentir. C'était frustrant, et déconcertant. Il y eut un nouveau silence, qu'il voulut, mais fut incapable de briser. Mio finit par prendre sa main entre les siennes, et, avec un sourire, lui adressa ces quelques paroles :

- Allez ne te traquasse pas, on va parler d'autres choses... Par exemple, depuis quand es tu à Xényla, tu m'as dit être nouveau, mais il y nouveau et nouveau.

Le soulagement fut immense. Il avait de la chance de ne pas être tombé sur une curieuse notoire... cela n'aurait pas été facile, sinon. Elle lui lâcha la main, et, dans un geste de grande dame, repoussa ses cheveux vers l'arrière. Lalegün la regarda faire, pas décidé à répondre dans l'instant. D'ailleurs, il fut devancé par un type d'une table voisine, qui prit, sans prévenir son arrivée, une grande mèche blanche entre ses doigts. Il susurra au creux de l'oreille de la jeune fille quelque chose qui ne parvint pas au jeune garçon. Il était fasciné par ce comportement.... on avait le droit de faire ça ? Ouah, il ne savait pas qu'on pouvait se montrer si familier avec des inconnus. C'était plutôt une bonne nouvelle pour lui : si on pouvait faire ça, alors personne ne lui reprocherait de faire des câlins aux gens qu'il venait de rencontrer.
Sauf que, juste quand il en arrivait à cette conclusion, elle lui jeta un regard qu'il interprétait comme "Si tu bouges, je détruis ta virilité - enfin ce qu'il y en a - et tu auras mal" ; et puis le poignet du jeune homme fut broyé entre les doigts de la jeune femme. Lalegün eut une petit grimace. Finalement, le gars n'avait peut-être pas bien compris le sens de l'expression "limites corporelles à ne pas franchir".

- Touche moi encore une fois et c'est ta tête que je broie.

Le type eut l'air moins sûr de lui, d'un seul coup. Seulement, le reste de sa petite troupe pointa le bout de son nez ; il parut se reprendre. Cette histoire ne sentait pas bon.

- Allez viens avec nous. Me dis pas que tu t'amuses avec lui, c'est qu'un gamin. Tu n'y trouveras pas ton compte. Je te promets que tu t'éclateras.

Ils n'avaient pas l'air très commode. Ce n'était plus cela qui impressionnait le garçon, maintenant : il ne se sentit même pas mal à l'aise. Par contre, le fait qu'on tentait de lui piquer sa compagnie n'était pas pour lui faire plaisir. Il plissa l'oeil, fixant le type qui venait de parler. Se faire traiter de gamin n'arrangeait pas son humeur.

- Tu sais, quand on joue au chat et à la souris, il vaut mieux s'assurer d'être le chat.

Elle venait de lui enfoncer sa paille dans la main, et le considérait avec un sourire peu rassurant. Lalegün n'aurait su dire si elle était en colère ou si elle s'amusait. En tous cas, il ne pouvait pas laisser passer les actes de ces mécréants. Il grogna, et, foudroyant les types du regard, se leva de sa chaise.

- Oh mais ça va pas ?! C'est quoi ces manières ?! Je ne laisserai pas passer ça ! Comment on peut dire des choses pareilles, depuis quand on se fie aux apparences ?! Je ne suis pas un gamin !

Dans son élan, il se tourna vers les filles de tout à l'heure. Un petit pétage de plomb de temps en temps, ça ne faisait de mal à personne.

- Et je suis encore moins "trop choupi" ! Vous m'énervez tous à penser ça !

Il en revint au chef de bande. Hop, un autre petit coup de pouvoir - il avait besoin de se sentir puissant pendant au moins quelques instants.

- Dis-moi la racine carrée de 846, multipliée trois fois par le reste de 28 569 divisés par 593 !

Il semblait étrange au garçon que son interlocuteur puisse lui calculer cela de tête. Une moue de colère très peu impressionnante comme expression faciale, il fixa le type pendant environ une demie seconde. Mais son hyperactivité prit le dessus, il déporta le regard autre part, libérant le type avant même qu'il puisse se rendre compte qu'on exerçait une quelconque emprise sur lui. Finalement, il opta pour quelque chose de plus explicite de sa colère : sans réfléchir ni lâcher un mot, dans une impulsion pure et dure, il balança son violon à la figure du chef de bande, avant de croiser les bras avec ce même air qui faisait tout sauf peur.
Il l'avait mérité, ce bougre.
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MessageSujet: Re: Rencontre autour d'un jus de... chaussettes? [LALEGÜN] Mer 11 Juin - 21:39

Lalegün grogna et se leva

-Oh mais ça va pas? Je ne laisserai pas passer ça! Comment on peut dire des choses pareilles, depuis quand on se fie aux apparences?! Je ne suis pas un gamin!


Je le regardais, surprise. Qu'est ce qu'il faisait? Je voulais bien qu'il ne soit pas un gamin mais là il était fou. Il n'était pas apte à se défendre. Il se tourna vers les filles de toute à l'heure.

-Et je suis encore moins "trop choupi"! Vous m'énervez tous à penser ça!


J
e restais ainsi, la paille toujours enfoncée dans la peau du chef. Mais il avait perdu un neurone ou quoi? Je lui avais demandé de ne rien faire. Déjà parce que je détestais ça et surtout, si ses gens voulaient le frapper, j'étais d'office sa garde du corps. Il regarda le chef et lui lança cette phrase qui me plongea dans un abîme de perplexité.

-Dis moi la racine carrée de 846, multipliée trois fois par le reste de 28 569 divisé par 593!


La paille tomba et je me pris la tête entre mes mains.
Cela faisait 402,2582374 mais pourquoi leur poser cette question. Lalegün les regarda tous avec une expression qui n'était en aucun cas dangereuse et fit une chose dont vraiment je n'avais rien prévu. Il prit son violon et mît un grand coup dans la tête du chef. Après cette action très suicidaire il croisa les bras en gardant la même expression inutile. Les hommes qui étaient venus nous importuner furent surpris une demi seconde puis ils se jetèrent sur lui avec rage. Heureusement que j'avais anticipé leurs mouvements. Je me levais et poussais sur mes jambes musclées pour me retrouver au dessus d'eux, mes ailes déployées. Je lançais mon pied avec force dans le premier agresseur, qui se trouvait être le premier à m'avoir importuné. Alors qu'il allait s'écrasé sur une table voisine, j'atterris au côté du petit Lalegün.
Le chef tendit le bras pour nous frapper, je lui attrapais et le tordis dans son dos. On entendit un craquement, puis un hurlement, le bras était cassé. À l'autre bout de la table, un acolyte voulut se mêler à cette bagarre naissante entre son chef et moi. J'effectuais donc un salto arrière sans élan, prouesse difficile même pour moi. Je me retrouvais devant lui, et sans ménagement aucun, lui brisais le genou d'un coup de pied bien placé. Un de ses amis courut à son secours. Mauvaise idée. Je n'eus aucun remord à lui broyer sa virilité avec quelques techniques spéciales. Je revins aux deux autres qui voulurent s'en prendre à mon nouveau/potentiel/très probable/quasiment sur ami.  Le premier, ce fut sans élégance aucune que mon poing lui atterrit dans la mâchoire, lui faisant cracher ses dents pendant un petit moment, le deuxième, je lui attrapais la tête et la fracassais violemment contre la table des filles paniquées. Je me tournais vers Lalegün et le foudroyais du regard.

-Tu es fou ou tu le fais exprès. Je ne voulais pas que tu m'aides. Et puis même si j'en avais eu envi, tu n'as pas la carrure pour affronter des types comme ça. Je te considère pas comme un gamin, loin de là, mais...

L
e chef était revenu à l'assaut et m'avait envoyé dans les bras de mon interlocuteur. Je le repoussais un peu brutalement et me tournais vers cet idiot. Il n'avait pas eu sa dose apparemment, même avec son bras cassé. M'avançant à vive allure vers mon agresseur, je lui enfonçais mon genou dans le ventre. Il se retrouva par terre à gémir tel un pauvre petit chiot que l'on avait maltraité. Je retournais aux côtés de Lalegün et lui pris le bras.

-Ne refait jamais ça tu m'entends. Les arts c'est ta spécialité, moi c'est le combat. Chacun son truc.

Puis, sans vraiment faire attention, je l'embrassais sur la joue pour lui montrer que je ne lui en voulais pas. Après ce petit moment d'intimité amicale, je bus mon diabolo. Dans ce combat, j'avais réussi à épargner notre table. Je repris donc ma chaise et regardais ce cher petit Lalegün.

-Alors où en étions nous? À oui, ça me reviens. Donc, tu es nouveau depuis longtemps ou pas?  

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MessageSujet: Re: Rencontre autour d'un jus de... chaussettes? [LALEGÜN] Ven 20 Juin - 21:11


Apparemment, son acte avait mis en colère le chef de bande.
Et ses moutons de potes, comme tout être laineux qui se respecte, avaient suivi le mouvement ; c'est dans tout un tourbillon de techniques, de coups, et de cris étranglés que Mio mit à mal ces énergumènes. Lalegün en resta scotché. C'est possible, d'envoyer au tapis autant de personnes à la suite, avec autant d'aisance ? Devant ce spectacle, il n'osa plus bouger un muscle. De toute façon, ce n'est pas comme si sa camarade avait besoin d'une quelconque aide. Les autres personnes du café s'affolaient ; c'était compréhensible. Mais, mine de rien, tout se fit très rapidement. Après avoir écrasé la tête de l'un d'eux contre la table des jeunes filles - bien fait pour elles, une bonne frayeur était méritée... - elle se tourna vers lui :

-Tu es fou ou tu le fais exprès. Je ne voulais pas que tu m'aides. Et puis même si j'en avais eu envi, tu n'as pas la carrure pour affronter des types comme ça. Je te considère pas comme un gamin, loin de là, mais...

Il se recroquevilla légèrement, écrasé par son regard transperçant, assailli d'un indistinct mais bien présent sentiment de culpabilité. Elle le lui avait dit, en effet. Il n'était pas toujours capable de contrôler ses accès d'énergie, et avec l'énervement par dessus... Le pire, c'est qu'elle avait raison, il n'était pas capable de se défendre. Il détourna le regard, ne sachant plus où se mettre. Soudain, elle se retrouva dans ses bras, sans qu'il puisse comprendre quoi que ce soit. Il eut, heureusement pour lui, le réflexe de se rattraper à une table de l'une de ses mains, tandis que l'albinos était déjà repartie à l'assaut. Après avoir mis l'autre hors d'état de nuire en quelques instants, elle se dirigea de nouveau vers lui, et lui attrape le bras. Il eut presque honte d'avoir, pendant un instant, craint qu'elle ne lui fasse subir le même sort qu'à ces gars à cause de sa désobéissance.

- Ne refait jamais ça tu m'entends. Les arts c'est ta spécialité, moi c'est le combat. Chacun son truc.

Il se contenta de hocher, presque imperceptiblement, la tête, alors qu'un certain sentiment de soulagement l'envahissait. Il aurait bien eut envie que quelqu'un vienne le sermonner pour son comportement stupide d'enfant battu, qui l'insupportait au plus haut point. Il détestait se prendre des coups au moral. Puis il se passa quelque chose d'inattendu : elle déposa un baiser sur sa joue. C'était ce qu'il fallait pour lui faire oublier son mal, que marque d'affection. La morosité qui avait commencé à s'éprendre de lui l'abandonna aussitôt : il ne se sentait ni plus coupable ni faible, juste très surpris - elle ne semblait pas du genre à trop montrer son affection.
Mio reprit sa chaise et s'installa en face de son diabolo. Elle avait même réussi à épargner leur table.

- Alors où en étions nous ? À oui, ça me revient. Donc, tu es nouveau depuis longtemps ou pas ?

Lalegün cligna de l'oeil. Revenir à cette conversation lui semblait étrange, et puis c'est à peine s'il l'avait entendue lui parler. De son air stupéfait, il passa de nouveau à celui de radieux. Avec un grand sourire, il lui bondit presque littéralement dessus et a prit dans ses bras pour la serrer contre lui avec affection. C'était trop dur pour lui, de ne pas le montrer quand il appréciait quelqu'un.

- Merci de m'avoir défendu ! Je ne sais pas comment j'aurais fait sans toi !

Il eut un petit rire.

- Quoique... en fait, je ne les aurais pas agressé avec m.... mon violon !

C'était comme s'il se réveillait d'un coup. Il lâcha la jeune fille pour se précipiter vers son précieux bien. Son oeil grand ouvert, il se jeta à genoux devant le cadavre de l'instrument. Le garçon ne savait pas ce qui le choquait le plus : le fait d'avoir put frapper si fort, ou bien que jamais plus les cordes ne laisseraient échapper le moindre son. Mais il était mort, clairement irréparable. Il porta ses mains éternellement cachées au fond des attaches à son visage.

- Hiiiii ! C'est pas vrai ! Comment j'ai pu lui faire ça ?!

À son échelle, c'était proche d'une scène d'horreur. Comme l'avait dit Mio tout à l'heure : l'art, c'était sa spécialité, mais pas seulement. C'était surtout une chose essentielle, indispensable à son existence. Avoir ainsi détruit un pauvre instrument sans défense était un atroce acte criminel - oui, bon, sur le coup, il exagérait un peu.
C'est ce moment de pur désespoir que choisit un serveur pour s'approcher d'eux, posant un regard un peu craintif sur Mio.

- Eumh... je vous demanderais de euh... enfin, vous savez, quitter les lieux. S'il vous...

Lalegün le coupa dans son élan, de nouveau plongé dans une colère peu impressionnante, mais présente :

- Comment pouvez-vous demander une telle chose dans un moment pareil ?! Vous ne vous rendez pas.... Raaah !

Il ne s'était pas redressé mais le fixait d'un oeil ardent, trop plein de soudains ressentiments pour pouvoir achever sa phrase. Ça faisait beaucoup de coups de colère pour aujourd'hui. Il grogna, attrapa les restes de son pauvre violon, et sortit sans attendre, ni même dans son élan adresser un regard à la jeune fille qui l'accompagnait. Un peu plus loin, il se laissa tomber sur un banc inoccupé avec un soupir exaspéré, un peu calmé par le fait de ne plus avoir tous ces regards sur lui.
Au passage, il se rendit compte qu'il avait abandonné Mio. Il posa les coudes sur ses genoux, et la tête sur ses mains, avec un air entre l'exaspération et la fatigue. Il n'aimait pas se retrouver seul, mais se refusait à retourner là-bas.
Ah, ce n'était pas simple tous les jours d'être aussi versatile.
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MessageSujet: Re: Rencontre autour d'un jus de... chaussettes? [LALEGÜN] Lun 23 Juin - 19:31

Je sirotais ma boisson lorsque Lalegün me serra contre lui avec un grand sourire. Je me raidis. Seul Masayuki l'avait fait. Et c'était il y à peine un mois. Quelques larmes montèrent et je baissais la tête vers la table.

- Merci de m'avoir défendu ! Je ne sais pas comment j'aurais fait sans toi !

Il lâcha un petit rire et je souris à travers la masse de cheveux qui me masquait le visage.

- Quoique... en fait, je ne les aurais pas agressé avec m.... mon violon !

La détresse se lisait dans sa voix et il me lâcha immédiatement. Il se jeta à genoux devant le cadavre de son instrument. Je relevais doucement la tête. Le jeune garçon prit son visage entre ses mains.

- Hiiiii ! C'est pas vrai ! Comment j'ai pu lui faire ça ?!

Je voulus me lever pour le calmer mais un serveur apparut. Il avait l'air terrorisé. Il devait être nouveau et on l'avait chargé de la salle besogne. Je détestais les faibles, mais plus encore, je détestais ceux qui les exploitaient.

-Eumh... je vous demanderai de euh... enfin, vous savez, quitter les lieux. S'il vous...

Lalegün se remit à s'énerver et coupa le pauvre serveur dans sa réplique.

- Comment pouvez-vous demander une telle chose dans un moment pareil ?! Vous ne vous rendez pas.... Raaah !


Il resta un court instant à observer le serveur puis il grogna et sortit après avoir prit les restes de son violon. Je fronçais les sourcils. Il me laissais en plan comme ça lui ? Je m'approchais du serveur et lui posai une main douce sur son épaule.

-Je suis désolée, nous avons mis le bazar dans votre bar. Mais vous, apprenez à dire « Non ». vous vous laissez manipuler par votre patron. Je déteste ça, et je suppose que vous ne voulez pas me voir en colère. Révoltez vous si vous ne voulez pas pas le faire. Il y a des taches obligatoires, mais d'autres non. Retenez ce que je viens de dire et bonne journée.

Après cette tirade digne d'un homme politique, je sortis. À cause de ses bêtises je n'avais même pas fini mon diabolo. Dehors, je remarquai très vite le jeune garçon. Il était sur un banc, la tête entre les mains. Pleurait-il ? Si c'était ça, alors je m'étais trompée. Les artistes étaient bien tous des faibles. Je serrais les dents. Je ne les supportais pas. Pour un simple violon, il n'allait pas pleurer. Il pouvait le racheter, Masayuki lui, était perdu à jamais. J'avançais jusqu'à son banc et me postais devant lui. Prenant son menton entre mes doigts, je lui relevais la tête avec un mélange de douceur et de force. Je fixai son œil unique et lui souris doucement.

-Tu as fait beaucoup de bêtises aujourd'hui. On va en réparer quelques unes. Viens avec moi. Je n'y connais rien en musique mais je pense que tu peux t'en racheter un. Il ne remplacera pas celui là mais tu pourras au moins jouer un air pour moi.


M
es sourcils se froncèrent intérieurement. Cela ne me ressemblait aucunement. Être gentille n'était pas dans ma nature. Je n'avais été douce qu'avec Masayuki et Mineko. Et là, c'était un inconnu il y a encore 20 minutes. Je secouais la tête et perdis mon sourire. Ce n'était pas comme ça que j'allais le rendre fort. Si je souriais tout le temps, il allait me prendre pour une attardée. Je pris son violon et avançais. J'avançais de plus en plus vite d'ailleurs. Je venais d’apercevoir un homme de main, celui même que j'avais laissé partir après la mort de mon amour. Je tournais la tête, tout en continuant à marcher. Que faisait-il ici ? M'avait-il reconnu ? Si oui, s'en prendrait-il à Lalegün comme il l'avait fait à mon Masayuki ? Ne prenant pas garde où je mettais mes pieds, je me cognais à des ivrognes et lâchais le violon. Ils me regardèrent bizarrement et m'attrapèrent les bras, m'immobilisant par la même occasion.

-Tu vas payer pour m'avoir foncer dedans.

Il avait la voix rauque mais un peu pâteuse. Le désir mélangé à l'alcool. J'essayais de me débattre, rien à faire. Je me retrouvais très vite dans une sombre ruelle, au sol. J'essayais d'appeler mon camarade mais mon appel de mua rapidement en cri de détresse. Ils s'attaquaient au col de ma robe. Le tissu craqua, découvrant mon dos, je me recroquevillais sur moi même. Des cris, des exclamations se faufilèrent jusqu'à mes oreilles. Mes agresseurs me quittèrent très vite après avoir remarqué mon dos.

-Elle est du clan Fujiwara. On aurait mieux fait de ne pas l'approcher.

J'étais toujours en boule quand une main douce se posa sur ma tête. Je relevais mon visage et très vite un sourire l'illumina.

-San !!!

C'était un garçon du même age que moi, il avait d'étranges cheveux verts clairs et des yeux violets. Il était le fils du marchant de kimono de mon clan. On avait été très amis. Tellement que Masayuki lui avait cassé la jambe pour qu'il arrête de m'approcher. Je me relevais en faisant attention aux lambeaux de ma robe. San me colla deux bises sur les joues et me regarda.

-Tu es magnifique. Viens on va changer ta robe, la boutique est à coté... euh... je suis désolé... j'ai voulu intervenir... mais ils m'ont jeté à terre.

J
e le regardais, en effet il était couvert de terre. J'époussetais ses habits et demandais à Lalegün de m'attendre. San lui lança un drôle de regard, était-il jaloux ? Nous rentrâmes dans la boutique et il couru me chercher un kimono.

-C'est un kimono que tu nous avais commandé. Il n'est pas idéal pour se balader en ville, mais personne ne t'attaquera comme ça.


Je le remerciais et pris le chemin d'une cabine. Le jeune homme m’arrêta.

-Mio ? Le garçon dehors, c'est ton petit ami ? Tu ne sors plus avec Masayuki ?

Je ne répondis pas et tirais le rideau de ma cabine. Je fis tomber ma robe et commençais à enfiler mon kimono. Lorsque les deux couches furent mises, j'appelais San pour qu'il me noue mon obi. Pendant qu'il s'attelait à faire un nœud élégant, je pris la parole.

-Masayuki a été assassiné sous mes yeux il y a près d'un mois. Et Lalegün est un ami. Faible certes, mais un ami quand même.

Mon obi attaché, je remerciais mon ami d'enfance et sortis. Mon kimono était d'un bleu foncé, avec des dragons argentés brodés. Le symbole de mon clan. Mon obi, lui, était bleu roi et les broderies de fils blanc, représentaient un katana couché, entouré de deux lys. Tout était sur mesure, il y avait même des trous pour mes ailes. Je souris avec grâce à Lalegün et tendis la main vers la route à prendre.

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