Heberger image

Bienvenue !

Nous avons tous déjà entendu parler de la légende du Triangle des Bermudes, mais que savons-nous sur ces mystérieuses disparitions ? Les Humains ne peuvent pas y répondre, nous habitants de l'Île du Cœur des Bermudes, nous le pouvons. Les pauvres voyageurs n'ont jamais pu franchir la barrière qui les séparent de notre monde. Comble de leur malheur, seuls les navires et autres objets matériels atteignent l'Île. Les voyageurs sombrant alors dans les profondes abysses de l'Océan. A l'heure d'aujourd'hui nous trouvons encore des manuscrits Humains que nous conservons soigneusement. Beaucoup de nos scientifiques se posent une même question : Avons-nous un lien de parenté avec cette espèce ? Les avis sont mitigés, certains prennent l'exemple des Mentalistes, ressemblant traits pour traits aux Humains et d'autres prennent pour exemple les Hybrides et les Nymphes ne pouvant pas descendre de la race Humaine.Lire la suite ?


Liens Utiles
RèglementAnnexesBottin PartenariatsTumblr


Processus
Les cerveaux.
5 Eleves ▲ 147 Pt ▲ 2 Clefs

Passion
Les curieux.
7 Eleves ▲ 156 Pt ▲ 3 Clefs

Liberté
Les sportifs.
6 Eleves ▲ 82 Pt ▲ 7 Clefs

Evasion
Les artistes.
7 Eleves ▲ 219 Pt ▲ 2 Clef

Origine
Les glandeurs.
7 Eleves ▲ 187 Pt ▲ 5 Clefs

Le Personnel
Les tyrans.
10 Employés ▲ Hors Classement ▲ 4 Jokers

Citoyens
Le peuple bermudien.
5 Citoyens ▲ Hors Classement


Le Staff
  
 
Eirin Keiko
Modo ▲ MP
 
Charly May
Modo ▲ MP
 
 
Sekai Yoki
Modo ▲ MP
 


Membre du Trimestre


Top Sites


Partenaires


LE COEUR DES BERMUDES



 
AccueilMembresGroupesS'enregistrerConnexionRechercherCalendrierFAQ

Vent VS carottes et laitue ?

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
MessageSujet: Vent VS carottes et laitue ? Jeu 19 Déc - 19:35



Chaud !
Arf je brûlais de l'intérieur ! Je venais de terminer un entraînement super physique et j'avais si chaud que ma destination de rêve en ce moment était un aller simple pour l'Alaska. J'étais torse nu et de la sueur perlait sur mon front, mon torse et mes bras.J'étais rouge écrevisse et je tremblai de partout. Je m'étais entraîné au sabre aussi, c'était une chose que j'adorai et je m'étais entaillé l'épaule en essayant de le faire tourner. Pff quel nul même pas capable de ça. N'empêche que le sport était une des rares choses que je faisais correctement et avec style. Les maths je les foire, le français je suis une buse, l'Svt alors je fais même mourir les cactus et la musique on m'écoute avec des bouchons dans les oreilles... Voilà pourquoi j'aime le sport, faut juste être résistant ya pas besoin de connaître une technique particulière sauf pour l'art des combats. Que je ne connais pas du tout d'ailleurs.
J'avais eu une envie de sport. Une grosse envie qui m'avait prise les tripes. Mais de nuit.
C'est vrai quoi depuis que je suis ici je me ramolli. Je sens mes muscles qui fondent à vue d'oeil et comme je suis sportif, je me dois de respecter mon corps. Je me sens tout flasque ! Alors puis que je n'avais pas sommeil, j'avais décidé d'aller aux installations sportives que les Libertés utilisaient souvent. Comme ça après j'aurai bien envie de dormir.
Et je m'étais entraîné jusqu'à ce que je sente que mes muscles allaient lâcher. J'étais fier de moi, d'avoir pu tenir autant de temps. En plus il n'y avait absolument personne. Ok y a aucun rapport mais Benji le pensai alors pas de souci faut pas s'inquiéter. Le monde, ça me mettait mal à l'aise, j'étais quand même un peu timide et je n'osai pas approcher les gens en général. Mais sinon parler avec des gens qui m'adresse d'abord la parole ça ne me gênait pas des masses je dirai.
Je pris ma serviette lâchement abandonnée par terre et m'essuyai mon visage trempé. Vivement la douche ! Je ne rêvai que de ça, une bonne douche froide puis au lit ! Je fis tourner mon index et une brise fraîche balaya les installations, caressant un instant mon visage brûlant. Je soupirai de soulagement dans l'environnement désert de monde, seulement éclairé par une lune plus qu'entreprenante qui brillait de tout son corps astral. Il faut dire que ça me faisait du bien d'être seul, ça faisait longtemps que je n'avais pas été au calme. Je m'asseyai par terre et croisai mes jambes. Je posai mes mains sur mes genoux et fermai les yeux. Je sentis ma respiration ralentir et mon coeur caler ses battements sur mon rythme. Le silence envahit mon esprit et je fis le vide.
Inspiration, expiration... inspiration, expiration...
Il fallait que je me détende après cette agitation.

- Respire Benji, murmurai-je pour moi-même.
avatar
Invité
Invité
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Vent VS carottes et laitue ? Mer 12 Fév - 4:03

--------------------------
Depuis le fameux jour de sa sortie au grand jour, Catylianne ne s’était pas vraiment fait d’amie. Elle était la seule membre de son groupe, car les nouveaux élèves ne semblaient pas intéressés par l’environnement, l’écologie, la protection de la faune et la flore. Elle était donc la seule à protéger la diversité de ce monde, petit pas par petit pas. On l’avait chargé d’aider le jardinier et elle s’acquittait joyeusement de sa tâche, mais son souhait n’étais pas de s’occuper des fleurs, c’était plutôt de faire un jardin communautaire, de faire pousser légume et fruit afin de nourrir les élèves de l’école de nourriture fraiche et faire profiter les moins nantis de la ville près de l’école. Elle avait des milliers de projets en tête, tous plus incroyables les uns que les autres, mais seule, il lui était bien difficile de faire bouger les choses. Motivée, elle continuait quand même d’essayer, d’avancer, elle ne voulait pas s’arrêter, parce que sans elle il n’y aurait personne.

Sa dernière action, peut-être peu louable, l’empêchait de dormir des nuits complètes, mais lui donnait la chance d’agir et elle s’en satisfaisait. En effet, subtilisant des outils au jardinier, elle avait entrepris de faire un petit jardin potager. Catylianne avait voulu faire cela suffisamment subtilement pour qu’on ne le remarque pas trop. Elle avait placé son trésor tout près du grand jardin, là où se plaçait la limite des terrains sportifs. Lors d’une réunion où elle avait demandé au sportif de lui laisser une place sur le terrain de sport, on lui avait refusé catégoriquement l’accès, mais cela ne l’avait pas coupé dans sa détermination. Elle n’était pas totalement « légale » si on pouvait dire, puisqu’elle avait été à l’encontre de cette décision, mais elle se disait que si les sportifs se rendaient compte que son jardin ne prenait pas trop de place, peut-être qu’ils accepteraient de lui laisser un peu de place.

Depuis maintenant 4 jours, après avoir pris son repas du soir et attendu que les autres se rendent dans les dortoirs ou les salles publiques, elle s’aventurait dans le noir, traversait les terrains de sport, longeait le grand jardin et s’agenouillait dans l’herbe, devant un carré de terre. Souvent, elle attendait de voir si elle entendait du bruit, avant de commencer à sortir ses outils de son sac. Elle avait une lanterne, mais ne l’allumait qu’à très basse puissance, car elle ne voulait pas qu’on remarque la lumière. Elle avait quand même besoin de voir son potager pour pouvoir agir.

Elle avait passé deux jours à travailler son carré de terre. Le jour d’avant à brasser la terre bien comme il faut. Et ce soir-là, elle devait planter tomates, fèves, poivrons, carottes et plant de laitues. Elle commença par percer des petits trous, puis inséra les graines qui allaient un jour devenir de petits arbres et de jolis légumes. Le sourire aux lèvres, malgré sa fatigue, elle s’attelait à la tâche, complètement concentrée.

Elle avait l’impression d’être complètement isolée et seule. Elle oublia tout le reste. Même quand elle se rendit compte qu’elle n’avait pas d’eau dans son arrosoir, elle n’en fit pas un cas et marcha vers une fontaine près des terrains de sport pour la remplir. Elle ne remarqua pas qu’elle venait surement de déranger quelqu’un qui méditait à quelque pas en venant siffloter doucement des berceuses de son enfance. Elle retourna à sa tâche, arrosa les petites graines toujours en chantonnant, ajoutant cette fois des paroles

toute petite fleur, un jour, tu verras le monde s’ouvrira devant toi. N’aie pas peur de la noirceur, elle est douce et chaleureuse. Dors bien et repose toi, prennent des forces pour le jour de ta naissance.

En finissant d’arroser la terre pour l’instant toujours nue, et cela sans réfléchir, elle se penchant vers la terre et envoya un peu de sa magie sur les graines. Sur son corps se glissa alors une nuée de petites étincelles vertes et elle s’illumina doucement. Une lumière suffisamment vive pour être vu, lors d’une soirée sombre comme celle-ci, à bien des lieues. Pas subtile la demoiselle.

--------------------------

[HRP : Je me doutes que ton personnage ne viendra pas lui parler en premier, j'avais prévu seulement qu'il s'approche, fasse un bruit ou qu'elle se retourne et le voit et prenne peur et donc elle parlerait en premier, mais c'est toi qui voit bien sûr ^^ Je ne voudrais pas mettre les actions en place et t'empêcher de créer. En tout cas, hâte d'avoir ta réponse :)Merci de bien vouloir rp avec mwa <3]
avatar
Invité
Invité
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Vent VS carottes et laitue ? Jeu 13 Fév - 19:00



Je me concentrai.
Ou plutôt, j'essayai de me concentrer.
Oui parce qu'une jeune fille sans aucune délicatesse faisait sans cesse des aller-retours entre le point d'eau des installations sportives et un bout de terre. Et elle sifflait. Un des seuls bruits que je ne pouvais pas supporter c'était bien le sifflement. Ca irrite les oreilles, ça change tout le temps de tonalité c'est moche. En plus elle sifflait faux. faut quand même être fort pour siffler faux. Ma mâchoire se crispait et je fis crisser mes dents sur celles du bas. Zen Benji !

Je n'arrivai même pas à me concentrer avec cette fille qui s'en foutait de déranger les gens à une heure pareille. J'avais besoin de calme après mon entraînement moi ! Ma concentration se brisa totalement et je soupirai d'agacement. Elle allait voir l'eau du puit de très près si elle venait une nouvelle fois pas ici. Je tendis l'oreille en m'accroupissant et fis taire le vent frais qui sifflait - d'un merveilleux timbre LUI - à mes oreilles. Je trouvais l'air agréable et tellement pas compliqué par rapport aux humains qui avaient toujours le don de tout compliquer. Toujours à se plaindre, à mentir, à trahir et à vouloir tout avoir pour lui-même. Le vent, lui, se contentait de virevolter, de détruire ce qui dérangeait et aider ce qu'il fallait. Pas embêtant, il faisait son boulot. Et ça me calmait tellement... Je fermai les yeux en me disant que la jeune visiteuse indésirable avait sans doute fini son trafiquage et que je pourrai reprendre patiemment ma méditation, lorsqu'une vive lumière verte illumina un point proche de mon emplacement actuel. Bordel qu'est-ce qu'elle fichait encore ?! Je ne m'énervais pas souvent pourtant mais je détestai qu'on interrompe ma méditation. Elle allait s'en prendre une belle in the face, qu'elle soit jolie ou non la demoiselle.

Je me levai de derrière le puit et traîna les pieds jusqu'à la source verte. Une petite personne était devant un tas de terre retourné. Elle est vachement petite dis donc... Non mais quel con ! Elle était pas petite elle était accroupie ! Et c'était elle qui brillait... J'allais de surprise en surprise. J'avais jamais vu ça moi... je pensai m'approcher pour lui demander ce qu'elle fichait à cette heure, dans le noir et devant un tas de terre mais je me dis que finalement, elle n'était pas tant dans le noir que ça. Et mon caractère solitaire reprit le dessus et j'eus encore plus de mal à me demander si je voulais vraiment savoir ce qu'elle était en train de faire. Je mis un pieds maladroit devant l'autre et arriva derrière elle. J'hésitai une fois de plus à la déconcentrer comme elle me l'avait fait subir quelques minutes auparavant. Puis je posai ma main sur son épaule en me disant que tout cela était bien trop intéressant pour que je tourne les talons et revienne dans mon lit tout froid.

- Je peux savoir ce que tu fais à minuit, illuminée comme une luciole transgénique, à admirer de la boue ?

C'était bien résumer ce que je pensais à ce moment-là à vrai dire. Ce fut la seule phrase de ce genre qui, heureusement, traversa mon esprit ce soir-là. C'est vraiment pathétique. Benji Grey, insociable ET con. La seule envie que j'avais maintenant, à part empêcher mon visage de rougir furieusement après avoir balancé un truc pareil, c'était de m'enfuir en courant. Mais je voulais quand même voir la réaction de la jeune fille alors ma curiosité l'emporta.

avatar
Invité
Invité
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Vent VS carottes et laitue ? Dim 16 Fév - 22:23

La jeune Nymphe était vraiment concentrée par sa tâche. Emballée et passionnée par ce projet, elle ne faisait plus attention à rien. C’était toujours comme ça quand elle mettait tout son cœur au travail. Elle avait tellement envie de voir ses petites plantes pousser, qu’elle avait décidé de leur donner un petit coup de pouce, ou plutôt, un petit coup de magie. Catylianne avait le pouvoir de faire pousser les plantes, de leur donner vie. Pour cela, elle leur insufflait un peu de son pouvoir qui lui venait directement de la terre. C’est comme si elle leur envoyait les vitamines et l’eau nécessaire pour leur donner un coup d’énergie bien plus grand que ce qu’elles utilisaient normalement en une journée. Et cela leur permettait de pousser bien plus vite.

Par contre, dans son grand enthousiasme, Catylianne avait oublié qu’utiliser son pouvoir la transformait en luciole. En effet, si le jour on ne remarquait presque pas le petit halo qui l’entourait quand elle utilisait son pouvoir, la nuit par contre, ça devenait assez remarquable. Et c’était bien la chose à ne pas oublier ! Mais bon, avouer que normalement, la nuit, on dort, on n’est pas en train de donner vie à des plantes.

Bref, cela ne risquait pas d’être invisible aux yeux curieux. Même à ceux qui n’étaient pas curieux ! D’ailleurs, on l’avait bel et bien remarqué. Catylianne aurait dû avoir vu la personne, car elle était passée tout près de lui, mais évidemment, aveugle comme elle était, elle ne l’avait pas du tout aperçu. C’est pourquoi elle fut très surprise quand elle entendit une voix derrière elle.

La lueur autour d’elle disparue rapidement. Elle se leva d’un bond et se retourna pour faire face à la menace. Son cerveau s’activa. Resté figé ? S’enfuir ? Attaquer ?  Quel premier réflexe son corps allait-il choisir ? Ce n’était pas son genre de fuir, mais elle avait très peur. Il était un sportif ! Allait-il lui faire quelque chose ? La dénoncé ? Elle resta figer pendant de longues minutes, son cerveau s’activant à la vitesse de la lumière, question, réflexion, pensée, tout fusait d’un côté ou de l’autre. De quoi avoir un mal de crâne. Puis enfin, les paroles du garçon, car c’était bien un garçon, lui vinrent en tête. Un garçon peu vêtu soit dit en passant.

- Je peux savoir ce que tu fais à minuit, illuminée comme une luciole transgénique, à admirer de la boue ?

Il ne faisait que lui questionner sur de la boue…de la simple boue. Elle pouvait raconter n’importe quoi, inventer une histoire…mais bon, il n’y avait pas grand-chose à inventer. Lui dire qu’elle pratiquait ses pouvoirs ? Elle n’était pas le genre de fille qui pouvait facilement mentir, soit on le devinait, soit elle ne pouvait s’empêcher de dire la vérité quelques minutes après. C’est pour ça qu’elle voulait que ça reste secret, pour que personne ne le sache, pour qu’elle n’ait pas besoin de s’expliquer.

Comme elle se rendait compte que les minutes avançaient, que c’était toujours silence et que l’ambiance devenait bizarre, Catylianne lança un :

- Euuuuh…

De quoi être super volubile quoi. Elle regarda partout autour d’elle, son jardin, les alentours, ses mains. Elle cherchait quoi dire là où il n’y avait pas réponse. Ses yeux rencontrèrent ceux bleu clair du garçon. Elle sentit sa bouche devenir molle et pâteuse. Allait-elle se mettre à pleurer ? Non ! Hors de question. Elle avala sa salive.

- Je…commença-t-elle sans pour autant être capable de finir.

Elle n’avait toujours pas choisi quoi dire. Ce fut la vérité qui sortit.

- Je viens entretenir mon jardin, la nuit…euh…parce que je n’ai pas d’autre temps dans la journée ?

Pfff…c’est comme si elle venait de lui demander si c’était une bonne raison. La nymphe secoua ses mains, le regarda et grommela un :

- Je pourrais te demander la même chose…

Comme si ça allait l’aider à se sentir moins mal d’être une idiote qui ne sait pas parler devant des inconnus qui vienne la surprendre en pleine nuit alors qu’elle s’occupe d’un jardin qu’elle n’est pas supposée avoir le droit de faire. Ça résumait bien la situation.
avatar
Invité
Invité
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Vent VS carottes et laitue ? Mar 18 Fév - 19:43


- Je viens entretenir mon jardin, la nuit…euh…parce que je n’ai pas d’autre temps dans la journée ?

Son jardin. En pleine nuit. Elle ne se fouterait pas un peu de ma gueule là ? Surtout que les élèves de la classe Destiné ne foutent rien de la journée à part regarder les fleurs pousser. Bah tiens elle les observe de nuit c'est jeune fille ? Et sur le terrain des Libertés en plus ? Mouai ça pue le coup foireux ça. En plus elle n'est même pas sûr de ce qu'elle dit ça prouve bien qu'elle ment. Qui me l'a dit ? Le vent bien entendu, ne soyez pas stupide. En tant que nymphe du vent il est évident que je le contrôle et lui parle. Un peu de bon sens quand même.

- Je sais que tu mens, avançais-je.

Oui je sais super façon de s'adresser à quelqu'un mais que voulez-vous, je n'ai aucun tact, je suis comme ça et je suis un mec. Je les ai toujours trouvé trop direct. Bon ok moi aussi mais ça compte pas... laissez tomber. J'ai donc essayé de me rattraper après cette réplique cinglante du mieux que j'ai pu. Je n'avais pas envie qu'elle se mette à pleurer les filles c'est bien connu dès qu'on les agresse elles chialent.[/color]

- Enfin je sais que... que ce n'est pas parce que tu n'as pas de temps que tu viens je le sens voilà quoi... Je sais que les Destinés non pas de jardins et ils en veulent à tout prix. Donc je suppose que tu viens ici spécialement pour nous faire chier, nous les Libertés non ?

Ca c'était du direct. Bim en plein dans la poire. Enfin dans sa face quoi. Eh dites, j'étais pas censé me rattraper justement ? Zut... enfin tant pis elle l'avait mérité. On ne bousille pas les méditations des gens ça se fait pas. Le mec trop rancunier quoi. Elle prit un air grognon et me balança :

- Je pourrais te demander la même chose…
[/color]

Bah oui forcément c'était le juste retour à l'envoyeur. Elle a l'air tenace la jeune fille. Jolie et tenace. C'était vrai que si j'écoutai la partie non civilisée de mon cerveau, elle me disait de lui sauter dessus et de l'embrasser. Donc je faisais bien d'écouter sagement ma partie civilisée qui me disait de rester bien tranquille et de vérifier sa raison ici. Ce à quoi répondait ma partie sauvage "et après on lui saute dessus !". Mon Dieu sauvez moi de cette situation. Je ne suis pas fait pour parler aux femmes.
En plus je devais être rouge comme pas possible vu le degré de ma timidité.

- Moi j'ai fini un entraînement vraiment très physique que je ne fais que la nuit parce que je n'aime pas que l'on observe. J'étais tranquillement en train de méditer pour me remettre le cerveau à l'endroit lorsque la luciole transgénique, toi, m'ait passer devant le nez en rompant ma concentration. Donc ce que je fais ici c'est d'essayer de me contenir parce que je ne supporte pas que l'on interrompe une de mes séances de méditations. C'est également, si tu te le demande, pourquoi je suis à poil.

Et pour faire quand même mec sympa je rajoutai :

- Moi c'est Benji, Mademoiselle la luciole et toi ? Je suis une nymphe du vent.

Je passai tellement d'une émotion à une autre que je me perdais moi-même... Gé-nial... Je passai une main dans mes cheveux noirs trempés de sueur et jetai un coup d'oeil à son tas de terre. C'est étrange j'avais l'impression d'apercevoir déjà un bourgeon de fleur... ce n'était pas possible hein ? Je caressai mon ventre (comme tous les mecs et on ne sait jamais pourquoi), promis c'était pas fait exprès, et je grinçais des dents. Lorsque je retirai ma main, un filet de sang me coulait sur les doigts et s'échappait d'une entaille sur ma hanche. P*tain mais c'est que ça faisait mal ce truc là !

- Foutu sabre ! grognai-je en essuyant le sang sur l'herbe.
avatar
Invité
Invité
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Vent VS carottes et laitue ? Ven 21 Fév - 15:49

Catylianne se secouait les mains de nervosité et regardait le sol. Il venait de lui dire qu’il savait qu’elle avait menti. Elle n’avait pas totalement menti en fait, puisqu’elle venait réellement s’occuper de son jardin en pleine nuit, seulement, ce n’était pas totalement légal…le garçon n’avait d’ailleurs pas été dupe. Il avait bien vite deviné qui elle était et ce qu’elle faisait exactement. Son ventre commença à se contracter de nervosité alors qu’il disait :

- Enfin je sais que... que ce n'est pas parce que tu n'as pas de temps que tu viens je le sens voilà quoi... Je sais que les Destinées n’ont pas de jardins et ils en veulent à tout prix. Donc je suppose que tu viens ici spécialement pour nous faire chier, nous les Libertés non ?

Le faire chier ? Non ! Pas du tout. Elle voulait seulement qu’ils se rendent compte qu’elle ne dérangeait personne justement. Une colère commença à enfler, là où la nervosité avait laissé un vide dans son estomac. Pourquoi les libertés étaient aussi entêtées à ne pas vouloir faire d’effort de leur côté? Il avait l’un des plus grands espaces de toute l’école après tout. Ils pouvaient bien s’entendre quelque part !

Et puis, il pouvait bien lui critiquer, le fait qu’elle travaillait en pleine nuit, mais lui aussi il était là en pleine nuit. Qu’avait-il à dire pour sa défense ? Il espionnait les filles ? Après tout, il était tout en sueur, alors pourquoi pas. L’idée était peut-être un peu trop saugrenue…

Comme elle sentait le courage revenir en elle, elle leva les yeux et le regarda. Il ne semblait pas trop à l’aise avec la situation en fait. Cela lui redonna confiance, mais elle ne resta pas longtemps. Il lui expliqua qu’il était là pour son entrainement qu’il ne faisait que la nuit. Un entrainement, quel genre d’entrainement ? Il ajouta qu’il ne faisait cela que la nuit parce qu’il n’aimait pas être devant les autres. Elle pouvait comprendre cela, mais en même temps, elle n’avait pas envie de s’excuser. Elle avait rompu sa concentration ? Il n’avait qu’à changer de place ! Le terrain était bien assez vaste pour ça. Et il pouvait méditer dans sa chambre. Son avant-dernière phrase confirmait qu’il n’était pas de bonne humeur, qu’il se contenait. Il allait la frapper ? Elle n’était pas pour la violence…même si elle avait souvent envie d’en user. Il termina ce dialogue en faisant référence à sa nature physique très peu vêtue. Catylianne…ne pas rougir ! Il était seulement nu du torse, elle n’avait pas besoin de paniquer voyons. Mais bon, la chaleur s’était déjà rendue à ses joues. Comme elle était occupée à tenter de prendre contrôle de ses pensées, il continua.

- Moi c'est Benji, Mademoiselle la luciole et toi ? Je suis une nymphe du vent.

La surprise la ramena complètement sur terre. Euh…quoi ? Il venait de lui montrer à quel point il était en colère. Il semblait même proche de lui sauté dessus. Elle le voyait dans la tension de son cou. Elle n’avait même pas envie de lui répondre tellement c’était illogique, mais en même temps, elle avait toujours appris qu’il fallait répondre aux gens quand ils se présentaient, c’était une politesse de base. Une nouvelle variable vint changer un peu la situation. Dans sa maladresse, il se coupa. L’idée aussi de garder une épée sans protection si près d’un corps nu ! Pas fort. Mais Catylianne ne réfléchit pas à ça longtemps, elle détalla vers son sac, fit toutes les pochettes avant d’enfin retirer un pot rond de son sac, une petite bouteille de liquide et enfin, un pansement.

- Ne bouge pas, lui lança-t-elle.

Elle rejoignit le garçon dont elle savait maintenant le nom, Benji, et elle se pencha vers la blessure. Tout le reste ne comptait pas, sauf : soigner et prendre soin. Elle marmonna ce qu’elle faisait en même temps d’agir, rapidement. Appuyant une main sur la hanche, l’autre s’affairait.

- Bon, on met du désinfectant, ici du vinaigre de lavande. Ça va piquer un peu.

Elle étala le vinaigre avec un bout de tissus du pansement qu’elle venait de déchirer. Le pansement avait un côté autocollant et l’autre ne l’était pas, elle avait utilisé le côté plus doux.

- J’applique maintenant un onguent à base de Plantin et d’argile blanche. C’est pour arrêter le saignement et prévenir les bactéries.

Avec une douceur inouïe, comme si elle caressait un bébé oiseau, elle mit une couche de l’onguent qu’elle avait elle-même fait, sous la supervision de ses parents. Cela fait, elle déchira un nouveau morceau de pansement beaucoup plus grand cette fois, qu’elle colla sur la blessure. Et voilà !
Elle se releva, ramassant ses choses, et les mit de nouveau dans son sac. Elle essuya ses mains sur ses pantalons, la tête toujours dans l’action…jusqu’à ce qu’elle relève la tête vers le garçon euh…Benji. Elle eut un mouvement de recul.

- Euh…euh…bégaya-t-elle.

Elle fit un sourire gêné.

- Je suis Catylianne la soigneuse de garçon maladroit ?

Elle soupira, mais qu’est-ce qu’elle racontait? Elle se retourna comme un robot et commença à ranger ses choses, elle réfléchissait. Alors qu’elle attachait son arrosoir contre la ganse de son sac, elle leva les yeux.

- Si tu veux dire à ta déléguée ce que je fais…ça ne me dérange pas. C’est normal après tout. Je viens vous faire « chier », avec ma besogne. Si elle veut venir me parler, je l’attends, mais ne détruisez pas mes plantes, je peux les mettre en pot en attendant…je ne veux pas qu’on leur fasse de mal. Quand on m'aura chassé, tu sera content, je ne te dérangerais plus dans ta méditation.

Elle leva les yeux vers lui, confiante à nouveau, une pointe de colère à l’idée qu’on veuille faire du mal à ses plantes, celle qu'elle avait elle-même nourrie et cajolé !
avatar
Invité
Invité
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Vent VS carottes et laitue ? Ven 21 Fév - 20:04


Je vis la jeune fille rougir devant ma blessure mais je ne devinai pas pourquoi ? Etait-ce parce que j'étais torse nu ou juste qu'elle n'aimait pas la vue du sang ? Sans doute la deuxième option. Les filles sont toujours des êtres fragiles. Elle se précipita sur son sac pendant que j'avais les mains pleines de sang. Elle espérait fuir en nous laissant seuls, moi et ma blessure ? C'était bien peu sympa de sa part... Quelle mauvaise idée j'ai eu. Elle ne voulait évidemment pas me laisser crever. Comme tous les Destinés, elle aime aider les autres. Peut être plus les plantes mais ne nous en offensons pas. Elle revint avec un pot d'une drôle de couleur et m'ordonna d'un ton sec :

- Ne bouge pas, lui lança-t-elle.

En même temps où voulait-elle que j'aille dans cet état là ? Oui bien sur j'allais me lever et aller faire un tour dans les jardins, faire du basket et jouer aux échecs. Avec une hanche en moins. Fastoche les doigts dans le nez. Je le fais tous les matins au petit déjeuner et sans les mains moi. Allez hop un petit tour pour la forme. N'empêche super technique pour louper les cours il faudra que j'y repense plus attentivement. Car il y a des points positifs c'est indéniable. Bon en échange tu souffres mais faut souffrir pour être con. Bah voilà je sais comment faire maintenant. La jeune luciole me ramena à la réalité en posant ses petites mains froides sur ma hanche blessée. Je réprimais un hoquet et agrippa violemment son poignet.

- Un peu moins brusquement, m'entendais-je dire à la jeune fille en grimaçant. ça... pique...

J'avais pas l'habitude de mettre des trucs comme ça sur moi, elle allait tout me déglinguer à l'intérieur elle. Et puis j'ai pas l'habitude qu'on me touche. Ce fut... électrisant comme contact. En plus une fille. Mon Dieu où allaient-on ? Benji était tout seul, peinard, avec son ami le vent et maintenant il était en charmante compagnie, et celle-ci lui nettoyait sa blessure d'elle-même.

- Bon, on met du désinfectant, ici du vinaigre de lavande. Ça va piquer un peu.

Vrai ? Sans blague ?
Elle aurait pu le préciser avant quand même. Et puis aussi ce qu'elle allait faire, je n'aime pas les surprises. On a toujours un truc désagréable derrière. A propos de désagréable, ça ne l'était pas vraiment, ce que faisait la jeune fille.

- J’applique maintenant un onguent à base de Plantin et d’argile blanche. C’est pour arrêter le saignement et prévenir les bactéries.

De quoi qu'est-ce qu'elle me cause la madame ? Euh eh oh je suis Liberté moi je comprends pas tous ces trucs de scientifiques. Un décodeur non pour comprendre ce qu'elle disait ? Mais je n'avais pas envie de l'interrompre, j'étais hypnotisé par ses gestes précis, rapides et experts. Whaou elle remontait dans mon estime la luciole. Et puis elle avait l'air de bien s'y connaitre en médecine. Ça lui faisait son charme je trouve. Et puis ses mains étaient douces et ça me faisait des frissons. Je n'ai jamais su que j'étais craintif aux chatouilles. Ou était-ce le fait qu'une jeune et jolie fille me massait délicatement ? Oui il fallait que je le dise, c'était agréable. Super agréable. J'aurais pu m'endormir ici tant c'était agréable et relaxant. Sa pommade sentait bon, je n'arrivai pas à savoir quoi mais c'était magique comme parfum. Et puis brusquement elle me colla le bout de tissu en guise de pansement et recula, rougissante. Elle bégaya, ce que je trouvai trop mignon. Je souris sans rien dire. Autant ne pas l'indisposer davantage. Je suis stupide mais j'ai du tact quand même... Catyliane ? Sympa comme prénom !

- Je trouve ça très joli comme prénom, souriais-je sincèrement. On en voit pas beaucoup des prénoms originaux et jolis ces temps ci.

Pendant qu'elle rangeait son matériel, je massai un peu ma hanche et mes côtes. Il faut dire que j'étais un peu perturbé moi aussi par ce qu'il venait de se passer... Ca vous arrive souvent à vous ce genre de chose ? De rencontrer une jolie nana dans un parc la nuit, éclairée de verte, puis qu'elle vous soigne ? Moi non. Elle se retourna d'un coup, me faisant sursauter. Oui ? qu'est-ce qu'il y a ?

- Si tu veux dire à ta déléguée ce que je fais…ça ne me dérange pas. C’est normal après tout. Je viens vous faire « chier », avec ma besogne. Si elle veut venir me parler, je l’attends, mais ne détruisez pas mes plantes, je peux les mettre en pot en attendant…je ne veux pas qu’on leur fasse de mal. Quand on m'aura chassé, tu sera content, je ne te dérangerais plus dans ta méditation.

Ca me vexa au plus haut point. quoi ? Moi un rapporteur ? Ah non on peut dire que je suis con, débile, timide et insocial, mais pas hypocrite ni une balance ! Jamais je ne me réjouierais du malheur des autres ! Elle n'avait donc pas du tout confiance en les élèves de Liberté, ça se voyait et ça se sentait.

- Pourquoi est-ce que je rapporterai ça à ma déléguée ? Non tu ne dérange pas c'est que... ça m'énerve vraiment qu'on rompe ma concentration c'est un des rares moments où je suis tranquille mais ça ne veut pas dire que j'étais euh... sincère ? Franchement je trouve ça génial de prendre des initiatives et tout ça mais c'est que tout le monde n'est pas euh... aussi tolérant que moi. J'aime bien laisser les autres s'exprimer mais tu vois si on râle c'est qu'on à tous un terrain pour chaque classe et que les Processus par exemple ne sont pas concernés pas un problème de jardin. Personne ne les embêtent eux, c'est nous seulement. Mais bon j'avoue que l'on a un grand terrain alors une petite parcelle ne doit pas être énorme si ? Et puis je commence à bien t'aimer malgré tout alors pourquoi pas faire ma médiation ensemble la prochaine fois ? Enfin sauf si ça te dérange évidemment... Mais je trouverai ça sympa... et puis je pourrai t'aider aussi peut être...

Depuis quand je sortais tout ça d'un coup moi ? Je crois que je n'avais jamais sorti de truc aussi long avec toutes les copines que j'avais eu. Bon pas des masses mais quand même. Je grattai un peu mes côtes et décollai légèrement le pansement. Je baissai les yeux dessus et soupirai de désolement. J'arrivai à tout foutre en l'air...

- Et merci pour le pansement, j'ai trouvé ça agréable tu es douée. Je vais me rincer la sueur à l'eau de la fontaine, si tu veux venir avec moi.

Je croisai mes mains derrière ma tête et marchait nonchalamment jusqu'au puit. Je me déshabillais (mon pantalon seulement) et plongeais devant. Oui il est immense alors je peux. Je trempai un bon coup ma tête dans l'eau froide et je sentis le froid pénétrer jusque dans mes os. Super rafraîchissant... Et provoquant aussi quand on y pensait. Torse nu et en caleçon youpi.
avatar
Invité
Invité
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Vent VS carottes et laitue ? Ven 7 Mar - 5:18


Ses yeux dans les siens, elle réfléchissait. De quel côté était-il ? Prenait-il vraiment pour un côté ou l’autre ? Il faisait partie des gentils ou des méchants ? D’un côté il lui disait qu’elle cherchait juste à déranger les autres et faire des problèmes, de l’autre il lui disait qu’elle avait un beau nom et il lui souriait gentiment. Elle ne comprenait plus trop ce qu’il se passait. Elle avait besoin d’éclaircissement, c’est pour ça qu’elle lui avait dit qu’il pouvait faire ce qu’il pouvait maintenant, dire ce qu’il voulait. Elle avait besoin de savoir ce qu’il comptait faire, pour se préparer physiquement. Ce qu’avait dit Catyliane ne sembla pas satisfaire Benji. Il n’avait pas l’air content.

Il commença « Pourquoi, est-ce que je rapporterai ça à ma déléguée ? » Parce qu’elle n’avait pas d’autorisation ! « Non tu ne déranges pas c'est que... ça m'énerve vraiment qu'on rompe ma concentration c'est un des rares moments où je suis tranquille mais ça ne veut pas dire que j'étais euh... sincère ? ». Alors, il n’en avait rien à faire de son jardin ? Il voulait simplement la paix ? Elle pouvait faire ça, il  pouvait aller plus loin, là ou il ne l’entendrait pas. Elle ne pouvait pas changer son jardin d’endroit, mais lui il avait tout le terrain de sport pour méditer.

Elle allait lui répondre, mais il n'avait pas fini. « Franchement je trouve ça génial de prendre des initiatives et tout ça mais c'est que tout le monde n'est pas euh... aussi tolérant que moi. J'aime bien laisser les autres s'exprimer mais tu vois si on râle c'est qu'on à tous un terrain pour chaque classe et que les Processus par exemple ne sont pas concernés pas un problème de jardin. Personne ne les embête eux, c'est nous seulement. Mais bon j'avoue que l'on a un grand terrain alors une petite parcelle ne doit pas être énorme si ? » Elle sourit doucement. Il est vrai que puisqu’on n’avait pas le choix de le faire à l’extérieur et que les sportifs qui occupait ce lieu, personne d’autre n’était dérangé par son jardin. Mais comme il l’avait dit, elle n’avait pas besoin d’un grand espace…si seulement les autres pouvaient s’ouvrir un peu, comme lui. Entendre ça lui fit vraiment plaisir.  Elle allait le remercier de bien vouloir la comprendre, lui dire qu’elle était contente, elle n'eut pas le temps.

« Et puis je commence à bien t'aimer malgré tout alors pourquoi pas faire ma médiation ensemble la prochaine fois ? Enfin sauf si ça te dérange évidemment... Mais je trouverai ça sympa... et puis je pourrai t'aider aussi peut être… » Catylianne fut surprise de ce retournement. Parce que oui, c’en était un. Voilà qu’il voulait passer du temps avec elle ? La nymphe se mit à rougir. Qu’est-ce que ça voulait bien dire? Il voulait être amis hein ? Elle reprit une teinte normale en se convainquant qu’elle avait beaucoup trop d’imagination et que c’était impossible qu’il veuille dire  ce qu’elle pensait au plus profond de son cœur. Cela ne faisait pas de sens.

Catyliane déglutit et leva les yeux vers lui, se leva aussi, son sac sur le dos et le regarda. Voilà qui défaisait le bandage qu’elle venait de faire. Elle se retint de lui faire le commentaire, car voilà qu’il la remerciait. Elle sourit. C’était normal. Quoi que…peut-être pas, mais bon, elle n’aurait pas pu s’empêcher. Il lui proposa de le suivre vers la fontaine où il allait se rincer un peu. Elle ouvrit grand les yeux se mit à courir pour le rejoindre, ce qu'il avait de grandes jambes !

- Maaais ton…

Trop tard. Voilà qu’elle était coupée dans son élan par un genre de striptease, pas striptease. Benji venait de retirer ses caleçons pour se lancer dans l’eau.

- Pan…se…ment…euh…

Trop occupée à le fixer, la jeune fille ne se rendit pas compte et bien, qu’elle le fixait carrément. Ce qui n’est ni subtil, ni très poli. Attention, ma vieille, vas-y avoir un filet de bave. Reprend tes esprits veux-tu. Elle secoua la tête et se repris.

- Euh…euh…je vais devoir refaire ton pansement ensuite, ce n’est pas gentil pour mon beau travail.

Elle sourit, toujours gênée, mais essayant de ne pas le montrer. Elle prit le pantalon, s’assit contre le rebord de la fontaine et déposa son sac contre le palier de ciment. Catyliane plia le pantalon et le regardant, tapotant le tissu pour enlever la terre qui provenait en fait de ses propres mains. Elle déposa alors le vêtement contre son sac et ce  pacha pour se laver les mains dans l’eau, laissant entrevoir la courbe de sa poitrine. Elle ne s’en rendit même pas compte.

- J’ai aimé t’entendre dire que mon projet n’était pas si idiot et que…et bien, je ne dérangeais pas trop. Ça m’a fait vraiment plaisir alors euh…merci. Et pour la méditation…je n’en ai jamais fait, je veux bien apprendre. On dit que c’est comme communiquer avec la nature, j’imagine que ça ne serait pas si mal pour moi…

Elle termina sa phrase en caressant un brin d’herbe ayant poussé dans une craque dans la pierre de la fontaine. Une toute petite fleur blanche se mit alors à croitre, là où elle avait posé ses doigts plus tôt. Pendant une fraction de seconde, sa peau était de nouveau devenue lumineuse, puis avait repris sa teinte normale.

Catyliane sourit doucement et calmement, elle se sentait bien, elle se sentait elle-même. Ce pouvoir faisait partie de ce qu’elle était. Aider les autres, les humains, les animaux, les plantes. Aucune différence. C’est ce qu’elle considérait comme son but dans la vie. Elle continua de regarder la fleur, mais demanda :

- Toi Benji, il y a des choses que tu veux vraiment accomplir dans la vie, bientôt ou plus tard ?
avatar
Invité
Invité
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Vent VS carottes et laitue ? Mer 26 Mar - 18:59


[justify] - Euh…euh…je vais devoir refaire ton pansement ensuite, ce n’est pas gentil pour mon beau travail.

J'eus un sourire navré. Avec mon étourderie légendaire, j'avais complètement oublié ma blessure ! J'étais sincèrement désolé mais je n'osai pas le dire. Après tout, je suis insocial. ok c'est pas une raison mais bon ça m'excuse un peu mon comportement peu gentleman. Elle prit mes affaires et commença à les plier bien ordonnées et propres. Mon dieu que cette fille était maniaque. Elle devait avoir zéro cheveu sur sa veste et sur sa brosse, aucun vêtement en boule dans sa chambre, aucune canette de coca qui traine sous son bureau... Je me mis à penser que ce serait cool de l'avoir en amie et plus si affinités... Elle se pencha pour laver ses mains et j'eus la vision du paradis. Enfin presque mais je n'avais jamais vu autant chez une fille (sauf une fana qui m'avait sautée dessus en sous vêtements mais ça, ça compte pas) et je détournais les yeux d'un mouvement brusque en me sentant rougir. Vite je plongeai ma tête dans l'eau jusqu'au nez, en mode crocodile qui va bouffer sa proie, pour refroidir mon visage cramoisi. Je soufflais mon air par la bouche et fit des bulles comme un pauvre gamin de 4 ans, sans faire attention, les yeux dans le vague et l'esprit bloqué sur des images très appétissantes.

- J’ai aimé t’entendre dire que mon projet n’était pas si idiot et que…et bien, je ne dérangeais pas trop. Ça m’a fait vraiment plaisir alors euh…merci. Et pour la méditation…je n’en ai jamais fait, je veux bien apprendre. On dit que c’est comme communiquer avec la nature, j’imagine que ça ne serait pas si mal pour moi…

Je souris de toute mes dents blanches. Génial ! Pour une fois qu'on voulait bien méditer avec moi ça me faisait énormément plaisir ! Je posai mes mains sur le rebord du puit et poussai de toutes mes forces sur mes bras et mes abdos pour me hisser et m'asseoir sur le bord à côté de Catyliane. Tous mes muscles saillèrent et se contractèrent dans un bel ensemble. Sportif le Benji.

- Ca me fait énormément plaisir de t'entendre dire ça ! Franchement je n'ai jamais médité avec quelqu'un d'autre que mon père et maintenant qu'il a disparu avec ma mère, je n'avais jamais réessayé ! En plus si c'est avec une jolie jeune fille que ne dirais jamais npn, dis avec un clin d'oeil et un sourire moqueur. Et aussi je te l'ai dis je ne trouve pas ton projet idiot loin de là ! Et que tu me dérange alors là... regarde autour de toi. Vois-tu un Liberté ? Non... tu ne trouveras presque plus personne de cette classe, ils ont disparus, comme ça, ils nous ont laissé, Keyci et moi. Alors vu la place, tu pourrais même prendre la moitié du terrain... Enfin je dis ça c'est un exemple hein.

Entre-temps la jeune fille Catyliane avait faite pousser une petite fleur blanche sur la pierre. Même si mon geste pouvait être mal interprété vis à vis de la nature, je la cueillis et la respirais un instant, avant de la placer derrière l'oreille de la nymphe, tout en effleurant sa joue. Je ressentis un léger frisson me parcourir et ce n'était pas à cause du vent. Elle avait l'air si calme, on aurait dit qu'elle avait des années de maturité de plus que moi... Elle me semblait si lointaine et proche à la fois...

- Toi Benji, il y a des choses que tu veux vraiment accomplir dans la vie, bientôt ou plus tard ?

La question me prit de court. Euh si je voulais accomplir quelque chose ? Mon regard se voila de haine et de reproche et je replongeais dans mes souvenirs. L'ouragan qui arrivait. Mes parents qui fuyaient. Moi qui les ait attendus pendant des mois et l'ouragan qui m'avait épargné. Oui j'avais un but. Une vengeance.
Je grinçai des dents et parlai d'une voix de glace.

- Oui il y a quelque chose, sifflai-je. Je veux retrouver mes parents, et les faire souffrir avec autant de souffrance que j'ai souffert lorsqu'ils m'ont abandonnés. Je vais leur montrer que je ne suis pas un monstre, que je suis devenu quelqu'un de bien et de reconnaissant à ceux qui m'ont épargnés. Je... je veux les voir me supplier à genoux de leur pardonner, les voir en pleurs et vieux après tant d'années sans aucune nouvelle d'eux.

Ma voix ses brisa et je serrai les poings. Je voulais frapper frapper quelque chose ou quelqu'un et je sentais que si je ne partais pas, je ferais du mal à Catyliane, et ça jamais. Je sautais sur mes jambes, et m'enfuyais à l'autre bout du terrain derrière un arbre. Je hurlai en frappant dans un arbre. De toutes mes forces. De tous mes poumons. De tout mon être. Je voulais être aimé c'est vrai. Et la je venais sûrement de dégoûter la seule personne qui aurait pu me comprendre.
J'éclatai en amers sanglots et m'effondrais sur le sol.
avatar
Invité
Invité
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Vent VS carottes et laitue ? Mar 1 Avr - 3:21

Catyliane était encore partie dans ses grandes discussions philosophiques sur la vie, sur les buts, les rêves. Elle s’était mise à regarder l’eau sans vraiment la regarder, la tête dans la brume, sa bouche débitant tout ce qui lui passait par la tête. Elle jouait distraitement avec le gazon. Pendant tout ce temps-là, elle n’avait pas vraiment regardé Benji, mais elle leva les yeux quand il s’approcha pour discuter avec elle. Il se souleva avec la force de ses bras et prit place près d’elle, les pieds encore dans l’eau. La jeune nymphe n’avait pas raté un seul mouvement ni un seul muscle en action et ses joues rouges trahissaient sa gêne d’avoir autant fixé le garçon. Il aurait pu faire de l’effet à n’importe qui ! Elle essaya de se reprendre, mais dans sa tête, la scène repassait encore et encore. Finalement, c’est la voix de Benji qui la ramena à la réalité. Elle avait réalisé qu’elle ne l’écoutait pas vraiment et elle ne voulait pas manquer une miette de ce qu’il avait à dire.

Il lui expliqua qu’il avait seulement médité avec son père, mais que maintenant il ne pouvait plus le faire, car il avait disparu avec sa mère. La nouvelle toucha le cœur sensible Catyliane. Il ne savait pas ou était ses parents ? Elle était tellement dans l’émotion que le clin d’œil et le compliment ne lui firent ni chaud ni froid. Elle s’imaginait apprendre que ses parents avaient disparu et elle paniquait. Surtout qu’avec le bogue qui venait de se produire, on ne savait plus trop où l’on pouvait être en sécurité. La jeune fille savait que ses parents allaient bien, elle avait pu les joindre…mais Benji…avait-il perdu ses parents dans le mouvement ? Ensuite, il revint sur le sujet de son projet, ce qui lui changea les idées un peu. Il lui dit que maintenant que pratiquement toutes les libertés avaient disparu, il n’y avait plus de problème. Catyliane n’avait pas vraiment réalisé l’ampleur de la situation, c’est pourquoi elle avait continué de venir s’occuper la nuit. Elle ne savait même pas combien de liberté il restait…elle était sure qu’ils étaient plus nombreux.

Pendant qu’il parlait, elle s’était de nouveau mise à jouer avec les brins d’herbe réflexive. Elle pensa à son jardin et une fleur se mit alors à pousser, alors qu’elle pensait justement aux fleurs. Cela la fit sourire. Elle se sentit mieux, moins bousculée. Elle ferait son jardin. Elle pourrait réaliser son rêve. Une main s’approcha de la fleur et la cueillit. Catyliane ressentit alors un petit coup dans son cœur. Elle le sentait si on touchait à ses précieuses plantes. Elle leva la tête vers Benji qui reniflait la petite pensée jaune et violette. Elle se dit qu’il ne pouvait pas savoir ce que cela lui faisait. Leur regard se croisa. Il approcha sa main et caressa la joue de Catyliane qui frissonna au contact. Encore jamais quelqu’un d’autre que ses parents ou amies proches ne l’avait touchée dans le visage. Le sportif place la fleur derrière son oreille. Elle continua de le regarder longuement et le temps sembla s’éterniser. Finalement, elle le brisa en lui posant une question sur ses buts. Elle lui avait parlé des siens, elle voulait savoir si lui aussi en avait.

Finalement, c’était probablement la question à ne pas poser. Benji sembla partir dans sa tête, dans ses souvenirs. Son regard se voila, la haine transparaissait dans son visage. Il commença à lui dire que son but était de faire souffrir ses parents pour se venger. Mais il continua ensuite en disant qu’il voulait leur montrer qu’il n’était pas un monstre, qu’il était quelqu’un de bien. Puis revint à la charge en disant qu’il voulait voir la souffrance chez ses parents, qu’il voulait les voir supplier. Tout cela était tellement contradictoire ! La nymphe écoutait, mais ne savait pas trop comment réagir. Elle attendait qu’il continue, qu’il fasse un geste. Elle remarqua que les poings de Benji se refermaient. Il voulait frapper. Elle savait qu’il n’allait pas la toucher. Elle avait confiance en lui maintenant.

Il se leva et s’enfuit. Elle resta assise. Catyliane crut important de lui laisser de l’espace. Il avait besoin d’éjecter un trop-plein d’émotion. Elle ne comprenait pas trop la situation, mais elle voulait essayer. Elle sentait qu’elle était maintenant liée à jamais avec ce garçon et elle ne se sentait pas capable de l’abandonné. Elle entendit ses cris, elle entendit les coups. Puis quand le silence revint, que les grignons se remirent à chanter, elle se leva. La jeune fille ramassa son sac et les affaires du garçon puis elle le rejoint.

Lorsqu’elle arriva à sa hauteur, elle remarqua qu’il pleurait. La demoiselle sentit son cœur se serrer, mais elle s’empêcha de courir les derniers mètres pour le rejoindre. Elle arriva calmement et s’installa près de lui. Au début, elle ne sut pas quoi faire. Allait-il être dérangé si elle le touchait ? Mais son instinct lui dictait de ne pas rester là à rien faire. Son corps, sa tête et son cœur lui criaient de faire quelque chose.

Il était encore trempé. S’il restait ainsi, il allait prendre froid. Elle sortit de son sac sa veste qu’elle emportait toujours si le temps devenait plus froid. Elle commença à éponger les perles d’eau sur le corps de Benji. Doucement, calmement. Comme elle l’aurait fait avec un petit animal en détresse. Lorsqu’elle eut terminé avec ses bras et son dos, elle lui leva la tête et commença à essuyer ses yeux et ses joues. Lorsqu’elle fut satisfaite, elle lui caressa la joue. Elle n’osait pas le prendre dans ses bras. Elle voulait…mais en même temps, il ne fallait pas non plus exagérer, non ? Ses propres yeux avaient commencé à s’humidifier. Toute cette tristesse et cette douleur avaient eu bon de son cœur sensible. Elle tenta de chasser les larmes.

- Je suis désolée, je ne suis pas celle qui doit pleurer.

Elle le regarda. Elle se sentait bête. Ce n’était probablement pas ce qu’il voulait entendre, mais elle se sentait incapable de trouver les mots justes. Dans sa tête tout était mélangé.

- Je suis désolée, finit-elle par redire, tout simplement.

Elle se pinça les lèvres, baissa la tête et ferma les yeux. Pourquoi  était-elle aussi incompétente dans ce genre de situation ?

[Aaaahw Benji T_T Pleure pas. Moi je t'aime /PAM/]
avatar
Invité
Invité
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Vent VS carottes et laitue ? Jeu 8 Mai - 11:48


J'avais été bête de laisser transparaitre mes émotions.
Surtout à cette jeune fille charmante. Pourquoi fallait-il toujours que je me mette dans une situation impossible ? Je n'avais pas la moindre réponse. Peut-être que j'avais besoin d'attention ? Je ne sais pas. Depuis que je suis arrivé à Xényla, je n'ai jamais autant montré mes sentiments à quelqu'un, jamais je n'avais parlé de mes parents à quiconque, sauf au directeur du lycée.
Pourquoi est-ce que je m'étais senti obligé de lui parlé de ça alors ? Rien qu'à la regarder, à admirer ses grands yeux violets et son air angélique, j'avais envie de tout lui révéler sur moi... C'était une sensation indescriptible. Et puis le souvenir m'a rattrapé et la rage d'avoir eu des parents incompétents et débiles aussi. Je ne voulais pas lui faire de mal, pas la mettre en danger en restant avec elle. Pas refaire comme ce jour-là et provoquer une catastrophe qui cette fois pourrait -être fatale à quelqu'un. A elle. Non je ne voulais pas la blesser. Pourtant j'ai l'impression de l'avoir plus blessé en m'enfuyant qu'en restant avec elle et en me maitrisant. Je ne sais plus quoi faire. Est-ce que je dois revenir vers elle ? Est-ce que je ne dois pas la revoir et lui faire de la peine ?

Roulé en boule sur l'herbe fraîche, toutes mes pensées n'avaient pas de sens. Des flashes du soir où mes parents sont partis se mélangeaient avec ma rencontre avec Catyliane, et des images que je n'avais jamais vue mais que mon inconscient devait interpréter. C'était dur d'être dans une situation pareille. Jamais la rencontre avec une personne, une fille en plus, ne m'avait bouleversé autant.

Je ne l'entendis même pas arriver. Je fermai les yeux en essayant de me calmer, le regard humide et la trainée de larme sur les joues. Est-ce que la vue d'un sportif comme moi, aussi fort et désinvolte, recroquevillé dans l'herbe comme un enfant, n'était pas pathétique ? Moi je pense que si. Je commençais même à frissonner, dans l'air du matin à cause de l'eau toujours sur mon corps. Et puis je sentais que l'on m'essuyais. J'ai tout de suite su que c'était Catyliane mais je ne voulais pas la regarder. Je ne voulais pas voir d'air compatissant ou de pitié dans son si joli regard. Non c'était impossible pour moi de la voir autrement que jolie, drôle, maladroite et timide. Si un jour je voyais un regard pareil dans ses yeux, je crois que plus jamais je ne voudrais croiser son chemin. Je raisonne tellement comme un gamin que j'en ai honte. Quel égoïste...

- Je suis désolée, je ne suis pas celle qui doit pleurer.

Rien que le son de sa voix me donna un frisson sur la nuque. Et puis je réalisais ce qu'elle venait de dire. Elle pleurait ? Je me relevai et l'observa avec réserve, redoutant son regard. La jeune fille laissait couler quelques larmes sur ses joues mais elle n'avait pas un regard de pitié. Non c'était plus de la compassion pure et innocente, du moins ce que je croyais voir en elle.

- Je suis désolée, finit-elle par redire, tout simplement.

Pourquoi s'excusait-elle ? c'était plutôt à moi de m'excuser, au lieu de m'enfuir comme un lâche. Et puis elle me caressa la joue. C'était comme un contact électrique, qui fit accélerer le rythme des battements de mon coeur. Je ne savais pas quoi faire. Mais je fs ce que je pensais être adapté. je la prie dans mes bras et enfouit ma tête dans son cou, humant ses cheveux qui sentait le parfum. Et puis je la relachais un peu brutalement, comme si je réalisais qu'à tout moment une gifle pourrait partir et la solitude revenir. Je baissa la tête, penaud et parvint un articuler :

- T'excuse pas... C'est moi qui n'aurait pas dû raconter ça. J'ai été maladroit en te parlant de mon passé. C'est vrai que je veux retrouver mes parents mais une fois devant, je ne sais pas ce que je ferais... Enfin bref. Je m'excuse de te mettre dans cette état (je fis un pauvre sourire malheureux :) tu es beaucoup plus jolie quand tu souris...

Je me levai et l'aida également à se relever. Je lui fis signe de rester ici et je filai récupérer mon t-shirt posé sur le puit. Pas question de l'intimider encore avec mon torse nu et mes muscles. Je revins quelques minutes plus tard, habillé et serein. Je me doutai bien que Catyliane n'allait pas tirer un trait sur l'affaire tout de suite mais j'espérais qu'elle comprendrait qu'il fallait faire comme s'il ne c'était rien passé. Je pris sa veste trempée et passa un discret vent chaud avant de lui rendre avec un sourire.

- Merci pour... pour ça et m'avoir essuyé. Tu sais ce n'est pas tous les jours que l'on rencontre une fille comme toi hein ? J'ai de la chance de te connaître. Maintenant j'arrête de t'embêter avec mes histoires et je voulais savoir s'il y a quelque chose que tu voudrais dire ou faire ?
avatar
Invité
Invité
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Vent VS carottes et laitue ? Mer 28 Mai - 4:49

Il ne voulait pas regarder Catyliane. Même si elle lui avait un peu relevé la tête, les yeux de Benji fixaient le vide au niveau des genoux de la jeune fille. C’est lorsqu’elle lui parla qu’il leva la tête. Elle se sentait tellement incapable et incompétente. Elle ne savait pas quoi faire pour le rassurer. Elle lui avait dit qu’elle était désolée parce qu’elle ne savait pas comment l’aider. Elle voulait le prendre dans ses bras, mais elle se disait que ce n’était pas une bonne idée, qu’il la rejetterait surement, qu’il penserait qu’elle avait pitié de lui, alors que ce n’était pas ce qu’elle ressentait.

Elle fut donc très surprise quand ce fut lui qui la prit dans ses bras, d’un geste maladroit et brusque. Par réflexe, la jeune demoiselle se figea. Elle eut à peine le temps de prendre conscience de la situation, de se relaxer et de lever les bras dans l’intention de le serrer contre elle qu’il la chassait déjà encore plus brusquement. Catyliane se demanda si elle devait être vexée, mais elle se dit qu’en fait, c’était surement pour éviter d’être malaisé, pour se protéger lui-même. Elle ne put s’empêcher de glisser un petit sourire à l’idée qu’il avait pu être gêné d’être si proche d’elle. Quand elle leva les yeux vers lui, elle vit qu’il était toujours aussi sérieux, son sourire s’effaça. Elle sentit qu’il voulait dire quelque chose d’important.

- T'excuse pas... C'est moi qui n’aurais pas dû raconter ça. J'ai été maladroit en te parlant de mon passé. C'est vrai que je veux retrouver mes parents mais une fois devant, je ne sais pas ce que je ferais...

Elle avait été heureuse qu’il s’ouvre à elle au contraire ! Elle se sentait seulement très mal que les souvenirs lui aient ouvert des plaies que le temps n’avait pas réussi à refermer. La nymphe ne voulait pas faire souffrir son ami, elle avait l’impression que tout était de sa faute. Il s’excusa de la mettre dans cet état. Il est vrai qu’elle s’était mise à pleurer, mais ce n’était pas de sa faute à lui. Elle eut envie de tout lui dire, comment elle se sentait incapable et comment elle voulait l’aider, mais elle ne réussit pas à faire sortir ce qu’elle avait en elle. Il ajouta un :

- Tu es beaucoup plus jolie quand tu souris...

Aussitôt, Catyliane sentit ses joues rosirent. Elle eut envie de le frapper parce qu’il lui faisait un tel effet gênant et qu’elle n’aimait pas, elle avait l’impression qu’il se moquait d’elle.

Benji se leva et aida la jeune fille à faire de même. Il lui fit un geste pour lui indiquer de ne pas bouger et se dirigea vers le puits pour s’habiller. Elle fut rassurée qu’il le fasse, déjà qu’il rentre au dortoir peu vêtu aurait été une bien drôle d’idée, mais elle avait surtout peur qu’il tombe malade. À chaque geste qu’il faisait, elle le suivait des yeux, le fixant. En fait, elle réfléchissait à toute la situation, elle avait envie de lui poser plus de questions sur ses parents, sur ce qu’il voulait leur faire. Elle se disait que peut-être elle devrait l’aider afin de le convaincre d’éviter de leur faire du mal.

Catyliane n’aimait pas l’idée que Benji soit violent. Impulsif comme il était, elle ne devait pas trop se surprendre. Encore pensive, elle le regarda s’approcher vers elle sans réagir. C’est quand il prit sa veste qu’elle réalisa qu’il était temps qu’elle laisse les yeux vides de poisson de côté pour se concentrer sur la situation. Quand il lui sourit en lui rendant son bien, elle ne put s’empêcher de sourire aussi.

- Merci pour... pour ça et m'avoir essuyé. Tu sais ce n'est pas tous les jours que l'on rencontre une fille comme toi hein ? J'ai de la chance de te connaître. Maintenant j'arrête de t'embêter avec mes histoires et je voulais savoir s'il y a quelque chose que tu voudrais dire ou faire ?

Une fille comme elle ? Que voulait-il dire par là ? C’était gentil ou méchant ? Elle haussa les épaules se disant que ce n’était pas important et répondit à sa question :

- En fait, il y a surement beaucoup de choses que j’aimerais savoir, mais tu n’as surement pas envie de répondre à toutes mes questions.

Elle fit un petit sourire de la fille qui plaide coupable.

- Sinon, et tu vas surement me contredire, mais je tiens vraiment a ce que tu ailles prendre une bonne douche chaude question de ne pas tomber malade, mais aussi pour bien nettoyé cela…

Elle pointa son t-shirt là où il y avait la blessure.

- Ensuite, j’aimerais remettre un peu d’onguent et un bandage correct que cette fois tu ne détruiras pas en jouant les oiseaux dans une baignoire.

Elle lui lança un regard disant : tu as détruit mes efforts, vilain garçon.

- Et puis, on verra, il risque d’être tard à ce moment-là. Autant se dépêcher de rentrer pour avoir plus de temps ensemble

Elle commença à marcher vers les dortoirs, les joues de nouveau rouges, mais un petit sourire aux lèvres. Elle lui lança un :

- Allez, ne lambine pas !
avatar
Invité
Invité
Revenir en haut Aller en bas
Vent VS carottes et laitue ?
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Double nationalité: Une promesse dans le vent ?
» Petit Faucon [ Vent ] [PRIORITAIRE]
» Port-Salut, un vent d’espoir souffle
» Allez viens j't'emmène au vent || Brooke ♣
» vent malin

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Le Cœur des Bermudes  :: 
HORS RP
 :: Poubelle :: Rps terminés
-
Sauter vers: