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Nous avons tous déjà entendu parler de la légende du Triangle des Bermudes, mais que savons-nous sur ces mystérieuses disparitions ? Les Humains ne peuvent pas y répondre, nous habitants de l'Île du Cœur des Bermudes, nous le pouvons. Les pauvres voyageurs n'ont jamais pu franchir la barrière qui les séparent de notre monde. Comble de leur malheur, seuls les navires et autres objets matériels atteignent l'Île. Les voyageurs sombrant alors dans les profondes abysses de l'Océan. A l'heure d'aujourd'hui nous trouvons encore des manuscrits Humains que nous conservons soigneusement. Beaucoup de nos scientifiques se posent une même question : Avons-nous un lien de parenté avec cette espèce ? Les avis sont mitigés, certains prennent l'exemple des Mentalistes, ressemblant traits pour traits aux Humains et d'autres prennent pour exemple les Hybrides et les Nymphes ne pouvant pas descendre de la race Humaine.Lire la suite ?


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Anniversaire, salamandre et confusion. [ft. Caelan]

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MessageSujet: Anniversaire, salamandre et confusion. [ft. Caelan] Sam 12 Aoû - 20:44

Gêne: (n. f.) 5. Impression désagréable, embarras, trouble, malaise moral, confusion de quelqu'un dans la situation où il est placé : Il y eut un moment de gêne après cette interruption.



Ce sentiment, le jeune noiraud de Processus ne le connaît que trop bien. Il fait partie intégrante de son vocabulaire de tous les jours. Avec un personnalité solitaire comme la sienne, il n'est pas étonnant de le voir lutter contre cet état désagréable relativement régulièrement. Notamment lorsqu'il sort de son nid douillet : sa chambre. Son malaise se multiplie facilement par le nombre de personnes présentes autour de lui. Rares sont les lieux publiques qu'il accepte de fréquenter. En fait, il n'y en a que trois :

- Les cyber-cafés
- Les bibliothèques
- Le lycée

Il tolère le dernier seulement parce qu'il n'a pas le choix. Heureusement que son établissement actuel confère des cours de qualité aux élèves, parce qu'il n'aurait jamais mis les pieds dans cet « asile » -comme il aime tant l'appeler- de son plein gré. A en croire ses dires, la moitié des élèves peuvent être rangés dans la catégorie des boulets sans cervelle. Sur les deux quarts restants, il reste une majorités de fous avec une pincé de gens normaux. A part, Sander à créé une catégorie « inclassables » pour les pires cas qu'il a pu croiser au court de sa scolarisation. C'est à ce point qu'il porte le genre humain dans son cœur. Dans son petit monde idéal, la planète serait probablement peuplée principalement de serpents et de scientifiques.

En ce 17 juillet 2017, la gêne est lisible sur le visage du jeune homme comme dans un livre ouvert. Il marche vite dans le quartier le plus peuplé de la capitale. Comme toujours il essaie de se fondre dans la masse avec ses vêtements sobres et classiques. Sa forme courbée au dessus d'un étrange objet se faufilant dans la foule est distinguable un bref instant dans la vitrine d'une laverie. L'image d'un short en jean, un t-shirt blanc, une chemise à carreaux noirs et verts, des converses et une tignasse noire disparaît aussi vite qu'elle est apparue alors que le jeune homme prend un virage à 90° sur la droite. Dans cette rue un peu moins dense de foule, le lycéen nerveux observe encore une fois le GPS de son téléphone. Il ne s'est jamais aventuré dans la ville. En particulier dans la partie animée de la ville, précisément où il se trouve. Il a rendez-vous avec quelqu'un. Une fille très importante à ses yeux. Et… Non ce n'est pas un rendez-vous galant. Il se trouve que cette date précise se trouve être l'anniversaire d'Eanna. La Eanna. Sa meilleure amie.
Celle avec qui il parle depuis 6 ans sans jamais l'avoir vue. Celle qui a deux ans de plus que lui.

Beaucoup de facteurs rendent cette situation extrêmement stressante pour Alexander. Principalement ceux-ci :

-Il n'est pas à l'aise lorsqu'il parle aux personnes plus âgées que lui.
-La rencontre va se dérouler dans un bar très fréquenté.
-Il est très « spécial » socialement parlant.
-Eanna est une fille.

Et tout cela c'est sans compter le cadeau d'anniversaire si singulier, soigneusement recouvert par une de ses écharpes favorites dépliée. Cette boite recouverte lui vaut des regards perplexes malgré tous ses efforts pour ne pas se faire remarquer.
Il les ignore, ou en tout cas il fait mine de les ignorer, alors qu'il rentre dans un bâtisse à la devanture fleurie. « Le Phoenix », un bar n'ayant plus à faire ses preuves s'il l'on en croit sa fréquentation quotidienne. Il appartient à la famille d'Eanna. Enfin… Caelan de son vrai prénom. L'habitude est bien trop forte, il n'est pas naturel pour Sander de l'appeler comme cela. De toute manière, elle préfère être appelée Eanna. Donc il ne se fait pas de soucis à ce sujet-là. Il lance un regard les sourcils froncés autour de lui. Il finit par soupirer en voyant les tables tout autour de lui prises. Son expression s'éclaircit alors qu'un employé à la longue chevelure rose lui montre une table pour deux libre au fond de la salle, un sourire faible mais semblant sincère aux lèvres. Alexander le remercie rapidement avant de disparaître de l'entrée pour se rendre à la table. Il se demande sur le chemin pourquoi quelqu'un travaillerait en ayant l'air aussi malade mais ne s'attarda pas plus que cela sur l'état d'un inconnu.

Un fois assis, il pose sa mystérieuse boîte à côté de lui sur la banquette. Il retire aussi ses écouteurs de ses oreilles. Le bruit de fond des diverses discussions contrent le manque de contrôle du pouvoir du jeune homme. Il ne peut pas discerner les pensées des réelles paroles, lui donnant au moins l'impression d'être vaguement tranquille.
Sander attend dans son coin, téléphone en main. Il prévient entre autre son amie de son arrivée. Le temps semble s'écouler bien trop lentement à ses yeux, alors qu'il est là tout seul dans une salle remplie de gens. Un serveur vient lui demander ce qu'il compte boire, lui rappelant inutilement un fait qu'il a pu lire récemment, un étude expliquant que statistiquement, 16 % des personnes en bar s'abstiennent de consommer. Il n'en fait pas partie puisqu'il se prend une limonade.

Voyant l'apparence singulière du jeune adulte le servant, il décide de tuer le temps en analysant les gens autour de lui et leur comportement. Certains diront qu'il regarde trop de séries, ou le prendront pour quelqu'un de dérangé mais malgré tout, il reste plutôt perspicace et donc relativement bon à ce jeu. Il observe la gestuelle, fait attention paroles et s'amuse à interpréter ces données. De toute manière, cette pratique sera considérée « normale » quand il travaillera en tant que profiler dans le futur (il compte bien réaliser se rêve). Alexander n'est pas omniscient, il le sait bien. Cela ne l'empêche pas pour autant de s'imaginer des scénario derrière les personnes qu'il peut voir dans cette pièce.

Tiens, par exemple, le serveur. C'est un type fin, extrêmement tatoué et semble très calme. La théorie (pourtant plausible) du gars au passé tumultueux dans le quartier nord est annulée d'emblée de par son physique peu imposant (bien que musclé) et le manque de cicatrice visibles. C'est trop facile d'affilier tatouages et gangs. Pourtant, ceux-ci ne ressemblent pas aux typiques tatouages de malfrats. Ils sont plus stylisés et le choix de se  noircir la pupille est bien trop extrême pour seulement symboliser l'appartenance à un groupe.Sander le voit plus comme un genre de paria, quelqu'un qui ne se soucie pas de l'image qu'il renvoie à la société sans pour autant avoir de problème avec celle-ci. La preuve étant bien qu'il travaille dans un milieu d'échange et de sociabilisation. Le lycéen le soupçonne d'un naturel maladroit. C'est simple à voir : il semble bien plus concentré lorsqu'il transporte des verres ou bouteilles. Comme s'il craignait les briser. Dans les caractéristiques décrivant le jeune homme, il voit une certaine forme d'introversion. Il semble aller à l'essentiel, sans s'attarder dans des discussion inutiles contrairement à d'autres. Ce milieu dans lequel il travaille est propice à la conversation, et pourtant cela l'indiffère. Il s'adresse à tout le monde du même ton neutre. D'ailleurs, Sander peut même se faire un idée d'un trait de personnalité du patron de l'établissement de par la présence d'un individu si singulier parmi les employés : il est probablement une personne très ouverte d'esprit. Et cela correspond avec ce qu'Eanna a pu dire sur son grand frère, l'homme à la tête du Phoenix. Tout s'emboîte parfaitement, ce qui ne manque pas de rendre l'apprenti profiler fier de ses constatations.

Arrivant à la moitié de sa boisson, le Processus décide de vérifier ses SMS. Il est 20h passée depuis quelques minutes. Caelan devrait bientôt arriver. La pression remonte. Il est partagé entre l'envie de rencontrer son amie d'enfance et la peur de la décevoir pour l'Unique seul sait quelle raison. Les images de leurs incroyables conversations en ligne passées mélangée à des souvenirs d'échecs de sociabilisation le laissent perplexe quant à ce qu'il va bien pouvoir se passer. Il a peur de sa propre réaction plus que celle de son amie tellement il se sait sans filtre dans tout ce qu'il peut dire ou faire. Il n'aura pas d'écran pour au moins cacher la tête qu'il va faire, son faciès pourrait facilement vexer quelqu'un tellement il peut être expressif. Et dire que cette rencontre tant attendue allait avoir lieu dans quelques instants.

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MessageSujet: Re: Anniversaire, salamandre et confusion. [ft. Caelan] Dim 27 Aoû - 17:40


Bon d'accord, je l'avoue.
Je n'ai strictement aucune idée du temps que j'ai passé sur le trottoir à simplement regarder l'endroit où la voiture de Zeru a disparu, à l'angle de la rue.

Arrêtez de me juger, je vous l'ai dit : cet homme me transforme en véritable pantoufle.
Je suis bêtement incapable de me comporter dignement quand je passe un peu de temps avec lui, je finis toujours par me transformer en espèce de petite boule d'amour et de bizarreries quand il s'en va. Et après les gens me regardent plantée comme un piquet dans la rue, à regarder dans le vide comme une folle à lier qui observerait des esprits inexistants.

Mais heureusement pour moi, cet état ne dure pas trop longtemps. Ou du moins je ne crois pas. Parce que je sens bientôt mon portable vibrer dans mon sac, me ramenant à la réalité : c'est vrai, ma soirée est loin d'être finie ! Et pour être parfaitement honnête, je crois bien que cette deuxième partie de soirée pourrait même encore surpasser la première.
Enfin ça... c'est si je ne fais pas n'importe quoi.
Quelque chose qui est loin d'être gagné, si on se base sur mes interactions sociales en général dans la vie réelle.

Allez Caelan, tu peux le faire.

J'inspire un grand coup et sors le petit téléphone de mon sac pour regarder le message que je viens de recevoir. Si j'en crois ce qui y est écrit, Sander est déjà à l'intérieur du bar. Une nouvelle que je ne suis pas certaine de devoir considérer comme excellente ou catastrophique.
Une sorte de mouvement de panique me prend tout à coup : et s'il y attendait depuis longtemps ?

Il va tellement m'en vouloir, déjà que c'est moi qui ai imposé notre lieu de rendez-vous dans un endroit où je sais qu'il sera certainement mal à l'aise !
Mais je ne savais pas où faire ça autrement : je ne me voyais absolument pas aller dans un endroit que je ne connaissais pas déjà, et l'inviter chez moi alors qu'on ne s'est encore jamais rencontrés à proprement parlé m'aurait fait passer pour une sorte de violeuse en série.
Par l'Unique, ne me dites pas que j'ai déjà tout ruiné avant même qu'on ne se soit vus.

Rangeant précipitamment mon portable dans mon sac, je tourne les talons pour commencer à me diriger vers l'enseigne de mon frère. Zeru ne m'a pas déposé très loin du Phoenix, alors j'y arrive en seulement quelques foulées mais lorsque mon regard croise celui de mon reflet, je suis obligée de m'arrêter à nouveau.
Oh non.
Maintenant que je me vois comme ça, toute habillée pour mon rendez-vous avec mon petit ami, je me rends compte que je ne suis absolument pas vêtue de manière acceptable pour un tête-à-tête dans un bar avec mon meilleur ami. Avec ce chignon, cette robe et ces talons hauts, je vais passer pour une cagole en besoin d'attention, non ?

Raaaah...

Je vous jure, j'ai envie de me terrer dans un trou maintenant.
Il est bien trop tard pour pouvoir repasser chez moi et me changer, je suis obligée de rester comme ça et assumer ma tenue. Alors qu'en plus, je sais qu'il y aura un monde fou au bar. Quelle horreur. J'ai vraiment pas assez pensé à l'avance sur ce coup.

Je trépigne un peu sur place, avant de me planter devant l'une des vitres de la façade. Rapidement, je défais grossièrement le chignon sur ma tête, relâchant mes cheveux sur mes épaules et dans mon dos. Après ça, je retire vite le trench qui reposait sur mes épaules et le plie pour essayer de le garder tant bien que mal en équilibre sur mon sac à main.
Quand je me regarde ensuite comme ça, je me dis que ça pourrait être pire... même si j'avoue hésiter à entrer carrément dans le bar pieds nus. Mais en pesant le pour et le contre, je me dis que j'ai plus de chances de passer pour une véritable allumée aux yeux de Sander si je me pointe vers lui pieds nus qu'en talons hauts.

Une fois devant la porte du bar, j'inspire encore un grand coup avant de faire apparaître mon sourire le plus confiant possible sur mes lèvres, abaissant la poignée tout en pénétrant à l'intérieur.
En réalité, à peine entrée et je ressens déjà une vague de stress s'écraser dans ma poitrine comme le moins subtile des tsunamis. La seule raison pour laquelle je ne ressemble pas à un petit animal perdu et effrayé là tout de suite, c'est uniquement parce que le mannequinat m'a appris à garder la tête haute. Parce qu'à l'intérieur, croyez-moi, je meurs à petit feu.

À chaque visage souriant qui se retourne pour me saluer ou simplement me regarder, j'ai l'impression de me liquéfier sur place. Et encore, ce bar est rempli pratiquement uniquement de gens que j'ai déjà vu auparavant, alors imaginez si on était quelque part que je ne connaissais pas ? Ça m'aide un peu à garder mon calme, alors que je me fraie un passage tant bien que mal entre les clients, tachant de ne rien renverser avec mes ailes un peu trop encombrantes.
Je crois que quelqu'un à la table à gauche de l'entrée a mangé quelques-unes de mes plumes quand je suis passée derrière lui, mais j'avoue ne pas avoir pris la peine de me retourner pour m'en excuser : je suis bien trop concentrée sur le bar, où j'essaye de garder mon attention sur Iezawa pour ne pas penser à la rencontre que je suis sur le point de faire.

Une fois arrivée au niveau du comptoir, je m'empresse de passer commande auprès du roc qui m'a permis de ne pas m'écrouler au milieu de la pièce et pendant qu'il s'occupe de me préparer mon cocktail sans alcool, je me retourne enfin vers le reste du bar, à la recherche de Sander.

Est-ce que je vous avais dit à quel point c'était bondé ce soir ? Non ?
Parce que sachez-le, j'ai rarement vu le Phoenix aussi rempli.

La plupart des personnes présentes sont essentiellement des étudiants ou de jeunes adultes, tous plus impliqués dans la conversation de leur table les uns que les autres. Ce qui ne rend ma recherche de Sander que plus facile puisque après seulement quelques secondes à parcourir la salle du regard, j'ai trouvé la seule table où quelqu'un semble seul.
Et vous savez ce que je fais dès que je le vois ?
Oui, vous le savez : je détourne immédiatement les yeux.

Je ne prends même pas le temps de vraiment regarder à quoi Sander ressemble, j'ai à peine le temps de croiser son regard un bref instant et tout ce que je retiens, c'est les cheveux noirs sur sa tête. C'est bien plus simple pour moi de me tourner vers Iezawa pour le moment, le temps qu'il finisse de préparer mon cocktail.
Et forcément, il a déjà fini de le préparer.
Parce que la boisson rosée devant moi m'attend déjà, agrémentée d'une feuille de menthe, de deux glaçons et d'une jolie paille argentée.

Inspirant puis expirant un grand coup, je remercie chaleureusement le barman de ce soir et me prépare enfin à aller vers mon destin, empoignant mon verre avec courage. Je ne veux pas faire attendre Sander plus longtemps, ça ne serait vraiment pas correct de ma part et je pense que vous me jetteriez des cailloux au visage si je le plantais seulement parce que je suis un peu stressée de le voir.
Je ne veux surtout pas le planter hein, mais je suis juste terrifiée à l'idée que notre premier échange puisse mal se passer !

Mais allez, ça suffit.

Je commence enfin à me diriger vers lui, fixant plus la table et les personnes derrière lui que son regard. Oui, parce que je sens que sitôt je vais croiser son regard, mes jambes vont avoir envie d'aller courir de l'autre côté de la pièce pour me terrer dans un coin.
Et s'il était déçu de voir comment je suis ? Et s'il pensait que j'étais superficielle à cause de ce que je porte ce soir ? Et s'il se rendait compte que finalement il préférait ne pas savoir comment je pouvais bien être en vrai ?
Je suis tout simplement terrifiée à l'idée que mes peurs se révèlent justifiées.

Arrivée devant sa table, je dépose doucement mon verre sur celle-ci et tourne enfin mes yeux vers les siens, tâchant de garder mon sourire aux lèvres malgré l'espèce de malaise qui monte au creux de mon estomac avant que mes lèvres ne se desserrent.

« Hey Sander. »

Et là, c'est la panique dans ma tête.

« J'espère que t'attends pas depuis trop longtemps, désolée, ça a pris plus de temps que prévu de venir ici à cause des bouchons sur la route et- »

J'ai parlé un peu trop vite, j'ai réussi à me mordre la langue et voilà que je me retrouve à ne pas finir ma phrase, comme la dernière des abruties. Et qu'est-ce que je fais pour essayer de me rattraper ? Je me mets à tripoter mes cheveux, bien entendu.
Comme si ça allait arranger le fait que je viens limite de m'étouffer toute seule simplement en adressant la parole à mon meilleur ami.

Je pointe ensuite du doigt la chaise la plus proche de moi alors que je reprends la parole, le sourire sur mon visage me donnant l'impression d'être plus crispé que jamais.

« Je peux m'asseoir ? »

Waw.
Je suis une chèvre. Pitié, achevez-moi.

Est-ce qu'une fois dans ma vie je pourrais réussir à avoir de l'assurance en discutant face à face avec quelqu'un pour la première fois ? Ça serait trop demander ? Non mais parce que là, c'est tout de même quelqu'un que je connais depuis des années avec qui je suis actuellement incapable de communiquer de manière normale, hein.
J'avale ma salive et pose mon sac sur la chaise face à Sander, avant de tirer celle-ci vers moi en reprenant rapidement.

« Enfin... je vais m'asseoir. Oui. Ça serait bizarre que je reste debout je crois. »

Je n'arrive pas à croire que je viens de dire ça à voix haute.
Caelan, tu es un échec. Un véritable échec.

Je tousse, sans trop savoir quoi faire ni où regarder et replante mon regard dans le sien tout en m'installant maladroitement sur ma chaise. Au passage, je crois que je réussis à coincer une plume sous mes fesses et dois me tortiller pour réussir à me poser confortablement malgré la personne plutôt proche dans mon dos, tandis que je dépose mon sac à mes pieds.
Une fois tout ce remue-ménage passé et un peu de la pression en moi retombée, je romps à nouveau le silence, dans une tentative de reprendre tout ça correctement.

« Je- euh... Ravie de te rencontrer. »

Non, vous ne rêvez pas : je viens vraiment de tendre la main à Sander en souriant, comme si nous étions deux businessmen sur le point de discuter d'un contrat autour d'un verre.

Quand je vous dis que je suis un échec social.

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MessageSujet: Re: Anniversaire, salamandre et confusion. [ft. Caelan] Mar 3 Oct - 17:46


Confusion : (n.f.) 1. Action de confondre, de prendre quelque chose ou quelqu'un, pour quelque chose, quelqu'un d'autre ; erreur, méprise : Ce malentendu était dû à une confusion de noms.
3. État de ce qui est confus, indistinct, désordonné ; désordre : Ce plan reste d'une grande confusion.





Notre apprenti profiler ne va pas tarder à faire l'expérience désagréable de vivre les deux sens de ce mot à la fois. En effet, ce dernier étant de plus en plus tendu, il décide de se remettre à son petit jeu de la face cachée des inconnus. Il analyse la salle à la recherche d'une nouvelle cible à étudier.

C'est à ce moment précis qu'une personne s'y prêtant parfaitement fait son entrée dans le bar. Sander ne l'aurait probablement pas remarquée si il n'y avait pas autant d'agitation liée à son arrivée. Il n'est pas du genre à observer de telles personnes, risquant ainsi de passer pour un stalkeur ou autre psychopathe et de s'attirer des ennuis. Là, il se le permet. Il sait bien que dans cette foule, on ne fait pas attention à lui.

Son sujet d'analyse est un jeune femme. Elle a tout pour plaire : longs cheveux, beaux vêtements, talons hauts, sourire chaleureux. L'agitation née de son arrivée signifie qu'elle est connue de l'endroit, certainement une habituée. Populaire qui plus est.
Elle est trop loin pour être vraiment discernable depuis le fond de la salle, mais le Processus est presque sur que les bribes de conversations qu'il entend lui sont presque toutes adressées. Pourtant quelque chose cloche. Elle semble ne pas être intéressée par ce qui l'entoure, en témoigne le coup d'aile perdu. Elle va droit vers le comptoir.

Tiens, intéressant… Il pose son menton sur sa main, elle-même accoudée sur la petite table.

Elle parle à la cible première de Sander. Il soupçonne donc une quelconque relation entre les deux. Il doute qu'elle soit amoureuse, mais est sûr qu'elle est positive. Malgré toutes les clients alignés devant lui depuis un moment, il passe celle de la jeune fille en priorité. De son côté, miss populaire semble parcourir la salle du regard. Elle doit probablement rejoindre d'autres filles semblables à elle. Puisqu'elle est en retard, elle est probablement un membre important du groupe si elle peut se le permettre. L'autre hypothèse possible, c'est qu'elle se sert de ce retard comme une manière de se faire désirer. En plus, elle a pris un grand soin dans sa mise en beauté, faisant d'elle le centre de l'attention. Dans sa recherche, elle croise brièvement le regard d'Alexander.

Elle détourne les yeux immédiatement. C'est une réaction très prévisible. Il n'a rien de spécialement attirant, et le fait qu'elle se sache regardée par lui la gêne probablement. Il n'est qu'un étrange nerd en fond de salle, pas le type de mecs qu'elle souhaite intéresser. Cette analyse n'est franchement pas intéressante. Trop banale, et très simple.

Le noiraud se désintéresse bien vite d'elle, il plonge encore une fois ses yeux dans l'écran de son téléphone. Aucun signe de son amie. Il soupire silencieusement. Dans son malaise, il replace même l'écharpe pour être sûr de couvrir la totalité de sa boîte. Il préférerait ne pas attirer trop l'attention ou s'attirer des ennuis. Il se met à regarder encore une fois par la fenêtre, sirotant son verre. Il a un peu l'espoir de voir Eanna arriver, mais en même temps cet espoir disparaît aussi vite qu'il est arrivé. Sander n'a aucune idée d'à quoi ressemble cette-dernière.

Le bruit d'un verre posé sur la surface en bois à laquelle le jeune garçon est accoudée le sort de son moment d'absence à fixer aucun point en particulier.

« Hey Sander. »

Uh ? - Il tourne la tête lentement. Il se retrouve face à face avec miss populaire. Mais… D'où connaissait-elle son prénom ? Cela ne fait pas du tout sens à son esprit.

« J'espère que t'attends pas depuis trop longtemps, désolée, ça a pris plus de temps que prévu de venir ici à cause des bouchons sur la route et- »

C'est sans grande subtilité que la mâchoire d'Alexander s'entrouvre lentement. Il est complètement subjugué par l'image illogique qui se présente à lui. Les points se relient entre eux à une vitesse folle dans le cerveau du lycéen et pourtant il n'arrive pas à y croire.

« Je peux m'asseoir ? »

Trop occupé à mettre de l'ordre dans sa tête, Sander ne répond pas. Il fixe tout simplement Eanna. N'aidant probablement pas cette dernière à se calmer. Elle semble agitée mais il est juste absent. Il se remémore tout ce qu'il a pensé précédemment et à juste envie de disparaître. Heureusement qu'il est celui des deux à entendre les pensées et pas le contraire.

« Enfin... je vais m'asseoir. Oui. Ça serait bizarre que je reste debout je crois. »

Il la regarde s'installer avec grande peine, constatant le volume de ses aile immaculée. Il réalise par la même occasion qu'il connaît déjà ce visage. Enfin, pas personnellement. Il a un flashback datant de quelques mois. Sa jumelle, envahissante comme elle sait si bien l'être, était dans sa chambre alors qu'il jouait. Il était en appel avec Eanna d'ailleurs. Sa sœur n'arrêtait pas de l'enquiquiner avec des questions futiles. Elle lui avait collé sous le nez (littéralement) un magazine, lui demandant son avis « masculin » sur la mannequin en couverture, étoile montante du moment selon ses dires.
Or… Cette même mannequin se trouve face à lui aujourd'hui.

Cela n'a aucun sens. Cela ne peut pas être vrai. Et pourtant, la voix est la même, la maladresse est la même. Il n'arrive pas à se rendre compte de ce qu'il se passe. Ses craintes se réalisent : il ne voit pas sa propre tête, mais il est à peu prêt sûr que c'est vexant pour sa meilleure amie. Il doit se reprendre.

« Je- euh... Ravie de te rencontrer. »

Elle lui tend la main, stressée. Elle ne parvient pas à tromper Alexander avec son sourire. Elle est clairement mal à l'aise. Quelque part, elle vient de rassurer grandement le plus jeune. Son comportement est conforme à la Eanna qu'il connaît. Il connaît sa peine à sociabiliser depuis le temps, et il la partage. Il soupire silencieusement de soulagement avant de serrer la main qui lui est tendue. Bien que d'un naturel pas vraiment souriant, il fait l'effort de lui rendre son sourire en lui répondant :

« Et moi de même. »

Il y a un léger silence entre les deux amis. Il n'est pas pour autant complètement désagréable. C'est plus un choc mutuel de découvrir l'autre en chair et en os qu'un désagrément.

Sander n'est pas vraiment sûr de quoi dire en premier. Il attend pourtant ce moment depuis des lustres. Passant une main maladroite dans ses cheveux, il décide de dire la première chose qui lui vient à l'esprit, sa sincérité naturelle lui imposant presque de le faire :

« Tu es magnifique. Vraiment. »

C'est peut-être brut comme amorce, mais il est dans sa nature de dire ce qu'il pense.
Il l'aurait dit quelque soit la personne face à lui. Elle est jolie, c'est un fait.
Suite à cela il prend la boîte restée couverte à ses côtés tout ce temps et la pose sur la petite table, face à Eanna. Enfin, Caelan de son vrai nom, même s'il est bien trop habitué à son pseudo pour employer autre chose.

« Joyeux anniversaire ! J'espère que mon cadeau te plaira. »

Le fan de reptiles espère avoir visé juste, bien qu'il n'en doute que très peu. Il reste une possibilité qu'il se soit trompé, bien qu'infime. Doucement, il retire l'écharpe enveloppant le mystérieuse boîte, révélant ainsi un petit vivarium simple. Dans un coin une tache jaune détone sur une forme sombre. C'est une jeune salamandre.

Sander sait à quel point son amie apprécie les reptiles. Il lui parle souvent de Sak, et cela ne la dérange jamais. Au contraire. Il a choisi de l'initier aux amphibiens afin qu'elle découvre la joie des compagnons compagnons insolites. Il n'est pas facile de commencer avec un serpent. Et l'avantage de cette petite chose est bien le fait qu'elle est complètement inoffensive en plus d'être insolite et jolie.

« C'est à toi que revient le droit de la nommer. »

Sander se sent un peu comme un père de famille en disant ça. Comme s'il avait offert un chiot à sa fille pour Noël. Il a hâte de voir la réaction de son amie, et est bien curieux de savoir quel nom elle lui trouvera.

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MessageSujet: Re: Anniversaire, salamandre et confusion. [ft. Caelan] Mer 6 Déc - 15:03


« Et moi de même. »

Le point positif, c'est qu'il ait répondu à ma poignée de main. Et que mon meilleur ne semble pas juger mon échec total de démarrer notre conversation de manière normale.

En fait, je crois même que ça m'a rassuré de voir que pendant tout le moment où j'ai lamentablement essayé de me présenter à lui, Sander a paru à peu près aussi stressé que moi. Ou du moins c'est comme ça que j'ai interprété son silence, plutôt que de l'interpréter comme une potentiellement déception de sa part en me voyant.
Mais non. S'il m'a souri - même s'il a un peu soupiré avant - c'est qu'il n'est pas déçu, si ?

Je préfère ne pas trop me poser de questions et plutôt relâcher sa main, laissant un moment de silence s'installer entre nous deux. En temps normal, ce silence m'aurait probablement stressé et j'aurais commencé à me poser des questions sur le sens de la vie mais bizarrement, avec mon meilleur ami ça passe bien. Je crois que ça me permet de faire redescendre la pression que j'ai laissé m'envahir jusqu'à maintenant.
Et puis Sander brise ce silence, remuant légèrement devant moi.

« Tu es magnifique. Vraiment. »

Sans même me voir, je sens mes joues s'empourprer légèrement à ces mots.

C'est si gentil de sa part de me dire ça ! Pas parce que je suis du genre à faire la pêche aux compliments mais juste parce qu'il a l'air de dire ça le plus sincèrement du monde - et si je connais bien mon meilleur ami, il dit toujours ce qu'il pense et pense toujours ce qu'il dit. Ça me met un peu mal à l'aise forcément, parce que je suis relativement incapable de prendre un compliment au point où c'en est presque navrant, mais ça me fait quand même vraiment plaisir.
Au point même où je me sens d'ailleurs obligée de répondre à son compliment, même si je le fais peut-être un peu maladroitement.

« Merci, toi aussi. »

Dire de lui qu'il est magnifique serait probablement une exagération du point de vue d'un membre de la société ne connaissant pas mon meilleur ami, mais pas du mien. D'abord, parce qu'il pourrait ressembler à un hybride limace que je verrais toujours sa beauté intérieure et ensuite, parce qu'il n'est réellement pas désagréable à regarder. Sa coupe de cheveux lui va honnêtement très bien, ses yeux verts ressortent joliment sur son teint pâle et ses traits fins ne sont finalement pas si éloignés que ça de l'idée que je me faisais de lui avant qu'on ne se voit.
Bon. Après, c'est sûr, il y a un monde entre - disons Zeru et lui. Mais en même temps, je crois que même si j'essayais, je n'arriverais pas à trouver qui que ce soit d'aussi beau que mon petit ami.
M'enfin, je m'égare totalement.

Reprends-toi Caelan, ton meilleur ami vient de disparaître sous la table et d'y déposer une grosse boîte couverte d'un drap sans même que tu n'y fasses attention.

Mais attendez.
Ne me dites pas que cette boîte c'est pour...

« Joyeux anniversaire ! J'espère que mon cadeau te plaira. »

Je n'arrive tellement pas à croire qu'il m'offre un cadeau d'anniversaire que je reste silencieuse un petit moment à le regarder, sans savoir quoi faire. C'est que je croyais que mon cadeau d'anniversaire c'était qu'on se rencontre ce soir, je n'avais besoin de rien de plus moi ! À croire que les deux hommes les plus importants dans ma vie - après mon père et mon frère bien sûr, n'abusons pas - se sont passés le mot pour me surprendre et jouer avec mon pauvre petit cœur tout mou aujourd'hui.
Est-ce que c'est autorisé d'être entourée de personnes aussi formidables ?

En tout cas, devant moi, mon meilleur ami s'applique apparemment à enlever doucement l'écharpe qui cache pour le moment le contenu de la mystérieuse boîte à mes yeux. Je suis tellement concentrée à fixer ses gestes que je ne me rends même pas compte que je me suis légèrement penchée en avant et que je devrais certainement lui parler, faire un truc ou...

Oh, par l'Unique.

Actuellement, je ne sais pas si j'ai plus envie de rire, de pleurer ou de hurler de joie. C'est possible de faire tout ça à la fois ? Je veux dire, est-ce que c'est socialement acceptable ? Parce que je ne doute pas être capable d'émettre des sons traduisant tous ces sentiments à la fois, mais je ne sais pas convaincue que le reste du bar ne me prenne pas pour une folle à lier. Sander inclus.
Parce que sous mes yeux, c'est un véritable petit vivarium qui vient de se découvrir après que mon meilleur ami ait totalement retiré l'écharpe de mon champ de vision.
Et ce vivarium n'est pas vide.

Je reste simplement bouche bée pour le moment, les yeux fixée sur l'adorable petite salamandre qui dort dans le joli vivarium sous mes yeux.
Je l'adore déjà. Cette petite bête est déjà mon bébé dans mon cœur.

« C'est à toi que revient le droit de la nommer. »

J'ai l'impression que mon cœur va exploser.
Littéralement.

Il me faut quelques secondes avant que je ne réussisse un peu à calmer la tempête qui se déroule dans ma tête après tout ça mais j'arrive finalement à me reprendre. Un peu.
Assez pour que lorsque je m'adresse enfin à Sander, ma voix ne soit pas totalement secouée de tremblements, disons.

« Je- waow. Il est vraiment parfait, merci, je n'en demandais pas tant tu sais ! Tu aurais pu m'offrir un lacet que j'aurais été heureuse mais alors une salamandre... »

Traitez-moi de fragile et voyez-moi comme la folle du village qui ne sait pas gérer ses émotions, parce que j'ai actuellement les larmes aux yeux tant je suis heureuse devant cette petite chose vivante. Cette simple petite chose rayée, qui est certainement la créature la plus mignonne que j'ai jamais pu voir de ma vie.
Je vous l'ai déjà dit plus tôt mais je crois que le moment présent est plus adéquat encore pour vous exposer à nouveau cette vérité : actuellement, je suis une pantoufle.

Face à Sander, je secoue la tête, sentant le sourire sur mes lèvres s'élargir de plus en plus alors que je plonge mon regard dans le sien. N'a-t-on jamais rêvé avoir aussi bon ami que lui ?
Non, vraiment, parce qu'il est tout simplement le meilleur et personne ne peut le détrôner à cette place, c'est moi qui vous le dis.

C'est pourquoi je ne tarde pas à me pencher davantage au-dessus de la table - un peu maladroitement, je vous l'accorde - et tâche de mon mieux de lui faire un câlin au-dessus de la table. Une tâche ardue et qui ne ressemble probablement à rien d'un point de vue extérieur d'ailleurs, mais étant actuellement avec Sander, je ne fais clairement pas attention à ce que qui que ce soit autour de nous pourrait en penser.
Il faut bien que je lui partage un peu de ma gratitude, même si je crois qu'aucun mot ne pourrait réellement traduire à quel point son cadeau me fait plaisir.

« Merci. Merci, merci, merci ! »

Alors je me contente d'un seul mot.
Répété plusieurs fois.
Dans son oreille.

Je relâche ensuite mon étreinte pour me replacer au fond de ma chaise, le regard brillant alors que j'observe la - ou plutôt oserais-je dire ma - petite salamandre dormant actuellement dans le vivarium sur notre table. Tant de mots se bousculent dans ma tête alors que j'essaye à la fois d'intérioriser mon bonheur et de réfléchir au meilleur nom que je pourrais donner à ce petit animal.
Et puis l'évidence me frappe d'un coup, en plein visage.

« Sok. Ce petit gars, je vais l'appeler Sok. »

Je marque une petite pause et laisse échapper un petit rire avant de continuer, comme si je me sentais obligée d'expliquer mon choix à Sander. Et cela même si je suis tout de même assez certaine qu'il ait immédiatement relié les points entre les i expliquant le pourquoi du comment de ce choix.

« Ça nous fera Sak et Sok ! »

Sak le serpent et Sok la salamandre.

Et oui, je trouve ça rigolo.
Et mignon.

Ne me jugez pas.

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Anniversaire, salamandre et confusion. [ft. Caelan]
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