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Bienvenue !

Nous avons tous déjà entendu parler de la légende du Triangle des Bermudes, mais que savons-nous sur ces mystérieuses disparitions ? Les Humains ne peuvent pas y répondre, nous habitants de l'Île du Cœur des Bermudes, nous le pouvons. Les pauvres voyageurs n'ont jamais pu franchir la barrière qui les séparent de notre monde. Comble de leur malheur, seuls les navires et autres objets matériels atteignent l'Île. Les voyageurs sombrant alors dans les profondes abysses de l'Océan. A l'heure d'aujourd'hui nous trouvons encore des manuscrits Humains que nous conservons soigneusement. Beaucoup de nos scientifiques se posent une même question : Avons-nous un lien de parenté avec cette espèce ? Les avis sont mitigés, certains prennent l'exemple des Mentalistes, ressemblant traits pour traits aux Humains et d'autres prennent pour exemple les Hybrides et les Nymphes ne pouvant pas descendre de la race Humaine.Lire la suite ?


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A+ dans l'bus mon vieux ! C'était cool, reviens quand tu veux !

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MessageSujet: A+ dans l'bus mon vieux ! C'était cool, reviens quand tu veux ! Ven 30 Juin - 13:09

Une pièce sombre au papier peint ancien, à fleurs, jaunis par le temps. Tacheté de zones d'humidité brunâtres. Des voiles et rideaux parsèment le lieu de part et d'autre, chargeant l'atmosphère de mystère.
Ici, derrière son guéridon, une ridée, vieille et grosse dame est assise. Basculant sur sa rocking-chair en bois de sapin, elle contemple l'unique bougie blanche de la pièce se consumer lentement en fredonnant doucement des aires venus d'une autre époque. Un épais brouillard jaune remplit maintenant la pièce. Encerclant la vieille. Elle hume ces spores étranges, respirant paisiblement.
Tout à coup, la bougie s'éteint. Tout s'accélère. La respiration de la mamie devient saccadée et rapide, elle se cabre et soubre-saute, ses ongles s'enfoncent dans le petit guéridon en bois, comme poussée par une pulsion bestiale. Elle bascule sur sa chaise, les grincements du parquets deviennent oppressant. Son cœur tambourine dans sa tête comme un marteau sur une enclume. Puis elle ouvre les yeux, effarés. Elle a vue. La bougie se rallume faiblement, éclairant sa face hideuse. Ses lèvres flétries articulent :
"WINGAPOW ! TADI WAPI WINGAPOW !"





Mais où est Tadi ? Cela fait quelques mois que tout le monde se pose cette question. On le cherche ardemment. Fouillant chaque parcelle de chaque recoin de chaque ruelle de chaque quartier de chaque zone de la ville -non nous n'aimons pas l'abus-.
Ratissant en profondeur, en passant du centre aux zones périurbaines en vérifiant, bien sûr, les parcs, et surtout les bars, de type "le phœnix" par exemple, et les boîtes de nuit, son domaine de prédilection.

Haha non. "Mensonge, mensonge, ta truffe s'allonge!" comme dirait l'autre. Personne ne cherche ce putain de Wingapow. Niemand. La seule qui l'aurait cherché, la seule qui s'intéresse - s'intéressait, pardon - à sa vie pitoyable de camé qui se prend pour un mystique, à ce branleur de prunelles, à cette grande asperge chevelue, est morte. Suicidée. Une balle en pleine tête. Mince.
Enfin c'est ce qu'il croit. Bien sûr si les esprits lui avaient dit que personne n'a trouvé une arme à feu sur la scène du crime, qu'elle s'était faite assassinée, peut-être n'aurait-il pas été si passif face à la vie. Peut-être aurait-il tenter quelque chose. Chercher une quelconque vérité, satisfaisante, qu'il ne prendrait pas le risque de remettre en question. Agir un peu plus pour sa propre vie, et pour entretenir le souvenir de cette femme. De cette prof d'Histoire rayonnante. De cette milf qui, au pieu, enchaînait round sur round, endurante. Elle en redemandais toujours. Celle qui l'accompagnait, alors qu'il était tout novice, sur le marché du travail. Le souvenir de sa peau, brillante, élastique comme celle d'un bébé. Le souvenir de son sourire. De ses lèvres épaisses qu'il aimait mordre quand il l'embrassait. Le souvenir de ses yeux. Ses yeux remplis de flammes, qui s'agitaient sans arrêt, tant son envie de vivre était grande.
Et c'est cela qu'il n'a pas saisit. À quel moment Abigail O'Neill, qui avait tout pour être heureuse, avait décidée d'en finir. D'où ?
Mais il ne voulait rien savoir. Pour lui cette chienne l'avait abandonné alors qu'il n'avait qu'elle dans sa vie. Alors qu'elle était la seule chose qui comptait. Qu'il avait besoin d'elle. Qu'il vivait dans son appartement et qu'il s'est retrouvé mis à la porte aussi. C'était une sale égoïste et au final c'est peut-être mieux qu'elle soit morte. Parce qu'elle lui aurait fait plus de mal si elle s'était tuée plus tard. Quand il se serait encore plus attaché.
Enfin...

Une cavité de la ville, ruelle humide, ridiculement petite, étroite et curieusement sinueuse. Très peu de gens l'arpente. Et l'odeur dois y jouer un grand rôle. Ça pu la pisse ici. Ça pu le vomi. Ça pu bien sûr la merde. Et pas que celle de rat. Héhé.
Des déchets jonchent le sol, journaux humides, chewing-gum, tessons de bouteilles en verres, débris en tout genres, canettes rouillées, balles de pistolet, cartons et cheveux.
Cheveux ? ... d'un petit carton brun, entouré d'une muraille sale de détritus, dépasse une touffe de cheveux mal entretenus. Sans doute un cadavre.
Soudain, le tas se met en mouvement. "Qu'est-ce ? Que ce passe t'il ?" me demanderiez-vous. "J'en sais rien les gars" vous répondrais-je.

Il en sort quelque chose. D'un carton de livraison de machine à laver jailli lentement, comme une tortue de sa carapace, un être. Un citoyen bermudien, enfin, il l'a été. Un jour.
C'est Tadi. Ce qu'il en reste. C'est déjà ça.

Ces derniers mois semblent avoir été quelque peu éprouvants pour le jeune homme. On constate d'entrée de jeu qu'il est totalement sale. Il pu aussi. Beaucoup. Il ne porte plus qu'une seule tong. L'autre, arrachée par un chien errant, lui laisse le pied gauche totalement nu, noir de crasse et de cendres de cigarettes. Ses jambes poilues sont couvertes de bleus, plaies bénignes et autres blessures que la rue inflige à ses occupants. Son short rouge, troué de brûlures de joints, sale à certains endroits et déchiré vers le bas, semble témoigner à lui tout seul de sa vie de folie dans les cartons du quartier nord. Son sweat à capuche, gris et taché de liquides en tout genres, est chargé lui aussi d'anecdotes sans doute passionnantes, mais que, par soucis de durée du récit, nous n'allons pas prendre la peine de vous conter. Il a, entre autre, réussi à se dégoter une paire de mitaines en laine noire dans un coin d'une ruelle. Elles ne le quittent plus depuis. Son visage, gris, boursouflé par la fatigue et traversé de cernes profondes comme des ravins, laisse entrevoir un épuisement profond de tout son corps, à se demander comment fait-il pour toujours tenir debout. Sa barbe de deux semaines, dont il a abandonné l'idée d'un possible entretient, a capturer des restes de son repas de la veille, une barquette de frites trouvée dans une poubelle avoisinante. Ses yeux, aux vaisseaux sanguins éclatés par la fumette régulière, lui donne un regard rougeâtre et soporifique. Mais c'est surtout ses cheveux qui impressionnent. Privés de douche quotidienne, la nature leur a redonné leurs droits. Une forêt sur la tête. Tadi y dissimule tout ses trésors. Boîtes de conserve pour mendier, feuilles à rouler, briquet, canard en plastoc', que sais-je ? tout y passe.

Mais il est temps pour notre SDF favoris -du moins il reste mon sans domicile fixe favoris, je ne sais pas ce que vous en pensez, je ferais un sondage sur le tumblr- d'entamer sa morning routine ! Tadi commence chaque matinée par s'étirer en baillant. Il enchaîne par un grattage de fesses, car elles sont couvertes de courbatures. Puis, il met sa main dans son short et décolle ses testicules de ses cuisses. Il transpire pendant les chaudes nuits d'été. Bien sûr il finit par se lever et range son domicile. Il secoue, pli et dissimule sous son carton, la feuille de journal avec une propagande nulle de ses ennemis d'extrême droite qui puent et qu'il déteste comme toute bonne personne sensée qui se respecte -je ne sais pas ce que vous en pensez, je ferais un sondage dans le tumblr-. Elle lui sert de couverture pour passer des nuits douillettes à l'abris du vent. Puis il s'étire encore, se gratte le postérieur une énième fois et baille un petit coup. Puis il allume une fin de cigarette qu'il a trouvé la veille, dans une flaque d'eau la plupart du temps, et savoure le tabac froid-chaud-humide qui lui saccage les poumons avec bonheur. Comme c'est chouette d'avoir le luxe de fumer une cigarette quand on a pas de maison héhé. Ensuite Tadi sort de sa ruelle et se rend direction les avenues marchandes. D'un pas lent et pesant. Aujourd'hui c'est jour de marché. Chic quelle chance ! Il trouvera bien quelqu'un pour lui offrir une pièce ou quelque chose à manger. Il s'installe dans un coin de rue, en tailleur, sort sa conserve usagée et la tends aux passants sans réellement les regarder. Il a les yeux perdus dans le vide.
Il est vide.
La seule chose qui le rendait heureux s'est donnée la mort. Je préfère vous le remémorer par soucis de cohésion pour ce récit.
On passe en lui jetant de drôles de regards. De dédain surtout. Et de pitié parfois. Si jeune et déjà sans avenir.

-OOOH maman, il est drôlement sale le monsieur !

-Oui oui, éloignes-toi de lui mon canard en sucre, cela peut-être contagieux.

-D'acco-d'acc maman !

Parfois, cerise sur le gâteau, il croise d'anciens camarades de classe. Ils s'en donnent à coeur-joie.

- Eh... Mélissa je le connais, ce serais pas un ancien gadjo du Lycée ?

- Siiiii trop ! je crois meuf ! Il était pas genre toujours stone en cours ?

- Mais ouaiii, et il se tappait la prof qui est morte ! Trop auche !

- Putain sale ! Miskine quand même...

- Bha si il avait suivit les cours en même temps... même moi je suis en Origine mais je finirais pas comme ça !

- Mais MDR ça se dit trop pas Cynthia ! WALLAH j'ai jurée va lui donner une pièce au moins !


- Ouai allez ! Tiens le sang, courage ça ira mieux tu verras !

- Bon on dois acheter des teilles pour la soirée de Sadie par contre ! Allez bouges ton boule Cycy !


D'autres bien sûr étaient plus chic avec lui. Il avait croisé Shane Danson un jour. Ou bien il pensait que c'était lui. Le petit, assez gêné de la situation, lui avait donné le sandwich qu'il venait d'acheter pour son midi. Ce genre de mecs lui redonnait foi en le genre bermudien. Pendant une minute. Après il oubliait. Et sombrait à nouveau dans son état végétatif.
Il ne savait pas quel jour on était. Il ne savait pas quelle heure il était. Il avait juste faim. Tout le temps faim. Et tellement soif. Mais comme il ne pensait plus à rien, ne croyait plus en rien, ça ne l'affectait pas plus que ça. S'il pouvait mourir de faim sur le champ, ça lui ferait des vacances.

Le temps passait, le soleil passait, les piétons passaient. Et soudain, l'un d'eux s'arrêta.

-Ta'... Tadi ?

Une voix claire et connue. Mais bien sûr notre petit habitant des rues ne bouge pas. La petite voix doit redire encore quelques fois le nom de l'intéressé avant qu'il lève la tête mornement.

Une grande femme à la peau brune, comme lui. Ses dreadlocks attachées en queue de chevale, lui donnent un air familier. Mais d'où connaîtrait-il cette demoiselle ? Ce n'est pas son genre, pas possible d'être un coup d'un soir... Sa robe d'été blanche lui va vraiment bien, mais il ne trouve pas ça réellement séduisant, même si c'est vrai que le petit Tadi a laissé sa libido de côté depuis quelques mois, et qu'elle ne marche plus trop bien du coup. Mince. Elle relève ses lunettes de soleil noires, teintées et épaisses. Sûrement pour regarder l'état piteux du mec avec un peu plus de détails. Et c'est là que ça lui fait tilte.

Ces yeux. Ses yeux...

Bleus claires, presque blanc. Il ne connaissait qu'une seule femme ayant des couleurs pareils dans les mirettes.

- K... Kaya ?!


Sa soeur lui sourit tristement.

- Oh mon dieu petit frère ! Putain mais il s'est passé quoi ?

Elle se jette sur lui et le serre dans ses bras. Tachant au passage sa jolie robe.

- Tu m'expliqueras plus tard. Tu m'as tellement, tellement manqué !!!


Elle retient ses larmes, elle a toujours été la plus expressive des trois, en matière de sentiment. Tadi, lui, était assez gêné que sa soeur le voit comme ça. Sale, puant et avec des objets dissimulés dans les cheveux. Mais il était en même temps très ému. Une personne sur toute cette planète s'inquiétait pour lui. Et les esprits l'on mise sur son chemin.

Merci les gars. Pense-t-il avec le peu de force qu'il possède encore.

Puis il se laisse aller dans l'étreinte de sa soeur, savour une marque d'affection, ce qui n'est pas arrivé depuis très très longtemps. (Je vous rappelle à tous que Abigail est morte).

- Viens Tadou, j'vais te racommoder une vie. Tu m'expliqueras tout ça sur le chemin...

Et que se passera t'il maintenant ? Vous demandez-vous. Eh bien, Kaya ramènera son frère chez elle, dans le Nord de l'île. Il dormira beaucoup, mangera beaucoup, boira beaucoup les premières semaines... et puis... aidé de sa soeur, il réussira peut-être à passer au dessus de la mort de sa gow et de son expérience tragique de la rue. Mais bon. Maintenant c'est l'heure de mon feuilleton télévisé donc bon...

La grosse dame âgée laisse apparaître un large sourir, édenté à certains endroits, sous la faible lueure de l'unique bougie de la chambre. La flamme vascille et s'eteint soudainement.
Ces quelques mots résonnent encore, dans l'obscurité totale de la vieille chambre.

-À très bientôt, hoho.



TAD WAPI WINGAPOW IS OUT
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