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Bienvenue !

Nous avons tous déjà entendu parler de la légende du Triangle des Bermudes, mais que savons-nous sur ces mystérieuses disparitions ? Les Humains ne peuvent pas y répondre, nous habitants de l'Île du Cœur des Bermudes, nous le pouvons. Les pauvres voyageurs n'ont jamais pu franchir la barrière qui les séparent de notre monde. Comble de leur malheur, seuls les navires et autres objets matériels atteignent l'Île. Les voyageurs sombrant alors dans les profondes abysses de l'Océan. A l'heure d'aujourd'hui nous trouvons encore des manuscrits Humains que nous conservons soigneusement. Beaucoup de nos scientifiques se posent une même question : Avons-nous un lien de parenté avec cette espèce ? Les avis sont mitigés, certains prennent l'exemple des Mentalistes, ressemblant traits pour traits aux Humains et d'autres prennent pour exemple les Hybrides et les Nymphes ne pouvant pas descendre de la race Humaine.Lire la suite ?


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Hot yet cold, a devil with angel eyes •• Lily.

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MessageSujet: Hot yet cold, a devil with angel eyes •• Lily. Mar 9 Mai - 9:03

AGE ▲ vingt-cinq ans, née un premier novembre
ESPECE ▲ hybride berger allemand
ORIENTATION SEXUELLE ▲ tant que c'est quelqu'un ça se saute (comprenez pansexuelle)
OCCUPATION ▲ administration, surveillante
POUVOIR ▲ ouaf

TAILLE ▲ 1'69m
POIDS ▲ 55k
COULEUR DES CHEVEUX ▲ noirs
COULEUR DES YEUX ▲ noisettes
SIGNES PARTICULIERS ▲ Entièreté du dos tatoué (comprenant partiellement les bras), résidus blancs de griffures passionnelles au niveau des hanches, oreilles humaines percées le long du cartilage, oreilles hybrides dressées sur la tête (camouflées si nécessaire à l'aide d'une capuche) dont la droite percée d'un anneau d'argent.


ft. senjougahara hitagi de monogatari
Abberline Lily Chloé
“Oh, Jean-Henri, je suis désolée ! J'en aime un autre !”

En même temps, après t'être envoyée en l'air huit fois en une saison à peine, je pense qu'on l'avait tous compris. Sauf ton crétin d'amant, si on peut vraiment l'appeler comme ça – qui bien évidemment s'est envoyé en l'air à côté et semble désormais outré comme s'il était blanc comme neige. Allez, sèche-moi ces grosses larmes de crocrodile Samantha-Kevina, il te trompe, tu le trompes, c'est presque naturel tout ça. Et puis même moi je suis pas du genre fidèle. Je veux dire, fidèle à une personne, plus exactement. Je préférerais toujours une aventure d'un soir à une relation où ça se finit toujours mal de toute façon. Je me lasse, elle se lasse, dans le fond tout le monde en a marre. C'est mieux de se câliner sous la couette, et/ou plus si affinité, mais de pas se regarder dans le blanc des yeux pendant trois heures au petit-déjeuner. Au risque de tâcher son beau haut tout neuf lorsque la tartine tombe sous le poids de la confiture dans le café et vous éclabousse. C'est désormais scientifiquement prouvé : l'amour tache autant que Lydia dans Skyrim. Ah oui, non, désolée, au temps pour moi. Lydia est une tâche, c'est pas tout-à-fait pareil.

“Mon amour... Mon unique amour... Je suis la plus heureuse du monde de quitter cette vie à tes côtés...”

Okay. Okay, d'accord, on descend les armes s'il vous plait. Si vous me prenez par les sentiments comme ça, c'est sûr que ça va pas le faire ! Je suis une nana et, malgré ma froideur, je peux moi aussi fondre devant une histoire d'amour bien ficelée, où ça ne nous montre pas les saints d'un buste tous les deux épisodes. L'amour, c'est beau – chez les autres, et parfois je m'y attache, évidemment. Deux mômes qui se tiennent la main en regardant des feux d'artifices, papy et mamie qui se regardent et se sourient entre leurs rides, c'est l'overdose de cuteness. Parce que, oui, j'aime les choses mignonnes, innocentes, fragiles et inutiles. J'aime passer sur mon pc pour "ship" deux-trois couples sur mes réseaux sociaux, pour jouer à des jeux crétins où on me demande de faire pousser des haricots en écoutant les OST d'animés qui m'ont fait faire la madeleine. Les soirées larmes, en face de morts tout bonnement atroces et qui vous laissent vide après le dernier épisode, c'est mon truc. Je crois que je suis peut-être un p'tit peu maso. Même si pas encore complètement frappée non plus. Je n'irais pas passer ma période de fan-girl sur Me!Me!Me!, plutôt sur un bon vieux Card Captor Sakura.

“J'vais te refaire le portrait tellement dur que tu te reconnaîtras même pas !”

FIGHT ! Oh gosh, fight ! Je suis du genre à foncer dans le tas, moi aussi. Et même si je suis une gonzesse, m'énerver n'est généralement pas une bonne idée. Je peux passer d'un mode très guimauve à un autre un peu plus berserk en l'espace d'un battement de cils, ça ne m'est pas difficile du tout. Et je suis très clairement capable de vous tataner la tête à coups de chaise, pas de soucis pour moi, je n'ai pas de remords une fois qu'on m'a sortie de mes gonds. Vous voyez le final boss de Dark Souls 2 ? C'était un Koopa Troopa face à moi. Je suis un peu votre nightmare mode, je gueule à pleins poumons et je sais donc très clairement me faire entendre et comprendre. Et si un bon crochet du droit ne vous suffit pas, je suis encore capable de viser très bas pour les élèves les plus coriaces. C'est-à-dire votre vie. Parce que je sais que quelque-uns d'entre vous ne sauraient pas survivre sans internet. Et pendant que vous pleurerez sur votre triste sort, je lorgnerai sur les jolies donzelles de Dead or Alive Paradise sur ma psp. Eh oui. Soyez disciplinés pour leur montrer la bonne voie, qu'ils disaient. Je vais surtout vous montrer qu'un adulte, ce n'est pas forcément vieux jeu et démodé, que certains savent se servir de leur environnement et de vos waifus.

“Le scorpion, qui fait partie de la même famille que les araignées, est capable de résister à des températures extrêmes...”

Pas de soucis. Je ne manque pas de ressources, moi non plus. Je peux sans problème te dire que les bulles dans les BD sont des phylactères, que la pire température possible est ce que l'on appelle le zéro absolu, que la fin du monde sera probablement provoquée par l'implosion du soleil dans tellement longtemps que l'humanité aura de toute façon disparue avant, que la force centrifuge a pour opposé la force centripète, et tout un tas de choses. Pas forcément dans ma jolie langue natale, d'ailleurs. Je connais tout autant de choses concernant les cultures occidentales qu'orientales. Dans le fond, je passe tellement de temps sur des sites inutiles sur mon ordi que j'ai fini par amasser une quantité astronomique d'éléments mineurs mais toujours bons à savoir. Même si on peut me penser stupide, cloîtrée chez moi sur ma console, je suis très intelligente. Et, info toujours bonne à avoir sous le coude : j'ai été diagnostiquée, pendant mon adolescence, comme étant précoce et surdouée.

“Je me souviens : En regardant le vide, j'allumais ma cigarette.”

Je ne suis pas un pompier, merci d'éviter de le penser. Mais il est vrai que je suis quelque peu dépendante de la nicotine. Dans les situations les plus problématiques, lorsque je ne comprends pas quelque chose, lorsque je me sens bloquée dans mes possibilités, la seule chose qui me vide l'esprit c'est une bonne bouffée de fumée. Et si j'ai depuis récemment jeté mon dévolu sur les Lucky Strike dont l'odeur est légère et ne gêne donc généralement pas tellement les gens autour de moi, j'avoue que je n'ai pas fumé que ça par le passé. De quoi rouler sur le sol, l'esprit dans mille couleurs, j'y suis passée comme quelques autres, mais je me suis pour ma part arrêtée avant de détruire tout mon organisme. Je n'ai pas de dépendance à l'alcool non plus, en général je ne bois qu'un monaco à la terrasse d'un café en été, je n'aime pas les alcools forts qui me détruisent la gorge et le reste. Je n'aime pas non plus le vin, que ce soit du blanc ou du rouge, les deux me donnant de forts maux de tête.

“Si on te dit que des mains froides signifient un cœur chaud, revois tes relations.”

Dans le fond, je suis froide. Dédaigneuse, hautaine, j'ai la capacité de comprendre très facilement les gens, ce qui parfois fait que je m'ennuie de mes relations, et ce quelles qu'elles soient. Mes amis sont des gens loufoques, originaux, dont je ne peux pas prédire les actions ou les réactions. Depuis l'enfance, j'ai toujours été comme ça. A l'intérieur de ma poitrine, c'est le néant. C'est mon rôle d'être rassurante, gentille, courageuse, déterminée, rigolote. Mais si ça ne tenait qu'à moi, je resterais comme je l'ai toujours été. Je resterais cette montre figée qui attend que l'heure revienne à celle à laquelle elle est coincée pour se sentir un peu plus normale. Je n'aime pas l'humanité, bien que j'aime les gens. Et ce que je déteste encore plus que ça, ce sont les cases dans lesquelles les gens se retrouvent malgré eux. Quand je vois où tout ça a mené mes parents, ainsi que mon petit-frère Léo, je me dis que les cases sont une belle connerie. Je ne supporte pas qu'on me résume à mon physique de bimbo. Mais je suppose que c'est de ma faute, puisque j'aime beaucoup me jouer sans mal des gens et me faire passer pour l'idiote de service. Disons simplement que je sais ce que je suis censée faire, et que je suis fidèle au poste.

“Mademoiselle, je tiens à féliciter vos efforts de discrétion, lesquels seront toujours les bienvenus.”

Quand on travaille au contact d'enfants, d'adolescents, on se doit de leur montrer que peu importe la façon dont ils jugeront bon d'exprimer leur personnalité, il leur faudra toujours garder une base neutre et sobre. Je suis tatouée, percée, j'ai une façon de m'exprimer très honnête, mais je sais faire la part des choses, et c'est une qualité qu'on soulève souvent chez moi. Je ne parlerai pas à mon supérieur comme à mon poto du bistro, et je ne m'habillerai bien évidemment pas non plus de la même façon devant l'un que devant l'autre. Mon apparence peut me "catégoriser" autant qu'elle le souhaite, elle ne me portera jamais préjudice dans le domaine du travail étant donné que mes tatouages sont couverts, mes piercings sont soit dissimulés soit ôtés, et que je me montre respectueuse. Dans le fond je tiens à ne choquer personne – même si j'applaudis toujours l'originalité de personnalité, alors je me tiens à carreau. Quelqu'un connait un meilleur exemple ? Bien sûr que non, puisque je suis la meilleure.
Je veux une vie calme. Une vie dont je puisse me plaindre. Je veux que la lassitude étreigne mes flancs jusqu'à faire éclater ma cage thoracique. Que la douleur, furieuse, creuse un trou béant jusqu'au fin fond de ma poitrine, et y trouve l'anomalie qu'est cette horloge sèche et désynchronisée qui me sert de moteur.

Ma famille est parfaite. Mon père est un employé modèle, le genre qui taille la bavette avec son patron sur la pause déjeuner. Ma mère est une femme au foyer talentueuse dans le maintien du logis. Lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi, dimanche. Ils sourient. Ils se fissurent. Et parfois, j'entrevois la noirceur profonde de leur intérieur décoloré, pourri par une épaisse fumée. Mon père fuit la maison. Il travaille des heures supplémentaires qui lui permettent d'oublier que son existence est creuse et sans intérêt. Il fera toujours le même travail, jour après jour, ayant certainement déjà oublié qu'enfant il rêvait à quelque chose. Il délaisse ma mère, se détourne d'elle pour d'autres distractions diverses et variées. Il y a une semaine, il faisait du tennis. Deux semaines auparavant, c'était du golf. Ma mère ignore même d'où lui vient l'argent nécessaire pour se payer de tels loisirs.

Elle regarde par la fenêtre quand nous mangeons ensemble le midi, les yeux rivés sur un point quelque part sur l'horizon, et me demande toujours de me resservir si j'ai encore faim. Je l'observe, je la décrypte. Elle attend quelque chose. Certainement que je retourne à l'école et qu'elle ait son "temps libre" comme elle le dit elle-même. Le téléphone sonne, toujours à la même heure. Elle attend qu'il ait sonné. Elle n'attend que deux fois, alors que nous attendons en général la troisième sonnerie, puis elle se lève. Et, alors qu'elle passe à côté de moi, je suis le fragment de sourire qui s'est ancré sur ses lèvres. Elles sont pales, beiges, mais je sais qu'elles seront légèrement rosées lorsque je reviendrais. Elle ne reste que quelques minutes à l'appareil, puis reviens et s'empresse de débarrasser la table, quand bien même je puisse encore parfois être en train de manger. Son cœur chante, et je l'entends. Son sifflement vrille mes tympans, et je vacille. Nous vacillons. Elle le sait. Ses yeux, fuyants, esquivent les miens, comme si elle trouvait chez sa propre fille le jugement de son bourreau.

Je me fiche de ce qu'elle fait, de ce qu'ils font. Je veux que ma vie reste avec cette même monotonie. Je sais que le jour où les choses changeront, il ne sera plus jamais possible de faire marche-arrière. Et je ne me trompe pas.

J'ai huit ans. Je me contente d'aller à l'école, de toujours revenir avec de bonnes notes, peu importe d'être seule. Mais, malgré mes semblants d'efforts, rien ne va plus. Souris, Lily. L'orage gronde, puis éclate un soir alors que mon père parle avec ma mère de l'enfant qu'elle porte. Pour diverses raisons, lesquelles m'importent peu, ils en viennent au sujet de la conception de ce petit être. La voix fragile de ma mère tremble, alors qu'elle tente de se justifier, de se protéger, de protéger leur mariage, mais le fil est déjà coupé. Leur union, comme un arbre ayant porté des fruits trop lourds, s'est fatigué. Et bientôt, leur tronc se fissure, s'étire et la moitié de l'arbre s'effondre finalement au sol. L'autre moitié reste debout, fièrement, mais les dégâts sont irréparables. Les cris montent encore en intensité. Seule la fuite me paraît être une option viable. Je rejoins donc ma chambre, attend qu'ils finissent de régler leurs comptes. Mais l'ardoise est presque entièrement blanchie par les compromis et les autres magouilles, et ce depuis longtemps. Ils n'y arrivent toujours pas, après plusieurs heures. Ils sont fatigués, mais les mots sont encore plus crus et mesquins qu'au début. Je regarde dehors par ma fenêtre, et observe les nuages qui bougent lentement sur la toile de fond du ciel. Je ne suis pas effrayée par leur dispute. Je suis effrayée parce qu'à présent, ce mensonge – notre mensonge, est mort.

L'épreuve difficile que tout le monde me décrit, me dépeint, m'oblige à rencontrer deux fois par semaine un psychologue. Il tient à ce que nous parlions de mes sentiments par rapport à ma mère, par rapport à mon père. Il me dit de ne juger personne, de ne pas jeter la pierre sans savoir. Selon lui, je me dois simplement de vivre et de profiter de ma vie de petite fille. Je souris, en sortant de son bureau médiocre. Il me parle comme il parle à tous les enfants. Il me parle comme à ces enfants qui me rejettent, qui me violentent, encouragés par les commérages de leurs parents. Il me parle comme si je ne comprenais pas, comme si je ne voyais pas, comme si je ne savais pas ce qu'il allait suivre. Je sais, je sais absolument tout, mais je me fiche bien de cette histoire, de cette pierre. Ce n'est pas à moi de me mêler de leurs problèmes davantage, n'est-ce pas ?

Le ventre de ma mère s'arrondit. Les mois s'écoulent, pourtant le temps me paraître être comme en suspension. Je fuis leur désespoir. J'esquive le tic-tac du compte-à-rebours de la faucheuse. Prétextant avoir besoin d'un environnement plus posé pour me concentrer sur l'école, je m'installe chez mes grands-parents paternels pour ne pas être à portée de la bombe. Et elle éclate. Les débris volent, les lambeaux de chair, les lambeaux d'espérances. Ce garçon ne lui ressemble même pas. Il ne ressemble pas à mon père. Les vieux en font toute une histoire, ne se privent pas de copieusement critiquer voire même insulter ma mère, même en ma présence. Je baisse la tête. Je fais comme si j'étais sourde, comme si j'étais muette. Ils rêvaient de cet arbre.

Avec les années, les fruits tombés trop tôt ne connaissent pas de maturité. Et nous pourrissons, lamentablement. Les vieux tentent de faire soigner mon caractère pour le moins particulier, ma manie à m'isoler, me couper d'eux, ou à me montrer presque dédaigneuse à leur égard, en m'envoyant régulièrement chez le psychologue. Mes chairs dégoulinent, se répandent, les insectes grouillent dans ce joyeux bain, et bientôt ce sont leurs cris qui remplacent ceux de mes parents quelques années auparavant. Mes dix-huit ans en poche, je fais percer mes oreilles, tatouer mon dos et laisse mes cheveux noués pour qu'ils souffrent de ma différence, de ma beauté propre. Si le moule est brisé, alors je suis libre. Je brise mes chaines, faisant éclater chaque maillon dans un sentiment d'infini délivrance. Je ne prierai plus à table pour un dieu qui m'a oublié, qui a oublié Léo. Je ne porterai plus cette croix, un énième mensonge pour non seulement me voiler la face mais également voiler celle des autres. Je ne serai plus cette enfant parfaite qui n'a pas d'autre choix que d'exister sur le fil conducteur d'une triste vie. Je veux un chemin tortueux, une vie calme, à l'écart de leurs maudites promesses. Je ne suis plus cette petite fille qui hoche la tête et regarde son monde se fragmenter.

Mon demi-frère, Léo, n'est pas coupable. Lorsque je vois des photos de lui, de ses yeux, j'y lis la rage, la terreur. J'y lis le regard d'un survivant, d'un enfant dans les mains duquel un adulte a mis une arme sans vraiment y prêter attention. La décadence m'emporte, mes fréquentations changent. Les amis d'enfance, ces bons samaritains se voient remplacés par les délinquants et drogués qui prétendent comprendre mon parcours. Auprès d'eux, je trouve des bribes de rêves, de ceux que je n'ai jamais eu. Ils ne me demandent pas les études que j'ai faites, quels métiers font mes parents, avec qui je me marierai.

C'est la seule façon que j'ai de le protéger, faire de l'ombre pour qu'il puisse s'y abriter, secouer leur petit monde branlant pour leur faire comprendre que c'est une illusion qu'ils s'imposent. Je tombe. Les ténèbres m'avalent, si bien que je finis par m'y complaire. Cet arbre n'a jamais été saint. Cet arbre était mangé de l'intérieur bien avant sa naissance. A distance, je le regarde grandir, faisant mine de ne pas trouver intéressant un enfant dont je ne connais que le visage et le prénom. Mais pour moi, pour moi seule, ce garçon est mon frère. Que l'on s'obstine à me préciser qu'il s'agit uniquement de mon demi-frère ne me fait pas démordre. Je repousse au loin l'autorité des grands-parents, qui en arrivent parfois à des solutions peu orthodoxes. C'est aussi de leur faute. Ils se sont repus de la sève de cet arbre au moment même où il en avait tant besoin pour guérir. Ils ont ri, paru indignés, alors qu'ils ne savaient et ne savent toujours absolument rien. Je me moque que les grands-parents s'arrachent les cheveux. Ça m'est égal que les parents se déchirent. Mais je ne laisserai personne faire de mal à ce fruit que l'on a déjà à de multiples reprises tenté d'écraser.

Je ne le comprends pas. Et s'il n'ignore pas mon existence, il ne sait malgré tout rien de plus de moi que le fait que je sois vivante quelque part. Mais malgré tout, je veux le protéger. Avant même que cela ne paraisse évident, j'avais compris que j'étais moi-même née dans une maison bâtie sur un marécage. L'équilibre branlant aurait un jour où l'autre trouvé son terme. Mais pourquoi fallait-il que ce soit sa naissance qui provoque ça ? Le père le haïssait. Il voyait certainement en lui une ordure a jeter, la preuve que sa femme n'était pas fidèle, la preuve qu'il avait échoué en tant que père et, pire, en tant qu'homme. Lorsqu'il venait rendre visite à ses parents, il tentait de me complimenter, me regardant comme si j'étais l'oeuvre de sa vie. Non, il était la seule preuve des choix qu'il avait fait. Et ce n'était ni à Léo ni à moi de porter le fardeau de ces mêmes choix, qu'il s'agisse des siens où de ceux de la mère. Mes yeux, glaciaux malgré leur couleur chaude, le méprisaient. Je n'avais plus peur que notre mensonge disparaisse. Qu'il coule, qu'il coule avec lui. La mère était importante pour Léo, mais cet homme n'avait pas de valeur. J'aurais personnellement pu attendre que sa vie trouve une fin d'une façon ou d'une autre. Mais mon petit-frère, assistant un jour à une énième scène de violence, porte lui-même le coup de grâce. Ou, plus précisément, les coups de grâce.

Il est envoyé devant le tribunal pour mineurs. De ces conversations, après la question de sa garde (je n'ai hélas pas les moyens pour le prendre avec moi), le juge l'envoie à Xényla. La mère, selon les rumeurs, est malade. Elle accepte donc cette décision sans faire appel. Elle le pose à l'ombre, au calme, là où elle aussi espère qu'il sera en sécurité et pourra grandir et se développer. Il lui rend visite dès qu'il le peut, quand il a la permission de sortir, et je reste les pieds dans la glu. Il ne me connait pas. Il ne sait pas qui je suis. Il ne doit pas se souvenir ne serait-ce que de mon visage. Malgré de rire avec mes amis, avec mes connaissances, malgré d'être finalement entièrement extirpée à ce nid de guêpes, je ressens toujours la douleur de la vérité. Je ne suis pas même ne serait-ce que digne d'être sa grande-soeur. Je l'ai abandonné. J'aurais dû être celle qui aurait pris les coups, avec la mère, pour qu'il puisse être intact, qu'il grandisse comme un enfant normal. Au bas de l'établissement, après tous les entretiens m'ayant mis la pression, je regarde le bâtiment principal avec une légère appréhension. Que je sois ou non digne d'avoir le nom de grande-soeur, il n'est en rien obligé qu'il apprenne qui je suis.

Je dois veiller sur lui. Maintenant qu'il m'est possible de le faire, je veux veiller sur lui. Veiller sur ce crétin d'adolescent qui pense que foncer tête baissée dans les murs démolira les obstacles sur son chemin... Voilà une très bonne raison de me plaindre de ma vie.

PSEUDO ▲ Mary
AGE ▲ dix-huit ans
PAYS ▲ France
CODEStaline est passée par là.
D'OU VENEZ VOUS ? ▲ viens faire câlin à ta big sis', Léo
AUTRE CHOSE ? ▲ ouaf
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MessageSujet: Re: Hot yet cold, a devil with angel eyes •• Lily. Mar 9 Mai - 10:19


BIENVENUE CHEZ NOUS.

let me love you

Ahem.
Capslock.

Je me suis emportée.

Mais voilà donc la raison pour laquelle notre petit Zawa national avait besoin d'aide pour une petite rectification sur la fiche de son Léo, c'est une bonne surprise.

Contente de voir le rang des membres de l'administration grossir un peu, on n'avait pas encore de surveillants (actifs, hein Tadi) pour faire régner l'ordre et l'Unique sait que Xényla en a bien besoin.
Je ne vais pas encore me prononcer sur ta fiche, même si pour le moment le début semble plutôt prometteur. Attention toutefois à ne pas abuser du franglais, ça peut vite devenir agaçant à lire lorsque l'utilisation d'un terme en anglais n'apporte strictement rien d'autre que le remplacement de son parfait équivalent français.
Ne le prends pas mal, ceci n'est que mon opinion personnelle et peut-être que ça ne dérange que moi, mais je tiens tout de même à le souligner.

Pour le moment, je ne vais pas tenir rigueur des petites erreurs disséminées ça et là dans le caractère de ta fiche, puisqu'elle n'a été postée que depuis une heure - tu auras bien le temps de te relire quand elle sera finie. Par contre, sache que bien que tu ne sois pas très loin de la bonne réponse concernant le code pour le forum, ça n'est pour le moment pas encore tout à fait ça.
Mais tu y es presque, courage !

En espérant vite voir cette fiche se remplir et en découvrir davantage à propos de la grande sœur de cette petite raclure de Léo.

PS : first, lol lewut

EDIT : Code validé !

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MessageSujet: Re: Hot yet cold, a devil with angel eyes •• Lily. Mar 9 Mai - 10:35

BWAAAAAAAAH

Chss, chss, mignon petit infirmier ! Tu n'étais pas censé être là – je suis tristesse qu'il y est quelqu'un à cette heure, et voir ça avant les ajustements !

Mais ouiiiiii sinon, c'est pour ça que Léo vous a supplié demandé la petite modification ! Sinon c'était un peu "flou" dans son histoire aussi, et ça aurait pu faire une vilaine coupe à la hache de mon côté. Brefouille, oui, je suis la vilaine grande-soeur surveillante qui va mettre la fessée aux élèves pas sages. Appelez-moi maman fouettarde.

Pour ce qui est des mots anglais, je suis parfaitement d'accord sur le fait que la langue française comporte bien assez d'équivalents pour que je puisse m'en servir sans soucis, mais le perso de Lily étant très basé sur ce "balancement" entre les deux types de dialogues, je pense que tu en verras encore quelques fois. La plupart du temps, les mots en anglais correspondent surtout aux titres originaux de différentes œuvres du monde du jeu vidéo. Du coup, par exemple, je me vois mal traduire "Dead or Alive", qui est littéralement le nom du jeu. Quoi que "Mort ou vif" serait classe aussi. 8"D Bon après y reste toujours les "ship" "fan-girl" et autres, mais ça... J'ai envie de dire, Lily parle vraiment comme ça. owo"

Malgré tout, je prends en considération l'information, et j'y ferais attention à l'avenir si besoin est !

Et pour le code du règlement, normalement ça devrait être mieux maintenant. Je ne sais pas si j'avais pensé l'avoir mis, ou si j'ai complètement oublié, mais ça a été corrigé dans tous les cas.
Edit : Ohwui valide mon code, grand fou !

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MessageSujet: Re: Hot yet cold, a devil with angel eyes •• Lily. Mar 9 Mai - 10:54


Ce perso est une femme, mais elle prendra le compliment du "mignon petit infirmier" quand même huhu

Sache que je suis partout.
Toujours.
Rien n'échappe à mon regard perçant.

Sinon, plus sérieusement, je n'allais pas t'en tenir rigueur pour les titres de jeux vidéos : j'ai un côté un peu nazi d'accord, mais pas à ce point-là. Après, je retiens pour la traduction de "Dead or Alive", c'est vrai que c'est presque classe.

Maintenant que tu as vu que le code était bon, tu peux te remettre à ta fiche, nous pondre un beau bébé et vite venir botter les fesses de Léo INRP lewut

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MessageSujet: Re: Hot yet cold, a devil with angel eyes •• Lily. Mar 9 Mai - 17:32

HUHUHU

Je ne t'ai pas souhaite la bienvenue que j'ai honte dhhdhdkdld

DONC BIENVENUE PARMI NOUS hug

Alors sincèrement j'adore ta fiche, le style d'écriture me.plair énormément, l'histoire aussi, ke caractère bref la totale pomme

Au plaisir de te voir rp le hug

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Raine sauve les légumes de la mort en pink









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MessageSujet: Re: Hot yet cold, a devil with angel eyes •• Lily. Sam 13 Mai - 21:39

J'ai oublié de te souhaiter officiellement la bienvenue après t'avoir croisée sur la CB je suis désolée :'D
J'aime beauuuuucoup ton personnage. Et ta manière d'écrire. Et ton avatar. ♥
Enfin bref.

Au plaisir de rp prochainement, ufufu~

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Anny, tu gères <3:
 



Eirin Keiko clame son indépendance en Indigo



~D.C: Yuuma Kurotsuki, Jun Akatsuki, Owen H. Anderson~





Mes Bermudiens chéris, si vous avez un quelconque intéret pour le cosplay, pouvez vous passez sur ma page : Creepy Bunny Cosplay? Je la tiens avec ma grande sœur Kristal ♥♥♥
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MessageSujet: Re: Hot yet cold, a devil with angel eyes •• Lily. Dim 14 Mai - 22:16



BIENVENUE A BORD ▬ Du sang neuf, du sang neuf, on aime ça !

Notre grande et belle admin s'excuse platement de ne pouvoir s'occuper de t'accueillir comme il se doit ici, mais sache qu'elle ne voulait pas te faire mariner davantage et m'a donc donné la permission spéciale de le faire à sa place.

Sinon, cette fiche est belle, l'histoire se lit toute seule, et j'ai hâte de voir comment Lily va s'y prendre avec les vilains élèves qui traînent dans ce lycée
Je pense que tu le sais déjà, mais on espère sincèrement voir cette demoiselle remettre son cabot de frère dans le droit chemin (de gré ou de force, comme elle le sent huhu)

A bientôt inrp, j'espère !


Bravo pour ta Validation !

Mais avant de te lancer à corps perdu dans la vie tumultueuse qu'est la vie d'un Bermudien, il te reste deux-trois trucs à faire.

Premièrement, nous n'aimerions pas (toi non plus j'imagine) que tu retrouves sans toit et sois obligé de vivre dehors, dans le froid, le vent, la pluie, les ouragans toussa. Pour éviter cela, viens voir l'une des admins pour nous dire où tu veux être.

Il te faudra aussi remplir une fiche de suivi, qui te servira par ailleurs de fiche de lien. Tu pourras faire cela en suivant ce lien. N'hésite pas non plus à spammer (gentiment hein) les fiches de liens des autres membres, avoir des amis c'est cool !

Maintenant, si tu as envie de trouver un partenaire pour ton premier RP, tu peux faire une demande ici, tu trouveras sûrement quelqu'un ! N'oublie pas non plus de vérifier les demandes sans réponses, tu pourrais y trouver ton bonheur. Rien ne t'empêche cependant, si tu as déjà quelqu'un en tête, de procéder par MP, ou de lui demander sur la CB.

En parlant de la CB, si tu n'as toujours pas sauté le pas, tu peux nous rejoindre ici, c'est très sympa comme endroit, et on mange pas les gens vivants ça va. Sinon, y'a toujours le flood et les jeux, mais faut pas en abuser et oublier de RP, hein ;).

Bien sûr si tu as des questions, n'hésites pas à joindre les admins, Maria/Elias ou Mio juste .

Bien ! Tu es fin prêt à te joindre à l'aventure !
Encore une fois bienvenue et bon jeu à toi !
Au plaisir de te croiser inrp.

Staline.

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Dr. Kristal Zhang Lya
Ce médecin pansera vos plaies en Lightseagreen.

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Hot yet cold, a devil with angel eyes •• Lily.
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