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Nous avons tous déjà entendu parler de la légende du Triangle des Bermudes, mais que savons-nous sur ces mystérieuses disparitions ? Les Humains ne peuvent pas y répondre, nous habitants de l'Île du Cœur des Bermudes, nous le pouvons. Les pauvres voyageurs n'ont jamais pu franchir la barrière qui les séparent de notre monde. Comble de leur malheur, seuls les navires et autres objets matériels atteignent l'Île. Les voyageurs sombrant alors dans les profondes abysses de l'Océan. A l'heure d'aujourd'hui nous trouvons encore des manuscrits Humains que nous conservons soigneusement. Beaucoup de nos scientifiques se posent une même question : Avons-nous un lien de parenté avec cette espèce ? Les avis sont mitigés, certains prennent l'exemple des Mentalistes, ressemblant traits pour traits aux Humains et d'autres prennent pour exemple les Hybrides et les Nymphes ne pouvant pas descendre de la race Humaine.Lire la suite ?


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Amertume, solitude et... compagnie ? [ft. Iezawa K. Asakura]

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MessageSujet: Amertume, solitude et... compagnie ? [ft. Iezawa K. Asakura] Dim 5 Fév - 19:11


Chronologie:
 

Le regard perdu dans la grisaille sombre du Quartier Nord, Kristal marchait.

Le nez enfoncé dans sa douce écharpe blanche et les mains profondément plongées dans les poches de son large manteau, elle ignorait la fraîcheur du début de soirée, laissant le rythme de ses pas la guider. Elle ne faisait pratiquement pas un bruit, se fondant parfaitement dans le tumulte ambiant de la rue : elle se contentait simplement de marcher, ignorant les badauds qu'elle pouvait bien bousculer sur son passage, l'esprit totalement déconnecté de la réalité qui l'entourait. Le teint blême et les yeux creusés par la naissance de cernes violacées, on devinait la dure journée que le médecin venait de passer.
Elle était fatiguée, usée. Lessivée par l'enchaînement de combats qu'avait provoqué la Battle School, lui causant un travail bien plus conséquent qu'à l'ordinaire dans l'infirmerie de l'arène du lycée. Entre ses utilisations de pouvoir répétées et les soins qu'elle avait prodigué aux différents blessées, la jeune femme n'avait pas eu un instant de répit avant la fin d'après-midi, qu'elle avait passé autour d'une tasse de thé, en compagnie de Jun.

Si elle avait bien craint que son ami n'essaye de faire de cette journée quelque chose de spécial, celui-ci n'en avait fort heureusement rien fait. L'anniversaire de Kristal avait à peine été mentionné, et le nom de son frère jamais prononcé. Il s'était contenté de lui faire déguster un excellent thé vert, lui permettant de faire une courte pause après une journée pour le moins chargée.
Et cela lui avait amplement suffit.

À présent, Kristal revenait à peine à proximité de l'immeuble où elle habitait, bien des heures après avoir quitté l'enceinte du lycée. Combien de temps avait-elle passé dehors, à tourner en rond ? Elle n'en savait rien, et en toute honnêteté, elle ne s'en souciait guère. La température était fraîche, mais relativement supportable pour la saison - l'avantage de vivre sur une île, certainement. Elle ressentait simplement le besoin de marcher, de rester active, pour ne pas avoir à penser.
Quelque part, la jeune femme redoutait presque le moment où elle arriverait chez elle, dans son appartement minable que seule la présence de son petit chat rendait plus vivable. Tout prétexte avait donc été bon pour retarder cette échéance.

Resserrant l'emprise de ses doigts sur le portable qu'elle gardait dans sa poche, elle s'arrêta quelques instants, non sans laisser un long soupir de lassitude s'échapper de ses lèvres. Kristal leva ensuite les yeux vers un ciel dépourvu de la moindre lumière - probablement dû à la pollution de la ville -, pensive.
Avec tout ce qu'elle avait pu mettre en œuvre pour l'aider, pour lui rendre la vie meilleure, pourquoi était-elle toujours incapable d'aller le voir ? Pourquoi était-ce toujours aussi difficile ? Pourquoi les dernières années ne l'avaient-elles pas aidé à s'habituer à sa situation ?
Pourquoi devaient-ils passer leur anniversaire séparés de la sorte, une fois de plus ?

Retirant soudainement les mains de ses poches pour lâcher l'appareil de malheur qui n'avait pas daigné sonner de la journée, la jeune femme se remit en marche. Toute la journée durant, elle avait prié pour que l'écran de celui-ci s'allume, pour y voir le numéro de la chambre d'hôpital de son frère s'afficher. Mais il était resté désespérément noir, éteint.
Mais il ne faisait aucun sens pour elle de se plaindre de sa situation. Elle en était l'unique responsable.

Sans qu'elle n'y fasse réellement attention, ses pas s'interrompirent aux portes de l'immeuble où elle habitait. Elle serait bientôt chez elle à présent, seule à nouveau. Comme d'habitude. Une solitude seulement légèrement plus mordante qu'en temps normal, mais qui finirait par s'estomper au prochain lever de soleil - ou du moins c'est ce qu'elle se forçait à croire.
Retirant son trousseau de clefs de la poche de son sac, Kristal empoigna la plus grande d'entre elles et l'inséra dans la serrure de la porte, avant de s'engouffrer dans le hall sombre du bâtiment. Elle n'avait pas besoin d'allumer les lumières de l'étage, connaissant le chemin qui la mènerait jusqu'à sa porte les yeux fermés et se mit plutôt à traverser le couloir dans le noir. Elle s'était bien assez habituée à la semi-obscurité de l'extérieur pour pouvoir se repérer jusqu'à son appartement, celui-ci ne se situant qu'au bout du couloir.

Alors que ses pas résonnaient sur le carrelage grisâtre, la jeune femme crut entendre un bruit. Elle n'aurait su identifier quoi exactement, mais elle était parfaitement certaine de l'avoir entendu. Elle tendit l'oreille, aux aguets et légèrement sur la défense. Il était rare de croiser qui que ce soit ici à cette heure, principalement parce que son appartement était le seul à se situer au rez-de-chaussée, et elle n'attendait certainement personne chez elle ce soir.

- Y'a quelqu'un ?

Continuant lentement sa marche, elle ne s'attendait pas réellement à ce que quiconque ne lui réponde. Mais arrivée au milieu du couloir menant chez elle, elle s'interrompit soudain, croyant voir une ombre se mouvoir à quelques pas d'elle, devant une porte fermée. Celle de son appartement. Mais qui diable pouvait bien avoir envie de venir la visiter ici ? Qui plus est à cette heure ? Ça ne pouvait tout de même pas être l'un de ses patients...
La jeune femme secoua la tête. Non. C'était parfaitement impossible. Elle avait bien fait attention à ne jamais se rendre directement à son appartement depuis sa clinique, ils ne pouvaient pas avoir trouvé son adresse aussi facilement que cela. Ça ne pouvait être que ses yeux qui lui jouaient un mauvais tour, la fatigue et la solitude qui lui faisaient voir des entités inexistantes.

Elle ne faisait pas totalement confiance à ses instincts à cet instant, mais quelque chose la poussait toutefois à rester sur ses gardes et à ne rien laisser au hasard. Il fallait qu'elle vérifie s'il y avait quelqu'un ou non. Et cela avant d'arriver à sa hauteur. D'un coup d’œil sur la droite, elle put voir la forme floue d'un interrupteur se dessiner. De la lumière, c'était parfait. Elle tendit alors la main vers celui-ci, avant d'appuyer dessus.
La clarté qui se fit soudain partout autour d'elle à cause de ce geste l'aveugla quelques instants, la forçant à mettre une main devant ses yeux. Malgré la soudaineté de l'éclairage et la douleur qu'elle avait provoqué sur sa rétine, Kristal eut néanmoins le temps d'apercevoir quelque chose devant elle avant de se couvrir les yeux.

Quelqu'un était bel et bien là.

- Qui...

Elle n'avait que murmuré ces mots, plus pour elle-même que pour la personne qui se tenait à quelques pas d'elle. Ça ne pouvait tout de même pas être Jun ou Astrid qui se tenait là, elle leur avait expressément demandé de ne pas chercher à la voir.
Mais qui d'autre aurait bien pu venir, à part l'un de ses amis ?

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MessageSujet: Re: Amertume, solitude et... compagnie ? [ft. Iezawa K. Asakura] Jeu 16 Fév - 4:39

Douce mélodie, à nouveau retentit. Je referme doucement le clapet de la boîte à musique, alors qu’elle jouait les dernières notes de la chanson Frérot. Je viens tout juste de nettoyer les miroirs de l’écrin, repositionné la ballerine qui tournait sur elle-même, sur l’une des deux glaces, Je referme le papier cadeau sur la boîte en bois, le scotche, et met un petit ruban doré pour cacher celui-ci. Nous sommes le quatrième jour du mois de décembre, et d’après mon petit doigt, il s’agit aujourd’hui de l’anniversaire de Mlle Lya. Enfin, je dis mon petit doigt, mais il s’agirait plus d’une petite visite la nuit que j’aurais fait après la fermeture de toutes les salles de classes, et de l’extinction des feux. Heureusement, mon pouvoir m’a beaucoup facilité la tâche, et puis Dwayne n’a pas daigné me faire part de sa présence, c’était donc du gâteau, d’emprunter, très rapidement le dossier médical du médecin, pour y voir la date de naissance de celle-ci. Et je ne saurais encore une fois que dire sur le nombre de blessure qui pouvait se trouver sur cette fiche. A côté la mienne, qui est pourtant bien remplie, c’est du flan.

Toute la journée, je paresse un peu, aujourd’hui, c’est une des portes ouvertes, de la Battle School, à Xényla, et étant donné son travail, je doute qu’elle sera chez elle, avant au moins huit-neuf heures du soir. Pendant le temps qu’il me reste, je regarde la télé, et lis mon tout dernier roman en ma possession, Cinder, un livre des humains que j’ai fait importer, par je ne sais quel miracle. Une bonne réécriture de conte de Cendrillon, un peu plus 2017, un peu plus érotique, dirons-nous. Aux environs de huit heure et demi du soir, je décide d’aller me préparer, un jean slim délavé et déchiré noir, avec des chaussures montantes turquoises, ainsi qu’un pull que j’affectionne particulièrement, où l’on voit un enfant humain, d’une série comique avec pour annotation « Excuse my thug n’swag ». Et me voilà partit. Comme d’habitude, le bus n’est pas une solution, mais une obligation, enfin, c’est ça, ou marcher pendant des heures, pour aller au quartier Nord.

Une vingtaine de minutes plus tard, me voilà arrivé devant l’immeuble du médecin. Merci mon patron et sa copine, sinon, je n’aurais jamais pu trouver l’adresse de Mlle Lya, sans passer pour un détraqué, quoi que rien que le fait d’être ici, sans lui adresser la parole est très étrange, et glauque, à la fois. Je suis flippant, déjà que j’ai un physique grave atypique, alors si en plus je suis un stalker, on va vraiment me prendre pour un fou. Je le suis peut-être. Hum, passons. En arrivant devant la porte, je suis prêt à déposer le petit, paquet, mais pas le temps, j’entends des pas dans le couloir, heureusement que la lumière est éteinte, ça me laisse un peu de temps pour réfléchir.  Rentrer dans un des appartements est exclus, parce que là, ça reviendrait à faire une effraction de domicile et c’est une option à exclure définitivement.

La lumière s’allume, et c’est fini, je suis grillé. Je tente un « Surprise. » pour paraître drôle, peut-être que sur un malentendu, ça peut passer. « Et merde. » Je pose le paquet sur le paillasson, et j’avance devant moi, c’est elle, donc, de toute manière, elle doit déjà me prendre pour un fou, autant partir en beauté avant de me prendre une réflexion. Que j’aurais sûrement quand même.

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MessageSujet: Re: Amertume, solitude et... compagnie ? [ft. Iezawa K. Asakura] Mer 29 Mar - 0:36


Devant la jeune femme aux yeux plissés par la douleur que lui infligeait la lumière, la silhouette au fond du couloir commença à se faire plus nette, jusqu'à ce que Kristal puisse discerner les traits d'un visage bien connu.

- Surprise.

La voix grave qui venait de lui répondre était difficile à méprendre pour celle de quiconque d'autre que celui qu'elle avait reconnu.

- Iezawa ?

Plus qu'une véritable question, c'était sa surprise qui s'était exprimée d'elle-même. C'était bien lui, même si sa présence ici actuellement ne faisait absolument aucun sens pour le cerveau légèrement embué d'une nymphe éreintée.
À quand remontait sa dernière rencontre avec cette jeune nymphe de la fumée ? Probablement à la dernière fois qu'elle s'était rendue au bar d'Owen - il lui arrivait d'y discuter avec lui depuis qu'il y était devenu l'un des serveurs -, mais cela devait remonter à plus d'un mois déjà. Mais une question surtout titillait le médecin : que faisait-il ici ?
De toutes les personnes qu'elle aurait pu croiser dans cet immeuble, il était certainement celle qu'elle attendait le moins.

- Et merde.

Sans bouger, la jeune femme l'observa d'un œil hagard déposer quelque chose sur le sol, devant chez elle, avant de se redresser pour commencer à marcher dans sa direction. Iezawa n'avait pas l'air d'être tout à fait à l'aise de la croiser de la sorte, ce qui semblait relativement illogique, étant donné qu'il se trouvait tout de même face à sa porte quelques instants plus tôt encore. Il aurait pu se douter qu'il risquait de la voir ici, puisqu'elle y habitait.
Alors que le jeune homme franchissait les quelques pas qui les séparaient, Kristal laissa son regard s'attarder sur le paquet au sol, pour essayer d'en définir la nature. Il ne lui fallut pas longtemps pour reconnaître ce que cette chose pouvait bien être : c'était un cadeau d'anniversaire, délicatement emballé. Fronçant les sourcils à la vision de cela, la jeune femme reporta son attention sur celui qui se dirigeait lentement vers elle, et qui semblait avoir l'intention de fuir cet immeuble.

Mais la nymphe n'avait absolument aucune intention de le laisser partir de la sorte, sa présence ici et ce qu'il venait de faire n'avait simplement aucun sens. Si bien que lorsqu'il arriva à son niveau, elle avança son bras vers lui pour l'arrêter, sa main s'étant refermée sur l'avant-bras gauche du jeune homme.
Ses yeux clairs fermement plantés dans ceux ceux d'Iezawa, elle s'adressa à lui d'une voix douce, mais ferme.

- Tu ferais mieux de reprendre ça, il n'y a rien à fêter aujourd'hui.

Kristal venait de lui signifier le petit paquet sur son paillasson d'un signe de tête. Elle relâcha ensuite rapidement son bras, pour lui éviter le possible désagrément d'un échappement involontaire de son pouvoir, puis rompit le contact visuel entre eux. La jeune femme n'avait aucune idée du pourquoi ou du comment cet ancien élève de Xényla avait découvert sa date d'anniversaire, mais elle n'allait pas chercher à le découvrir, pas aujourd'hui.
Elle n'avait simplement pas la moindre envie de se forcer à ouvrir un cadeau qu'elle ne méritait certainement pas.

Sans un mot, elle se dirigea ensuite vers la porte de son appartement, le bruit des clefs dans sa main résonnant dans le couloir vide. Lorsque ses pas la portèrent au niveau de son paillasson, elle lança un coup d’œil rapide au cadeau qui traînait non loin de son pied droit. Elle releva rapidement les yeux pour s'appliquer à trouver la clef de son appartement et insérer celle-ci dans sa serrure.
Lorsqu'elle eut fait cela, le médecin interrompit son geste, clefs dans la serrure, pour tourner son visage vers son visiteur impromptu.

- Iezawa. Elle marqua une pause, avant de soupirer. T'es venu jusqu'ici, autant venir boire un truc avant de repartir.

La jeune femme passa ensuite le pas de sa porte, laissant le petit paquet emballé sur son paillasson alors qu'elle oubliait volontairement de fermer la porte derrière elle.
Elle ne savait pas pourquoi elle invitait Iezawa à venir chez elle, elle n'avait même pas l'intention de boire. Peut-être avait-elle simplement besoin d'un peu de compagnie finalement, qu'elle daigne bien vouloir l'admettre ou non. Elle n'attendit toutefois pas de vérifier si le jeune homme avait l'intention ou non de répondre à son invitation pour se détourner de lui et retirer sa clef de sa serrure en abaissant la poignée de sa porte.

Lorsqu'elle pénétra dans l'enceinte de son petit appartement, elle balança vaguement ses clefs dans la direction de son canapé, le cliquetis de celles-ci frappant contre le sol l'informant immédiatement de l'échec de son lancer. Elle n'en soucia toutefois guère, préférant se diriger lentement vers son frigo, alors qu'elle retirait tranquillement son manteau. Une fois celui-ci enlevé, elle le déposa sur la première chaise qu'elle croisa, non sans avoir préalablement sorti son portable de la poche de celui-ci.
Téléphone en main, elle resta quelques instants face au frigo avant de l'ouvrir, pour en sortir deux canettes d'une bière de piètre qualité. C'était un breuvage plus que moyen - elle ne savait d'ailleurs même pas pourquoi elle avait acheté ça -, mais il occuperait au moins ses papilles. D'une seule main, elle empoigna donc les deux canettes, avant de retourner vers son simple canapé. Arrivé à celui-ci, elle déposa les deux canettes sur sa table basse, pour ensuite se laisser tomber contre le dossier derrière elle.

Les yeux fermés, elle s'appliqua tranquillement à retirer ses chaussures à l'aide seule de ses pieds, laissant la gravité faire son travail pour les déposer quelque part devant elle. Une fois les deux retirées, elle laissa ses pieds reposer sur sa table basse, fermant les yeux dans un soupir de lassitude : elle était rentrée à présent, et la soirée ne faisait que commencer.
Restait à voir si elle allait regretter d'avoir invité quelqu'un à la passer avec elle.

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MessageSujet: Re: Amertume, solitude et... compagnie ? [ft. Iezawa K. Asakura] Lun 3 Avr - 22:37

Bras retenu, corps bloqué, Elle est juste à côté de moi. Je soupire, je pourrais très facilement me dérober à son étreinte, mais à quoi bon. Ça ne changerait rien au fait qu’elle m’ait grillé, ni au fait, qu’elle doit me prendre pour un putain de stalker. Genre, ça ne dérange personne que je me trouve là, alors que j’ai aucune raison d’y être, ni aucune raison de savoir quel événement est censé se dérouler aujourd’hui. Je pose ma main sur mon jouet anti-stress qui se trouve dans ma poche de jean, et commence à faire mumuse avec les différentes parties de l’objet pour me calmer un petit peu. Il faut que j’arrive à penser à autre chose, que je puisse au moins réfléchir à ce que je vais bien pouvoir faire, maintenant, que je suis à découvert. Avoir les idées claires, pour une fois, ça serait vraiment utile. Elle me fixe, yeux dans les yeux. God, on en parle de ses yeux ? Non, parce que, juste, putain.

« Tu ferais mieux de reprendre ça, il n'y a rien à fêter aujourd'hui. » Sa voix me sort de ma torpeur, je ferme les yeux, expire doucement, tandis qu’elle me lâche le bras, je la regarde, que dire, si elle ne veut pas fêter sa nouvelle ride, je ne peux rien y faire, cependant, je ne compte pas pour autant récupérer mon présent, je l’ai pas acheté pour moi, et puis, surtout, c’était juste pour essayer de lui faire plaisir. Elle se rend à sa porte d’appartement, rentre, et laisse l’écrin, encore emballé au sol, après m’avoir invité à venir "boire un truc". J’attrape le cadeau, le met dans la poche de mon pull, et me place devant la porte, de nouveau. Elle m’a invité, mais suis-je seulement la bonne personne pour lui tenir compagnie, ce soir ? Et surtout, est-ce qu’elle a vraiment envie que je sois avec elle, même le temps de boire un truc. Mais la question la plus importante, même si actuellement, il n’y a que moi, qui me pose cette question, à la con, qu’est-ce que cette invitation implique ? Bon, je l’admets, je me fais des films. C’est mon petit côté rêveur qui remonte en surface.

Je finis par me décider, et j’entre dans l’appartement, me dirigeant vers ce que je suppose être le salon, et en la regardant, je bloque un peu, whoa. Je me pose sur l’encadrure de la porte. « Je suppose que ça signifie que j’ai accepté l’invitation. » Sans blague. Je fixe le canapé, j’aimerais me rapprocher d’elle, le fait de lui parler au bar, la redécouvrir, sous un autre jour, m’a fait d’autant plus l’apprécier et la désirer, mais ça restera sans succès, malheureusement. Puis mes yeux se détourne du canapé, pour aller la regarder elle « Hum, au risque de paraître, encore une fois trop entreprenant. T’as déjà diné ? » Est-ce que vous pensez que, simplement commander un diner, serait trop ? En même temps, elle m’avait juste proposé de boire un verre. Pas plus. Peut-être voudra-t-elle passer un peu de temps toute seule, aucune idée.

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MessageSujet: Re: Amertume, solitude et... compagnie ? [ft. Iezawa K. Asakura] Dim 9 Avr - 18:56


- Je suppose que ça signifie que j’ai accepté l’invitation.

Paresseusement, Kristal ouvrit les yeux pour se tourner vers celui qui venait de la tirer de ses rêveries en parlant, quelque part sur sa droite. Iezawa avait mis un certain temps à apparaître dans l'embrasure de la porte de l'appartement de la jeune femme, si bien qu'elle avait cru un moment qu'il avait décidé de s'en aller. Mais force était de constater qu'il était bien là, debout, à fixer le canapé gris de son salon, l'air à moitié absent.
Paresseusement, elle s'étira avant de s'adresser à lui, à moitié amusée par la remarque du jeune homme.

- À toi de me le dire.

Il avait cette tendance, parfois, à dire des choses qui ne faisaient aucun sens, avec son air un peu timide. En fait, Iezawa était si différent d'elle dans sa manière d'aborder les choses que le médecin avait souvent du mal à comprendre les réactions qu'il pouvait avoir, ou les choses qu'il pouvait dire. Mais malgré cela, elle appréciait sa compagnie. Il était calme, tranquille, et sa présence avait toujours un effet étrangement apaisant sur elle.

Détournant enfin son regard de la fabrique sombre du canapé de la jeune femme, son invité plongea son regard sur elle, ayant apparemment une question sur le bout de ses lèvres. Silencieuse, Kristal attendit qu'il brise de lui-même le silence qui s'était installé entre eux, ce qu'il ne tarda finalement pas de faire.

- Hum, au risque de paraître encore une fois trop entreprenant. T’as déjà dîné ?

Comme pour répondre à la place du médecin, le ventre de celle-ci se mit à gargouiller de façon sonore, alors que Kristal baissait les yeux pour regarder son pull. Maintenant qu'il le lui faisait remarquer, elle se rendait effectivement compte qu'elle n'avait pas dîné, malgré l'heure tardive. En fait, en y réfléchissant mieux, elle réalisait même qu'elle n'avait rien avalé d'autre qu'une tasse de thé et quelques gâteaux depuis le matin même.
Elle soupira donc, avant de relever son regard vers son invité, forçant un léger sourire à faire son apparition sur ses lèvres alors qu'elle répondait à sa question.

- Non, mais j'imagine que je devrais.

Détournant son regard d'Iezawa, la nymphe sortit son portable de sa poche, pour admirer une énième fois son écran dépourvu du moindre signe de tentative d'appel. Elle ne savait même pas pourquoi elle avait pris la peine de le sortir encore une fois : elle l'avait regardé moins de cinq minutes plus tôt, et elle aurait difficilement pu rater le moindre signal de message ou d'appel avec son téléphone dans sa poche.
Se redressant légèrement sur son canapé, la jeune femme se pencha en avant, allongeant son bras pour déposer son portable sur la table basse. D'après l'heure qu'il affichait, il était certainement trop tard pour elle pour aller acheter quoi que ce soit qui serait en mesure de palier à sa faim, l'alcool allait donc devoir faire l'affaire. Tant pis pour le dîner.

Elle soupira, agitant sa main légèrement avant de quitter son portable des yeux.

- Plus tard.

D'un geste expert, le médecin ouvrit les deux canettes face à elle, pensive. Avait-elle vraiment envie de boire ? Rien n'était moins sûr, mais elle avait besoin de s'occuper, et n'avait pour le moment pas trouvé quoi que ce soit de plus intéressant à faire pour occuper ses pensées.
Kristal tourna ensuite son visage en direction de son invité et, constatant qu'il était toujours debout les bras ballants, elle se mit à taper tranquillement du plat de sa main sur la place libre à côté d'elle.

- Tu sais, tu peux venir t'asseoir, je vais pas te manger.

Elle montra ensuite les canettes d'un signe de tête, tout en se penchant elle-même pour en attraper une.

- Et fais comme chez toi, hein, prends une bière.

La jeune femme entreprit ensuite de descendre la moitié de sa propre canette, alors qu'elle ramenait ses jambes à elle pour se placer en tailleur sur le canapé. Une fois la moitié de sa boisson ingurgitée, elle reposa celle-ci sur la table basse, pour laisser sa nuque retomber mollement en arrière, les yeux yeux fixés sur son plafond.
Que diable était-elle en train de faire, à inviter quelqu'un chez elle sans même savoir quoi lui dire pour faire la conversation ?

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MessageSujet: Re: Amertume, solitude et... compagnie ? [ft. Iezawa K. Asakura] Sam 15 Avr - 2:24

Ma question n’a même pas eu le temps de rester en suspens, son ventre a décidé de me répondre, avant que ses lèvres ne se mouvent. Je regarde mon estomac, à mon tour, pratiquement à l’unisson avec Kristal. J’ai l’estomac dans les talons. Ou dans l’étalon ? Si c’est ça, c’est quand même vachement narcissique comme expression. A se penser être meilleur qu’un autre. Il faudra que je pense à arrêter d’utiliser cette expression. Je ne voudrais pas qu’on me prenne pour ce que je ne suis pas. Un homme qui ne pense qu’à lui, ce que je doute être. Du moins, je l’espère du plus profond de mon cœur.

Le médecin fixait à nouveau son téléphone, l’air déçue de ne voir aucune nouvelle notification. Je fixai mon regard sur l’heure que son mobile avait indiqué, vingt-et-une heure quinze. Je sortis mon propre téléphone de ma poche. Soupira de nouveau en voyant l’écran fissuré et ouvrit l’application Contacts, et plutôt que d’en choisir un, je me mis sur le clavier, prêt à composer un numéro.  Elle ouvrit les deux canettes, qui se trouvaient devant elle, et m’invita à m’asseoir à ses côtés, ainsi qu’à faire comme chez moi, et prendre une bière. Elle me prendrait sûrement pour un con, si je lui apprenais qu’en réalité, ça fait depuis un long moment qu’il n’y a plus eu de bière chez moi. Surtout depuis que je dois payer mon propre loyer. Les factures sont de plus en plus onéreuses, et mon salaire, lui, n’augmente pas d’un pouce. Enfin, je ne vais pas m’en plaindre, Owen est un très bon patron, loin de moi l’idée de le dénigrer.

Après quelques secondes d’hésitation, je me décidai enfin à venir m’installer à côté de la demoiselle. Celle-ci venait de se repositionner en tailleur sur le canapé, de vider la moitié, peut-être un peu plus de sa boisson, et après l’avoir reposé sur la table, fixa son plafond. Je le fixais un instant, sans vraiment savoir pourquoi. En réalité, la question que je me posais surtout, c’est – Pourquoi le fixe-t-elle, elle ? – Je finis par en avoir marre, de fixer la surface blanche, et me mis à la regarder de nouveau. « Dis-moi, comment c’est le lycée ? J’ai cru comprendre qu’aujourd’hui, c’est la Battle School. Ça devait pas être de tout repos. » Après quelques secondes de réflexions, je me mis à comprendre pourquoi, elle n’avait toujours rien avalé ce soir. Et peut-être rien depuis ce matin, en réalité. « Il paraît que certains professeurs, et membres de l’administration ce sont prêté au jeu, comme l’année dernière. » Est-ce qu’elle y avait participé ? Et si c’était le cas, avait-elle battu son adversaire ?

Je viens seulement de me rendre compte, mais j’ai toujours mon téléphone dans la main, je dois sûrement avoir l’air d’un con, pour pas changer, de toute manière, je crois que la nymphe à mes côtés a vu des cas pires que le mien, depuis le temps. Enfin, j’espère, pour tout vous avouer. « Sinon, si ça te dit, je peux commander quelque chose ? Enfin, si ça te tente. Je ne voudrais pas non plus m’imposer. Mais, si t’es ok, j’invite. »

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MessageSujet: Re: Amertume, solitude et... compagnie ? [ft. Iezawa K. Asakura] Mer 26 Avr - 11:46


Lorsque le médecin avait commencé à boire dans sa canette, son invité finit par commencer à bouger, pour bientôt venir la rejoindre sur le canapé qu'elle lui avait désigné en prenant place à ses côtés.
Le regard fixé sur les imperfections de son plafond, Kristal ne savait pas quoi dire. Avait-elle seulement envie de dire quoi que ce soit ? Elle-même n'en était pas certaine, mais elle appréciait le fait que quelqu'un soit à côté d'elle, aussi étrange que cela pouvait paraître.

Pendant un moment, tous deux restèrent donc silencieux de la sorte, sans bouger. Ce n'est qu'après qu'un certain temps se soit écoulé que le jeune homme finit par rompre le silence, tournant la tête vers elle.

- Dis-moi, comment c’est le lycée ? J’ai cru comprendre qu’aujourd’hui, c’était la Battle School. Ça devait pas être de tout repos. Il marqua une courte pause, avant de reprendre. Il paraît que certains professeurs, et membres de l’administration se sont prêtés au jeu, comme l’année dernière.

À l'entente de ces mots, le médecin ferma les yeux un instant avant de les rouvrir, souriant faiblement. Elle imaginait que le jeune Iezawa devait s'en douter, mais sa journée avait tout simplement été éreintante - comme on aurait pu s'y attendre, durant un événement comme celui de la Battle School. Passer la journée à regarder des combats depuis le bord de l'arène et s'occuper des blessés n'avait pas été mince affaire, surtout lorsqu'on voyait certaines blessures qu'avaient subis les membres du personnel.
Entre la veille et aujourd'hui, elle n'avait tout simplement pas eu le moindre moment de répit, et son pouvoir le lui avait bien fait comprendre. À chaque nouvelle blessure qu'elle soignait, ses propres cicatrices lui donnaient l'impression de la brûler. Il lui semblait avoir une maîtrise plus grande de son don depuis son retour à Xényla, mais ses limites n'en restaient pas moins douloureuses lorsqu'elle les approchait d'un peu trop près.

Lorsqu'elle se retourna vers lui pour se préparer à lui répondre toutefois, elle put voir son invité fixer son téléphone, comme s'il réfléchissait. Bientôt, celui-ci lui fit part de sa réflexion, se tournant vers elle avec une question au bout des lèvres.

- Sinon, si ça te dit, je peux commander quelque chose ? Enfin, si ça te tente. Je ne voudrais pas non plus m’imposer. Mais, si t’es ok, j’invite.

Souriant légèrement à son adresse, Kristal hocha doucement de la tête, acceptant la proposition du jeune homme. Pour la deuxième fois en compagnie de cet ancien élève, le médecin allait faire l'effort de mettre sa fierté de côté. Elle savait que si elle ne le faisait pas, elle n'allait tout simplement pas ingurgiter quoi que ce soit, et probablement perdre bien trop de forces pour être capable de retourner au travail le lendemain.

- Tu sais quoi ? Pourquoi pas, je te le rendrai.

Après avoir fait signe à Iezawa de passer commande de ce que bon lui semblait, la jeune femme se redressa légèrement sur le canapé et se pencha en direction de la table basse, vérifiant à nouveau l'état de son portable sans même en prendre conscience. Toujours rien. Lorsqu'elle eut fait cela, elle se remis au fond du canapé, avant de ramener ses genoux contre elle, attendant tranquillement que le jeune homme eut fini d'appeler le service de livraison de ce qu'il avait choisi.
Lorsqu'il raccrocha son téléphone, elle n'avait toujours pas bougé et prit parole, ayant décidé de réagir à ce qu'il lui avait demandé plus tôt à propos du lycée et de l'évènement qui y avait pris place.

- Et oui, comme tu dis, c'était le deuxième jour de la Battle School aujourd'hui. Je me suis prêtée au jeu hier, mais j'ai perdu. Elle leva les yeux vers lui, pour ajouter. Contre Alex, tu sais, le prof de sport. Alors bon, j'étais plus là-bas pour m'occuper des soins qu'autre chose, au final.

Elle se garda bien de le préciser, mais la jeune femme gardait une certaine frustration de n'avoir pas été plus loin que le premier tour de cette Battle School. Bien sûr, elle n'avait pas à rougir d'avoir perdu face à un combattant tel qu'Alexei, mais la jeune femme aurait aimé avoir l'occasion de prendre sa revanche contre son ami Jun, qui l'avait battu dans l'édition précédente de ce « jeu ». La seule consolation de la jeune femme avait été de voir le petit professeur de Littérature vaincre son adversaire, et ce malgré le combat éprouvant auquel il avait du faire face contre le CPE le même jour.
Kristal se surprit un instant à se demander comment se portait d'ailleurs la blessure que l'hybride requin avait infligé à Jun, n'ayant pas eu l'occasion de totalement la guérir avec son pouvoir. Elle n'avait tout simplement pas pu se le permettre, sachant que d'autres combats allaient encore avoir lieu après celui-ci.

Soupirant légèrement, la jeune femme chassa rapidement ces pensées futiles, se concentrant sur sa conversation avec Iezawa. Elle n'avait finalement pas laissé au silence le loisir de s'installer trop longtemps lorsqu'elle reprit, la voix tranquille.

- Sinon, on va dire que c'est calme au lycée. Enfin... ça reste Xényla, mais si on oublie la Battle School, je suis rarement surchargée de travail.

Bien entendu, cette absence de surcharge de travail résultait plus du fait que le médecin n'était pas présent là-bas tous les jours - elle n'était pas là pour être infirmière, après tout -, mais il était certain qu'elle avait plus à faire que la plupart des médecins de lycée. Ainsi était Xényla : c'était un établissement peu commode, mais auquel Kristal était toujours restée profondément attachée. Il représentait sa dernière année d'insouciance, l'endroit qui l'avait subitement fait passer d'un statut d'enfant un peu turbulente à celui d'une jeune fille prenant ses responsabilités.
Posant un instant ses yeux sur son téléphone, le médecin secoua la tête avant de replonger son regard dans celui d'Iezawa, un léger sourire aux lèvres.

- Et toi alors, ça se passe bien avec Owen ? Ton boulot te plaît ?

Elle avait envie qu'on lui parle, elle ne voulait pas donner l'impression à son invité de totalement être absente, mais la jeune femme se rendait bien compte que la question qu'elle venait de lui poser n'avait rien de bien passionnant. Elle ne savait tout simplement pas quoi faire, quoi dire.
Elle voulait juste que quelqu'un remplisse ce silence, cet affreux silence qui la forçait à se perdre dans ses pensées dès qu'ils arrêtaient de parler.

C'était étrange, en fait. Elle appréciait le fait que quelqu'un soit en train de lui tenir compagnie, mais en même temps avait l'impression de ne vouloir qu'être seule. Comme s'il n'était pas la personne qu'elle attendait. C'était probablement le cas, lorsqu'on y réfléchissait, mais la jeune femme avait abandonné depuis longtemps l'espoir que son frère soit sur ce canapé à sa place.
Alors pourquoi diable n'était-elle pas simplement capable d'apprécier le fait qu'une personne comme Iezawa soit là dans un moment où elle se sentait seule ?

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MessageSujet: Re: Amertume, solitude et... compagnie ? [ft. Iezawa K. Asakura] Sam 29 Avr - 14:33

Le médecin finit par accepter ma proposition, je lui souris, compose le numéro de la pizzéria la plus proche et commande quelque chose que l’on peut tous manger sans problème, d’ici une quinzaine de minutes, ça devrait être prêt. Je raccroche et fait glisser mon téléphone dans ma poche. Mon ventre cri famine, mais je ne saurais dire ce que peut ressentir celui de la jeune femme.

« Et oui, comme tu dis, c'était le deuxième jour de la Battle School aujourd'hui. Je me suis prêtée au jeu hier, mais j'ai perdu. » Elle leva les yeux vers moi, avant d’ajouter. « Contre Alex, tu sais, le prof de sport. Alors bon, j'étais plus là-bas pour m'occuper des soins qu'autre chose, au final. » Au vu des performances physiques que je connais de Kristal, ce prof de sport a dû en baver, mais il a réussi à la mettre au sol et ça ce n’est pas peu dire. Par contre à bien y réfléchir si le médecin était là pour soigner les blessés plus qu’autre chose, son pouvoir lui a sûrement encore joué des tours. Et l’Unique sait que ça ne doit pas être sympa à vivre. Personnellement le seul reproche que je pourrais donner à mon propre pouvoir c’est le fait de généralement me mettre un sale coup de fatigue à la suite.

« Sinon, on va dire que c'est calme au lycée. Enfin... ça reste Xényla, mais si on oublie la Battle School, je suis rarement surchargée de travail. » Elle regarde un court instant son téléphone, avant de reprendre attention à moi, un léger sourire sur ses lèvres. « Et toi alors, ça se passe bien avec Owen ? Ton boulot te plaît ? » Je perds un peu pieds, le boulot, en sois est très sympa certes, mais la clientèle est pour la plupart déplorable. Je ne saurais dire le nombre de fois où l’un d’eux a commencer à critiquer les nombreux tatouages qui ornent mon corps ou me dire comme si de rien était que je le faisais flipper et qu’il se demandait commet on avait pu m’accepter dans un endroit comme celui-ci. Et c’est ce même genre de personnes qu’Owen a très gentiment remis à leurs places et qui depuis n’osent plus repointer leurs tronches quand je suis en service. Au départ je m’en voulais un peu, si j’avais été moins original on aurait pas perdu de clientèle, mais mon patron m’a bien fait comprendre que si les gens sont des cons finis, ils n’ont rien à faire ici.

« C’est sympa oui, puis ça me permet largement de couvrir les frais de mon loyer et puis, les extras. D’ailleurs je me demande même si je ne vais pas finir par prendre une toute petite boule de poil. » Un chien peut-être ? Je me vois mal avec un gros chien, mais encore moins avec un chat potelé qui me refilera des éternuments sans arrêts. Allergies quand tu nous tiens. J’attrape la canette qui se trouve en face de moi, en bois une gorgée avant de regarder la marque de celle-ci. Aucune idée de ce que ça peut être, mais c’est bon sans être la meilleure boisson de l’année.

Au bout de quelques minutes on toque à la porte alors que j’étais prêt à parler. Je me lève supposant que c’est le livreur qui nous apporte notre commande. Ma supposition est bonne et je récupère la nourriture après avoir payé le livreur. Sans oublier de lui donner un petit pourboire. Même s’il a mis un peu plus de temps qu’il n’aurait dû, cet argent il le mérite autant qu’un autre. Le mec doit parcourir presque toute l’île chaque jour et comme on dit après l’effort, le réconfort ! Bon c’est clair que ce n’est pas avec trois francs et six sous que le mec va se payer un appart, mais c’est toujours un geste qui compte.

Je m’avance vers la demoiselle. « Ça te dérange si je pose ça ici ? » Elle me fait un simple signe de la tête pour me signifier un non alors, je m’exécute et dépose tout sur la table basse. Je m’empresse d’aller me réinstaller à ses côtés, mon ventre cri famine, alors je n’imagine même pas l’état du sien. « Je sais pas si ça va te plaire, j’ai pris ce qu’il y a de plus basique, sait-on jamais. » J’espère que ça va lui plaire, parce que sinon, je vais passer pour un sacré con. Encore.

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MessageSujet: Re: Amertume, solitude et... compagnie ? [ft. Iezawa K. Asakura] Dim 7 Mai - 13:12


De sa vie, Kristal n'avait jamais été particulièrement douée pour trouver des sujets de discussion. On pouvait bien la considérer comme un petit génie de la médecine, dans le domaine social en revanche, ses compétences étaient pour le moins catastrophiques. Diable, si quiconque la voyait à l'instant, toute recroquevillée avec ses jambes repliées contre elle, à demander à son invité comment se passait son travail de serveur, la jeune femme aurait pu perdre toute crédibilité auprès de ses collègues.
Elle ne ressemblait qu'à une jeune femme comme une autre, rien de plus, rien de moins.
Une jeune femme un peu morose, le soir de son anniversaire.

Mais coupant la jeune femme dans ses réflexions, la voix d'Iezawa rompit bientôt le silence de la pièce pour répondre à sa question, n'ayant pas l'air de lui tenir rigueur d'avoir engagé un sujet de conversation pour le moins monotone.

- C’est sympa oui, puis ça me permet largement de couvrir les frais de mon loyer et puis, les extras. D’ailleurs, je me demande même si je ne vais pas finir par prendre une toute petite boule de poils.

Le médecin sourit à cette nouvelle, le visage tourné vers son invité. Elle ne pouvait que l'encourager à prendre en charge un animal de compagnie, elle-même trouvait sa vie bien plus amusante depuis qu'elle avait recueilli son petit Kuro. À cette pensée d'ailleurs, Kristal parcourut un instant du regard les pièces de son appartement qu'elle était en mesure de voir depuis le canapé, à la recherche du petit chat. Ne le voyant nulle part, elle en déduisit qu'il devait déjà l'attendre sur son lit, probablement en train de dormir en boule sur son oreiller.
Reportant son attention sur Iezawa, la jeune femme se rappela soudain de quelque chose concernant ce jeune homme. Un petit détail de son dossier médical, qui avait toutefois son importance : il était allergique aux chats. Visiblement pas assez pour que la présence de cet animal dans l'appartement ne lui donne de l'urticaire, mais il était sage pour elle de faire attention à ce qu'il ne rencontre pas sa boule de poils préférée, si elle ne voulait pas menacer inutilement la santé de son invité.

S'excusant un instant auprès de l'autre nymphe, Kristal déplia donc bientôt ses jambes pour se lever de son canapé, se dirigeant tranquillement vers sa chambre pour vérifier si son chat s'y trouvait bien. Lorsqu'elle arriva à l'embrasure de sa porte, l'ombre sombre sur son oreiller lui confirma la présence de celui-ci, lui arrachant un léger sourire. Sans un mot, elle referma doucement la porte, pour éviter qu'une rencontre malheureuse ne se fasse entre Kuro et Iezawa, avant de rejoindre ce dernier sur son canapé.

Les deux jeunes gens restèrent un petit moment sur le canapé de la sorte, la jeune femme ayant repris sa position enfantine aux côtés de son ancien patient, la tête toujours un peu ailleurs. À côté d'elle, Iezawa avait commencé à attaquer sa propre canette de bière, visiblement pas dérangé par le silence qui s'était à nouveau installé entre eux. Mais si cette situation avait beau être étrange, elle n'en était pour autant pas particulièrement inconfortable.

Après un certain temps, quelqu'un vint toquer à la porte de l'appartement, annonçant l'arrivée de la nourriture que le jeune homme avait commandé un peu plus tôt. Tranquillement, celui-ci se leva donc du canapé, alors que Kristal se redressait légèrement pour se remettre dans une position un peu plus adéquate sur son siège. Le médecin se surprit alors à fixer malgré elle son invité lorsqu'elle le vit ouvrir la porte au livreur, avant de sortir de quoi payer leur repas.
Bientôt, Iezawa avait les bras chargés d'un carton de pizza, refermant la porte derrière lui pour la rejoindre, le pas toujours aussi tranquille. Avançant vers elle, il lui désigna ensuite la table basse d'un léger signe de tête, avant de prendre la parole.

- Ça te dérange si je pose ça ici ?

Répondant par la négative à sa question d'un signe de tête, Kristal l'invita à déposer le carton là, débarrassant rapidement la table basse de ce qui pouvait bien l'encombrer en déplaçant les canettes sur le côté. Cela permit à son invité d'y déposer le carton en son milieu, avant de prendre place à ses côtés, l'air relativement affamé, si l'on en croyait le regard qu'il adressait au trophée qu'il venait de ramener.
Ouvrant le carton, le jeune homme dévoila bientôt son contenu au médecin - à savoir une grande pizza, dont le délicat fumet embaumait rapidement l'entièreté du salon.

- Je sais pas si ça va te plaire, j’ai pris ce qu’il y a de plus basique, sait-on jamais.

Lui adressant un sourire amusé, la jeune femme fit un léger signe de la main à son ami, hochant vaguement la tête de gauche à droite.

- T'en fais pas pour ça, c'est parfait.

Elle ne comprenait décidément pas pourquoi Iezawa semblait toujours aussi peu sûr de lui en sa compagnie, comme s'il avait toujours peur de faire une erreur en sa présence. Cette maladresse avait quelque chose de plutôt mignon, qui rappelait à la jeune femme leur écart d'âge qu'elle avait tendance à oublier autrement. Il fallait dire que d'apparence, ce jeune homme ne ressemblait en rien aux jeunes élèves qu'elle pouvait avoir sous sa tutelle à Xényla et pourtant, l'année dernière encore, il en faisait partie.
Cette réalisation lui arracha un autre sourire, alors qu'elle tendait la main pour attraper une première part de pizza dans le carton face à elle.

Lorsqu'elle ramena cette première part à sa bouche, Kristal ramena inconsciemment ses jambes à elle à nouveau, pour se positionner en tailleur sur son canapé, fixant un point vague devant elle. Arrachant un premier bout de pizza au morceau entre ses doigts, elle savoura tranquillement ce premier apport en nourriture pour son corps de la journée, les yeux mi-clos. L'Unique savait à quel point son ventre avait attendu qu'elle ne le remplisse enfin, ce qui donnait une saveur particulièrement douce à cette pâte qu'elle ingérait.

Durant une longue minute pendant laquelle elle s'employa à manger ce morceau de pizza, la jeune femme ne dit plus un mot, appréciant simplement son repas. Elle se rendait compte que si la nymphe à sa droite n'était pas venue lui rendre visite ce soir-là, elle n'aurait probablement pas avalé quoi que ce soit, ce qui lui faisait légèrement regretter l'accueil qu'elle avait pu lui donner en arrivant.
Elle repensa notamment au petit paquet sur son paillasson qu'elle n'avait pas daigné regarder et baissa le menton, une moue de honte se dessinant doucement sur ses lèvres.

- Dis-moi.

Ces deux mots s'étaient échappés à ses lèvres doucement, la jeune femme n'élevant pratiquement pas la voix. Évitant le regard de son invité, elle fixait le carton de pizza devant elle, les mains posées sur ses chevilles, légèrement penchée en avant.

- Pour le cadeau, désolée de l'avoir laissé devant la porte. C'est juste...

Elle soupira, passant une main dans ses cheveux qu'elle ébouriffa avant d'enfin tourner son visage vers celui d'Iezawa, pour plonger son regard dans le sien.

Kristal n'avait aucunement envie de lui expliquer la raison de son rejet envers ce petit paquet qu'il lui avait laissé, mais elle ne pouvait tout bonnement pas le refuser de la sorte. Son jeune ami ne méritait pas ça, pas après qu'il ait fait l'effort de venir la voir chez elle, alors qu'elle l'obligeait à supporter le silence pesant de son salon et son manque total de conversation.
En fait, il méritait probablement mieux que d'avoir à passer sa soirée ici, il avait probablement mieux à faire.

Alors détournant à nouveau son regard de lui, la jeune femme reporta encore son attention sur le carton à pizza devant elle et tendit une main vers celui-ci, attrapant un second morceau de pizza. Ce morceau dans les mains, elle le porta à sa bouche puis interrompit son geste, le gardant à mi-hauteur alors qu'elle laissait ses yeux s'égarer une fois de plus sur la surface noir de l'écran de son téléphone posé sur la table basse.
Elle ne pouvait pas repousser un geste de bonté d'un ami de la sorte, même si la perspective d'avoir à ouvrir le moindre paquet ne l'enchantait guère, pour dire le moindre.

- Tu pourras le laisser ici, si tu veux. Je l'ouvrirai. Mais pas aujourd'hui.

Détachant son regard de l'écran éteint de son portable, la jeune femme croqua ensuite dans sa part de pizza, évitant toujours le regard de son invité.

C'était sa manière à elle de remercier Iezawa de l'attention qu'il lui portait, aussi froide et détachée pouvait-elle paraître en disant ces mots.
Elle était bien consciente de ne pas montrer assez de reconnaissance envers ce jeune homme qui avait pris la peine de venir la voir pour lui offrir quelque chose, pour lui faire plaisir, mais elle ne pouvait pas faire mieux que cela. Elle ne pensait tout simplement pas mériter le moindre petit paquet, pas lorsqu'elle imaginait son frère, seul, dans sa chambre d'hôpital cette année encore.

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MessageSujet: Re: Amertume, solitude et... compagnie ? [ft. Iezawa K. Asakura] Dim 7 Mai - 22:17

Les pizzas posées sur la table basse, moi assis aux côtés de la demoiselle de quatre ans mon aînée, aujourd’hui. Par l’Unique, quatre ans de différence. Est-ce vraiment bien d’admirer une femme plus âgée que soit ? J’ai toujours été avec des demoiselles d’âges égaux, ou un peu plus jeunes, mais je n’ai jamais pensé à ce genre de relations avant de l’avoir rencontré.

« T’en fais pas pour ça, c’est parfait. » Hein ? Comment ? Ah, les pizzas. Faut vraiment que j’arrête de me plonger dans mes pensées en oubliant ce qui peut se passer autour de moi. Non seulement ça peut être vexant pour la personne qui se trouve à mes côtés, mais ça peut aussi me mettre dans des situations pour le moins très peu agréable. Pendant un instant je me laisse à faire comme si mes pensées n’avaient plus d’importances et me met à fixer le médecin, tandis qu’elle avale un bout de la part de pizza.

Je sens l’odeur de la pizza sortant à peine du four, et en attrape une part, en faisant attention à ne pas laisser la chaleur s’évacuer du carton. Je serais prêt à manger tout ce qui se trouve dedans, si je m’écoutais. Mais ce serait profondément égoïste de ma part, d’autant plus que la femme qui se trouve à quelques centimètres de moi n’a pratiquement rien avaler de la journée, et qu’elle a dû se fatiguer en utilisant son pouvoir toute la journée pour veiller aux soins des élèves, et des professeurs.

« Dis-moi. » Je reporte mon attention sur elle, finissant le morceau de pâte qui me restait dans la bouche. Un simple bruit sortit d’entre mes lèvres pour lui montrer que j’étais attentif. « Pour le cadeau, désolée de l'avoir laissé devant la porte. C'est juste... » Elle soupire. Est-ce que finalement elle préfère retirer ce qu’elle vient d’admettre ? Elle passe une main dans ses cheveux, et je ne peux m’empêcher de suivre sa main dans sa chevelure. Je ne saurais décrire la couleur de ses cheveux, un violet très pâle, qui tire un peu sur le blanc. C’est joli et ce n’est pas comme si on voyait ce genre de couleur tous les jours. Est-ce qu’ils sont naturels ? Je suppose oui. Un jour, je lui poserais peut-être la question.

Le médecin parcourut le chemin jusqu’à la boîte cartonnée avec sa main, avant de la ressortir, une part de pizza dont le fromage s’échappait de la boîte. « Tu pourras le laisser ici, si tu veux. Je l'ouvrirai. Mais pas aujourd'hui. » Je hoche un instant la tête, qu’on soit d’accord, qu’elle me le dise ou non, j’aurais fini par le laisser à un endroit où elle aurait pu le voir après que je sois partit.

Je lève la main en l’air comme pour faire signe de drapeau blanc. « C’était inattendu, mais j’en suis pas mort. Enfin pour l’instant » Un petit sourire se figea sur mes lèvres, je ne sais pas vraiment si c’était censé être drôle, mais quoi qu’il en soit, c’est dit. Je pose un regard un instant sur mon téléphone, qui vient de vibrer dans ma poche. Plus de batterie. Foutu téléphone qui ne supporte pas la charge. Je termine ma part de pizza. « Dis, je voudrais pas paraître relou, mais t’aurais pas un chargeur ? »

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MessageSujet: Re: Amertume, solitude et... compagnie ? [ft. Iezawa K. Asakura] Mer 10 Mai - 22:00


Les yeux fixés sur son invité, Kristal attendait une réaction de sa part. Quelque chose, rien qu'un mot, afin de savoir si son comportement envers le cadeau que Iezawa lui avait laissé un peu plus tôt l'avait vexé ou non. Et celui-ci lui offrit bientôt cela, ne laissant pas la jeune nymphe trop longtemps dans l'attente d'une réponse, prenant la parole d'un ton détaché alors qu'il levait la main devant elle.

- C’était inattendu, mais j’en suis pas mort. Enfin pour l’instant.

Le jeune homme laissa un léger sourire se dessiner sur ses lèvres, auquel Kristal répondit, amusée par sa tentative d'humour. En un sens, elle était bêtement soulagée de savoir que son ami ne lui en tenait pas rigueur pour son comportement plus tôt. Elle n'allait pas s'excuser de ne pas apprécier les charmes de son anniversaire comme une personne normale le devrait, mais elle était contente quelque part, qu'il puisse comprendre qu'elle ait ses raisons.

À côté d'elle, elle entendit bientôt le son étouffé des vibrations d'un téléphone, sans doute celui de son invité. Et en effet, la jeune femme vit Iezawa poser un instant son regard sur son portable, détachant son attention d'elle. Kristal haussa légèrement les épaules en détournant son visage en voyant cela, pour ne pas lui donner l'impression d'épier ses faits et gestes. Peut-être était-il attendu autre part ce soir finalement ?
Si tel était le cas, elle espérait ne pas le retenir chez elle. Elle ne l'avait invité que par politesse mais finalement, peut-être n'avait-il lui-même accepté l'invitation que parce qu'il était trop courtois pour la refuser.

La nymphe était en train de se pencher en direction de la table basse pour attraper un nouveau morceau de pizza lorsqu'elle entendit la voix de son invité s'élever à nouveau, l'obligeant à interrompre son geste.

- Dis, je voudrais pas paraître relou, mais t’aurais pas un chargeur ?

Tournant son visage vers lui, Kristal cligna des yeux lentement, observant tour à tour Iezawa, puis le portable dans la main de celui-ci. Si l'on en croyait les vibrations précédentes et l'écran noir actuel du petit appareil, il fallait croire que sa batterie était à plat.
Se laissant lentement aller en arrière jusqu'au fond de son canapé, la jeune femme regarda plus attentivement le portable de son invité, pour comparer celui-ci au sien qui trônait sur la table. Si l'on oubliait le fait que le téléphone du jeune homme semblait être plus récent que le sien, ils avaient visiblement la chance de partager la même marque. Ce qui voulait dire qu'elle avait bel et bien un chargeur à lui prêter.
Il n'était pas dans cette pièce, toutefois.

Le médecin ne prit pas le temps de réfléchir une seule seconde lorsqu'elle ouvrit la bouche pour répondre à son ami, le regard ancré sur lui alors qu'elle commençait déjà à se lever du canapé.

- Dans ma chambre, viens.

Ce n'est qu'une fois debout et sur le point de se diriger vers l'autre pièce que la jeune femme se rendit compte de l'erreur qu'elle venait de faire. Elle venait d'inviter un homme allergique aux chats à venir s'aventurer dans l'antre du félin le plus imprévisible de l'île. Elle ne pouvait tout bonnement pas se permettre une telle chose, à moins de vouloir risquer des problèmes de santé pour son ami - un coup de griffe se perdait si facilement avec un jeune chat comme Kuro.

- Attends, non en fait.

S'arrêtant immédiatement, Kristal fit volte-face pour se tourner à nouveau vers Iezawa, l'observant se lever pour s'apprêter à la suivre. Avant qu'il ne puisse toutefois totalement se redresser ou faire le moindre pas dans sa direction, la jeune femme se mit à avancer vers lui, sur le point de lui demander de la laisser prendre soin de son portable.
Et c'est à ce moment-là que soudain, son pied se heurta contre ce qui ne pouvait être que l'une des chaussures qu'elle avait retiré à la va-vite un peu plus tôt, lui faisant perdre l'équilibre.

Presque au ralenti, la nymphe se vit tomber en avant vers son invité, ayant juste le temps de placer ses mains devant elle pour ne pas s'écraser lamentablement la tête la première sur lui.
Mais au lieu de cela, ses mains entrèrent bientôt en contact avec le torse d'Iezawa, tandis que celui-ci se vit rapidement contraint à retomber fesses contre le siège qu'il venait tout juste d'essayer de quitter. Plus que cela, pris au dépourvu par l'élan de Kristal en train de lui tomber dessus, le dos du jeune homme se retrouva même vite plaqué sur le canapé, alors que la nymphe s'étalait sur lui.

Lorsqu'elle rouvrit les yeux, une fois le choc de la chute passé, la jeune femme dut lever la tête du torse de son invité pour pouvoir le regarder dans les yeux, gênée par la situation qu'elle venait de créer. Elle se trouvait actuellement à moitié couchée, à moitié à califourchon sur quelqu'un qui n'avait rien demandé à personne qu'elle venait d'écraser sous son poids - certes pas si lourd que cela, mais tout de même présent.
Elle se situait quelque part entre le ridicule et la honte.

Et la seule chose à laquelle elle pensait dans l'immédiat, c'était à la chance qu'elle avait eu d'avoir ce jeune homme qu'elle regardait à présent pour amortir sa chute.

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MessageSujet: Re: Amertume, solitude et... compagnie ? [ft. Iezawa K. Asakura] Ven 12 Mai - 21:22

J’ai posé ma question naturellement, sans chercher à comprendre si oui ou non c’était malavisé de lui demander cela, alors que je suis un simple invité de dernière minute. Elle me regarde un instant, cligne des yeux lentement avant de fixer l’écran noir de mon smartphone, puis le sien. Elle ouvre la bouche en se levant du canapé. « Dans ma chambre, viens. » Je sens mes joues se mettre à rosir après sa phrase. Par l’Unique je ne sais pas si l’ambiguïté dans ses paroles était intentionnelle ou non, mais en attendant, moi ça me met dans tous mes états. J’étais prêt à un oui, ou même à un non, mais certainement pas à ça. Les joues cramoisies je regarde dans toutes les directions sans savoir où mettre la tête, elle me perturbe. Je ne sais pas si elle a enfin découvert depuis tout ce temps qu’elle m’attirait, ou bien même si cette phrase était purement innocente.

« Attends, non en fait. » Je réprime un soupire, à la fois de soulagement parce que je n’ai aucune idée de ce qui aurait pu se produire, mais aussi de peine, parce que j’aurais bien voulu savoir ce qui allait se produire finalement. Cette femme veut m’achever dans les plus brefs délais. Et j’avoue que l’idée qu’elle joue avec mes sentiments me met hors de moi. C’est comme donner un jouet à un enfant, et le lui reprendre pour le détruire sous ses yeux. Mais j’y pense, elle vient de se retourner d’un coup, faites qu’elle ne puisse pas voir la couleur de mes joues, sinon je suis fichu pour le restant de mes jours. Je me relevais pour la rejoindre, et puis ça a fini à l’eau. Elle voulue s’avancer vers moi en même temps je coupe ma respiration. Qu’est-ce que je dois faire sérieux ? Elle va encore me faire un ascenseur émotionnel ou je me fais simplement des films ?

J’ai envie de me rasseoir, de toute façon ça ne sert plus à rien que je sois debout à l’heure actuelle, à part peut-être pour rentrer chez moi après cette humiliation. Voilà que la triste réalité, aussi nommée Kristal me ramène violemment sur le canapé. Même si son poids est minime, je sens qu’elle vient de s’écraser contre moi. Je ferme les yeux et ne cherche pas à comprendre ce qui a dû se passer. Elle a dû tomber, ouais ça peut être que ça. Elle ne peut pas s’être jetée d’elle-même sur moi, c’est pas son genre. Si ?

Je rouvre les yeux un instant, elle vient de relever la tête de ma cage thoracique, je grimace. Cette présence qui vient de se retirer de mon buste me manque déjà. Elle est là, collée à moi, même si ce n’est pas son intention. Ou c’était peut-être le cas depuis le début ? L’invitation et tout ça. Non, ça ne peut pas être ça, pas elle. Est-ce que c’est ce moment où je suis censé approcher mon visage du sien et l’embrasser ? On n’est pas dans un livre Zawa, ni dans un film. J’avance ma tête près de la sienne, sans demander mon reste et vient coller mes lèvres aux siennes. Par l’Unique si mes joues étaient vermeilles, elles doivent être en train de briller, tant je suis gêné de mon geste. Rudolf le renne au nez rouge ? Une pâle copie. Je retire mon visage, partagé entre l’idée d’avoir été trop loin et le questionnement quant à la réaction du médecin. Noir. Les yeux clos, je murmure. « Je sais pas ce qui m’a pris. »

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MessageSujet: Re: Amertume, solitude et... compagnie ? [ft. Iezawa K. Asakura] Jeu 25 Mai - 20:01


Le regard vissé sur son invité qui lui servait actuellement de coussin géant, Kristal ne savait honnêtement plus où se mettre.
Lorsqu'elle s'était redressée de sorte à ne plus avoir le visage enfoui dans son torse, la jeune femme avait bien vu une légère grimace se dessiner sur le visage de celui-ci, probablement due à l'inconfort de cette situation. La nymphe avait beau être légère, il n'avait pas du être agréable pour Iezawa de servir de matelas de réception pour elle et le médecin espérait ne pas lui avoir fait mal dans sa chute.

Un petit moment de gêne s'étira en silence entre eux sans qu'aucun ne bouge ou ne dise quoi que ce soit, l'une cherchant comment s'excuser de sa maladresse pendant que l'autre semblait réfléchir. Mais alors que le médecin se préparait mentalement à essayer de rattraper son erreur en demandant à son pauvre ami s'il allait bien, elle vit celui-ci commencer à bouger devant elle, comme s'il allait se redresser. Elle décida donc de se taire, ne bougeant toujours pas d'un poil.
Pas plus d'une seconde plus tard, les lèvres du jeune homme s'étaient posées sur les siennes.

Ce simple baiser fut d'une douceur désarmante et plutôt que de le repousser, Kristal se surprit à l'accepter, à savourer sa simplicité en fermant les yeux un instant. Il était comme une petite sucrerie, un baume au cœur dans la journée de la jeune femme. C'était égoïste de sa part mais il lui donnait l'impression soudain d'avoir un peu d'importance pour quelqu'un et si elle ne s'en sentait pas le droit, la nymphe avait pourtant envie de s'autoriser cet instant.

Lorsque ce tendre contact prit fin toutefois, le poids de la culpabilité écrasa bien vite la sensation éphémère de bien-être qu'avait provoqué ce baiser sur elle.
Face à elle, Iezawa avait reculé son visage du sien et sur celui-ci, la jeune femme put observer ses joues s'empourprer comme jamais : il ne faisait aucun doute en voyant la réaction de ce jeune homme que ce baiser n'avait rien eu d'accidentel pour lui.

- Je sais pas ce qui m’a pris.

Les yeux fermés, il venait de laisser échapper ces mots dans un murmure.
Kristal de son côté, silencieuse, comprenait enfin : sa timidité, sa gentillesse, ou encore la raison de la présence de son ami chez elle ce soir-là, tout faisait sens maintenant.

- Je suis désolée.

La nymphe avait posé sa main droite sur la joue du jeune homme lorsqu'elle s'était adressé à lui, la retirant rapidement pour se détacher de lui et se retirer de la position dans laquelle ils se trouvaient depuis maintenant trop de temps. Maintenant qu'elle réalisait la nature des sentiments qu'il pouvait avoir à son égard, elle s'en voulait réellement de l'avoir mis dans une telle situation à cause d'une simple maladresse de sa part.
Depuis quand s'intéressait-il à elle sans qu'elle ne le remarque le moins du monde ? Elle n'en savait rien.
Quelque part, elle s'excusait de ne pas l'avoir compris plus tôt.

Quittant l'assise du canapé pour se placer debout à côté de celui-ci, elle passa une main sur l'arrière de son crâne, sans pouvoir quitter Iezawa du regard.
Il ne faisait aucun doute qu'elle le trouvait particulièrement séduisant, et ce malgré son jeune âge que l'on ne pouvait deviner sans le connaître. À vrai dire, il n'y avait probablement rien qu'elle ne pouvait lui reprocher : il était quelqu'un de confiance, bon, tranquille, et ne semblait jamais s'attirer le moindre problème grâce à son caractère facile à vivre. Diable, il était certainement même la personne à s'être le plus soucié d'elle depuis bien longtemps.
Et pourtant, Kristal ne pouvait pas se résoudre à accepter que leur relation ne change.

En fait, c'était justement tout ce qui constituait les plus belles qualités de son ami qui la poussait à essayer de garder leur distance actuelle entre eux. Parce qu'elle ne se sentait pas prête à l'inclure dans son monde à elle - pas plus lui que n'importe qui d'autre, d'ailleurs.

Cessant enfin de malaxer ses cheveux sans mot, la jeune femme finit par enfoncer ses mains dans les poches de son large pull en désignant de la tête le portable sur la table basse, comme si l'on pouvait y voir l'heure affichée. Elle éleva ensuite doucement la voix pour s'adresser à son invité, d'un ton qui n'avait rien de fâché ou de blessant à son égard.

- Je crois que tu ferais mieux de rentrer chez toi.

Il était tard et elle ne voulait pas risquer de commettre une erreur avec Iezawa en répondant à son baiser s'il restait plus longtemps, parce qu'elle savait qu'une suite à ce qu'il venait de se dérouler pouvait être une éventualité si elle ne l'invitait pas maintenant à s'en aller. Elle ne voulait rien regretter le lendemain, rien détruire sur une pulsion qui ne suivrait que la solitude qu'elle ressentait à cause de la morosité de la date de ce jour-là.
Elle ne voulait pas profiter de la faiblesse du penchant que le jeune homme pouvait avoir pour elle, en somme.

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MessageSujet: Re: Amertume, solitude et... compagnie ? [ft. Iezawa K. Asakura] Ven 26 Mai - 1:25

A ma grande surprise elle a accepté mon baiser. Malgré ça, je ne me sens pas bien. Je sais que ce que j’ai faits été déplacé. Je veux dire, je n’ai pas demandé son autorisation, et puis, je suis sûr que ça peut changer toute notre relation. Elle pourrait avoir l’intention d’arrêter de me côtoyer, pour éviter que mes sentiments ne dépassent ses espérances, si elle en a. De toute manière, si elle avait le moindre sentiment pour moi, elle aurait sûrement remarqué les miens. Et puis, si elle n’a rien remarqué jusque-là, dorénavant elle ne peut plus avoir aucun doute. Je me sens mal, et je n’ai même plus envie de la regarder, j’ai peur de son regard, de son jugement, de ce qu’elle va penser. Je ne veux pas qu’elle me laisse, qu’elle arrête de me parler. Parle-moi, je t’en prie.

« Je suis désolée. » J’ouvre les yeux et baisse les yeux, je ne peux pas affronter son jugement. Pourquoi ai-je souhaité qu’elle me parle. Elle vient de me le faire comprendre, même si ce n’était pas explicit, je le sens. Elle ne veut pas de moi. Par l’Unique j’ai envie de me recroquevillé sur moi-même et de pleurer. Pourquoi j’ai fait ça. Pourquoi est-ce que j’ai été assez idiot pour penser que ça marcherait. Et surtout pourquoi je me suis laissé aller à mes envies en connaissant pertinemment l’issue de cet échange.

Et puis, je ne comprends pas. Pourquoi sa main est sur ma joue, alors qu’elle vient tout simplement de me rejeter. Peut-être que j’ai simplement mal interprété son message. Non, je dois me faire des films, pour ne pas changer. Et puis elle se retire, se relève et me laisse là. Elle se tient à moins d’un mètre, et pourtant, j’ai l’impression que la distance entre nous et infinie. Je sens son regard sur moi, mais je ne pipe pas mot. Je fixe l’écran de télé. J’ai fait une grosse erreur et je m’en ronge les doigts à l’instant même.

Au bout de quelques secondes, je vois sa main qui se trouvait dans ses cheveux se diriger dans sa poche de sweat, et de montrer le téléphone sur la table de la tête. « Je crois que tu ferais mieux de rentrer chez toi. » Pas une octave de plus, je sais qu’elle n’est pas en colère. Mais je ne peux m’empêcher de me détester. Je finis par me relever. Je prends la boîte dans mon pull, et la dépose sur la table basse, sur le carton de pizza. « Je suppose que tu as raison… » Je m’avance vers elle, mince. Comment je suis censé lui dire au revoir après ce qui s’est passé ? Je fais un pas en sens inverse. « Encore désolé pour ce soir. » Je me dirige vers la porte d’entrée, j’ai besoin de sortir, de sentir l’air frais, j’ai besoin de réfléchir, de respirer. J’ouvre grand la porte. « Au revoir. » Je n’attends pas qu’elle me suive et referme la porte. J’ai envie de me cacher, je dois disparaître.

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