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Nous avons tous déjà entendu parler de la légende du Triangle des Bermudes, mais que savons-nous sur ces mystérieuses disparitions ? Les Humains ne peuvent pas y répondre, nous habitants de l'Île du Cœur des Bermudes, nous le pouvons. Les pauvres voyageurs n'ont jamais pu franchir la barrière qui les séparent de notre monde. Comble de leur malheur, seuls les navires et autres objets matériels atteignent l'Île. Les voyageurs sombrant alors dans les profondes abysses de l'Océan. A l'heure d'aujourd'hui nous trouvons encore des manuscrits Humains que nous conservons soigneusement. Beaucoup de nos scientifiques se posent une même question : Avons-nous un lien de parenté avec cette espèce ? Les avis sont mitigés, certains prennent l'exemple des Mentalistes, ressemblant traits pour traits aux Humains et d'autres prennent pour exemple les Hybrides et les Nymphes ne pouvant pas descendre de la race Humaine.Lire la suite ?


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Une conversation [Shabi]

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MessageSujet: Une conversation [Shabi] Sam 22 Oct - 20:55


Sharif, plus expressif, aurait poussé un soupir. Mais il se contenta de reluquer un peu plus longtemps la petite feuille, bien protégée dans son encadrement de verre. Les horaires de bus ne manquaient jamais de le déprimer : il passait toujours bien trop tard. Au bout d'une minute, quelqu'un se racla la gorge derrière lui.

- Monsieur, ça va ?

Il tourna tranquillement la tête et adressa un sourire embué à la vieille dame. Elle le regarda comme une bête étrange.

- Très bien. Merci de vous en inquiéter.

Il la regarda de haut en bas, de bas en haut, et quitta l'arrêt de bus. C'était dur parfois, dans la vie de tous les jours, de prendre son temps. Les gens ne comprenaient pas, ils le prenaient pour un malade. Quand on le reconnaissait, c'était encore pire. Mais ils n'avaient pas tort. Et puis, il devait parfois porter des regards déplacés. Il faut dire que certains passants pouvaient se vanter d'être plutôt appétissants.
Le chemin jusque chez lui serait long. Il n'écoutait pas de musique, parce qu'il n'y trouvait pas de plaisir particulier. Mais il détestait s'ennuyer, si étrange que cela puisse paraître venant de lui. Car en effet, il se lassait parfois de ne rien faire. Flâner, ça ne faisait pas tout.

Ses pensées dérivèrent vers d'autres sujets, dans une espèce de bancale tentative pour tromper l'ennui - et, au passage, son odorat. Elles en vinrent inévitablement à sa nièce, Abigail. Etait-elle chez elle à cette heure-ci ? Oui, le lycée, ça ne durait pas si tard. Il adorait sa nièce, et s'amusait assez de leur différence d'âge. Avoir un oncle de presque dix ans plus jeune que soi, ce n'était pas courant. Peut-être exagérait-il ? Peut-être un peu.
En tous cas, il avait sorti son téléphone. Il n'hésita pas, car tout le temps que lui pris le geste de sortir la petite machine, de le déverrouiller, et de taper le numéro de la jeune femme lui laissa le loisir de songer bien plus que deux fois à ce qu'il allait faire. Il ne s'étaient pas parlé depuis plus de deux semaines ; c'était presque un record. Même en prison, il avait gardé contact avec elle.

- Allô, Abi ?

La voix d'Abi lui soutira un sourire plein d'affection.

- Ça fait un petit moment qu'on ne s'est pas parlé. Je te dérange pas, j'espère ? Il paraît que tu as des trucs à me raconter. Si tu l'as aussi, j'ai le temps.

Ce n'était pas comme s'il était pressé.
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MessageSujet: Re: Une conversation [Shabi] Dim 23 Oct - 16:29


Certains soirs, les métros du quartier Nord sont bourrés de monde. Et pas que du joli. Ça pue la misère sociale, les SDF sans but et les rejetés de la vie. Me savoir là, à côté d'eux, j'ai honte de mon métier de prof. Si je le montrais, ils me regarderaient comme si je les trahissais. Parce que c'est un peu le cas. Je vis pas dans le luxe, je suis un peu un cas social, comme eux. Mais mon métier apporte une autre catégorisation. Alors, je me tais, je leur souris et je ne bouge pas. Certains m'ont déjà vu. Parfois avec Aaron. Lorsqu'il est là, c'est avec de doux regards qu'ils nous observent. Parce que mon fils est adorable.

Ma station arrive et dans la marre de monde, je finis par sortir. Le nombre d'ouvriers qui habite dans ce quartier est impressionnant, on comprend vite pourquoi c'est le quartier des Vangarsenn. Ils ne m'inspirent pas trop confiance mais ils ne viennent pas me chercher des noises donc c'est l'essentiel. Je ne saurais pas me défendre face à l'univers des clans. L'un de mes élèves y est entré récemment. Je ne sais pas si il en a l'étoffe. Il est trop optimiste sur le monde.

Une fois dans l'appartement, je pose les chaussures et remarque qu'Astrid est déjà rentrée. Je ne sais pas trop comment me positionner avec elle depuis qu'elle est passée principal-adjointe. Je ne sais pas, ça me fait si bizarre de savoir qu'elle a la place que je mérite. Enfin, on essaie quand même de faire vivre la colocation. Changer maintenant serait étrange.

- Je m'attaque au repas !

Ce soir, c'est moi qui doit m'en occuper et c'est une chance que le frigo ait été rempli la veille. Lorsque je suis en tenue de cuisine -en tablier quoi- je commence à sortir les deux truites fumées et à les préparer. Lorsqu'elles seront toutes les deux prêtes, je les mettrais au four et commencerais à éplucher les légumes. Sur le menu, on a écrit soupe, poisson et pommes de terre à l'eau donc on s'y tient.

La cuisine avance et j'en ai fini du mixage des légumes lorsque mon téléphone se met à vibrer sur le plan de travail. Je repose ma casserole sur le feu avant d'aller décrocher, sans vraiment regarder le numéro.

- Allô, Abi ?

Oh. C'est Sharif, mon oncle.

- Tonton ? Quelle bonne surprise !

Il a beau avoir dix ans de moins que moi, je l'aime beaucoup. D'ailleurs, notre âge fait que nous sommes très proches, même après l'accident. Je lui avais tenu compagnie pendant sa période carcérale, pour lui rappeler que je ne lui en voulais pas le moins du monde.

- Ça fait un petit moment qu'on s'est pas parlé. Je te dérange pas, j'espère ? Il paraît que tu as des trucs à me raconter. Si tu l'as aussi, j'ai le temps.

Le sourire aux lèvres, je retire mon tablier avant de reprendre bien en main le téléphone.

- Tu ne me déranges pas du tout, j'attends que le repas cuise. Comment ça va toi ? Et oui, ne compte pas sur moi pour te raconter des choses si tu ne me dis rien avant.

Généralement, nous nous racontons notre vie, mais quand on se parle, on a l'impression qu'immédiatement elle est trépidante.
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MessageSujet: Re: Une conversation [Shabi] Mer 2 Nov - 15:23


- Tu ne me déranges pas du tout, j'attends que le repas cuise. Comment ça va toi ? Et oui, ne compte pas sur moi pour te raconter des choses si tu ne me dis rien avant.

Une maligne, celle-là. En vérité, il avait posé la question par convention. Il savait parfaitement qu'il ne la dérangerait pas ; et quand bien même, Abigail trouvait toujours moyen de se dégager quelques minutes pour discuter avec son oncle. Il n'en éprouvait nul remord : elle était prof, pas ministre. Il y eut un silence, durant lequel il rassembla tranquillement les mots dans sa tête. Avec flegme, il continuait de déambuler sans prendre garde au monde extérieur, son univers désormais réduit à sa conversation. Les voitures ronronnaient tout près de son oreille, sourde, et les odeurs des quelques passants le torturaient un peu moins. Une nouvelle fois, merci Abi. Le trajet serait vivable.
Enfin, il parla.

- Oh, tu sais, rien de bien exceptionnel. C'est drôle, la dernière fois, j'ai recroisé un vieux camarade de prison - il avait l'air ravi de me revoir.

On eut presque pu dire que son sourire transparaissait dans son discours. Cette histoire n'en finissait pas de beaucoup l'amuser.

- Mais je te raconterai ça plus en détails à un autre moment. Ça mérite qu'on soit face à face. Là, je devais acheter deux trois trucs, et sur le retour je pensais juste à toi. Enfin, ça m'arrive souvent, tu le sais, hein. Mais cette-fois ci, j'ai sauté sur l'occasion pour t'appeler.

C'était tout bête, une conversation comme celle-ci. Pourtant, ce genre de moments suffisait à diffuser une incroyable chaleur en lui. Se satisfaire des toutes petites choses, ça devait s'appeler comme ça. En tous cas, il lui téléphonait pour l'écouter, elle. Sa vie était beaucoup plus trépidante que la sienne, c'était un fait. Un brin indécente souvent, mais il adorait ça. Il était heureux de connaître quelqu'un comme elle. Et il était persuadé qu'elle ne manquait pas de petites affaires croustillantes à lui mettre sous la dent.
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MessageSujet: Re: Une conversation [Shabi] Dim 6 Nov - 19:45


Mon oncle est quelqu'un de patient et de lent. Pas d'esprit, loin de là, mais dans ses gestes, ses attitudes, ses réflexions. Il aime prendre le temps et il n'est pas rare qu'il y ait un silence lorsque nous sommes au téléphone. À force, on prend l'habitude. En souriant, je mets mon téléphone en haut parleur et le pose sur mon plan de travail. Cela me permet de m'occuper de la soupe et de ranger tout ce dont je n'ai plus besoin.

- Oh, tu sais, rien de bien exceptionnel. C'est drôle, la dernière fois, j'ai recroisé un vieux camarade de prison - il avait l'air ravi de me revoir.

Le sourire aux lèvres, je lance dans la cuisine une onomatopée pour lui signaler que j'ai entendu. Son passage en prison n'est pas vraiment quelque chose de tabou avec moi. Dans ma famille, un peu moins. Ma mère n'aime pas trop en parler et mon père s'en moque finalement. Je n'ai jamais questionné mes grands parents là dessus mais ce n'est pas très important. L'essentiel c'est qu'il se retrouve des amis. Il est si doux qu'il n'a pas du être dans une aile de la prison trop dangereuse. J'ai confiance dans les Fuijiwara pour cela.

- Mais je te raconterai ce plus en détails à un autre moment. Ça mérite qu'on soit face à face. Là, je devais acheter deux trois trucs, et sur le retour je pensais juste à toi. Enfin, ça m'arrive souvent, tu le sais, hein. Mais cette fois-ci, j'ai sauté sur l'occasion pour t'appeler.

Adorable tonton. Avec un sourire je m'essuie les mains avant de reprendre mon téléphone et d'enlever le haut-parleur. Une fois le combiné sur l'oreille, je vérifie qu'Astrid est bien sous la douche pour aller me glisser jusque dans ma chambre. Pas que je ne veuille pas qu'Astrid entende mais il y a certaines choses que seul mon Sharif a le droit de savoir.

- Pense à passer un jour. Astrid n'est pas toujours là et ce serait bien qu'Aaron connaisse un peu plus son grand oncle.

Mon fils a dû le rencontrer une ou deux fois mais c'est bien peu pour qu'il se forge un avis dessus. Mais enfin, sur le moment, il ne s'agit pas de parler d'Aaron.

- Ah, Tonton, je ne pense pas te l'avoir dit la dernière fois, mais j'ai fait une bonne action. J'ai envoyé Astrid sur Owen et ça a l'air de marcher. J'en suis très fière. Parce que bon, j'ai découvert que Maria l'aimait plus que bien.

J'ai un petit silence de réflexion avant de reprendre.

- Tu sais, le psy chelou qui change son nom et qui baise comme dieu. Celui que je déteste. Oui, et bien je lui ai rappelé -à Astrid- qu'il vivait avec Miranda. En soit, c'est sa cousine donc rien de mal, mais cette pauvre petite ne le sait pas. Ça l'a complètent retourné. De toute manière, elle me remerciera quand elle saura le nombre de cicatrices qu'elle a évité.

Je lâche un petit rire cristallin en me souvenant des miennes que j'avais dû cacher si longtemps en prétextant maints maux à Tadi pour qu'il évite de me voir nue. Quelle épopée.

- Dis-moi ? Je t'ai parlé de Tadi récemment ?

Si non, il faut que je lui avoue que ce n'est pas très enflammé en ce moment. Ça me manque un peu ces moments où nous nous cachions pour deux ou trois baisers, les scènes d'amours de quelques instants dans les toilettes ou le placard à balais, les petits échanges de regards dissimulés en cours. Oui, tout cela me manque. Il me faut une vie sexuellement active, sinon rien ne va plus. Il serait triste que je devienne si désespérée que j'en vienne à chauffer ce fieffé coquin de Maria.
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MessageSujet: Re: Une conversation [Shabi] Dim 6 Nov - 23:00


- Pense à passer un jour. Astrid n'est pas toujours là et ce serait bien qu'Aaron connaisse un peu plus son grand oncle.

Ah, le petit Aaron. Sharif en avait entendu parler si longtemps, avant, d'enfin pouvoir le rencontrer. Un sacré gosse. En vérité, il trouvait le gamin un peu bizarre. Mais il n'avait jamais trop osé aborder cette question avec Abigail. Puis d'un autre côté, était-ce vraiment nécessaire ? Elle avait retrouvé son fils, il ne l'avait jamais vue si heureuse. Hors de question de gâcher son bonheur. Il était bien entendu fort enclin à faire un peu mieux la connaissance de la chair de sa nièce.
Rah, après tout, bizarre, ce n'était pas une insulte.

- Ah, Tonton, je ne pense pas te l'avoir dit la dernière fois, mais j'ai fait une bonne action. J'ai envoyé Astrid sur Owen et ça a l'air de marcher. J'en suis très fière. Parce que bon, j'ai découvert que Maria l'aimait plus que bien.

La nouvelle fit sourire Sharif. Sa chère Abi, entremetteuse de talent et stoppeuse de psychopathe ? Wouaw. Elle avait toujours eu le chic pour rendre sa vie plus palpitante - depuis tout petit, il adorait suivre les histoires qu'elle avait à lui raconter. Bien que, depuis leurs jeunes années, les histoires en question aient changé de nature. Désormais, elles incluaient des choses comme du sadomasochisme et des dreadeux. C'était encore mieux. On pouvait sans mal affirmer que si Sharif avait un appétit toujours pleinement satisfait, c'était celui de la commère en lui.
Eh oui, depuis l'extérieur, il suivait toutes petites affaires dans lesquelles se fourrait Abi. C'était un peu son feuilleton parfois quotidien, d'autres plutôt hebdomadaire. Ce n'était pas toujours très safe, et presque jamais très catholique. Mais sinon, ce ne serait guère passionnant à écouter. Parfois, il se demandait ce qu'en penserait sa grande soeur, si elle avait connaissance de toutes les activités de sa petite fille chérie, et avait bien envie d'en rire. Abigail avait la chance de connaître un oncle discret.

- Tu sais, le psy chelou qui change son nom et qui baise comme dieu. Celui que je déteste. Oui, et bien je lui ai rappelé -à Astrid- qu'il vivait avec Miranda. En soit, c'est sa cousine donc rien de mal, mais cette pauvre petite ne le sait pas. Ça l'a complètent retourné. De toute manière, elle me remerciera quand elle saura le nombre de cicatrices qu'elle a évité.

Sharif pouffa de rire, de concert avec la brève hilarité de sa nièce. Il adorait son langage fleuri. Oh, puis il fallait le faire, pour croiser des personnages pareils, tout de même. Il était bien content qu'elle l'ait coincé. De ce qu'elle lui avait raconté, ce Maria ne méritait en rien une fille bien comme Astrid.
Bon, cela dit, s'il "baisait comme un dieu", il ne pouvait pas être fondamentalement mauvais non plus, ce pauvre homme.
Et en la matière, il lui faisait confiance.

- Dis-moi ? Je t'ai parlé de Tadi récemment ?

Une voiture klaxonna. Sharif s'arrêta pour jeter un regard en direction du son - concrètement, juste à côté de lui - et s'apercevoir qu'il était en plein milieu de la route. Il s'excusa d'un geste de la main et, chose rare, se pressa de traverser. Enfin, tout est relatif.

- Tadi ? Il y a un souci avec Tadi ?

Derrière le combiné, il souriait. Tadi et Abi, une autre histoire rocambolesque. Non, vraiment, il ne savait pas comment elle se débrouillait, mais le jour où il commencerait à trouver sa vie trop ennuyante, il irait lui demander conseil.

- Tu veux que tonton vienne lui régler des comptes pour toi ?

Oncle Sharif, toujours là pour défendre la veuve et l'amante bafouée.
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MessageSujet: Re: Une conversation [Shabi] Ven 11 Nov - 20:43


À travers le combiné, le klaxon d'une voiture retentit. Tonton doit encore être perdu dans ses pensées et a oublié de traverser rapidement. Cet homme est un cas parfois. Les pauvres flics qui le surveillent doivent en avoir assez à des moments.

- Tadi ? Il y a un souci avec Tadi ?

Je souris, en me levant de mon lit. Ce qui va se dire ensuite sera moins personnel donc je peux retourner dans la cuisine et continuer le repas.

- Tu veux que tonton vienne lui régler des comptes pour toi ?

Ah ! Si adorable cet homme. Parfois, je me dis qu'il pourrait être mon frère et non mon oncle. Honnêtement, je ne suis même pas certaine qu'il entretient une complicité comme la notre avec maman. Elle est trop unique pour ça. En tournant la soupe, je coince le portable entre mon épaule et mon oreille.

- Ahah, non, ne t'inquiète pas, je les règlerai avant.

Petit silence le temps de goûter la soupe. Bon, il faut attendre encore un peu. Le poisson c'est pareil et les légumes aussi. Pas de problèmes. J'attrape de nouveau mon téléphone et me pose sur une chaise de la cuisine.

- Honnêtement il n'y a pas de problème à proprement parler. C'est juste que bon... Notre relation entre dans un banal des plus horribles. Tu sais pas à quel point ça me manque nos brefs ébats dans la salle des profs quand elle est vide, nos échanges de caresses dans la brièveté d'un passage de couloirs, les vifs baisers dans les toilettes des profs.

Je soupire en repoussant à tous ces épisodes. Ils rendaient ma vie tellement amusante. Maintenant, la dernière fois que j'ai fait ça dans un lieu un peu excitant c'était dans une salle de classe, sur un bureau avec l'autre psychopathe. J'avoue espérer mieux. C'est pas mon trip d'entretenir des liaisons avec des gens que je hais et si je pouvais éviter d'y revenir ça m'arrangerait. En plus, je n'aime pas tant que ça aller voir ailleurs, surtout vu le monstre qu'est Tadi au lit. Mais si nos ébats sont intéressants, ils ne sont en rien excentriques.

- Tonton... Comment-est-ce que je peux faire sérieusement... Je vais tout de même pas voir ailleurs si il y a de meilleures alternatives. Ce serait triste de gâcher le potentiel de Tadi...

Vu le nombre de récits qu'il a eu grâce à moi, il connaît sa valeur. Et accessoirement je suis certaine qu'il a apprit plus de choses avec moi qu'avec une lecture complète du kamasutra.
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MessageSujet: Re: Une conversation [Shabi] Sam 12 Nov - 23:06


- Ahah, non, ne t'inquiète pas, je les réglerai avant.

Le pire, c'est qu'il n'en doutait pas. Il entendit du mouvement, de l'autre côté de la ligne. Patient, il poursuivait tranquillement sa route, promenant un regard lascif sur un jeune homme qui passait. Il saliva presque, quand il passa à côté de lui, de la pulsion régulière de sa jugulaire. Il y avait des gens comme cela, qui embaumaient particulièrement. Celui-ci, s'il sentait sur lui le regard lourd de l'hybride, n'en laissa rien paraître.

- Honnêtement il n'y a pas de problème à proprement parler. C'est juste que bon... Notre relation entre dans un banal des plus horribles. Tu sais pas à quel point ça me manque nos brefs ébats dans la salle des profs quand elle est vide, nos échanges de caresses dans la brièveté d'un passage de couloirs, les vifs baisers dans les toilettes des profs.

Dit comme ça, cela semblait manquer de romantisme. Mais Abi avait l'air d'une adolescente amoureuse quand elle lui racontait tout cela, et cela rendait l'affaire tout à fait adorable. Ah, cela dit, il comprenait le malheur de sa chère nièce. La routine, c'était de famille, on ne supportait pas. Du moins, dans le domaine amoureux - ou ce qui s'en rapprochait. Après réflexion, Sharif se demandait au final quel genre d'être doté de sentiments soutenait le banal.

- Tonton... Comment-est-ce que je peux faire sérieusement... Je vais tout de même pas voir ailleurs si il y a de meilleures alternatives. Ce serait triste de gâcher le potentiel de Tadi...

Par l'Unique, cela l'ennuyait de la sentir blasée comme ça.

- C'est amusant, tu parles de lui comme si c'était un de tes élèves. Bon, ça l'était, soit.

Maigre tentative de détendre l'atmosphère ; on ne pouvait pas être bon en tout. Mais le terme "potentiel" l'avait interpellé.

- Mhm. Alors c'est peut-être pas très délicat, mais tu as déjà été voir ailleurs, je te le rappelle. Mais pourtant, tu penses toujours à Tadi. C'est bon signe, tu crois pas ?

Quelques pas plus tard, il reprit :

- Estime-toi heureuse, encore, vous vivez pas ensemble. Là, tu la sentirais, la routine. Et puis tu me disais pas que justement, tu étais contente de pouvoir enfin te montrer en public avec ?

Rah, ce qu'il n'aimait pas tenir ce genre de discours. Il voulait faire le conseiller objectif, soit, mais il comprenait beaucoup trop le point de vue de la jeune femme. À sa place, il aurait probablement déjà été voir ailleurs plus d'une fois, et sans se poser tant de questions. Eh oui. À l'amour comme à la guerre ; pourquoi conserver son vieux fusil quand on en a un autre, tout reluisant et chargé à bloc à portée de main ?
Mais il aurait fait un très mauvais oncle d'inciter sa nièce à commettre l'adultère.

- Cela dit Abi, te casse pas trop la tête. Si t'as besoin de tenter autre chose pour être encore plus contente de revenir vers lui, te gêne pas. "Tant qu'il est pas au courant, fous-toi en", comme on dit chez nous, hein.

On sentait la tradition familiale.
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MessageSujet: Re: Une conversation [Shabi] Mer 23 Nov - 17:18


Sharif, c'est le genre de mec à faire des blagues pourries qui me font rire. Juste comme ça. C'es bien nul, de mauvais goût, mais ça marche toujours. C'est vrai que potentiel ça sonne bizarrement. Ce doit être mon côté prof qui fait ça. Enfin bon, ce n'est pas très important. Le plus important c'est de savoir ce que je fais avec Tadi. Parce que mon corps, je le considère comme mon entière et personnelle possession donc je vais le bouger où je veux. C'est comme ça.

Par contre, ce qu'il dit n'est pas idiot bien que je le sais déjà. Oui j'ai déjà été voir ailleurs -honnêtement, une fois, je considère pas ça comme trompé, pas encore- et c'est vrai que j'ai apprécié mais qu'il est mieux. Le truc c'est que je sais que je l'aime, qu'il me correspond parfaitement et que nos corps et nos âmes sont faits pour fusionner. Mais la routine qui s'est installée entre nous, c'est soulant. Oui la baignoire, la table de la cuisine, le lit, le sol, l'ascenseur c'est cool, mais c'est des endroits bien trop lambda. Il fait du pep's, du frisson, tout ce qui fait d'un amour un fruit défendu et savoureux.

Après, je lui accorde. Au début de l'officialisation de notre relation, j'étais heureuse. Les sorties sans contraintes et tout, génial. Mais tout ça c'est très vite lassant. Est-ce que je suis faite pour pique-niquer tous les samedis dans un parc ? Est-ce que je m'intéresse tellement aux animaux que je trouve ça romantique d'aller à l'aquarium ? Bon j'avoue c'est sympa les poissons. Mais l'idée est là. Et c'est toujours la même. Il me faut de l'action. De L'action. Du fruit défendu. Un truc qu'on oserait jamais faire mais qui se révèle le plus puissant des aphrodisiaques.

- Cela dit Abi, te casse pas trop la tête. Si t'as besoin de tenter autre chose pour être encore plus contente de revenir vers lui, te gêne pas. "Tant qu'il est pas au courant, fous-toi en", comme on dit chez nous, hein.

J'éclate de tellement cette phrase est encrée dans notre famille depuis des générations et des générations. Limite on devrait déposer un brevet. Enfin, Tonton a dit que je pouvais et que ce n'était pas problème donc j'en profiterai. Si c'est Tonton qui l'a dit ! Je me lève pour goûter de nouveau la soupe et cette fois, elle est prête. J'éteins le gaz avant de reprendre bien en main le téléphone.

- Merci Tonton pour tes conseils, tu m'aides beaucoup ! On se rappelle un autre jour par contre ? Je vais manger là. Bisous, bon appétit et bonne fin de soirée !

Lorsqu'il m'a répondu, je coupe la conversation et appelle Astrid, tandis que j'apporte le pat de soupe sur la table.
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