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Nous avons tous déjà entendu parler de la légende du Triangle des Bermudes, mais que savons-nous sur ces mystérieuses disparitions ? Les Humains ne peuvent pas y répondre, nous habitants de l'Île du Cœur des Bermudes, nous le pouvons. Les pauvres voyageurs n'ont jamais pu franchir la barrière qui les séparent de notre monde. Comble de leur malheur, seuls les navires et autres objets matériels atteignent l'Île. Les voyageurs sombrant alors dans les profondes abysses de l'Océan. A l'heure d'aujourd'hui nous trouvons encore des manuscrits Humains que nous conservons soigneusement. Beaucoup de nos scientifiques se posent une même question : Avons-nous un lien de parenté avec cette espèce ? Les avis sont mitigés, certains prennent l'exemple des Mentalistes, ressemblant traits pour traits aux Humains et d'autres prennent pour exemple les Hybrides et les Nymphes ne pouvant pas descendre de la race Humaine.Lire la suite ?


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Là, c'est trop [LAMBROISE]

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MessageSujet: Là, c'est trop [LAMBROISE] Dim 11 Sep - 15:02


Lalegün était au bord de l'implosion.
Il en avait marre de cette infirmerie où il avait passé beaucoup trop de temps pour les mêmes raisons.
Il en avait marre de cette infirmière qui ne le faisait pas entrer.
Il en avait marre de voir Ambroise alité.
Mais par dessus tout, il n'en pouvait plus de sa mémoire bien trop claire.

Il avait pris avec lui le casse-tête qu'un professeur, fatigué de le voir démonter tout le contenu de sa trousse en cours, lui avait gracieusement offert. Et il fallait dire que le présent lui était fort utile en situation de stress. Comme aujourd'hui. L'oeil absent, il était concentré sur les lames de bois que ses mains, le geste sûr, faisaient s'emboîter et se déplacer.
Puis il souffla, exaspéré.

Bordel, il en avait marre aussi de ce stupide objet.

Incapable de se calmer, il avait dans le regard une hostilité qu'on ne lui connaissait pas. Parce qu'aujourd'hui, Lalegün en avait aussi marre d'être joyeux et amical. Il ne supportait  plus non plus cette perpétuelle sensation de brûlure, qui revenait chaque fois que des idées un peu trop noires venaient lui titiller l'esprit. Quiconque le connaissait un tant soit peu aurait immédiatement deviné que quelque chose n'allait pas : à ses côtés, pas trace du plus petit instrument. Même pas une guimbarde ou un harmonica. Il était seul. Non pas qu'il en avait marre de la musique, bien sûr que non, elle faisait exception à toutes les règles de l'esprit chez le jeune Evasion. Il avait juste... Qu'avait-il eu ? Rien, justement, ce devait être cela. Pas le courage. Pas envie.

La porte s'ouvrit. C'était l'infirmière qui l'autorisait enfin à rejoindre son ami. Pas trop tôt. Il n'accorda même pas un regard à la femme - de toute façon, il n'aurait pas été plein de bons sentiments - et jeta le casse-tête au fond de son sac pour se glisser au milieu des lits d'hôpital comme il aurait traversé un champ de bataille.
Comme d'habitude, il n'y avait qu'un seul résident.
Quand son regard se posa sur Ambroise, il s'adoucit un peu. Mais il ne fallait pas s'y tromper. Lalegün bouillonnait. De rancœur, de rage, d'un semblant de haine aussi. Ambroise, malgré tout, lui avait toujours paru si solide. On ne pouvait pas le casser comme ça, tout de même ? Qu'est-ce que ça signifiait ? On ne pouvait donc se reposer sur rien ? Tout ce qui semble fort se retrouve réduit à néant un jour ou l'autre ? Ces questions le remuaient, le perdaient. Son habituel sourire était noyé par un incroyable flot de sentiments négatifs. Il était incapable de passer au dessus.

- C'était qui ?

Directement, il était passé à ce qui l'intéressait. D'un côté, il ne voulait peut-être pas vraiment savoir de quoi souffrait maintenant Ambroise. On lui avait simplement dit qu'il était de nouveau à l'infirmerie, que c'était grave. Cela lui avait suffi. Et en vérité, il ne s'inquiétait pas tant pour Ambroise. Il avait survécu à pire.
Mais par l'Unique, s'il n'avait pas la tête de celui qui avait fait ça sur une pique, jamais lui ne s'en remettrait.
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MessageSujet: Re: Là, c'est trop [LAMBROISE] Lun 12 Sep - 19:48


La vie est parfois bien plus horrible avec nous que nous le sommes avec les autres. Finalement, notre pire ennemie c'est la vie elle-même. Je rêvais de quitter l'infirmerie après des mois et mois à l'intérieur. Dès que j'ai eu cette liberté, on m'en a privé. Et le pire, c'est que je ne sais même pas comment. Je n'en ai aucun souvenir. Tout ce que je sais, c'est que je me suis réveillé à l'hôpital et que peu de temps après, j'ai compris de moi-même que je ne pourrais plus jamais marcher. Parce que je ne sens plus mes jambes. C'est si étrange. Les médecins me l'ont dit après, mais je le savais déjà. Plus jamais je ne pourrais courir, marcher le long des couloirs du lycée ou du manoir, plus jamais je ne pourrais prendre Lalegün dans mes bras en étant à sa hauteur.
 
Non, pour toute récompense pour les services rendues à la vie, elle m'offre un fauteuil roulant pour le restant de mes jours. Comment vais-je faire ? Quelqu'un peut me le dire ? Honnêtement, comment croyez-vous que je vais m'en sortir cette fois ? Comment Lalegün va-t'il le prendre ? C'est vrai quoi. Cela fait bien trois jours que j'ai été transféré à l'infirmerie après un passage à l'hôpital puis chez moi. On lui a donné l'autorisation de me voir aujourd'hui. Pandore et Kristal ne sont pas heureuse de me voir installer dans ce lit. Je les comprends. Moi aussi je pense que j'y ai passé beaucoup trop de temps. Mais l'Unique doit penser autrement vu qu'il m'y envoie, encore et encore.
 
La porte s'ouvre et mon petit Évasion rentre dans la pièce. Je le sens tendu, tous ses muscles sont contractés et l'énergie qui bouillonne en lui n'est en rien positive, pas comme les dernières fois. Il se place à côté de mon lit et me regarde. Le sourire qui orne habituellement ses lèvres a laissé place à quelque chose que je ne connais pas. Et que je ne veux pas revoir sur son visage. Mais pour ça, il faut que je passe au dessus de la faiblesse de mon corps. Que je le protège de toutes mes forces.
 
- C'était qui ?
 
Ah. Quelqu'un lui a dit pour mes jambes ? Ou pas du tout ? J'esquisse une grimace en passant une main dans mes cheveux pour faire tomber mes mèches devant l'oeil habituellement caché. À force de le porter, il ne supporte pas bien la lumière.
 
- Je... Je sais pas. Je n'ai pas de souvenirs de ce qu'il s'est passé. On est pratiquement sûr que c'est une agression mais il faut que je me rappelle pour savoir. Tout ce que je sais, c'est que maintenant, je ne peux plus marcher.
 
Quel comble. L'hyperactif ami avec le paralysé. On doit former un beau duo tous les deux.
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MessageSujet: Re: Là, c'est trop [LAMBROISE] Lun 12 Sep - 22:21


Lalegün l'observait, silencieux. Il semblait que sa sombre humeur enflait à chaque seconde qui passait. Il n'avait pas souvent expérimenté cette sensation du coeur serré, ce genre de palpitations à en faire tourner la tête. Du moins, pas depuis un moment. Les effets du psychique sur le corps étaient fous. Et il n'aurait pas pu affirmer que c'était réellement désagréable. Un peu d'aigreur, cela pouvait parfois faire du bien ? Jamais il ne l'aurait pensé. Jamais avant aujourd'hui.

- Je... Je sais pas. Je n'ai pas de souvenirs de ce qu'il s'est passé. On est pratiquement sûr que c'est une agression mais il faut que je me rappelle pour savoir. Tout ce que je sais, c'est que maintenant, je ne peux plus marcher.

Il fronça les sourcils. Quoi, Ambroise aussi s'y mettait ? Oublier, c'était sa marque de fabrique à lui, habituellement. Mais pour une fois, Lalegün sentait l'irrépressible envie de se souvenir. Il verrait après, c'était encore flou.
De toute façon, quelque chose d'autre le percuta de plein fouet, détournant son attention de la question.
Plus marcher ?
Quand on lui avait dit "grave" il avait pensé à une fracture ou quelque chose du genre. Plus marcher, ça dépassait le grave. C'était bien plus que ça. Il tenta de s'imaginer ce que serait sa vie s'il ne pouvait plus marcher. Peut-être était-ce possible. Mais plus de jambes, c'est plein de petites actions impossibles en plus de cela. Appuyer sur la pédale d'un piano ou ramasser un objet tombé quand on n'a pas le courage de courber le dos. Habituellement, il aurait revêtit un masque d'horreur ou bien versé une larme pour son pauvre Ambroise. Mais Lalegün se sentait les mains froides, le coeur acide, et les yeux secs. Il n'y avait pas grand chose à faire avec ça.
Il tira une chaise et s'y assit, le regard soucieux glissant le long des plis des draps. Les jambes d'Ambroise lui apparaissaient désormais plus comme des espèce d'excroissances, de jumeaux siamois à jamais inanimés que le jeune Passion serait condamné à traîner le restant de ses jours. Déprimant. Coudes sur les genoux et visage entre les mains, il resta ainsi silencieux. Cela parut long.
Mais enfin, il se leva et se dirigea directement vers Ambroise pour l'enlacer.
Si cette étreinte n'était pas empreinte de la même candeur joyeuse à laquelle il avait habitué son entourage, elle était au moins sincère. Peut-être même bien plus que toutes celles qu'il avait pu donner avant. Il y avait un quelque chose de grave dans la pression de ses bras et le contact de leur peau qui lui donnait une préciosité particulière.

- Ambroise.

Il n'avait pas bougé et lui parlait à voix basse. pas besoin de lui hurler dans les oreilles. il ne manquerait plus qu'il ne le rende sourd.

- Tu laisseras pas passer ça, hein ? Je veux dire, quand ça te reviendra. C'est hors de question. Tu vas lui rendre au centuple. Hein ?

Il fallait qu'Ambroise lui dise oui. Il fallait qu'il lui réponde qu'il ne l'avait pas attendu pour méditer une vengeance redoutable et que celui qui avait fait ça, lui, ne risquait pas d'oublier.
Il y en avait qui méritaient bien de se souvenir, dans les moindres détails.
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MessageSujet: Re: Là, c'est trop [LAMBROISE] Sam 1 Oct - 17:51


Toutes les actions que fait Lalegün sont froides, dures. Comme son visage. Voir une telle expression alors qu'il m'a habitué à sa joie communicative, ça choque un peu. Du moins, j'en reste légèrement démuni. Je suppose que c'est l'annonce de ma paralysie qui le met dans cet état. Restera-t-il avec moi maintenant que je ne lui suis plus d'aucune utilité. Pour lui, pousser mon fauteuil sera un calvaire. Il me faudra trouver la dernière gamme, électrique et tout le tintouin pour espérer conserver une petite part de son attention. J'ai peur qu'il me rejette parce que dans son silence, j'y vois comme un rejet. Mais en même temps, que peut-il me dire ? Qu'a-t-on à dire à un handicapé qui ne sait même pas comment il a fini là ?

Alors que je ferme les yeux, emporté dans la peur de l'abandon, des bras m'enlacent. Me serrent fort contre un petit corps. Son étreinte a le mérite de me rattacher au monde extérieur. Je ne partirai pas. Pas tout de suite. Si Lalegün a encore quelque chose à faire de moi, je ne l'abandonnerai pas.

- Ambroise.

Son souffle caresse mon oreille, je suis toute ouïe pour lui.

- Tu laisseras pas passer ça, hein ? Je veux dire, quand ça te reviendra. C'est hors de question. Tu vas lui rendre au centuple. Hein ?

Ses mots me font sourire. Me rappelle toutes les menaces que j'ai craché dans mon esprit avant qu'elles ne soient enfouies par mes envies de partir. Toutes les sentences que j'ai imaginé avant de passer à celles qui mettraient fin à mon existence. Doucement, par petites étapes, un rictus vient se greffer à mes lèvres et j'observe la nuque du jeune garçon aux mèches violettes.

- Pourquoi me demander ça ? Tu connais déjà la réponse. Personne n'échappe à mon courroux.

Comme lui, je chuchote. Et ma voix, habituellement douce, devient grave avec des touches de fourberie. Qu'a-t-il cru ? Si lui-même me le demande, ma mémoire ne mettra pas longtemps à revenir. Du moins, je l'espère.

- Lorsque je saurais. Tu en seras toi aussi informé. Mais seulement son nom. Ce qu'il subira, je te l'épargnerais.

D'une main douce, je caresse ses cheveux. Ce petit être m'appartient, même si il a la main mise sur moi. Et je m'acquitterai à jamais de la mission que je me suis confié : Toujours préserver son esprit de mon monde.
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MessageSujet: Re: Là, c'est trop [LAMBROISE] Dim 2 Oct - 18:22


Une, deux, ou peut-être beaucoup plus de minutes s'étaient écoulées avant qu'Ambroise ne parle. Lalegün n'avait que senti le temps se distordre, pas même passer. Il sentait sa haine se noyer dans leur étreinte, une infime partie du poids qui lui comprimait la poitrine lui laisser un peu de répit. Ça faisait du bien. Mais il ne voulait pas perdre ce nouveau sentiment, cette hargne incroyable qui s'était glissée en lui. Il savait qu'elle allait l'aider. Ambroise aurait besoin de son soutien ; il était tout prêt à le lui offrir. Pour cela, il fallait le vouloir. Vraiment.

- Pourquoi me demander ça ? Tu connais déjà la réponse. Personne n'échappe à mon courroux.

En bon musicien, il percevait du son les infinies subtilités. La voix d'Ambroise avait changé. Ses paroles arrachèrent à Lalegün un sourire de satisfaction et de fierté. C'était bien l'Ambroise qu'il adorait, ça. Il ne se démontait pas, face à rien. Celui qui avait ruiné sa santé avait alimenté le brasier de sa volonté. C'était bon à entendre. Mieux ; un régal.

- Lorsque je saurai. Tu en seras toi aussi informé. Mais seulement son nom. Ce qu'il subira, je te l'épargnerai.

En premier lieu, Lalegün fut un peu désappointé. Il se recula, juste un peu, pour pouvoir prendre un peu de distance mais laisser au Passion le loisir de triturer ses cheveux. Il n'aurait pas voulu l'interrompre. Il observa le jeune homme quelques instants, avant de lui sourire.

- Tant que c'est le plus douloureux possible, je m'en fiche. Je veux juste qu'il s'en souvienne pour le restant de ces jours.

Oeil pour oeil, dent pour dent. En vérité, dans le cas présent, ce n'était pas la dent mais la mâchoire que l'Evasion aurait demandé. Mais il avait confiance en son ami : il ferait le nécessaire. Lalegün, quant à lui, l'encouragerait comme il se doit. Finalement, son oeil vint se planter dans celui d'Ambroise. Le mécanisme de son pouvoir s'enclencha.

- Tu le vis comment ? S'il y a besoin de quoi que ce soit, t'hésiteras pas à m'appeler, bien sûr ?

Proposer son aide à Ambroise ne lui semblait pas naturel. Mais il voulait prendre quelques responsabilités. Il le devait. Grandir, juste un tout petit peu. Pour son pauvre compagnon que le sort avait ainsi accablé, et pour lequel il réclamait vengeance. Sa haine un peu redescendue avait laissé place à une subtile inquiétude.
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MessageSujet: Re: Là, c'est trop [LAMBROISE] Mer 5 Oct - 16:08


Le sourire que ses lèvres retrouvent quand il me regarde me rassure profondément. Même les mots qu'il vient de prononcer n'enlève pas le soulagement que son visage me procure. Qu'il s'en souvienne pour le restant de ses jours ? Pas d'inquiétude, même si mes vengeances sont généralement lentes, elles parviennent toujours à leurs fins. Oeil pour œil. Dent pour dent. Il m'a enlevé une chose essentielle de mon existence, je vais lui montrer que je peux le réduire à néant également. Mais qu'il ne se relèvera pas comme je l'ai fait.

Sans prendre la peine de demander -comme je lui avais recommandé de le faire- il plante son grand œil dans le mien. Son pouvoir a quelque chose que j'ai du mal à accepter. Il m'empêche de conserver des mystères que je préférerai qu'il ignore.

- Tu le vis comment ? S'il y a besoin de quoi que ce soit, t'hésiteras pas à m'appeler, bien sûr ?

Comme toujours, un blocage se produit dans ma gorge. Est-ce que je mens tant que cela ? Je n'en doutais pas. Toujours est-il que je dois réfléchir à deux fois avant de parler avec mon coeur. Toujours en l'observant, je hausse les épaules.

- Après être passé par l'état de rage intense pour arriver à l'envie de mourir avant de revenir à une vengeance froide et amère, je pense que l'on peut considérer que je le vis pas trop mal. Voir ces infirmeries me colle de l'urticaire. Vivement que je sorte. Mais, tant que tu ne m'abandonnes pas, je ne lâcherai pas.

Oui. Il est certainement mon plus cher ami. Si lui me quitte, alors ce monde n'a plus besoin de moi. Enfin non. Je n'ai plus besoin de ce monde.

- Par contre, je ne viendrais pas te demander de l'aide, à moins que ce ne soit absolument nécessaire.

Cette décision est irrévocable. Je ne ferai rien qui nuise à ma mission et je ne mêlerai pas ce petit ange à un monde de perversité et de danger. Ce serait risquer de corrompre mon attache au monde du beau et de l'insouciant.
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MessageSujet: Re: Là, c'est trop [LAMBROISE] Jeu 6 Oct - 12:57


Ambroise hésita ; il allait mentir. Un peu blessé, Lalegün se félicita cependant d'avoir eu le réflexe d'utiliser son pouvoir, tentant de passer cet outrage du mensonge à la trappe. Il pouvait bien faire en sorte d'oublier ça.

- Après être passé par l'état de rage intense pour arriver à l'envie de mourir avant de revenir à une vengeance froide et amère, je pense que l'on peut considérer que je le vis pas trop mal. Voir ces infirmeries me colle de l'urticaire. Vivement que je sorte. Mais, tant que tu ne m'abandonnes pas, je ne lâcherai pas.


Il l'observa. Bien sûr que non, il ne l'abandonnerait pas. Pour qui le prenait-il ? Il savait apprendre de ses erreurs. Plus jamais il ne fuirait le jeune homme, plus jamais il ne le laisserait tomber. C'était un peu son meilleur ami, en vérité. Il ne savait pas trop comment définir leur relation. Tout ce dont il était sûr, c'était qu'il voulait l'accompagner et faire ce qu'il pouvait, sa toute petite part, pour l'aider à atteindre ses objectifs. Il n'était pas comme Ambroise, fort et déterminé. Mis à part être là, il ne pouvait au final pas faire grand chose.

- Par contre, je ne viendrais pas te demander de l'aide, à moins que ce ne soit absolument nécessaire.

Ça, c'était frustrant. Dans une meilleure humeur, Lalegün l'aurait probablement très bien pris, et s'en serait peut-être même senti soulagé. Moins de responsabilités, moins de problèmes. Mais il proposait, et on le rejetait. Il resta silencieux, parce qu'il valait mieux se taire que faire un caprice. Son agacement se lisait sur son visage comme dans un livre.

- Pourquoi ?

Il n'avait pas pu retenir la question. On lui refusait de se montrer utile, très bien. On ne lui refuserait pas les raisons. De toute façon, Ambroise ne pouvait pas se défiler : Le contact oculaire n'était pas rompu. Et s'il essayait de mentir, ça allait faire mal. Étrangement, en y pensant, il ne se sentait pas coupable, même quand sa cible était son précieux Passion. Il n'avait qu'à pas mentir.
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MessageSujet: Re: Là, c'est trop [LAMBROISE] Sam 8 Oct - 17:15


Le visage de Lalegün est un livre ouvert mais parfois, j'aimerai que ce ne soit pas le cas. L'agacement que j'y lis me filerait presque la chair de poule. Il peut avoir le regard froid quand il le veut.

- Pourquoi ?

Le contact est toujours d'actualité et, sans même chercher à mentir, je sais que son pouvoir est toujours activé. Il n'est pas heureux. Il est même assez énervé on dirait. Je n'aime pas trop ça. Avec une grimace, j'attrape sa main tout en continuant de caresser ses cheveux. Le détendre. C'est ce qu'il y a de mieux je suppose. Parce que la réponse ne va pas le satisfaire.

- C'est un peu compliqué, tu sais...

Je ne sais pas vraiment comment lui dire. Je n'ai pas envie de le blesser, après tout, il est mon plus cher ami.

- Je n'ai pas envie que tu te blesses en découvrant le monde dans lequel je vis.

Plus je l'éloigne des Lockart et du reste de mes affaires, mieux nous serons. Si, avec de la chance, personne ne venait à le connaitre, alors ce serait parfait. Je continue à caresser lentement sa main de mon pouce. Mon souhait n'est pas qu'il s'énerve. Je ne veux vraiment pas le perdre. Alors je me penche encore vers lui et pose, quelques secondes, mes lèvres sur les siennes. Juste pour lui montrer que je ne lui veux pas de mal. Et puis, je n'ai pas envie qu'il me rejette et je ne sais jamais comment me positionner par rapport à lui. Alors je le regarde en me disant que si cela continue, je ne l'embrasserais qu'à l'infirmerie.
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MessageSujet: Re: Là, c'est trop [LAMBROISE] Dim 9 Oct - 15:41


- Je n'ai pas envie que tu te blesses en découvrant le monde dans lequel je vis.

Cette phrase résonna de façon particulière à ses oreilles. Lalegün éprouvait un indescriptible de mélange de frustration et de... eh bien, en fait, à côté de cela, il était simplement touché. L'attitude d'Ambroise lui parut soudain d'une clarté exceptionnelle : il voulait le protéger. C'était doux à entendre. Un brin agaçant, aussi. Comme s'il ne s'infantilisait pas déjà assez lui-même. Mais, malgré son indicible envie d'un jour être fort et respectable, il aimait bien. Peut-être qu'il se mentait à lui-même. peut-être qu'il devait se plier, accepter d'être protégé et non protecteur. Y avait-il quelque chose à tirer de ce genre de rôle ? Il n'en savait rien. Si l'on n'est pas un héros, dans la vie, qu'est-ce qu'on peut devenir ?
En y réfléchissant bien, il avait déjà survécu à un certain nombre d'épreuves, bien qu'il eut préféré réellement ne pas s'en souvenir. Ne méritait-il pas un peu de repos, maintenant ? Il n'était pas encore adulte et déjà orphelin de longue date, gravement mutilé à vie, et il ne se souvenait quoi d'autre.

Ambroise vint imprimer ses lèvres sur les siennes. Une telle folie, que l'effet thérapeutique de ces contacts. Il savoura les quelques secondes qu'Ambroise lui offrit, comme soulagé de toutes ces mauvaises pensées qui lui craquelaient l'esprit et coulaient du plomb au fond du coeur. Il avait envie de le remercier, mais, pour d'obscures raisons, ne le fit pas. Ce n'était pas nécessaire, et il n'aurait pas voulu qu'Ambroise vienne à penser qu'il avait oublié sa mise à l'écart. Non, tout de même, il demeurait vexé.

Il regarda Ambroise, les bienfaits de leur baiser échangé au final bien vite estompés.

- Tu crois que je suis si fragile que ça ?

Il se demandait si ce n'était pas parce que cela venait d'Ambroise que c'était si blessant. Il subissait sûrement une fois encore les mesquineries de ses humeurs changeantes, mais une colère acide lui brûla la poitrine. Colère contre laquelle résister était terriblement difficile. Et puis, il n'en avait même pas envie.

- Je vais peut-être devoir t'expliquer deux ou trois petites choses Ambroise.

Pas de grands gestes, pas de haussement de ton, mais une colère vibrante teintait sa voix de rouge. Il se releva, s'arrachant au contact d'Ambroise, et fit un geste qu'il ne se serait pas imaginé accomplir dans aucune situation. Ôtant son éternel bonnet, il découvrit d'une main son visage en entier.
C'était criant de souvenir.

- Ça, tu vois, c'est peut-être pas dans ton monde que j'y ai eu le droit, mais j'y ai pas échappé pour autant. Je veux bien te croire, ton monde, il est dur, il est cruel. J'ai pas vécu dans la douceur non plus. Tu veux savoir comment je me suis retrouvé avec la moitié du visage fondue, peut-être ?

Le ton de sa voix était un peu monté à chaque phrase rajoutée. Avec un brin de défi dans le regard, le contact oculaire était rétabli. Et Lalegün bien remonté.
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MessageSujet: Re: Là, c'est trop [LAMBROISE] Dim 16 Oct - 15:42


Moi qui pensait que le baiser allait le calmer, je me fourre le doigt dans l'oeil et bien profond. Parce qu'il n'y a pas une once de changement sur son visage.

- Tu crois que je suis si fragile que ça ?

Tu n'es pas fragile. Mais je veux te protéger quand même. Pourquoi ne veut-il pas me comprendre ? Pour être dans mon monde, il faut être noir. Lalegün a bien trop blanc pour y être. Quand à moi, j'ai bien trop de noir pour être dans le sien. Je ne veux pas qu'il souffre à nouveau. Mais il n'est pas de mon avis vu qu'il me dévoile ses chairs calcinées. C'est la première fois que je les vois en face. Et honnêtement, c'est pas hyper joli à voir.

- Ça, tu vois, c'est peut-être pas dans ton monde que j'y ai eu le droit, mais j'y ai pas échappé pour autant. Je veux bien te croire, ton monde, il est dur, il est cruel. J'ai pas vécu dans la douceur non plus. Tu veux savoir comment je me suis retrouvé avec la moitié du visage fondue, peut-être ?

Pourquoi me pose-t-il la question ? Je vais devoir lui dire la vérité, la triste vérité. Or, avec la colère qu'il a, il va très mal le prendre.

- Non... C'est bon... Je le sais déjà... Je me suis renseigné sur toi il y a de ça déjà un an et demi.

Oui. Il peut le dire. Je suis un fieffé connard. Une personne qui ne prend même pas en compte les sentiments de son ami. Même pas ça. Quelle horrible personne je suis. Là, une chose est sûre. Il va me lâcher. Me quitter.
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MessageSujet: Re: Là, c'est trop [LAMBROISE] Dim 16 Oct - 21:31


C'était comme si quelque chose avait craqué à l'intérieur de Lalegün. Pour le coup, il aurait préféré qu'Ambroise mente.
Il lui avait dit non. Bon, il lui avait dit non après que le mal soit fait, s'il datait déjà d'un an et demi. Mais tout de même. Il s'était donné tant de mal pour oublier, ce n'était pas pour que quelqu'un d'autre se souvienne à sa place. Ambroise ne pouvait pas comprendre. Il n'était pas là, il ne l'avait pas vécu. Pour lui ce n'étaient que des mots. Il ne savait pas ce que ça faisait, de sentir la peau fondre, l'os se fissurer sous la chaleur. Comme une misérable bougie. Ces foutus souvenirs allaient-ils donc le poursuivre jusqu'à la fin de ses jours ? En cet instant, il regardait Ambroise, et il voyait uniquement tout ce que le jeune homme savait sur lui. Tout ce qu'il ignorait, lui. Et cela le mettait dans une rage folle.
En premier lieu, il tenta de se contenir. L'oeil sombre, il regarda le Passion droit dans les yeux, voulut se dresser face à l'ennemi et affronter la situation. Il se sentait profondément trahi. Il aurait préféré le lui raconter de lui-même. Mais Ambroise savait déjà tout. Quelle valeur elle avait, cette information, si elle ne venait pas de lui ? Si elle n'était pas un gage de confiance, en tant que confession douloureuse ? Il ne voyait pas le sens. Encore quelque chose qu'il ne comprenait pas.

Puis comme il ne pouvait rien face à cette colère primaire qui lui échauffait les tempes, il voulut parler. Il hurla.

- Non, Ambroise ! Je t'avais dit NON. J'en ai assez qu'on me mente comme ça !

Debout à côté du lit, tout tremblant de colère, il continuait de le regarder. Il crut qu'il allait le frapper. Mais il préféra crier encore :

- Tu sais ce qui est encore pire que la douleur ? Les gens comme toi ! Tu dis que tu m'aimes, mais regarde, t'es même pas capable de respecter ça ! Je voulais oublier, effacer tout ça ! Ça fait trop mal, quand ça revient ! D'ailleurs, tu sais quoi ? Ça n'a JAMAIS existé. Jamais. Oublie tout ce que tu as pu lire. Oublie tout ce que je t'ai dit. Tu oublies ce que je t'ai montré. AH ! Et tu sais ce que tu peux oublier aussi ? MOI !

Après un dernier regard plein de rancoeur, toute sa bonne volonté, sa loyauté, et ses plus beaux sentiments pour Ambroise morts et enterrés, Lalegün quitta l'infirmerie en claquant la porte d'un force qu'il n'aurait jamais crue sienne.
L'infirmière pouvait s'estimer heureuse qu'il n'ait pas saccagé son lieu de travail. Quoique, cela pouvait encore changer : il n'avait toujours pas traversé la salle d'attente.
Il fallait bien que ça sorte.
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MessageSujet: Re: Là, c'est trop [LAMBROISE] Jeu 20 Oct - 21:11


En ce moment, je haïe son pouvoir du plus profond de mon âme. Je le déteste aussi, lui, pour s'en être servi pour m'extorquer cette information. Parce que cela va nous détruire. Nous détruit déjà. Tout ce que nous avons construit ensemble, je vois que, dans son oeil, tout a déjà disparu. À cause de ma bêtise, je suis en train de détruire la plus belle amitié de ma vie. Tout semble s'effondrer. J'ai envie de m'excuser mais cela ne servira à rien. On arrête pas un Lalegün trahi.

- Non, Ambroise ! Je t'avais dit NON. J'en ai assez qu'on me mente comme ça !

Jamais je ne l'ai vu dans un tel état. Et ce qui suit me met au plus mal. Je suis pire que la douleur, je suis une raclure de la pire espèce. Celui qui ne mérite même pas de vivre ou de ramper dans ce monde. Celui qui brise des Lalegün. Celui qui est condamné à vivre sans son ami le plus cher. Celui qui foire tout. C'est peut-être ça mes jambes. Le karma. J'ai fait tellement de mal à Lalegün qu'il fallait m'enlever quelque chose en plus.

Son départ, en claquant la porte, me brise pour de bon. Je l'appelle, mais je sais qu'il ne rebroussera pas chemin. Lentement, mes joues deviennent humides. L'oublier ? Je ne suis même pas certain qu'il ne le pensait pas. Je l'ai blessé, je l'ai trompé. Je mérite de le perdre. Un pourri comme moi n'aurait jamais pu continuer à vivre avec l'ange bambin. Alors je pleure. Je pleure toutes les larmes de mon cœur, de mon corps. Toutes ces choses que j'ai faite et qui ont détruit l'être le plus précieux de mon univers. Je pleure sur ma souffrance et sur celle que je lui ai causé. Jamais je ne pourrais me le pardonner. Jamais je ne pourrais oublier la haine que j'ai vu dans son œil lorsqu'il m'a demandé de l'oublier.
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Là, c'est trop [LAMBROISE]
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