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Nous avons tous déjà entendu parler de la légende du Triangle des Bermudes, mais que savons-nous sur ces mystérieuses disparitions ? Les Humains ne peuvent pas y répondre, nous habitants de l'Île du Cœur des Bermudes, nous le pouvons. Les pauvres voyageurs n'ont jamais pu franchir la barrière qui les séparent de notre monde. Comble de leur malheur, seuls les navires et autres objets matériels atteignent l'Île. Les voyageurs sombrant alors dans les profondes abysses de l'Océan. A l'heure d'aujourd'hui nous trouvons encore des manuscrits Humains que nous conservons soigneusement. Beaucoup de nos scientifiques se posent une même question : Avons-nous un lien de parenté avec cette espèce ? Les avis sont mitigés, certains prennent l'exemple des Mentalistes, ressemblant traits pour traits aux Humains et d'autres prennent pour exemple les Hybrides et les Nymphes ne pouvant pas descendre de la race Humaine.Lire la suite ?


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Une livraison comme une autre [JUN]

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MessageSujet: Une livraison comme une autre [JUN] Mer 27 Juil - 20:01


Le rideau se lève sur un paysage urbain. Aujourd'hui, il fait beau, le soleil rebondit contre le bitume. Parmi les autres passants, Mino, une composition sous le bras, arpente les rues. Ses cheveux, attachés ce jour-ci, sont encore secs.

Ce que ça peut être pourri, ce quartier. Je plains les clampins qui logent ici. Franchement, sur ce coup-ci, on peut dire que j'ai été chanceuse. Heureusement, j'aurai pas à traîner trop longtemps ici, je connais bien. Avec Bodasse, c'était moi qui m'occupait des livraisons : la Capitale, je l'ai sillonnée. J'aurais bien fait une pause, mais je peux pas, j'ai dû fermer la boutique sur les heures d'ouverture. Fait vraiment que je trouve un employé.
Je crois que je connais cette adresse. Elle me dit un truc. J'ai déjà dû livrer là-bas. Si c'est un client régulier, j'ai intérêt à bien faire le travail. Le bouquet est pas mal, je suis plutôt fière de moi – je commence à m'améliorer. J'ai même fait l'effort de m'attacher les cheveux pour pas salir la marchandise. J'avoue, c'est aussi que lâchés, ça fait souillon. Mais il faut avoir la foi de les nouer, ils glissent, c'est une horreur.

Elle tourne au coin d'une rue et s'engage dans un boyau moins fréquenté.

Hop, un petit raccourci découvert au cours de mes innombrables trajets.
Dans les quartiers craignos, une technique principale : ne pas croiser les regards. Généralement, on se retourne sur mon passage – pas pour mes pares-choc – alors ça demande de la concentration. Mais je suis bientôt à destination, j'ai plus à m'inquièter de me faire agresser. Mon seul souci, c'est juste de pas abîmer le bouquet si près du but.

Mino revient sur une artère un peu plus large. Finalement, elle s'arrête au pied d'un immeuble.

Ah ! Voilà, c'est là. Ouais, décidemment, je connais ce bâtiment. Je verrai si la tête du gars me dit un truc.

Elle sonne et attend

- B'jour. C'est les fleurs.

Ah, ça me plait ça, c'est un rapide, il m'a ouvert sans attendre. J'ai juste à me dépêcher de monter les escalier – c'qui fait sombre ici, je vais me casser la gueule en repartant. Je sens que mes cheveux commençent à s'humidifier, c'est dégueu. Et j'ai même pas pensé à prendre ma serviette. Eh merde ; tant pis pour la bonne impression du service. Tant qu'il a ses fleurs, il est content. Enfin, dieu merci je suis arrivée au bon étage. L'inventeur des escaliers, ça devait pas être un mec facile à vivre.

Elle toque.

Nan, en fait, son visage me dit rien. Je suis pas physionomiste, vous me direz, et je viens pas prendre le café chez lui tous les dimanche après-midi. En tous cas, il est vachement petit, c'est drôle. Mais je vais pas abuser, ça a pas l'air d'un rigolo.

Elle lui adresse un salut de la tête, lui tend note et bouquet.

D'habitude, le protocole est simple : Bonjour, payez-moi, Bonne journée. Mais là, j'ai une petite question à poser.

- Vous les avez choisies au hasard, vos fleurs ?

Je vais passer pour une novice. Quand je pense que ça fait deux ans que je passe mes journées à m'occuper de ces machins. Faut que je me rattrape un peu aux branches.

- J'veux pas paraître indiscrète, mais je viens de reprendre la boutique et j'y connais rien. On m'a dit que je ferais bien de renseigner sur le... le langage des fleurs, là. 'Scusez-moi, vous avez peut-être mieux à faire que m'apprendre mon boulot.


On m'a jamais rien dit du tout, mais il me fallait une excuse. Il me fait flipper, sérieux, j'ai l'impression qu'il va juste me planter là sans jamais rien me dire. Mais on sait jamais, peut-être qu'il est de meilleure humeur qu'il en a l'air.

Alors Mino attend qu'on lui claque la porte au nez. De l'essence commence à lui couler dans le cou sans qu'elle s'en rende compte.
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MessageSujet: Re: Une livraison comme une autre [JUN] Mar 9 Aoû - 16:00

L'Unique sait à quel point je haïssais l'été.
Pour quelles raisons?
...
Qu'est-ce que je détestais le plus...? Bonne question.
La chaleur? La transpiration? Les moustiques? Les coups de soleils?
Si seulement ce n'était que ça.

Ce que j'exécrais le plus, c'était le 27 juillet. Rien ne me ferais changer d'avis à ce propos.
Je maudissais ce jour, mais en même temps, je ne pouvais pas me permettre de l'oublier.

Enfin.
Tout ça pour dire qu'on était ce fameux jour, que mon coloc' était... Il était...
J'en avais rien à foutre d'où il se trouvais en fait.
J'étais bien content de ne pas le côtoyer un jour comme celui-là, les nerfs à vif.
Certes, c'était un gars relativement sympa, mais j'avais vraiment pas envie de me prendre la tête ce jour là.

Pour honorer la mémoire de ma mère, je commandais chaque année un bouquet à amener sur sa tombe. Comme à l'accoutumée, j'attendais la livraison. Cela faisait maintenant quelques années que je commandais (ou achetais directement) chez le même fleuriste.
J'étais étonné de voir que l'établissement n'avait pas fermé après la mort du gérant. J'en avais conclus que son apprentie maintenait le flambeau. Autant continuer d'acheter là-bas, elle avait bien besoin de clients réguliers pour garder la tête hors de l'eau.
Et puis, c'était aussi une occasion de la tester.

Ah?

Bon, premier point positif c'était que l'interphone de l'entrée principal avait sonné, conclusion : elle était ponctuelle. Enfin. "Elle". Je n'avais aucune idée de si elle avait employé quelqu'un pour les livraisons en fait.

-B'jour. C'est les fleurs.

Une voix féminine déformé par le haut-parleur avait résonné.

Court. Concis. Efficace.
Je lui débloquai l'entrée.
S'en suivi des bruits de pas dans l'escalier.

Elle toquai et je vins lui ouvrir quasiment directement.
Elle m'adressa un signe de tête. Elle était pas bavarde.
Après... Tant mieux parce que j'étais pas du genre à taper la discute avec un livreur quoi.

Tient, j'avais oublié l'apparence singulière de la jeune femme face à moi.
Son teint livide et ses cheveux... Rhaaaa mais ils étaient dégueulasses ses cheveux! Comment j'avais pus oublier ça? Ils étaient dégoulinant de... d'essence? A l'odeur, je dirais ça.

Stop. Accueillir quelqu'un qui s'est fait chié à venir dans ce quartier de merde pour un bouquet en lui disant qu'elle pue la mort, ce n'est pas une bonne idée socialement parlant. Surtout que c'était pas la première fois qu'elle me livrait.


Elle me tendis le bouquet et la note.
Je n'avais pas à me plaindre, le bouquet était tout à fait acceptable et il n'y avait pas de cette substance noire immonde dessus. Enfin, j'essayais de m'auto-convaincre de cela.
Je devais convaincre mon instinct de ménagère en furie de ne pas courir chercher mon détachant le plus puissant ou mon anti-odeur le plus fort.
Posant le bouquet temporairement sur l'étagère la plus proche et pris mon porte-monnaie dans ma poche.

-Vous les avez choisies au hasard, vos fleurs?

Je haussai un sourcil pendant que je cherchais un billet pour régler le paiement à la demoiselle.
Bah tient, en voilà un question venant d'une prétendue fleuriste.

-J'veux pas paraître indiscrète, mais je viens de reprendre la boutique et j'y connais rien. On m'a dit que je ferais bien de renseigner sur le... le langage des fleurs, là. 'Scusez-moi, vous avez peut-être mieux à faire que m'apprendre mon boulot.

La note une fois payée, un élan de bonté incroyable et ne me ressemblant pas du tout, je décidai -après un léger temps de réflexion plus ou moins long- de renseigner la livreuse.
Peut-être que ses efforts pour garder le magasins en vie me touchaient? Ou peut-être que c'était ma façon de remercier Bodasse pour les fleurs de ses dernières années. Si il appréciait cette fille c'est qu'il y avait bien une raison. Enfin bref.

-Je veux bien en parler, mais je vais le faire en marchant. C'est pas trop mon délire de rester planté là à l'entrée de mon appart'.

Je me saisis du bouquet et passai le seuil de la porte.
Je la fermai à clé avant de commencer à descendre l'escalier.
J'étais vraiment pas un exemple de comportement chaleureux et amical.

L'odeur d'huile à moteur ambiante m'agressait les narines. L'air de l'extérieur allait me faire du bien.
En plus, elle est bien gentille hein, la fleuriste mais il y avais ce qui ressemblait à du pétrole qui commençait à dégouliner sur le sol.

-Je préviens tout de suite, je ne suis pas un spécialiste du langage des fleurs non plus. Je sais juste deux/trois trucs. Je peux bien partager quelques informations.

Nous arrivâmes à l'extérieur.
J'avais listé les fleurs dans mon esprit avant de lui répondre.

-Donc. Dans ce bouquet, il y a plusieurs types de fleurs. Les chrysanthème c'est la fleur la plus commune pour exprimer le deuil. Après, les colchiques son associée à la nostalgie. Les lys représentent la pureté des sentiments, les magnolias et les roses blanches le respect. Les myosotis, elle représentent le souvenir.

J'avais l'impression de me la jouer poète profond alors que pas du tout. En plus, c'était relativement perturbant d'expliquer des trucs subtils à un garage ambulant.

-Avec ces explications, je crois pas avoir besoin de faire un dessin sur le pourquoi du comment de ce bouquet.

Ce jour-là, j'allais me rendre au cimetière à pied. Sans grande raison valable. Mais si déjà j'avais commencé à marcher en parlant avec mon interlocutrice, autant continuer.
Mais... elle s'appelait comment

-Au fait, j'y pense : je peux savoir votre nom? Parce qu'en fait, je connais juste celui de l'ancien proprio.

Étrangement. Même si cette fille hérissait tout mes sens de manique de la propreté, lui parler n'était pas si mal. En plus, c'était rare de tomber sur quelqu'un d'aussi peu sociable que moi.
En même temps, ça devait pas être facile de se faire des amis avec une telle odeur.

-Ah, et pour en revenir au langage des fleurs, j'ai dit tout ce que je savais. Je peux pas vraiment aider plus. Je savais quelques trucs sur les fleurs qu'on offre généralement à sa copine il y a un moment mais je dois avouer avoir oublié. J'ai pas vraiment une âme de grand poète.

Un question me taraudait.

-J'ai une question... C'est quoi qui suinte dans vos cheveux? Parce que j'ai cru comprendre que vous êtes un nymphe mais votre pouvoir est singulier quand même. Ça à toujours été comme ça?

Enfant de 4 ans bonjour. Question débile.


Je m'intéressait que rarement à autrui, mais c'était difficile à rater quand même, une fille comme elle.
N'empêche qu'elle avait dû avoir une bonne vie de merde avec un pouvoir parei (et moi qui pensait avoir un pouvoir de merde... C'était pas plus mal au final). Pourtant -pas qu'elle m'intéresse, hein- j'étais persuadé qu'elle aurait pu être très jolie sans avoir une peau translucide et des cheveux plus gras que toute l'huile usagée ou non de tout les fastfoods de l'île réunis.

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MessageSujet: Re: Une livraison comme une autre [JUN] Mar 9 Aoû - 20:58


C'est qu'il en met, du temps à se décider, le Mr Akatsuki, là. Ou alors le temps me paraît long. Je suis sûre qu'il va me claquer la porte au nez sans explications. C'est obligé. Si c'était un type sympa, il aurait accepté direct. Oh merde, pourquoi j'ai demandé ?
Bon, au moins, il a eu l'amabilité de payer.

-Je veux bien en parler, mais je vais le faire en marchant. C'est pas trop mon délire de rester planté là à l'entrée de mon appart'.

Ca veut dire quoi ça, que je dois l'accompagner ? J'ai du boulot mec. On est pas tous au chômage ici - bon, en vrai, j'en sais rien, mais c'est une supposition. Comment je fais ? Je l'ai dérangé et il veut bien m'aider un peu, j'peux pas me casser. Bon, je reste pas toute la nuit de toute façon. Et avec un peu de chance, là où il va, c'est sur mon chemin. Si ce gars à des choses à m'apprendre, je vais pas cracher dessus.

Mino suit donc l'homme jusqu'à l'extérieur.


- Donc. Dans ce bouquet, il y a plusieurs types de fleurs. La chrysanthème c'est la fleur la plus commune pour exprimer le deuil. Après, les colchiques son associées à la nostalgie. Les lys représentent la pureté des sentiments, les magnolias et les roses blanches le respect. Les myosotis, elle représentent le souvenir.

Oh putain. Le malaise. Je suis pas un génie, mais ce bouquet, il l'a pas commandé pour l'offrir à sa copine - ou bien il a une copine gothique. Là, je m'en veux. J'aurais vraiment pas dû lui demander. C'est où qu'il m'emmène ? Je me casse maintenant ? En plus, c'que je peux être cruche, je retiendrai jamais ce qu'il vient de me dire. Bravo, Mino. T'as bon sur toute la ligne.

- Avec ces explications, je crois pas avoir besoin de faire un dessin sur le pourquoi du comment de ce bouquet.

Ouais, nan. Pas de fiancée à piques. J'arrête les questions pour aujourd'hui, c'est trop gênant. Mes cheveux coulent, j'espère qu'il est trop en deuil pour le voir. Je vais peut-être songer à le remercier et tracer ma rou...

- Au fait, j'y pense : je peux savoir votre nom ? Parce qu'en fait, je connais juste celui de l'ancien proprio.

Oh non, pitié, un homme qui a besoin de parler. J'avoue, je suis un peu contente qu'on fasse attention à moi. Mais j'espère qu'il va pas me sortir le plan déprime, je saurai pas quoi dire, moi. Y a des gens qui disent rien dans ces cas-là, parce que paraît qu'y a d'autres façons de montrer son soutien. Un câlin, par exemple. Jamais de la vie pour moi. Sur tous les plans, je suis pas faite pour ces choses-là.
Allez Mino, c'est un client régulier. Il a le droit à ce qu'on soit agréable avec.

- Ah, et pour en revenir au langage des fleurs, j'ai dit tout ce que je savais. Je peux pas vraiment aider plus. Je savais quelques trucs sur les fleurs qu'on offre généralement à sa copine il y a un moment mais je dois avouer avoir oublié. J'ai pas vraiment une âme de grand poète.

C'est triste à dire, mais même s'il sait "pas grand chose", le non-poète, bah c'est déjà mieux que moi. J'espère que ça le dérange pas que je m'éternise. C'est déjà aimable de sa part d'avoir bien voulu m'expliquer son bouquet.

Elle hausse les épaules en réponse, un peu intimidée, et se prépare à parler.


- J'ai une question... C'est quoi qui suinte dans vos cheveux ? Parce que j'ai cru comprendre que vous êtes un nymphe mais votre pouvoir est singulier quand même. Ça a toujours été comme ça ?

Je suis crispée et je crois que ça se voit. Calme. Faut que j'me détende, sinon il va s'en vouloir. J'ai posé une question bien pire, il a le droit. Puis comme on dit, le client est roi, hein. C'est rare qu'on me le demande, d'habitude les gens osent pas faire la réflexion. Y en a qui ont bien raison, d'ailleurs, j'aime pas trop ça. Mais ce gars est direct, y a pas l'air d'y avoir de moquerie ou de curiosité mal placée là-dedans. On a l'air partis pour discuter un peu, de toute façon. Qui sait, il est peut-être un peu moins intimidant qu'il en à l'air.

- Lugabel. Mino. Bodasse tapait la discute à tout le monde.

Je sais pas trop pourquoi je lui dis ça. Peut-être parce que l'évoquer, Bodasse, bah ça me fait plaisir. Il me manque, quand même, faut dire. Je commence à me demander si je vais pas copier la composition du bouquet du gars à côté de moi pour sa tombe. Allez, on enchaîne vite :

- Et ouais, je suis une nymphe. Du pétrole, plus exactement. Donc ce qui coule de mes cheveux... bah je vous laisse deviner, hein.

Je vais pas lui faire un descriptif complet des effets de mon élémentaire, ce serait indécent.

Mino, armée d'un sourire ironique, essuie sa nuque d'un revers de main et s'essuie sur son T-shirt. Elle poursuit avec une certaine légèreté dans le ton.


- Pour répondre à vot' deuxième question, nan, j'ai pas toujours ressemblé à ça. Pas du tout même. J'étais rousse, j'avais les yeux verts et pas la couleur d'un cadavre. Je sentais pas l'essence, non plus. Bon bah on n'y peut rien, la puberté, ça profite pas à tout le monde. Pis comme vous dites, ça a le mérite d'être original.

J'essaye de faire un peu d'humour, pour faire comme si je m'en foutais un peu. Je suis pas très douée pour ça, mais l'intention est là. Faudrait pas qu'il me prenne en pitié, ce serait gênant. On continue de marcher, sûrement vers le cimetière, vu qu'il a pris le bouquet. Je me rends compte que j'ai envie de poser pas mal de questions maintenant. Quelqu'un qui s'intéresse à ma vie, bah ça le rend un peu intriguant. Et plus sympathique, aussi.

- Vous, vous êtes pas une nymphe, nan ?

Non seulement c'est infondé, mais aussi totalement indiscret. Mais il m'a posé des questions sur mon pouvoir - tu parles d'un pouvoir -, il m'en voudra peut-être pas de lui en poser sur le sien. Quand je suis mal à l'aise, j'ai du mal à faire la conversation.

Avec un brin d'hésitation ; la gêne transparait un peu dans sa voix.


- J'suis désolée. Si ça vous dérange que je vous accompagne, au fait, faut me le dire.

Fallait que ça sorte. C'est pas des paroles en l'air, je le prendrais pas mal. Puis je voudrais pas perdre un bon client parce que je suis trop curieuse.
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MessageSujet: Re: Une livraison comme une autre [JUN] Mer 10 Aoû - 23:37

-Lugabel. Mino. Bodasse tapait la discute à tout le monde.

Pas faux. Mais il était sympathique quand même. Bien que très bavard.

Lugabel?
Ah?
Mais c'est pas le nom du prof de Bermudi ça?

-Et ouais, je suis une nymphe. Du pétrole, plus exactement. Donc ce qui coule de mes cheveux... bah je vous laisse deviner, hein.

-Je vois...

Ah bah merde. Sur l'échelle des pouvoirs merdique le sien atteignait des sommets. Mais je comprenais mieux maintenant.
Ça devait être lourd de vivre avec ça.
Et c'était sacrément dur à ignorer d'un point de vu extérieur.
Mais c'était pas étonnant que Bodasse l'ai prise sous son aile. C'était un type bien.

-Pour répondre à vot' deuxième question, nan, j'ai pas toujours ressemblé à ça. Pas du tout même. J'étais rousse, j'avais les yeux verts et pas la couleur d'un cadavre. Je sentais pas l'essence, non plus. Bon bah on n'y peut rien, la puberté, ça profite pas à tout le monde. Pis comme vous dites, ça a le mérite d'être original.

Bah putain. Si la puberté m'avait fait ça, j'aurais une sacré haine contre le monde perso.

-Au moins, la puberté vous à fait quelque chose. Moi je ferais 1m60 toute ma vie donc bon. Chacun ses soucis je suppose. Grandir c'était en option chez moi apparemment.

C'est drôle, je parlais rarement aussi naturellement à des gens.

-Vous, vous êtes pas une nymphe, nan?

Uh?

-J'suis désolée. Si ça vous dérange que je vous accompagne, au fait, faut me le dire.

-Pas de problème, c'est moi qui ai commencé à taper la discute donc je vais pas m'en plaindre. Et pour le coup de la nymphe, je sais pas par quelle sorcellerie tu l'as su mais j'en suis effectivement pas une. Je suis mentaliste. Mais en fait, j'aurais pu ne pas avoir de pouvoir et j'aurais eu l'air moins con.

Je soupirai.

-Pour faire simple : je module ma taille ou celle des gens. C'est ironique vu ma taille, l'Unique à un sens de l'humour assez particulier. Mon pouvoir me sert à rien. C'est pas comme si je pouvais faire la taille d'un immeuble ou de me réduire à la taille d'un cafard en claquant des doigts.

On faisait une sacré paire n'empêche.
Le nain et le réservoir sur pieds.
Qui aurait cru qu'un type manique comme moi réussirait à avoir une discussion avec une livreuse de fleurs dégoulinantes de pétrole.
Au moins, je pouvais qualifier cette journée d'un peu moins merdique (si on oubliait l'odeur ambiante) grâce à cette rencontre.

-J'y pense, je peux vous ramener en moto aux magasin tout à l'heure si vous voulez. Je me doute bien que l'établissement tourne pas par la magie du saint-esprit en votre absence donc c'est la moindre des chose après avoir monopolisé votre temps.

Je l'avais pas sortie depuis un moment. Je faisais une sortie avec tout les 36 du mois, mais pas utilisée régulièrement depuis la fin de mon lycée. Ça allait pas me tuer de la salir un peu plus.
Et puis c'était hors de question que je transporte une fontaine de pétrole dans la voiture. Je pouvais être généreux mais fallait pas pousser mémé dans les orties.

Tout en discutant, nous étions presque arrivés au cimetière.

Hrp:
 

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MessageSujet: Re: Une livraison comme une autre [JUN] Lun 15 Aoû - 21:13

Mino l'observe avec un intérêt un peu dissimulé, parce qu'il le faut bien.


Il a l'air un peu drôle, en fait. Il tourne sa taille à la dérision. J'aurais pas osé lui faire la remarque, mais c'est vrai qu'il est vachement petit, c'est presque troublant.

- Pas de problème, c'est moi qui ai commencé à taper la discute donc je vais pas m'en plaindre. Et pour le coup de la nymphe, je sais pas par quelle sorcellerie tu l'as su mais j'en suis effectivement pas une. Je suis mentaliste. Mais en fait, j'aurais pu ne pas avoir de pouvoir et j'aurais eu l'air moins con.

Ta sorcellerie, elle s'appelle le hasard. Avec peut-être un brin de chance, j'avoue - tiens, jamais là quand c'est important celle-là. En tous cas je suis curieuse. Généralement, on n'ose pas se plaindre de son pouvoir face à moi. Il doit être gâté, ce pauvre gars.

- Pour faire simple : je module ma taille ou celle des gens. C'est ironique vu ma taille, l'Unique à un sens de l'humour assez particulier. Mon pouvoir me sert à rien. C'est pas comme si je pouvais faire la taille d'un immeuble ou de me réduire à la taille d'un cafard en claquant des doigts.

J'avoue, c'est un peu nul. Y a pire, mais y a plus classe. Et plus pratique. Et moins ironique. J'essaie d'imaginer ce que ça ferait s'il se rapetissait encore plus. Roh, je deviens méchante.

- J'y pense, je peux vous ramener en moto aux magasin tout à l'heure si vous voulez. Je me doute bien que l'établissement tourne pas par la magie du saint-esprit en votre absence donc c'est la moindre des chose après avoir monopolisé votre temps.

Par l'Unique ! Un gentleman ! C'est vrai, me retaper tout le trajet à pieds, non merci. Puis quelqu'un qui a de la considération pour mon travail. Je l'ai mal jugé, il est quand même sympa, en fait.

Mino lui adresse un tout petit sourire.

- En effet, le Saint-Esprit, il est là quand il veut, et c'est pas souvent chez moi. J'veux bien, merci beaucoup. Pis vous devez mieux connaître les chemins rapides que moi.

Ah ! Des grands murs gris et des caveaux. Le cimetière, le voilà. Ca va être le moment le plus gênant. Zen, Mino. Tu baisses la tête, tu regardes le nom sur la tombe le plus discrètement possible, puis tu te fais oublier. Qui il va voir, au juste ? Ses parents ? Un ami ? Sa copine ? Un enfant ? Il a pas l'air si vieux. Quoique, je sais pas. J'espère pas, les enfants morts, c'est le pire. On se doute pas comme ça, mais le métier de fleuriste, c'est chaud des fois. Je compte plus les petits vieux qui m'ont raconté leur vie super. intéressante. à la boutique. Peut-être qu'il va me raconter la sienne. Il a pas trop l'air du genre. Mais je suis pas une fine observatrice, après tout. Ah, portail passé. Je vais peut-être pas avoir trop de mal à me confondre avec le paysage, dans un endroit tout gris comme ça.


[HRP : Ca me va ! Je suis désolée pour le peu de matière que je te donne ee si ça te suffit vraiment pas, dis-le moi, vraiment.]
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MessageSujet: Re: Une livraison comme une autre [JUN] Dim 25 Sep - 20:56

-En effet, le Saint-Esprit, il est là quand il veut, et c'est pas souvent chez moi. J'veux bien, merci beaucoup. Pis vous devez mieux connaître les chemins rapides que moi.

Ah ça, je le crois bien.
Et effectivement, quand on vit dans ce trou on apprend vite les bons bails. Vivement le déménagement.


Nous étions arrivés. Tout ça était bien morne et déprimant.
Je ne voulais jamais oublier ce jour maudit où la maladie m'avait pris ma mère. Jamais.
Des sentiments confus se crashaient dans mon esprit. Comme la mélancolie des jours heureux, la tristesse de la perte... Mais le sentiment le plus fort restait la haine de mon père.
Oui c'était possible de haïr un parents. Qu'on le croit ou non, moi j'attendais avec impatience le jour où on m'annoncerait la mort de cette être infâme. Si possible dans d'horribles conditions.
Abandonner sa famille et ne même pas prendre la peine de se pointer à l'enterrement de sa femme, c'était tout simplement monstrueux.

Je soupirais en marchant sur les gravillons menant à la pierre tombale.
Une fois devant, relire les mots "Lan Fen Akatsuki" était comme rouvrir une blessure profonde avec les dents.
Bien entendu, j'étais le premier à changer les fleurs. Fallait pas espérer que mon "père" ait un semblant de respect ou de remord pour elle. Il était bien trop pourri pour ça.


~*°----------------- Ellipse -----------------°*~


Je me dirigeais vers la sortie de ce lieu morose.
La pauvre livreuse n'empêche, c'était un peu glauque comme situation.
Bizarrement, elle avait plus l'air d'avoir de respect pour cette femme qu'elle ne connaissait pas que son propre mari. Le monde était sacrément louche.
Elle ne m'avait jamais interrompu. Elle était restée muette à attendre que je veuille bien m'en aller.
J'avais essayer de ne pas trainer tout de même. Si déjà je l'avais traînée là. En plus, je détestais cette ambiance pourrie. C'était pas franchement l'éclate les cimetière quoi.

En dehors du cimetière je repris la parole après un moment :

-Je suis désolé pour ce moment pas franchement fun, hein.

J'avais pas du tout d'idée de conversation qui ne soit pas déprimante honnêtement. J'espérais un peu qu'elle reprenne la conversation d'elle-même.
Enfin, non, pas tout à fait. J'avais pas franchement envie de lui raconter qui était la personne décédée et ce qu'il lui était arrivé. Un autre jour peut-être mais pas à l'instant.

Arrivés devant l'immeuble, j'invitai Mino à attendre deux minutes, le temps de sortir la moto.
La débâcher me faisait du bien mine de rien. Cet engin n'était relié qu'à des bons souvenirs. Et puis rien ne valait la sensation de liberté quand on la conduit.
Je la sorti du garage. Heureusement pour moi, j'avais toujours deux casques. J'en avais un que je prêtais à mes potes aux lycée, j'en avait rien à foutre qu'il aille sur la tête d'une meuf aux cheveux de pétrole. C'était pas moi qui allais le porter après ça donc bon. Et puis j'allais très certainement en racheter un autre vu l'âge de celui-là.

Une fois au niveau de la jeune fille, je lui passai le deuxième casque.

-T'inquiètes pas pour tes cheveux, le pétrole, tout ça. C'est son dernier trajet à ce casque.

J'avais un sourire en coin. C'était pas franchement rassurant pour elle, genre j'allais le jeter parce qu'il était plus au norme. Ou alors qu'elle allait crever en route, au choix.
En vrai il protégeait bien, c'est juste que j'aimais pas trop sa gueule, que je voulais changer.

J'invitai l'apprentie fleuriste à se mettre derrière moi sur l'engin. C'était un modèle "sport", mais bien sûr pas abusément lourd (Eh oui. Etre petit ça pue.). J'aimais bien le style. Les tons de couleurs que j'avais choisit au lycée me plaisaient toujours. J'étais visiblement encore un gamin dans ma tête. Il y avait une majorité de blanc et de noir avec des touches de turquoise.
J'allais devoir la laver par contre, la moto.
Je ne l'utilisais plus assez à mon goût. Pendant ce temps, elle prenait forcément la poussière dans le garage.

En y repensant, je trouvais ça vachement bizarre d'apprécier une fille qui dégoulinait de pétrole manique comme j'étais. C'était peut-être le côté impuissance devant une vie de merde qui me faisait en avoir rien à foutre.

Le but maintenant était de la ramener relativement vite à la boutique.
Heureusement, je connaissais tous les coins qui permettaient d'éviter les feux. Ca allait être un peu ghetto comme trajet mais au moins on allait gagner pas mal de temps.

-Un conseil : Accroche-toi.

Oui, parce que j'en avait rien à foutre que ça la gêne où quoi. C'était pas mon type de fille du tout, bien qu'elle aie l'air sympa. Après, je pouvais comprendre que ça soit perturbant comme situation.

-Si ça peut te rassurer, j'suis déjà fiancé hein. J'te fais pas de l’œil ou quoi. J'veux juste pas que tu te tue dans un virage. Je roule pas comme un tendre généralement.

Techniquement, je ne mentais pas : je passais juste sous silence que j'étais déjà veuf. Au moins elle allait pas me prendre pour un pervers pédophile. Après, je respectais les limitations de vitesse normalement. J'étais un type bien.
Mais il m'arrivait de me lâcher dans les rues tranquilles.
Avec elle derrière, bien sûr que j'allais conduire comme quelqu'un de civilisé. C'est juste qu'on déconne pas avec la sécurité, SURTOUT dans le quartier Nord.

Une fois qu'elle était en place, nous démarrâmes en direction de la boutique.

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MessageSujet: Re: Une livraison comme une autre [JUN] Dim 25 Sep - 22:46


Après un long moment de silence, les deux silhouettes se glissent en dehors du cimetière.

Oh putain. Le moment le plus gênant de ma vie. Enfin non, j'ai vécu pire. Mais il est dans le top 3. Pourquoi je me suis pas barrée direct ? Qu'est-ce qui va pas chez moi ? Nan sérieux, j'ai un souci, pour m'incruster comme ça dans la vie des gens. Y a des limites à l'abus, je crains. J'ai juste honte d'avoir troublé ce pauvre gars, il avait peut-être juste envie de déprimer tout seul et moi je le fais chier avec mes histoires de fleurs. En plus, je crois que je l'aime bien, alors ça m'emmerde encore plus.
Faut que je me calme.

- Je suis désolé pour ce moment pas franchement fun, hein.

Mino tente un vague sourire et secoue la tête. Son malaise est plus qu'apparent




J'ose pas dire que c'est moi qui devrait m'excuser. On va faire comme s'il lisait dans les pensées. Ou juste comme s'il était très perspicace. J'essaye de chercher comment relancer la conversation, mais tous les scénarios que je me fais tournent au fiasco. On va opter pour une scène muette. Je sais pas s'il a très envie de parler de toute façon. C'est pas parce qu'il est plus sympa qu'il n'en a l'air qu'il est totalement commode non plus. Puis s'il est en deuil, je vais pas lui parler de la pluie et du beau temps. De toute façon ça reviendrait à rien dire.
Donc, on marche, chacun un peu dans ses pensées. Je vous laisse deviner vers qui - qui - les miennes s'orientent. Au final, on est arrivés plus vite je le pensais à l'immeuble, et quand Jun me demande de l'attendre, je me fais pas prier. Les deux minutes passées en solitaires me permettent de me remettre un peu les émotions en place.

Le - jeune ? - homme revient, armé de sa moto.



Bon, allez Mino, arrête les conneries. Il t'en veut pas, sinon il t'aurait envoyé chier. Franchement, y a des jours où je me prends la tête pour un rien, c'est incroyable. J'y connais rien en bécanes, mais celle-ci a l'air pas mal. Bon, je vais pas m'extasier devant, parce que franchement, c'est pas un domaine qui passionne. Mais là, je suis bien contente que les motos existent : je vais pouvoir me retrouver à la boutique plutôt très rapidement. Et ça, c'est plutôt très bien.

- T'inquiètes pas pour tes cheveux, le pétrole, tout ça. C'est son dernier trajet à ce casque.

Okay. C'est quoi, le sens caché de sa phrase ? Il veut se suicider avec moi à bord ? C'est de l'humour ultra-noir ou il est sérieux ? J'ai pas trop confiance là. Mais j'ai plus moyen de me défiler. Au pire je sauterai de la moto s'il devient trop bizarre ? Ouais, ça m'a l'air pas trop mal comme plan. Je m'en sortirai peut-être avec quelques fractures mais je serai vivante. Unique, je t''en supplie, ne pourris pas encore plus ma journée : fais en sorte que ce type soit sain d'esprit. Je te demande pas grand chose.

- Un conseil : Accroche-toi.

Okay monsieur Rassurant. Je dois être parano, mais là, il m'aide pas. Le bougre, ça doit le faire marrer de laisser les gens dans le doute. Si on se connaissait mieux, il s'en serait déjà pris une. Ouais, ça m'arrive de me montrer excessive.

-Si ça peut te rassurer, j'suis déjà fiancé hein. J'te fais pas de l’œil ou quoi. J'veux juste pas que tu te tues dans un virage. Je roule pas comme un tendre généralement.

Alors là, je suis un peu étonnée. J'avais pas du tout pensé à ça. On va pas se mentir, je me considère pas trop comme un objet de désir, donc non, ça m'avait même pas traversé l'esprit. C'est sympa de sa part d'ajouter cette petite précision au cas où. Puis c'est des petits détails un peu croustillants, mon côté commère aime bien. Mentez pas, on l'a tous en nous.


Mino hausse les épaules avec un petit lever de sourcils.


- Bah, tant mieux pour vous, j'suis déjà prise aussi, de toute façon. Mais je m'inquiétais pas, y a pas de souci.

Je dois être une malade. Je psychote sur le faite que quelqu'un veuille me tuer avant de penser qu'il voudrait me draguer.
En tous cas, me voilà à l'arrière, et, comme il me l'a conseillé, bien accrochée. J'espère qu'avec la vitesse, mes cheveux vont pas arroser les passants. Ouais, nan, je l'avoue, j'm'en tape.

Je me souviens pas être déjà montée sur l'un de ces engins, mais en descendant, je me jure de plus jamais accepter. Je sais pas si ce type conduit juste comme un taré ou si je suis simplement pas faite pour ça, mais je prendrai pas la peine de vérifier quelle hypothèse est la bonne.

Mino retire son casque. Il est trempé et poisseux, ses vêtements aussi.


Là, je dois avoir atteint la quintessence du station essence lifestyle. On va essayer de garder un minimum de dignité et pas tituber. Bordel, je me suis rarement sentie aussi faible, ça craint. Mino VS Moto : 0 à 1.

- Bon, beh... merci.

Je sais pas comment faire un au revoir pas trop abrupt. Là, ce serait le summum de la violence.

- À moins que vous vouliez repasser, je vous dis à l'année prochaine, hein.

J'ai envie de me frapper. J'ai jamais balancé une connerie pareille. "Bon bah au prochain anniversaire de la mort de ton proche !". Je dois avoir un don de stupidité assez exceptionnel. J'espère que je suis pas en train de rougir de honte, ce serait encore plus gênant.

- Euh, tenez, votre casque, au fait.

Ouais bah oui, pour noyer le poisson, donne-lui un vieux truc plein de pétrole. On va adopter la technique du lapin face à la voiture : plus bouger et attendre que ça passe.
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MessageSujet: Re: Une livraison comme une autre [JUN] Dim 30 Oct - 19:21

Le trajet fut plutôt rapide, vu que je connaissais les rues pour gagner du temps.
La pauvre fille vivait mal sa vie derrière.
Je me sentais comme un monstre à sourire à la situation. De tout manière elle le voyait pas d'où elle se trouvait. Une fois arrivés devant le magasin, elle descendit et me remercia.

- Bon, beh... merci.

Elle aussi, n'avait aucun sens de la conversation, à voir. Ca nous faisait un point commun.

-Mais y a pas de quoi.

La pauvre, la moto n'était pas vraiment sa meilleure amie on dirait.
C'était pas au goût de tout le monde.
J'avais même pas trop abusé sur la conduite.

- À moins que vous vouliez repasser, je vous dis à l'année prochaine, hein.

Wouah.
Elle méritait l'oscar de la maladresse. Pour une raison qui m'échappait, je ne l'avais même pas mal prit.
J'étais choqué sur le coup, mais fallait croire que mon humour morbide avait repris le dessus.
Ou alors c'était juste son don inné pour dire des trucs gênants qui m'avait fait rire.
Parce que oui, je ris légèrement à ses paroles.
De là à savoir si je riais de sa maladresse ou si j'avais juste un humour aussi borderline que ça, c'était un mystère.

En temps normal, j'aurais assassiné la personne osant dire des conneries pareil. Bizarrement, pas elle. Peut-être parce que ça se voyait clairement que ce n'était pas voulu et qu'elle regrettais?

- Euh, tenez, votre casque, au fait.

Mino, hein? J'allais pas oublier ce nom. C'était clair et net.
Je récupérai l'objet suintant de pétrole.
Merci meuf, j'en rêvais.
Je l'accrochai à l'arrière, une fois rentré j'allais tout simplement le foutre aux ordures.
Et j'allais laver ma moto aussi. Bref.

Mes prochains 27 juillets allaient peut-être être moins mornes.
Cette fleuriste avait un peu chamboulé ma journée, mais c'était pas plus mal, étonnamment. C'était pas vraiment dans le mauvais sens du terme.
J'étais quand même curieux de savoir si elle était vraiment tout le temps comme ça.
La reine des boulettes.

C'était un peu exaspérant quand même d'être si peu douée.
Je lui répondis :

-Ouais, à l'année prochaine. En attendant, faudrait peut-être réviser un peu le langage des fleurs. Et puis le tact aussi.

Je souris en coin tout en enlevant la béquille de la moto :

-Attention, j'viendrais peut-être entre temps, juste pour emmerder.

Je lui fis un signe de main, rabattis ma visière avant de démarrer pour rentrer tranquillement chez moi.

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MessageSujet: Re: Une livraison comme une autre [JUN] Mer 2 Nov - 19:01

Il rigole. Un peu. C'est bon signe ou il est juste heureux de m'imaginer les intestins dehors ? Oh putain. Il recommence à me faire flipper grave. Je fais quoi ? je m'enfuis ? Ça sert à rien, il sait ou j'habite. Où je travaille, ouais, mais vu tout le temps que je dois passer dans cette foutue boutique, c'est presque pareil. Et j'vous assure que c'est pas parce que je fais dix centimètres de plus que lui que j'me sentirais en confiance au corps à corps contre lui.

-Ouais, à l'année prochaine. En attendant, faudrait peut-être réviser un peu le langage des fleurs. Et puis le tact aussi.

Woh. Il a des nerfs, lui, je respecte. Je rêve pas, genre il l'a vraiment pris avec humour ?

Mino le regarde et sourit d'un air embarrassé alors qu'il remonte sur sa moto.

Désolée mon gars, j'crois qu'j'suis née comme ça.

-Attention, j'viendrais peut-être entre temps, juste pour emmerder.

Eh beh, c'est un rapide, j'le vois déjà plus. Je respire, enfin. Il compte repasser ? En fait, ça me fait un peu plaisir. Et peur en même temps. Vous imaginez pas, il fout la pression, avec sa gueule de trois kilomètres et ses vannes malaisantes. Mais c'est drôle, d'un autre côté. Si on sympathise un jour, je finirai par m'y habituer. Ouais, enfin. Il a pas intérêt à revenir trop vite si c'est "pour emmerder". J'ai pas besoin de ça non plus.
C'est pas tout ça, mais j'ai du boulot.

Elle essore ses cheveux avant de retourner dans sa boutique.


La blague. Je recommence déjà à me faire chier.

Rideau.
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