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Nous avons tous déjà entendu parler de la légende du Triangle des Bermudes, mais que savons-nous sur ces mystérieuses disparitions ? Les Humains ne peuvent pas y répondre, nous habitants de l'Île du Cœur des Bermudes, nous le pouvons. Les pauvres voyageurs n'ont jamais pu franchir la barrière qui les séparent de notre monde. Comble de leur malheur, seuls les navires et autres objets matériels atteignent l'Île. Les voyageurs sombrant alors dans les profondes abysses de l'Océan. A l'heure d'aujourd'hui nous trouvons encore des manuscrits Humains que nous conservons soigneusement. Beaucoup de nos scientifiques se posent une même question : Avons-nous un lien de parenté avec cette espèce ? Les avis sont mitigés, certains prennent l'exemple des Mentalistes, ressemblant traits pour traits aux Humains et d'autres prennent pour exemple les Hybrides et les Nymphes ne pouvant pas descendre de la race Humaine.Lire la suite ?


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[+16] Quand la haine mène sur des chemins inattendus [ABI]

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MessageSujet: [+16] Quand la haine mène sur des chemins inattendus [ABI] Mer 6 Juil - 23:33


En marchant, Maria finissait de réajuster sa coiffure. Aujourd'hui, son bureau était fermé : il avait une mission très importante à accomplir. Il ne savait pas jusqu'où il devrait aller, mais il n'aurait de répit tant qu'il n'aurait pas atteint son objectif. Et il allait de soi que lorsqu'il se faisait ce genre de promesses, il les tenait. Il avait demandé à ses collègues où se trouvait Mlle O'Neill, qui, apparemment, avait déserté sa salle pour la journée, et se dirigeait d'un pas décidé vers celle qu'on lui avait indiqué. Enfin, pour la troisième fois. Les deux première indications étaient des blagues au goût douteux, qu'il prendrait soin de gentiment faire regretter plus tard.
Ah, la voici. Il jeta un coup d'oeil par la porte entrouverte ; bingo ! Sa cible repérée, il ne fit pas traîner les choses et entra. Il voulait avoir tout le temps nécessaire pour se divertir un peu ; autant allier l'utile à l'agréable. Eh non, Maria Dorofey Leawdaeg ne savait pas exactement comment, mais aujourd'hui, Abigail lui dirait tout ce qu'il voulait savoir.

Avant que la jeune femme en question ait pu faire le moindre geste, il verrouilla la porte. Affichant l'un de ses sourires caractéristiques, il joignit les mains.

- Salutations, Abigail ! On n'a pas eu le temps de se recroiser depuis la Battle School, n'est-ce pas ?

Le pas bondissant, il alla s'installer sur la table en face du bureau où elle était assise. Il gloussa.

- Roh, ne me regarde pas comme ça, je suis venu en ami !

En disant cela, il avait, le geste tranquille, arraché une bouteille de vin à son sac. Il s'était paré comme il se doit avant de venir. En piochant un peu dans la bourse de sa cousine, il avait pu se procurer du plutôt très bon vin. Bien que leurs mémoires ne fussent plus mêlées, Maria avait pris le temps de noter sur papier quelques points de la vie d'Abigail, dont son petit souci avec l'alcool - il était donc à peu près sûr qu'elle ne refuserait pas son offre, car son goût prononcé pour l'ivresse flirtait dangereusement avec l'univers de la pathologie.

- C'est pour me faire pardonner, l'humiliation publique n'était sûrement pas la plus sympathique des choses à faire. Mais je n'allais pas te frapper dessus, c'est insensé.

Le psychiatre eut un sourire ironique. Il remplit les deux verres qu'il venait de remplir et tendit l'un d'entre eux à la jeune femme.

- Et si nous enterrions la hache de guerre le temps d'une bouteille ?

Ou des cinq autres cachées au fond de son sac. C'était une façon de vivre ; il voyait toujours les choses en grand.

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MessageSujet: Re: [+16] Quand la haine mène sur des chemins inattendus [ABI] Jeu 7 Juil - 9:41


Parfois mes rencontres avec Leowdaeg m'inspirent des idées. Comme celle de peindre le plafond de ma salle en rouge. Ça c'est une bonne idée. Voilà pourquoi je me retrouve dans une salle quelconque, à corriger les derniers examens. La pauvre petite Sadie, la nouvelle des Origines, n'a pas du tout la moyenne, j'en suis un peu navrée, surtout qu'elle a déjà redoublé une classe. Mais il est peu probable qu'elle passe. Elle refera une année et on verra bien ce que ça donnera. Par contre, je suis assez fière d'Ambroise qui a réussi à rattrape son retard et qui passera, très certainement en deuxième année. Ah, quand je revois leur visage il y a deux mois, cela me donne envie de pleurer. Le mois de mai est source de stress chez eux avec les examens qui approchent. Ils donnent toujours le maximum d'eux et cela ne paye pas tout le temps.

Plongée dans mes copies, je ne me rends pas tout de suite compte que quelqu'un est entré.

- Salutations, Abigail ! On n'a pas eu le temps de se recroiser depuis la Battle School, n'est-ce pas ?

Comment ce bâtard ose t'il se présenter devant moi. Je le foudroie du regard tandis qu'il s'assoit en face de moi. Évidemment que je n'ai pas envie de le revoir après l'humiliation publique qu'il m'a fait subir.

- Roh, ne me regarde pas comme ça, je suis venu en ami !

Ce type n'a pas d'ami. Encore moins avec moi. Je m'apprête à le virer lorsqu'il sort une bouteille de vin. Ça arrête mon geste de suite. Y a pas à dire, l'alcool reste à jamais mon talon d'Achille.

- C'est pour me faire pardonner, l'humiliation publique n'était sûrement pas la plus sympathique des choses à faire. Mais je n'allais pas te frapper dessus, c'est insensé.

Insensé en quoi ? Je l'ai frappé et je n'ai pas trouvé ça insensé, au contraire. Mais bon, si il croit franchement que je vais lui pardonner avec une bouteille de vin, il se fourre le doigt dans le camembert. Je vais boire, certes, mais pas lui pardonner une seule seconde. L'humiliation devant tout de monde j'apprécie pas. Et encore, il a de la chance que Tadi n'y ait pas assisté. J'ai déjà galéré à le retenir lorsqu'il l'a apprit, dans l'arène, je n'aurai pas pu.

- Et si nous enterions la hache de guerre le temps d'une bouteille ?

Il a intérêt à en avoir plusieurs si il veut l'enterrer. Parce qu'il le faudra être bourrée pour l'enterrer avec lui. Mais j'attrape tout de même son verre que je bois petite gorgée par petite gorgée. Avec un regard sévère, je le détaille sous toutes les coutures. En vérité, physiquement, il est très bel homme. Du moins, tout ce qui n'est pas couvert par son masque affirme qu'il l'est. Mais son esprit est tellement perverti qu'il le rend laid au possible. Quel dommage. Il n'aurait pas été comme ça, j'en aurai fait mon quatre heure mais bon. Ainsi va la vie et je suis pleinement satisfaite avec Tadi. Même si j'aurai aimé qu'il ne soit qu'un coup d'un soir. Ça m'aurait évité de culpabiliser sur les sentiments que je commence à développer pour lui.

- Tu peux m'expliquer en quoi ça aurait été ridicule de me frapper ? Je veux dire, je l'ai fait, et ça n'a pas été insensé. Peut-être te doutes-tu que si nous nous étions battus à la loyale, c'est moi qui aurait gagné non ?

Je remplis mon verre et le sien avant de recommencer à boire. Je me demande bien si il va reconnaître que parmi nous, physiquement, c'est moi la plus forte.
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MessageSujet: Re: [+16] Quand la haine mène sur des chemins inattendus [ABI] Jeu 7 Juil - 13:57


Déjà un verre de descendu, joli. Satisfait de voir son plan fonctionner, il pouvait donc maintenant tranquillement s'adonner aux plaisirs de la discussion avec ce joli poisson qu'il venait de coincer dans ses filets.


- Tu peux m'expliquer en quoi ça aurait été ridicule de me frapper ? Je veux dire, je l'ai fait, et ça n'a pas été insensé. Peut-être te doutes-tu que si nous nous étions battus à la loyale, c'est moi qui aurait gagné non ?

Ah ça oui, elle l'avait fait et il s'en souvenait bien. Il l'observa un instant. Elle n'avait toujours pas digéré l'issue de leur combat, c'était plus que flagrant. Maintenant qu'ils étaient face à face, elle tentait de se décharger de la honte avec des "si". Classique, courant, mais naturel, il ne pouvait pas le lui reprocher. Et puis elle n'avait peut-être pas tort, aux poings, le combat aurait été plus serré. Mais Maria ne mangeait pas de ce pain-là, il savait comment manier les mots et les informations pour en faire de véritable armes, n'en avait aucun remord, et surtout, son pouvoir l'aidait grandement. La moitié de son deuxième verre déjà descendue - ce qu'il était bon, ce vin - il haussa les épaules et lui répondit d'un ton égal :

- Peut-être, en effet. Mais ta victoire aurait été bien moins impressionnante que la mienne.

Le sourire devenu provocateur, il poursuivit :

- Tu as une sacrée poigne et un pouvoir plus offensif, mais moi, j'ai tes plus noirs secrets. Personne ne t'en voudrait d'avoir cédé au chantage. Mais je te corrige, Abigail : nous nous sommes battus à la loyale. L'utilisation de son pouvoir n'est pas interdite, à ce que je sache ? En revanche, on ne s'est pas battu de manière banale, ça, c'est vrai.

Bien que le verre ne fut pas entièrement terminé, il le remplit de nouveau et fit de même avec celui de la jeune femme. Ils allaient vite se retrouver dans un état impossible ; s'il voulait être productif, il avait intérêt à se calmer pour éviter de se retrouver le premier par terre. Sans compter qu'en tant que véritable alcoolique, l'esprit d'Abigail demanderait une certaine dose de sa drogue avant d'en être affecté. Seulement, avec les nouvelles restrictions sur son train de vie - vivement surveillées par sa cousine - il n'avait pas pu boire tout son saoul depuis un bon bout de temps. Ça lui manquait, on pouvait le dire. Il jeta un coup d'oeil à la bouteille pour voir où elle en était, et se félicita d'en avoir prévu plus que de mesure. La vitesse à laquelle ils l'avaient descendue était alarmante.

- Et puis, entre nous, le jour où je lèverai la main sur toi, ce sera qu'on aura surmonté nos petits conflits.

Il eut un rire caustique, espérant qu'elle ait compris le sous-entendu. Même s'il affichait ouvertement ses penchants, il n'en parlait pas et ne permettait pas non plus aux gens de savoir s'il se donnait un genre ou s'il y avait plus que cela.

- D'ailleurs, je me pose une petite question depuis un moment. Encore, je comprends que tu aies quelques soucis avec moi, mais Miranda ? Elle t'a fait quelque chose ?

Son ton laissait clairement entendre que si la réponse était oui, il serait extrêmement fier de sa cousine. Puisqu'ils allaient passer un bon moment ici, il était libre de dériver un peu sur ce sujet. Tiens, son verre était de nouveau vide.

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MessageSujet: Re: [+16] Quand la haine mène sur des chemins inattendus [ABI] Jeu 7 Juil - 15:02


Son vin n'est pas de la camelote je peux vous l'assurer. La bouteille doit bien valoir mon loyer du mois tellement il est bon. Jamais je n'ai gouté un truc comme ça à cause de mes petits revenus.

- Peut-être, en effet. Mais ta victoire aurait été bien moins impressionnante que la tienne.

Mais je l'aurais vachement mieux vécue. Et ça c'est important.

- Tu as une sacré poigne et un pouvoir plus offensif, mais moi, j'ai tes plus noirs secrets. Personne ne t'en voudrait d'avoir cédé au chantage. Mais je te corrige, Abigail : nous nous sommes battus à la loyale. L'utilisation de son pouvoir n'est pas interdite, à ce que je sache ? En revanche, on ne s'est pas battu de manière banale, ça, c'est vrai.

Si, mon esprit, ma conscience s'en veut. J'ai cédé alors que je n'aurai pas du. J'aurai du le réduire à néant et il n'aurait pu divulguer aucune information. Mais bon. J'ai suivi mon premier instinct. Alors je bois, pour oublier. Par contre, si son but est de me saouler, il peut attendre. Même avant d'être alcoolique je tenais bien, alors maintenant, je fais des concours avec des habitués de chez Owen. Je reste tout de même une pro du cul-sec sur la vodka.

- Et puis, entre nous, le jour où je lèverai la main sur toi, ce sera qu'on aura surmonté nos petits conflits.

Je hausse un sourcil, surprise. Attendez, de quoi il me parle là ? Les rumeurs ne seraient tout de même pas véritable, si ? Non parce que bon, je veux pas d'une relation sado-maso et encore moins avec lui, tout bel homme qu'il soit. Je grimace avant de finir mon verre d'une traite. C'est bon, fini les manières, je ne vais plus boire comme la haute. De toute manière il est au courant que je descends d'une petite famille de prolos donc bon. Restons accrochés à nos racines.

- D'ailleurs, je me pose une petite question depuis un moment. Encore, je comprends que tu aies quelques soucis avec moi, mais Miranda ? Elle t'a fait quelque chose ?

Quoi il n'est pas au courant de la peste que peut être sa cousine ? Honnêtement je ne sais pas comment le prof de sport peut sortir avec elle. Elle est infecte du haut de ses 22 piges. Elle a aucun respect des aînés en plus. Je ris en réservant du vin pour nous deux.

- Attends, t'exagères. Ta cousine c'est la pire teigne chez les profs. Je comprends pourquoi vous êtes de la famille. Elle se pavane partout en exhibant sa thune, elle crache sur ta gueule à la moindre occasion et n'a aucun respect pour les plus anciens qu'elle. C'est une chieuse, elle est infecte avec les élèves. Le seul mérite qu'elle a c'est qu'elle reste tout de même une bonne prof vu qu'elle obtient de bons résultats et note justement. Mais ça n'empêche.

Non mais franchement. Comment peut-elle être aussi infecte et si bonne pédagogue ? Décidément les Leowdaeg et Malatesta, j'ai du mal.

- Honnêtement... Qu'est ce qui t'as prit, soudainement, pour que tu viennes me proposer un verre. Je sais que tu es au courant de mon petit penchant mais ce n'est pas une raison pour jouer avec.

Si il veut espérer que je sois bourrée à mon poste de travail pour me faire réprimander il a perdu. Je serais rentrée avant et au pire, Tadi doit venir me chercher avec comme excusé que j'ai été déléguée pour l'aider à remplir les nouveaux papiers qu'il doit faire.
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MessageSujet: Re: [+16] Quand la haine mène sur des chemins inattendus [ABI] Jeu 7 Juil - 15:52


- Attends, t'exagères. Ta cousine c'est la pire teigne chez les profs. Je comprends pourquoi vous êtes de la famille. Elle se pavane partout en exhibant sa thune, elle crache sur ta gueule à la moindre occasion et n'a aucun respect pour les plus anciens qu'elle. C'est une chieuse, elle est infecte avec les élèves. Le seul mérite qu'elle a c'est qu'elle reste tout de même une bonne prof vu qu'elle obtient de bons résultats et note justement. Mais ça n'empêche.

Il eut un sourire vague, fier de sa cousine. Le goût pour la persécution, ce devait être de famille. Maria savait d'où cela venait, connaissant le passé de Miranda. Ce n'était pas à elle qu'il fallait s'en prendre, mais aux Malatesta qui l'avaient rejetée au lieu de tenter de comprendre le pourquoi du comment. Mais il n'allait pas pondre la psychanalyse de sa cousine à Abigail ; ce serait long et inutile. Détester des gens, cela restait une activité saine, même s'il surveillerait la prof d'Histoire humaine à l'avenir. Pas question qu'on touche à sa cousine. Quant au respect des anciens, il n'avait jamais compris en quoi ils le méritaient d'office. Vu que la bouteille de vin était presque vide, il plongea la main dans son sac et en sortit une deuxième.

- Honnêtement... Qu'est ce qui t'as prit, soudainement, pour que tu viennes me proposer un verre. Je sais que tu es au courant de mon petit penchant mais ce n'est pas une raison pour jouer avec.

Ah... pas stupide, la petite Abigail. Peut-être encore un chouilla idéaliste malgré ce qu'elle montrait d'elle-même : bien sûr que cela constituait une raison pour jouer avec, et même une très bonne. Mais en effet, il avait une idée derrière la tête et elle le savait. Il lui sourit et dressa l'index, verre à la main.

- Si je puis me permettre, je vais te proposer plus qu'un verre, Abigail. Je n'ai pas le droit de tenter de me faire pardonner ?

Hop, cul sec.

- Non, franchement, je dois dire que ça me fait plaisir de trouver quelqu'un avec qui boire, on me l'interdit un peu ce moment... (il soupira d'un air dramatique) Mais que veux-tu, parait que les gens pensent à ma santé ! Non, réellement, tu me hais mais moi pas tant que ça. Si tu ne me détestais pas ouvertement, je ne serais sûrement jamais venu te parler. C'est amusant, et j'ai besoin de me distraire pour passer le temps. Tu comprends, il n'y a pas beaucoup de monde qui passe me voir, et le commun des mortels est d'un ennui... Un autre verre ?

Il le lui remplit à nouveau et poursuivit :

- Alors je me suis dit, autant prendre le temps de discuter. Moi pour mieux comprendre pourquoi, toi pour avoir le plaisir de m'invectiver et de me haïr encore plus. Et puis, ne fais pas comme si tu aimais corriger des copies - je me demande bien ce qui peut vous motiver à exercer ce genre de profession.

Il paraissait presque radieux. Bien sûr, il mentait, même si ce motif aurait pu être la raison de sa visite. Mais il n'avait pas encore suffisamment bu pour exprimer à Abigail ses réelles motivations. Une nouvelle fois, il but.

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MessageSujet: Re: [+16] Quand la haine mène sur des chemins inattendus [ABI] Jeu 7 Juil - 18:57


C'est bon. Il a enfin compris que je l'ai percé à jour. Merci de l'accepter.

- Si je puis me permettre, je vais te proposer plus qu'un verre, Abigail. Je n'ai pas le droit de tenter de me faire pardonner ?

J'espère bien que ce sera plus d'un verre ! On m'invite pas à boire pour un seul verre voyons ! Sinon on est grave radin, surtout avec du vin aussi bon.

- Non franchement, je dois dire que ça me fait plaisir de trouver quelqu'un avec qui boire, on me l'interdit un peu en ce moment. Mais que veux-tu, paraît que les gens pensent à ma santé.

Pauvre bébé chou, quelle tristesse d'avoir une famille qui fait attention à ses membres. Vraiment, pauvre, pauvre petit Dorofey.

- Non, réellement, tu me hais mais moi pas tant que ça. Si tu ne me détestais pas ouvertement, je ne serais sûrement jamais venu te parler. C'est amusant, et j'ai besoin de me distraire pour passer le temps. Tu comprends, il n'y a pas beaucoup de monde qui passe me voir, et le commun des mortel est d'un ennui... Un autre verre ?

Je hoche la tête en soupirant. Ainsi donc c'est de ma faute si il vient me faire chier. Désormais, je suis donc son passe-temps. Il fait ça juste pour attiser ma rage ou quoi ? Il a de la chance, je ne suis pas violente lorsque je dois. Au contraire. Je suis plus du genre à draguer tout ce qui bouge. Et vu que cet homme reste relativement désirable par ma personne (les mystères des hormones, que voulez-vous), je prie pour ne pas finir bourrée dans cette salle. Hors de question d'aller le draguer. Il en profiterait ensuite pour me le ramener en pleine figure tout le temps.

- Alors je me suis dit, autant prendre le temps de discuter. Moi pour mieux comprendre pourquoi, toi pour avoir le plaisir de m'invectiver et de me haïr encore plus. Et puis ne fais pas comme si tu aimais corriger des copies - je me demande bien ce qui peut vous motiver à exercer ce genre de profession.

Je ris à sa phrase. Il est vrai que corriger des copies n'est pas une partie de plaisir, mais de là à ce que Dorofey Leowdaeg ne comprenne pas pourquoi on fait ce métier, j'adore. Je le fixe du regard tout en continuant de boire.

- Tu as tord mon cher Dorofey. Je n'apprécie pas particulièrement détester les autres, c'est même plutôt fatiguant. Enfin bon, penses comme tu le sens, je m'en fiche un peu. Et tu veux bien être mignon et nous sortir une autre bouteille de ton sac, ton vin n'est pas mauvais du tout.

Par contre, j'ai intérêt à me calmer si je veux tenir la route. Il s'agit de la troisième bouteille et je commence un peu à sentir les effets de l'alcool commençant à me délier la langue et à m'exprimer avec franchise.

- T'as toujours été comme ça ?

Mon regard se fixe sur son masque et reste en place tandis que j'enchaine un nouveau cul-sec.

- Je veux dire... C'est triste de voir un esprit aussi pervers dans un corps tout à fait charmant. Ça casse un peu l'envie.

Un peu. Hélas. On m'a dit qu'on pouvait être attiré par l'ennemi. Personnellement, j'aurai préféré que non. Ou du moins, pas celui-là. Donc Abi, maintiens tes pulsions montantes et arrête avec le vin. Même si il est fichtrement bon.
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MessageSujet: Re: [+16] Quand la haine mène sur des chemins inattendus [ABI] Ven 8 Juil - 14:27


Maria ne rêvait pas, Abigail venait de rire à l'une de ses remarques. Il jeta un coup d'oeil à la bouteille. Ah, ça expliquait certaines choses.

- Tu as tord mon cher Dorofey. Je n'apprécie pas particulièrement détester les autres, c'est même plutôt fatiguant. Enfin bon, penses comme tu le sens, je m'en fiche un peu. Et tu veux bien être mignon et nous sortir une autre bouteille de ton sac, ton vin n'est pas mauvais du tout.

Ce 'était pas exactement ce qu'il avait sous-entendu, mais tant pis. Il n'avait pas envie de tergiverser, l'esprit embrouillé. Il sourit un peu bêtement à la remarque sur son choix du vin, et, obéissant, plongea de nouveau la main dans son sac. Il eut un peu de mal à ouvrir la troisième bouteille, l'alcool rendant ses gestes beaucoup moins assurés.

- T'as toujours été comme ça ?

Il tourna vivement le regard vers elle, surpris. Puis il sourit, narquois. C'était drôle comme question. Il tenta de se souvenir de puis quand il était "comme ça". Suffisamment longtemps pour dire toujours ? Avait-il suffisamment bu pour se livrer ? Il se souvenait - très vaguement - de la dernière fois qu'il l'avait fait, à ce pauvre Jun Akatsuki. Le pire était de ne pas se souvenir de quoi il lui avait parlé. Il espérait ne pas lui avoir confié son véritable prénom, ç'aurait été un cauchemar si quelqu'un d'autre l'apprenait. À cette pensée il se sentit un peu blêmir, mais tâcha de se reprendre en main.

- Je veux dire... C'est triste de voir un esprit aussi pervers dans un corps tout à fait charmant. Ça casse un peu l'envie.

Il pencha la tête alors que son sourire s'élargit, flatté par les deux remarques. Son vin avait eu raison des barrières de la bienséance d'Abigail. Il l'observa de haut en bas, avec peut-être un léger manque de discrétion. Puis il rit.

- Reprends-donc un verre, Abigail !

Il la resservit.

- Pour ta première question... Je ne crois pas. Mais je pense ue peu importe ce qui aurait pu arriver dans ma vie, j'aurais toujours eu ce petit côté... "pervers", c'est comme ça que tu dis. La différence, c'est que j'ai choisi de tout extrapoler, d'aller vers l'extravagance, et ça me plait ! Tu es le parfait prototype de la réaction que je veux chez les gens. Je voulais inspirer le mépris, l'animosité plutôt que l'indifférence.

Il fit une pause, but quelques gorgées, gloussa, et continua, penché en avant :

- Et je crois que j'ai réussi. Puis il faut dire que souvent, les sentiments négatifs ont dans l'âme des encrages bien plus profonds que les positifs.

Maria se redressa, verre levé, affichant un sourire presque triomphant :

- Et puis, avoue, Abigail... je suis intriguant, non ?

Il continua de l'observer en songeant vaguement, noyé dans les vapeurs d'alcool montantes, que cela faisait un petit moment qu'il n'avait pas eu d'aventure. Il décida de reporter cette question à quelques verres de vin plus tard, histoire de voir ce qu'il en penserait alors.

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MessageSujet: Re: [+16] Quand la haine mène sur des chemins inattendus [ABI] Ven 8 Juil - 20:57


Apparemment, je ne semble pas être la seule à subir les effets de l'alcool. Je vois son regard légèrement grivois me traverser le corps. Navrée, Dorofey, j'ai encore toute ma tête pour te repousser. Ce n'est pas parce que je commence à parler un peu trop que je ne sais pas dire non. Faut pas déconner non plus.

- Reprends-donc un verre, Abigail !

J'acquiesce mais il faut que ce soit le dernier. Faudrait pas non plus que je me retrouve avec un Dorofey chaud lapin sur les cuisses. Ce serait pas plaisant. Enfin si mais pas pour après. Ou alors si, pour après, si je peux me foutre de sa gueule.

- Pour ta première question... Je ne crois pas. Mais je pense que peu importe ce qui aurait pu arriver dans ma vie, j'aurais toujours eu ce petit côté... "pervers", c'est comme ça que tu dis. La différence, c'est que j'ai choisi de tout extrapoler, d'aller vers l'extravagance, et ça me plait ! Tu es le parfait prototype de la réaction que je veux chez les gens. Je voulais inspirer le mépris, l'animosité plutôt que l'indifférence.

Je hoche la tête mais en vérité, je m'en branle un peu. Ouais, parce que je viens de me resservir un verre sans m'en apercevoir et j'aime pas trop ça. Vraiment. Enfin si mais... Oh ! Zut ! Bois-le ton verre Abi et tais-toi.

- Et je crois que j'ai réussi. Puis il faut dire que souvent, les sentiments négatifs ont dans l'âme des encrages bien plus profonds que les positifs.

Dorofey glousse. Genre, il sait glousser. Avec de l'alcool dans le nez, son gloussement m'entraine un fou-rire impossible qui s'arrête seulement lorsqu'il prononce une nouvelle phrase.

- Et puis, avoue, Abigail... je suis intriguant, non ?

Arrêtée nette, je l'observe, le détaille sous toutes les coutures avant de détourner la tête, accompagnée d'un mouvement de main.

- Dis pas ça ! Je vais avoir envie de toi sinon...

Abi... Les quatre verres que t'as prit après celui qui était censé être ton dernier ne te réussissent pas. Je secoue la tête avant de partir dans un nouveau fou-rire. Qu'est ce que je raconte sérieusement. Ai-je vraiment été dire à mon pire ennemi que j'avais envie de lui ? Mais cachez moi ! Je me penche sur mon bureau et lui adresse un sourire encore un minimum frais. Un chouïa peut-être, parce que là, fraîche, je le suis plus trop.

- Rêve pas non plus. C'est pas parce que je t'ai dit que j'ai envie de toi que je vais coucher avec toi. Ne mélangeons pas les torchons et les serpillières... Non c'est pas ça... Les ser..sep... Oh merde hein !

Je me perds tellement dans mes mots, ça me frustre. Et hop, un cinquième cul-sec. Abi, ma vieille tu bois beaucoup trop avec un homme avec qui tu n'aurais jamais du le faire.
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MessageSujet: Re: [+16] Quand la haine mène sur des chemins inattendus [ABI] Ven 8 Juil - 22:50


Le petit geste d'Abigail s'apparentait grandement à du minaudage. C'était inhabituel ; où était passée la femme forte qui ne manquait jamais une occasion de lui rappeler à quel point elle le haïssait ? Quoique, ce n'était pas sa haine qui l'avait empêchée d'accepter son vin. Ah, les addictions... une véritable bénédiction pour les manipulateurs.

- Dis pas ça ! Je vais avoir envie de toi sinon...

Woh. Une seconde. Arrêt sur image. Il avait bien entendu ? Il cligna des yeux, dans le vague. Pourquoi est-ce qu'il était là, déjà ? Sûrement pas pour ça. Maria s'administra une bonne gifle mentale. Selon son plan, il n'était pas censé accompagner Abigail dans sa beuverie, mais il n'avait pas su résister. Il songea qu'il avait peut-être, lui aussi, développé un petit problème avec la boisson, et ferait mieux de se pencher sur la question. M'enfin, ce moment-là n'était pas le bon, ça, c'était sûr. Allez, on finit son verre et on repart.
Abigail, tout de même bien éméchée, partit dans un fou rire que Maria suivit sans savoir pourquoi. Par paresse de jeter un coup d'oeil à la troisième bouteille, il sortit la quatrième et décréta que les verres étaient une entrave à la bonne dégustation d'un vin de qualité.

- Rêve pas non plus. C'est pas parce que je t'ai dit que j'ai envie de toi que je vais coucher avec toi. Ne mélangeons pas les torchons et les serpillières... Non c'est pas ça... Les ser..sep... Oh merde hein !

Maria rit, levant la bouteille haut devant la lumière, comme en observer la couleur au travers.

- Bah ! Moi, tu sais... torchons, serpillières, serviettes en papier, je ne vois pas pourquoi faudrait pas les mélanger ! Vos codes sociaux, c'est... c'est...

Il soupira et abandonna la perspective de terminer sa phrase au profit d'une nouvelle lampée de vin. Il posa la bouteille si fort sur la table que la non-apparition d'une fissure tenait du miracle. Il se leva - si tant est qu'on pouvait appeler cela tenir debout - et vint s'affaler sur le bureau d'Abigail. L'intention de base était de lui donner la bouteille, mais il jugea être ainsi confortablement installé.

- En plus, je suis sûr que t'es le genre de personne de dire à tes patients... euh, non, c'est pas ça pour toi... tes élèves ! De suivre leurs rêves.

Il repartit dans un rire pas vraiment justifié.

- Pffrr.... Hihi, c'est d'un drôle ! Non, mais franchement, je ne te trouve pas du tout intrigante, mais y a pas à dire, ceux qui ont pu essayer ont pas dû être déçus !

Il se tourna dos à elle, appuyé sur le bureau, balayant toute question d'un geste dramatique. Sa tête commençait à lui sembler particulièrement lourde. Il avait totalement perdu de vue ses objectifs initiaux. Une nouvelle idée avait fleuri dans son esprit un peu tordu et infecté par l'alcool ; s'il arrivait à faire céder Abigail, il se prouverait de nouveau ses capacités de manipulateur - ce qui ne manquait jamais de profondément flatter son ego. Et puis en plus, il était prêt à parier sur le fait que ce n'était pas une novice, donc sûrement pas un mauvais coup. Essai numéro un : provocation.

- Bah, de toute façon, je comprends que ça puisse faire un peu peur, la première fois qu'on fait ce genre de choses avec quelqu'un comme moi...

Et ils savaient tous les deux très bien ce que le psychiatre entendait par là.

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MessageSujet: Re: [+16] Quand la haine mène sur des chemins inattendus [ABI] Ven 8 Juil - 23:52


Ce mec est un pâté quand il boit. Lorsque je le vois s'aplatir sur mon bureau pour me tendre la bouteille, il me donne envie de rire, mais de rire. Il est vraiment trop ridicule. Mais vu qu'il me tend la bouteille je ne vais pas rire, pas trop. Pendant que je bois, je le laisse parler tout seul. Il ne dit rien de bien intéressant mais qui dit des choses intéressantes lorsqu'il boit ?

- Pffrr... Hihi, c'est d'un drôle ! Non, mais franchement, je ne te trouve pas du tout intrigante, mais y a pas à dire, ceux qui ont pu essayer ont pas dû être déçus !

Évidemment ! Qu'est-ce qu'il chante là ? Il a vraiment cru que j'étais une novice. Tous mes amants ont été heureux de m'avoir eu dans mon lit. Fut une époque où j'avais quatre amant par semaine. Différents. On chantait mes louanges dans les boîtes de nuit et autres. C'est mon Tadi qui peut être content d'être le premier mec infatigable que je trouve, à me combler aussi facilement, depuis le père d'Aaron. Non mais franchement, regardez ce kéké. Il devait à peine avoir touché sa première femme que j'avais déjà changé trois fois de lits. Cela fait tout de même 11 ans que je pratique la chose, assez intensément ces derniers temps d'ailleurs. Pourquoi j'ai un corps de rêve sincèrement ? C'est certainement pas la natation qui le sculpte !

- Bah, de toute façon, je comprends que ça puisse faire un peu peur, la première fois qu'on fait ce genre de choses avec quelqu'un comme moi...

Voyons Dorofey. Te crois pas unique. Les sado, j'ai déjà goûté. D'ailleurs, je te te montrer. Je lui chope les cheveux et le plaque contre mon bureau avant d'approcher mon visage du sien.

- Te la joues pas incontestable Dorofey. Ma vie sexuelle a suffisamment été variée pour que pratiquement rien ne soit nouveau pour moi.

Je lui caresse la joue de mes ongles avant de lui faire un sourire taquin.

- Pas intéressante hein ? Tu dirais pas la même chose si je t'avais eu ne serais-ce qu'une seule fois entre les cuisses.

Et oui, faut pas se leurrer. Je deviens intéressante pour n'importe quel individu de sexe masculin du moment qu'il est fait un tour dans mon lit. Quand on est la teneuse en titre du statut de ''Déesse du Sexe réincarnée'', on vaut le coup. Et on le vaut bien. C'est pour ça que je lui lâche les cheveux avant de reprendre une gorgée de vin. Pour lui montrer qu'il a beau me provoquer avec son joli minois, ça ne changera rien. Enfin, si, une chose peut changer. Je lui attrape avec difficulté le masque, avant de lui arracher. Là on joue à armes égales.

- Tu peux être certain que je ne serais pas la première à céder à la tension sexuelle de cette pièce. J'ai déjà vécu pire.

Genre Tadi. Ce mec, c'était affreux de se retenir lorsqu'il était dans les parages. Quand je le croisais dans les couloirs j'en pouvais plus de la vie. Vraiment.
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MessageSujet: Re: [+16] Quand la haine mène sur des chemins inattendus [ABI] Sam 9 Juil - 18:38


Maria n'avait pas bien compris ce qu'il venait de se passer, mais la sérieuse douleur à l'arrière de son crâne était encore plus grisante que l'alcool. Entrée directe dans la liste "Intéressant".

- Te la joues pas incontestable Dorofey. Ma vie sexuelle a suffisamment été variée pour que pratiquement rien ne soit nouveau pour moi.


Gain de quelques points. Pour une aventure, il valait toujours mieux que les deux partis se valent en expérience. Même si Maria n'avait quasiment jamais quitté son domaine de prédilection, il pouvait affirmer avoir son petit bagage d'expériences. Cela faisait un petit moment maintenant qu'il n'avait pas replongé dans la débauche. Comme c'était bon de se laisser aller à ce genre d'écarts ! Enfin, rien n'était gagné pour le moment, mais il restait encore deux bouteilles dans son sac. Il songea vaguement à la chance que constituait le changement de salle d'Abigail ; ç'aurait été drôle, l'autre et sa porte vitrée.

- Pas intéressante hein ? Tu dirais pas la même chose si je t'avais eu ne serais-ce qu'une seule fois entre les cuisses.  

Oh mais il aurait été tout à fait curieux d'en savoir plus. Il ne lui confierait pas tout de suite son changement de statut. Elle le maintenait toujours contre le bureau, lui tirant les cheveux, et franchement, il n'était pas pressé de lui demander de le lâcher. Malheureusement, elle n'attendit pas avant de le faire. Il se redressa avec un demi-sourire transi, main sur l'arrière de la tête. Elle avait intérêt à recommencer. Elle avala une nouvelle lampée de vin, geste qu'il avait bien envie d'imiter. Tout tanguait autour de lui, la situation ne lui paraissait même plus vraiment réelle. En tous cas, il l'aurait, Abigail, ça oui. Juste une fois, juste pour attiser la haine. Il se demandait ce qu'elle en penserait une fois sobre. Peut-être ne serait-il pas non plus tout à fait fier - il fallait vraiment qu'il arrête de se retrouver en état d'ivresse sur son lieu de travail. 

Un peu trop ailleurs pour se défendre, il se sentit se faire retirer le masque, découvrant son regard. La lumière des néons qu'il voyait maintenant entièrement l'éblouit un peu - eh oui, car ce masque réduisait son champ de vision. Frustré par cet acte inopiné qui ne lui plaisait guère - de quel droit violait-elle son précieux mystère ? - il fronça les sourcils, tentant de fixer devant lui l'image de son interlocutrice.

- Tu peux être certain que je ne serais pas la première à céder à la tension sexuelle de cette pièce. J'ai déjà vécu pire.

Il esquissa un sourire difficile à interpréter et s'assit avec autant de prestance que possible sur le bureau. Il se rapprochait tranquillement. Il leva l'index en l'air comme pour marquer un temps mort, se saisit de la bouteille, avala trois bonnes gorgées, et en revint à leur conversation, l'air quelques peu grivois.

- Oh, j'ai jamais prétendu avoir un très bon seuil de résistance, tu sais ! Mais si tu veux jouer à ça, on va jouer. Ah, et tu peux m'appeler Maria, c'est mon vrai pr...

Ah, ça, il le regretterait le lendemain. Il fronça les sourcils et hocha la tête avec un léger mouvement de recul.

- Eumh, nan, en fait, Dorofey c'est bien.

Trop tard, mais enfin. Ce n'était pas parce qu'elle avait vu son visage dans un moment de faiblesse qu'il fallait lever tous les mystères sur sa personne. Le psychiatre se pencha vers elle. L'alcool rendait sa voix encore plus rocailleuse que d'usage - d'autant plus qu'il ne pensait plus à forcer dessus, en cet instant :

- Dans ce genre de jeu malheureusement, il est très désagréable de perdre. J'adore prendre mon temps, tu sais, Abigail. On n'est jamais certain de grand-chose, de toute façon.

Il attrapa une longue mèche de cheveux de la jeune femme, observant cette dernière d'un regard qu'on aurait pu croire plus vitreux après un sympathique beuverie comme celle-ci.

- Mais si tu as tant envie de gagner, je t'en prie, pousse-moi à bout ! Nous serons tous les deux perdants au final, de toute façon.

Puis agrémenter sa réplique d'un appréciable sourire tout sauf net. Il hésita à lui confier qu'il préférait être frappé que frapper, mais décida de garder cette information pour plus tard. Il était curieux de voir comment elle comptait s'y prendre pour le moment.

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MessageSujet: Re: [+16] Quand la haine mène sur des chemins inattendus [ABI] Dim 10 Juil - 12:35


Ah, il doit être en train de céder car il s'assoit sur mon bureau. D'ailleurs, je me demande pourquoi, diable, il cache son regard. Il a des yeux vraiment magnifiques et ainsi, son habituel visage pervers s'en trouve changé. Là il me donne parfaitement envie de l'embrasser. Il fait bermudien, pas monstre. Je reste donc fixée sur son visage tandis qu'il boit de nouveau du vin. Faut que je lui reprenne la bouteille sinon j'en aurais plu.

- Oh, j'ai jamais prétendu avoir un très bon seuil de résistance tu sais ! Mais si tu veux jouer à ça, on va jouer. Ah, et tu peux m'appeler Maria, c'est mon vrai pr...

Je hausse un sourcil. Maria ? Son vrai prénom c'est Maria ? Mais c'est ridicule.

- Eumh, nan, en fait, Dorofey, c'est bien.

Je hoche la tête, bien d'accord. Son vrai prénom est un vrai tue-l'amour. Ce serait con. Je reprends la bouteille et me permets de la descendre cul-sec dans mon gosier. Il va en falloir une autre. Quelle tristesse.

- Dans ce genre de jeu malheureusement, il est très désagréable de perdre. J'adore prendre mon temps, tu sais, Abigail. On n'est jamais certain de grand-chose, de toute façon.

Bizarrement, ce qu'il me dit rentre par une oreille et sors de l'autre. Je comprends rien du tout, seulement qu'il a envie de gagner. Mais désolée mon coco, c'est toi qui ne pourra plus te retenir quand tu verras de quoi je suis capable. C'est pourquoi je lui laisse prendre une de mes mèches de cheveux. Les miens sont plus foncés que les siens. Il aurait pu être le père d'Aaron physiquement. Comme c'est étrange. Je fronce les sourcils, un peu perturbée. Déconne pas Abi, ce mec ne pourrait jamais être le père de ton fils, même dans ses rêves les plus fous.

- Mais si tu as tant envie de gagner, je t'en prie, pousse-moi à bout ! Nous serons tous les deux perdants au final, de toute façon.

Avec un petit sourire, j'attrape également l'une de ses mèches et l'enroule autour de mon doigt.

- Je gagnerais. Tu ne pourras tellement pas te retenir que tu me supplieras d'accepter.

Mais avant, le vin ! Je tire sur sa mèche avant de m'allonger sur le bureau pour attraper une bouteille dans son sac. Allez, on l'ouvre. C'est difficile mais je finis par y arriver. Suite à ça, je me prends un bon tiers de la bouteille avant de la tendre à mon collègue.

- Ma... Non, Dorofey ça reste mieux... Bref. Attends-toi à douiller grave. Je préfère largement fouetter que l'être.

Bon là on a pas de fouet, mais c'est la même chose. Et puis, ma tenue l'affriolera un petit peu. Parce que oui, c'est l'été alors j'ai eu la bonne idée de sortir en mini short taille haute en jeans et crop top. Parfois, j'ai l'impression que je devine les choses. Enfin bon, ce sera qu'un petit plus. C'est pourquoi je m'assois sur le bureau, en face de lui, avec un sourire ambigüe. Que vais-je faire ? C'est ce qu'il doit se poser comme question. Je vais faire un truc très simple consistant à lui tirer la tête en arrière par les cheveux et lui mordre allègrement le cou. Après cinq morsures, des deux côtés, je le regarde et le pointe du menton.

- Alors ? Tu pourras tenir ou t'as besoin d'aide ?

Sur ses mots, je lui place le goulot de la bouteille sur la bouche. Allez mon coco, bois jusqu'à plus soif. Tu verras, tes barrières sauteront bien vite.
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MessageSujet: Re: [+16] Quand la haine mène sur des chemins inattendus [ABI] Dim 10 Juil - 21:33



- Je gagnerai. Tu ne pourras tellement pas te retenir que tu me supplieras d'accepter.

Il serait ravi de voir ça. En s'allongeant sur le bureau, Abigail lui tira violemment les cheveux, lui arrachant un sourire mi-figue mi-raisin : elle avait compris à qui elle avait affaire. Il fut impressionné par sa descente - on sentait tout de même que l'habitude avait quelque chose à voir là-dedans - et lorsqu'elle lui tendit la nouvelle bouteille, il ne se gêna pas pour démontrer ses capacités en la matière. Une chance que lui aussi se soit entraîné ces dernières années, sinon, il était bon pour le coma éthylique dans pas très longtemps.

- Ma... Non, Dorofey ça reste mieux... Bref. Attends-toi à douiller grave. Je préfère largement fouetter que l'être.

Il eut un petit rire et sentit comme un frisson le parcourir. Finalement, ils n'étaient pas si incompatibles que ça, dans ce genre de situation du moins. Même si l'avoir entendue tenter de prononcer son véritable prénom lui arracha une légère grimace. Elle grimpa sur le bureau pour s'asseoir en face de lui. Waouh. Avec de l'alcool, elle était encore mieux faite, c'était impressionnant. Ou alors il n'avait pas regardé d'assez près. Ou alors pensait trop à Astrid. Ou peut-être un habile mélange des trois. S'ensuivit un épisode des plus stimulants qui lui prouva bien qu'Abigail semblait sa voir ce qu'elle faisait. Ils allaient s'amuser.

- Alors ? Tu pourras tenir ou t'as besoin d'aide ?

Avant qu'il n'ait le temps de lâcher un petit sourire tordu ou une réplique mystérieuse, elle lui fourra le goulot de la bouteille au fond du gosier. Dominatrice, il adorait ça ! Il ne regrettait pas sa petite visite. Quand elle le libéra, il se redressa, ses yeux bleus trahissant dorénavant un mélange pas très glorieux d'ivresse et de désir. Il fit, de manière aussi convaincante que possible dans cet état, ostentatoirement mine réfléchir.

- En toute franchise....

Il ne parvint cependant pas à maintenir le suspense plus de quelques secondes et lui sauta presque littéralement dessus. Tant pis pour son honneur ; il était de toute façon bien trop ivre pour réellement se soucier de perdre ou gagner leur petit jeu. L'important, actuellement, c'est qu'elle le torturerait et que si, d'habitude, il ne détestait pas ça, l'alcool le rendait quelques peu... impatient.
Abigail avait beau avoir une sacrée poigne, Maria était plus lourd. Au dessus de la jeune femme, et avant de se décider à aller fourrager dans son décolleté, il prit soin de préciser une petite chose :

- Tu griffes, tu tires les cheveux, tu mords, ou même pire, tout ce qui te vient à l'esprit, compris ?

Il ne savait pas pourquoi, mais il la voyait bien professionnelle de l'étranglement. Bon, de toute façon, elle se rendrait bien compte de ses attentes en voyant les marques sur son corps. On n'en ressort pas indemne, quand on succombe à ce genre de penchants.
Il plongea sur son visage pour l'embrasser - il fallait bien se mettre dans le bain - et laissa ses mains agir comme bon leur semblait, sans trop de délicatesse. Ils n'étaient pas là pour ça.
[HRP : saaaaurrryyyyy tu me fais de super réponses et moi je te sors des trucs pas glorieux xD]

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MessageSujet: Re: [+16] Quand la haine mène sur des chemins inattendus [ABI] Dim 10 Juil - 23:25


Le désir. Je peux le voir dans ses yeux si bleu. Pourquoi a-t'il d'aussi beaux yeux vraiment ? Ça me donne envie de les arracher. Mais je vais être méchante et pas lui faire ce plaisir. Après tout, je lui en ferai bien d'autres.

- En toute franchise...

Qu'est-ce qu'il fait ? On a pas le temps de discuter là. Passons à l'action. Woh. Il lit dans mes pensées ou quoi ? Dans tous les cas, je me retrouve allongée sur ce bureau, un Dorofey sauvage au dessus de moi, très partant pour un petit jeu d'adulte. T'inquiète bébé, je suis prête aussi.

- Tu griffes, tu tires les cheveux, tu mords, ou même pire, tout ce qui te vient à l'esprit, compris ?

Fallait pas me préciser ça mon chou, tu sais pas ce que ça va donner après. Tu risques de passer le meilleur moment de ta vie et ça risque bien de te couper l'envie avec la moitié des hommes et des femmes que tu rencontreras. J'ai déjà joué les prédatrices et comble de bonheur, je viens de me refaire une manucure. Ce qui fait que mes ongles sont longs et aiguisés. Ah vraiment, jamais tu n'aurais du me tenter. Cependant Monsieur se décide à passer à l'acte et tandis que ses mains explorent le corps le plus parfait qui lui a été donné de voir, sa bouche vient rencontrer la mienne, idem pour sa langue. Bah écoute, je dis pas non, d'ailleurs je dis pas non à la morsure. Oui, parfois mes dents aiment bien croquer des lèvres ou bien des langues. C'est toujours amusant. Surtout avec des mecs comme lui. Mais il embrasse bien le salopiot. J'ai bien fait de me retenir encore un peu pour gagner. J'aime avoir un homme tremblant de désir entre les mains.

Sans une once de sympathie pour sa pauvre chemise, je l'arrache pour laisser mes ongles savourer la chair fraîche de son dos. Je compte bien lui laisser ma trace aujourd'hui. Si il ne ressort pas de cette pièce couvert de griffures, de bleus et de trous dans sa masse capillaire, c'est que je ne m'appelle plus Abi. C'est d'ailleurs pour ça que je le force à poursuivre son baiser, mes ongles lui tailladant les joues. Cependant, j'ai seulement un regret. Si il note pas très vite nos deux bas, je vais faire un meurtre, vraiment. Ôte-moi ce short, que je puisse respirer.
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MessageSujet: Re: [+16] Quand la haine mène sur des chemins inattendus [ABI] Lun 11 Juil - 1:53


Maria, l'esprit ravivé par la stimulation des griffes - c'était le mot - d'Abigail sur sa chair désormais nue, dirigea ses gestes avec plus de passion. C'allait être merveilleux, pas de doutes là-dessus. Les formes d'Abigail paraissaient plus affriolantes encore au contact de ses mains que de ses yeux. Et il fallait dire que la morsure, c'était une idée qui ne manquait pas de lui plaire. Tout frémissant, il adorait cette lutte entre le corps qui cherchait à échapper à la douleur et l'esprit qui adorait la subir. Et même s'il l'avait voulu, il semblait que la jeuen femme n'était pas prête à le laisser échapper à ce baiser délicieusement douloureux. Il n'y avait plus vraiment d'alcool ou d'animosité entre eux : juste de terribles instincts à satisfaire, vite et bien.

Le psychiatre entreprit donc de la défaire de ce qui lui restait vêtements - par chance, elle en portait encore moins que d'habitude en été - et de faire de même pour lui. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'on se sentait moins à l'étroit ainsi.
Evidemment, il n'allaient pas démarrer les choses les plus sérieuses sur le champ ; il n'en manquait pas d'envie mais c'eut été dommage, ils venaient à peine de commencer. S'arrachant au contact de ses lèvres et à la prise de ses dents, il s'assura de ne pas être le seul à subir morsures - à des endroits pas forcément choisis au hasard - et autres sévices gentillets. Tandis que l'une de ses mains s'était emparée des poignets d'Abigail pour les maintenir sur le bureau, au dessus de sa tête, l'autre s'occupait un peu moins décemment. Il avait beau avoir toujours préféré le rôle du dominé au dominant, celui-ci était à des lieux d'être désagréable. Et puis ils pourraient en changer plus tard. Il n'y avait en tous cas pas à dire, on n'eut jamais connu quelque chose d'aussi grisants que les plaisirs de la chair : Maria ne savait déjà plus où il se trouvait, pas certain non plus de qui il était ou qui il avait devant lui. Sous lui, plutôt. Et peut-être que la saloperie qui lui coulait dans les veines, mêlée au sang, aidait tout de même un peu à lui faire perdre le Nord.
Quand il n'y tint plus, il se décida tout de même à précipiter les choses ; la hache de guerre était bel et bien enterrée.

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MessageSujet: Re: [+16] Quand la haine mène sur des chemins inattendus [ABI] Lun 11 Juil - 15:35


La chose sur laquelle je suis allongée est la chose la moins confortable au monde. Avis aux amateurs, une table, c'est pas l'idéal comme lit. Je soupire et entrouvre les yeux un instant. Il y a encore ce fichu soleil qui m'aveugle. Mais lève-toi Abi ! Tu peux pas rester à poil au milieu d'une classe. Il faut que tu te lèves, ça fait déjà 15 minutes que t'essaies de reprendre ton souffle et de ne pas t'endormir de fatigue. Je soupire de nouveau, mais cette fois, je me redresse. Il faut au moins que je récupère mes sous-vêtements. Au moins. Le reste on verra. Je regarde autour de moi. Tiens, on est plus sur le bureau. On a migré pendant l'acte. C'est un peu ridicule en y repensant mais sur le coup, on a pas remarqué. D'ailleurs, Dorofey est à une table de moi. Il a les yeux fermés je crois et je ne vois que son dos. Son dos couvert de blessures. J'y ai été fort. Entre mes marques et celles que j'ai rouverte, y a vraiment du dégât. Puis quelle idée aussi d'avoir cassé la bouteille pour utiliser un éclat de verre sur son dos. Si je ne veux pas qu'il attrape le tétanos par ma faute, je vais devoir le soigner.

À côté du bureau, je retrouve les vestiges de mes vêtements. Chance, merci, ceux-ci ne se sont pas fait déchirer. Heureusement. Sinon j'aurai été mal. En les enfilant, je grimace. Il n'a pas été le seul à avoir pris cher. Mon corps est couvert d'ecchymoses, de morsures et d'estafilades. Je vais devoir éviter de me montrer nue un certain temps. Ou alors, il va me falloir aller voir Kristal mais je me vois mal lui expliquer comment j'ai obtenu ça. Je soupire une nouvelle fois avant de chercher dans les tiroirs la trousse de secours obligatoire dans chaque salle. Une fois en main, je m'approche du corps endormi de mon amant d'une heure. Il est beau. Non, vraiment, honnêtement, je le trouve beau. Surtout sans son masque. Son corps est certes marqué, mais il reste fin et agréable à regarder. De plus, il ne vaut pas du beurre en exercice. J'ai rarement autant apprécié un acte comme celui qui vient de se dérouler. Cela m'a d'ailleurs fait comprendre une chose. Qu'importe que j'aille voir un homme pour satisfaire mes pulsions - aussi merveilleux amant soit-il - rien ne vaudra jamais la plénitude que je ressens dans les bras de Tadi. Merci Dorofey, tu viens de m'apprendre que pour la première fois depuis des années, je suis tombée amoureuse. Et que peut-être, cette fois sera la bonne.

D'un jet d'habits, je réveille le psychiatre endormi.

- Réveille-toi ! Il faudrait que je parte mais je dois d'abord soigner ton dos avant de te laisser te rhabiller.

Je le force à s'assoir sur sa table et commence à préparer le désinfectant. Vraiment, j'espère que personne n'est passé dans le couloir pendant que nous étions saouls. Parce que les cris que nous avons poussés étaient très équivoque. C'est d'ailleurs pour ça que la sortie par la fenêtre me convient tout à fait. Dorofey peut passer devant si il le souhaite mais Xényla ne saura jamais que j'ai été sa compagne de beuverie et plus.

- Tiens-toi tranquille pendant que je te désinfecte.

Sur ces mots, je passe le coton de désinfectant sur les plaies qui recouvrent son dos et ses joues. J'y suis allée bien trop fort. Je n'aurai jamais dû. Fichue fierté personnelle. Pourquoi ai-je eu envie de lui prouver que je pouvais être la meilleure amante de sa vie ?

Je finis de lui appliquer les pansements sur son dos et referme la trousse de secours. Là, je me tourne vers lui et le fixe dans les yeux.

- Nous sommes bien d'accord, ce qui s'est passé dans cette pièce reste ici à jamais. Notre relation n'évoluera pas, je continuerais à te détester. Je suis bien claire Maria ?

Si il y a bien une chose que j'ai retenu, c'est son vrai prénom. Et je n'hésiterais pas à l'utiliser pour obtenir ce que je veux. Abigail n'a pas de pitié, il est temps qu'il le sache.
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MessageSujet: Re: [+16] Quand la haine mène sur des chemins inattendus [ABI] Mar 12 Juil - 0:36


Maria était perdu dans une espèce de brouillard où se mêlaient alcool, douleur confuse, et cette espèce de quiétude trouble qui précède les moments tels que celui qu'Abigail et lui venaient de partager. Quand il serait de nouveau clair, il s'en voudrait de s'être détourné de ses objectifs initiaux ; mais d'un côté, ils avait pu se décharger de quelques envies qui le torturaient, depuis qu'on le restreignait. Oh, et pour les avoir satisfaites, la professeure d'Histoire Humaine n'y avait pas été de main morte. Quelle inventivité, quelle spontanéité, le coup du tesson de bouteille ! Même si maintenant, même dans son sommeil comateux, la brûlure permanente de ses blessures le dérangeait quelques peu, il fallait admettre qu'elle savait y faire. Et il était loin d'avoir passé un mauvais moment. Ne restait plus qu'à espérer s'en souvenir le lendemain.

Quelque chose s'écrasa sur lui, arrachant le psychiatre à la mer de coton dans laquelle il se noyait lentement. Il papillonna des cils, perdu. Une voix lointaine lui disait des choses qu'il ne comprenait pas. Devenait-il fou ? Wah, ç'aurait été merveilleusement intéressant. Mais malheureusement, non. Sûrement parce que son état brumeux ne lui permettait pas de réagir dans un temps acceptable, on prit les devants pour lui : des mains fortes le redressèrent. Il s'efforça malgré tout de trouver un équilibre, alors que la voix d'Abigail, qu'il reconnaissait maintenant, lui murmurait encore quelques douceurs :

- Tiens-toi tranquille pendant que je te désinfecte.

Désinfecter ? Ah, oui. Son dos ne devait pas être beau à voir. En meilleure forme, il aurait sûrement eu un sourire entre l'idiotie et le triomphe. Ne jamais faire les choses à moitié. Jamais. Les muscles se contractèrent quand le produit vint se poser sur les chairs entamées. Ces petits éclairs de douleurs contribuèrent à le réveiller un peu, alors qu'il la laissait faire, une seule envie en tête : dormir. Elle finit par venir se placer bien en face de lui, ses yeux plantés au fond des siens.

- Nous sommes bien d'accord, ce qui s'est passé dans cette pièce reste ici à jamais. Notre relation n'évoluera pas, je continuerais à te détester. Je suis bien claire Maria ?

Il eut comme un tic au niveau de la lèvre supérieure en entendant son vrai nom. Diantre, quel sombre recoin de son esprit l'avait donc poussé à lui révéler son prénom ? Et puis cela allait de soi. Il ne comptait en aucun cas devenir ami avec elle, toute entrée fut-elle dans sa liste "Intéressant". Elle le détestait profondément, et ça, c'était bien trop précieux à ses yeux. Bien plus divertissant qu'un ramassis de bons sentiments, il n'aurait pas voulu gâcher cela.
Maria hocha vaguement la tête, se frottant les yeux d'une main.

- Pas d'inquiétude, ça va... Ce qui s'est passé dans cette pièce reste dans cette pièce.

Et ira sûrement faire un petit tour dans son salon, juste le temps de le raconter à Miranda. Il l'aurait bien voulu, mais ne se sentait ni dans l'état de faire du sarcasme, ni de se lancer dans de grands discours. Il ramassa ses affaires - ce qu'il restait de certaines d'entre elles et entreprit de se rhabiller du mieux qu'il pouvait. Maria opta pour la chemise ouverte, puisque de toute façon il ne restait plus grand chose pour l'attacher. Il se lâcha les cheveux, histoire de ne pas attirer l'attention si le sang de ses plaies venait à tâcher le dos du vêtement. Quelle praticité ; comme s'il les avait laissé pousser juste pour ce genre de situation. Une petite voix intérieure le félicita, et cela lui fit plaisir.

- Et mon prénom reste ici aussi, d'accord ?

Son visage s'était fait sérieux. Très sérieux. Tout en remettant son masque, il se releva. Bon. Ça ne tanguait pas trop, mais il se sentait sérieusement barbouillé. Comme il n'arrivait pas à définir si Abigail lui avait répondu ou non, il décida de remettre ce souci à plus tard et lui adressa un vague geste de la main en se dirigeant vers la porte. Après avoir un peu peiné à la déverrouiller, il s'assura qu'il n'y avait personne.

- Et j'ai récupéré deux-trois informations au passage, au fait. J'espère que tu ne m'en voudras pas.

Tourné vers elle, un sourire qui lui ressemblait beaucoup plus apparut sur son visage alors que son index désignait sa tempe. Il n'avait pas pu résister. Avant qu'elle ne puisse répliquer quoi que ce soit, Maria s'enfuit.

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MessageSujet: Re: [+16] Quand la haine mène sur des chemins inattendus [ABI] Lun 25 Juil - 15:39


Les yeux dans les yeux, je le dévisage et le foudroie du regard en espérant le détourner de l'envie de le raconter à tout le monde. Plus particulièrement à Miranda. J'apprécierais qu'elle ne sache pas les ébats auquel je me suis livrée avec son cousin. Sinon, je risque d'en entendre des vertes et des pas mûres. De plus, cela m'obligera à le raconter à Tadi si je ne veux pas qu'elle sème la zizanie dans le potentiel couple que nous allons former.

- Pas d'inquiétude, ça va... Ce qu'il s'est passé dans cette pièce reste dans cette pièce.

Je hoche la tête, satisfaite, et le regarde se rhabiller. Profitons de son corps élégant encore un peu. C'est pas le même gabarit que Tadi mais ça reste très acceptable. Il est petit, plus petit que moi et honnêtement je préfère le 1m91 de Tadi, c'est plus rassurant. Leur corps est musclé un peu à l'identique par contre. Mais le corps ne fait pas tout. Je préfère un hippie à un millionnaire. Au moins, lui, me fait des pancakes et m'apporte de l'amour sans utiliser de cadeaux inutiles. L'amour simple et sans artifices.

- Et mon prénom reste ici aussi, d'accord ?

Le visage tout aussi sérieux que le sien, j'acquiesce. Bah oui mon cher, évidement. Jamais je ne sortirais ce prénom de ma bouche. Je l'oublierais même, histoire de ne pas te porter préjudice. Maintenant pars, que je puisse m'enfuir également. Il est sur le point de m'écouter quand il se retourne vers moi.

- Et j'ai récupéré deux-trois informations au passage, au fait. J'espère que tu ne m'en voudras pas.

Le bâtard ! Je le fusille du regard tandis qu'il s'enfuit comme un lâche. Mais quel connard ! Alors là, c'est certain. Mon moyen de pression, il peut être sûr que je vais l'utiliser le plus possible. Avec un grognement de mécontentement, j'enjambe le bord de la fenêtre et regarde les deux étages qui me séparent du sol. Heureusement que j'ai mon pouvoir, sinon je ne survivrais pas des masses.

Avec ma grâce habituelle, je me retrouve en deux temps, trois mouvements, au sol. Cette fois, c'est décidé. Les informations que je pourrais avoir sur Maria, je vais les prendre et les utiliser contre lui. Il veut jouer à ça ? Désolée, gamin, tu vas perdre.  
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