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Nous avons tous déjà entendu parler de la légende du Triangle des Bermudes, mais que savons-nous sur ces mystérieuses disparitions ? Les Humains ne peuvent pas y répondre, nous habitants de l'Île du Cœur des Bermudes, nous le pouvons. Les pauvres voyageurs n'ont jamais pu franchir la barrière qui les séparent de notre monde. Comble de leur malheur, seuls les navires et autres objets matériels atteignent l'Île. Les voyageurs sombrant alors dans les profondes abysses de l'Océan. A l'heure d'aujourd'hui nous trouvons encore des manuscrits Humains que nous conservons soigneusement. Beaucoup de nos scientifiques se posent une même question : Avons-nous un lien de parenté avec cette espèce ? Les avis sont mitigés, certains prennent l'exemple des Mentalistes, ressemblant traits pour traits aux Humains et d'autres prennent pour exemple les Hybrides et les Nymphes ne pouvant pas descendre de la race Humaine.Lire la suite ?


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Je te fais un cadeau ou c'est toi ? [LALEGUN]

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MessageSujet: Je te fais un cadeau ou c'est toi ? [LALEGUN] Sam 2 Juil - 16:11


Le contexte rpgique se déroule le 4 juin 2016,
jour des 16 ans d'Ambroise.

Anniversaire. C'est un mot qui sonne bizarrement. Ça rime avec misère, éphémère, pourtant, tout le monde l'adore. Les gens sont étranges. Je suis étrange. Évidemment, je ne fais pas exception. Les anniversaires c'est unique et j'essaie de ne jamais rater le mien. Même si généralement il n'y a que ma famille et Alyssia qui me le souhaitent. Peut-être que cette année Lalegün en fera partit. Je l'espère du fond du cœur. Qu'importe qu'il vienne après les autres, tant qu'il vient.

Pandore m'a aidé à m'habiller. Je suis bientôt prêt à sortir mais je reste tout de même faible. Après tout, j'ai du perdre tellement de kilos que je ne tiens pas tout à fait debout. Résultat on me gave de trucs bien gras en espérant que je me développe. Pas les médecins, Mlle Lya montre les crocs à chaque fois qu'un paquet de chips ou un chou à la crème m'approche. Non c'est mes camarades. Luna m'en fait souvent passer en douce, Sacha pareil. Mais je ne refuse pas. J'ai tellement passé de temps sous perfusion que la moindre nourriture est un régal pour mes papilles.

Dans tous les cas, je suis vêtu à peu près convenablement lorsque Alyssia, Sacha et d'autres personnes entrent dans l'infirmerie. Ils piaillent autour de moi, Alyssia gémit dans mes oreilles, nous partageons un gâteau. Bref, nous faisons comme tous les anniversaires. Comme si jamais je n'étais passé au bord de la mort. Tant mieux. Je n'ai pas envie qu'on me rappelle ma faiblesse passagère car oui, elle est passagère. J'entrainerais mon corps suffisamment pour devenir le maître de mon pouvoir, maître d'une puissance incomparable dans ce lycée.

Les personnes passent en coup de vent dans la journée. Pandore cherche à en faire sortir le maximum toutes les heures pour que je me repose. Je l'en remercie silencieusement car mes paupières commencent à papillonner. Je suis fatigué pour peu de choses en ce moment. Mais juste avant de fermer les yeux, j'entends une porte s'ouvrir. Celui que j'attends depuis le début de la journée vient d'arriver. Pleinement réveillé, je lui adresse un sourire.

- Lalegün ! Comment vas-tu ?

En vérité, aujourd'hui c'est mon anniversaire mais c'est moi qui vais lui faire un cadeau. Son bonnet, le plus beau présent à mes yeux, je vais le lui rendre.
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MessageSujet: Re: Je te fais un cadeau ou c'est toi ? [LALEGUN] Dim 3 Juil - 20:23


Lalegün rongeait son frein depuis le début de la journée.
Aujourd'hui, c'était un jour spécial : l'anniversaire d'Ambroise. Il ne l'avait pas oublié, aussi étonnant que cela puisse paraître. Peut-être était-ce en partie dû au petit bout de papier sur lequel il l'avait noté - mais qu'il n'avait jamais retrouvé ensuite. Il voyait des gens qu'il savait proches du jeune Passion se rendre à l'infirmerie pendant que lui devait attendre. C'était frustrant, mais il tentait de se détourner l'esprit. Il avait voulu y aller dès le matin, peut-être même sécher une heure ou deux de cours s'il n'y avait pas de malaise entre eux, mais une amie lui avait rappelé un détail : il y aurait d'autres personnes, qui, elles, n'avaient pas oublié ce qu'il lui avait fait subir. S'il était partant pour s'expliquer face à tout le monde et présenter de plates excuses, on lui avait souligné que cela ne suffirait pas à grand-monde. Alors, il attendrait.

Bien que remis, il n'était pas sorti indemne de son altercation avec Mio. Toujours en béquille, de belles ecchymoses, et quelques besoins d'anti-douleurs. Mais ce n'était pas le pire, car autre chose avait été touché. Son visage. Diantre, si une partie de son corps aurait bien mérité de ne pas plus souffrir, c'était celle-ci. Ce n'était pas totalement flagrant, mais le détail lui sautait aux yeux chaque fois qu'il se voyait : il n'avait pas été possible de totalement remettre droit son nez cassé. C'était peut-être ridicule, mais cela avait plus encore alimenté sa rage contre Mio. Il lui ferait payer son abus de confiance un jour, ça oui, car sa rancune n'était pas près de redescendre. Il attendait juste de trouver comment.
Il y avait comme une tension, une amertume envers lui, depuis qu'on lui avait volé sa clé. Mais les autres se montraient tout de même compréhensifs : qu'aurait-il pu faire, lui, le tout petit Lalegün, contre une redoutable cheffe de clan ? Beaucoup de monde avait assisté au combat, et au final, on lui avait dit qu'il s'était tout de même bien défendu. Un garçon de sa classe lui avait même avoué qu'il n'aurait pas pensé, ce qui lui avait fait extrêmement plaisir.
Plus que dix minutes avant la fin du dernier cours. Il avait décroché depuis la dernière demi-heure, désormais plongé dans l'étude de l'anatomie de son stylo plume. La sonnerie, heureusement, retentit plus vite qu'il ne l'eut pensé : aussi pressé que sa condition le lui permettait, il se précipita dehors. Après avoir vérifié que son cadeau se trouvait bien dans son sac, il prit le chemin de l'infirmerie, qu'il connaissait maintenant par coeur.

La porte se dressait là, juste devant lui. Il avait croisé du monde en arrivant et avait gratifié chacun d'un "bonjour" enjoué, auquel tout le monde n'avait pas répondu. Il tenta de refouler la mauvaise humeur que ces comportements lui inspiraient. Jamais il ne se serait permis de faire la tête devant Ambroise, plus encore le jour de son anniversaire.

- Lalegün ! Comment vas-tu ?


Il sourit en retour à Ambroise, dont la compagnie lui était désormais des plus agréables. Plus question d'oublier de passer le voir le soir comme il l'avait craint quand il le lui avait promis. Il referma sans aucune délicatesse derrière lui et chemina vers le lui où il se reposait.

- Beaucoup mieux ! J'ai presque plus mal ! Toi aussi, tu as l'air d'avoir meilleure mine.

Il gloussa sans raison particulière, son oeil se baladant sur le visage et la silhouette du jeune homme. Quel âge allait-il avoir aujourd'hui ? Quinze, seize, vingt-deux ans ? Il s'aperçut qu'il n'en savait rien. Pas grave : il pouvait faire semblant. L'important résidait dans le fait qu'Ambroise fut encore là pour qu'on puisse le féliciter d'être né un jour. Quelques mois en arrière, on en doutait. Cette idée gonfla son coeur d'allégresse.
Bancal sur ses béquilles, il s'assit sur le bord du lit sans penser à demander la permission - que son hôte ne lui aurait probablement pas refusée de toute façon.

- Alors, attends, il faut que je la retrouve....

L'air concentré, il chercha dans son sac, le vidant de tout le bric à brac qui s'y trouvait. On pouvait dire qu'il s'y trouvait à peu près tout et n'importe quoi, et qu'il ne se servait ni se servirait jamais de la moitié de ce qui s'y trouvait. Enfin, il sortit un petit objet enveloppé dans un chiffon rouge et blanc, puis le lui tendit pour lui laisser le loisir de déballer son cadeau lui-même.

- Ça fait un bon moment que j'essaye d'en fabriquer une, et j'ai enfin réussi ! Elle n'est pas parfaite, mais c'est parce que c'est ma première. Les prochaines seront sûrement mieux.

Entre les mains d'Ambroise se trouvait une boite que l'on pouvait ouvrir. Maladroitement peinte, il en dépassait une tige au bout de laquelle un rectangle de bois faisait office de poignée.

- J'ai dû demander de l'aide à un Processus pour en venir à bout à temps, et j'ai passé quelques nuits dessus, mais je ne regrette pas. C'est pas facile, d'inventer un air qui colle bien sur ce genre d'instrument... Je ne sais pas si c'est un instrument, en fait... Tu vas la garder, hein ? Enfin non, c'est pas ce que je veux dire ! Si tu ne l'aimes pas, je peux t'en faire une autre sinon, c'est pas grave !

Il lâcha un petit rire nerveux. Est-ce que son présent lui plairait, Lalegün s'était beaucoup posé la question, et maintenant le moment venu, il se sentait un peu nerveux. L'oeil grand, il le regardait avec un mélange de curiosité et d'appréhension.
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MessageSujet: Re: Je te fais un cadeau ou c'est toi ? [LALEGUN] Jeu 7 Juil - 10:37


Lalegün reste Lalegün. Sans un scrupule il referme la porte avec fracas. Ah vraiment, même en béquilles et tout couvert de bleus, il reste le même. J'ai de la chance. Avec ses coups, Mio aurait pu atteindre son esprit et le marquer, ce qui aurait eu pour conséquence de lui faire perdre sa joie de vivre. Mio le payera. Je n'ai pas encore trouvé comment, mais elle va le payer. Et cher.

- Beaucoup mieux ! J'ai presque plus mal ! Toi aussi, tu as l'air d'avoir meilleure mine.

Évidemment. Je sortirai bientôt de l'infirmerie, il vaut mieux pour moi d'avoir meilleure mine. Par contre, lui, c'est rassurant. J'avais tellement eu peur lorsqu'il était arrivé à l'infirmerie. Je dormais lorsqu'on l'a amené mais je peux jurer que j'ai cru que mon cœur allait arrêter de battre.

- Alors, attends, il faut que je le retrouve...

Retrouver ? Lalegün m'apporte un cadeau ? Je rougis de plaisir à cette nouvelle. Ce sera mon deuxième cadeau de sa part mais celui-ci je pourrais le garder tout le temps. C'est donc le sourire aux lèvres que je le regarde déballer ses affaires et me tendre un objet enroulé de chiffon blanc et rouge.

- Ça fait un bon moment que j'essaye d'en fabriquer une, et j'ai enfin réussi ! Elle n'est pas parfaite, mais c'est parce que c'est ma première. Les prochaines seront sûrement mieux.

Je déballe en vitesse ce tout premier prototype de je-ne-sais-quoi. Une fois ôté de sa protection de chiffon, je découvre une petite boite, peinte avec quelques défauts tout de même. Une manivelle sort de celle-ci et je m'active à la tournée doucement. Une petite mélodie en sort, qui me fait sourire. Mon Lalegün m'offre sa première boîte à musique fait-maison.

- J'ai dû demander de l'aide à un Processus pour en venir à bout à temps, et j'ai passé quelques nuits dessus, mais je ne regrette pas. C'est pas facile, d'inventer un air qui colle bien sur ce genre d'instrument... Je sais pas si c'est un instrument, en fait... Tu vas la garder, hein ? Enfin non, c'est pas ce que je veux dire ! Si tu ne l'aimes pas, je peux t'en faire une autre sinon, c'est pas grave !

Un grand sourire aux lèvres, j'attrape sa main et la serre un peu.

- Détends toi, ce cadeau parfait et je l'adore. Évidemment que je vais le garder et en prendre soin.

Sur ces mots, je pose la petite boite sur ma table de chevet. A t'il vraiment cru que je n'en voudrais pas ? Quel idiot, je garderai tous ses présents avec amour, même si il s'agit d'une de ses chaussettes sales. D'ailleurs, il faudrait que je lui donne son cadeau également. Avec un sourire, je me tourne vers lui.

- Ferme les yeux.

Lorsqu'il le fait, je sors son bonnet de dessous mon oreiller et le pose sur ses cheveux. Il est beau comme ça. Tellement que je m'approche de son visage et m'arrête à deux centimètre de celui-ci. Si il ouvre les yeux mais ne me repousse pas, je le fais.
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MessageSujet: Re: Je te fais un cadeau ou c'est toi ? [LALEGUN] Jeu 7 Juil - 13:13


Une espèce de vague de bonheur l'envahit au contact rassurant de sa main ; étreinte dont Lalegün ne tenta pas de se défaire. Ambroise souriait, ça voulait dire que le cadeau lui plaisait, quel soulagement ! Il le lui confirma même par la voix :

- Détends toi, ce cadeau parfait et je l'adore. Évidemment que je vais le garder et en prendre soin.


Adorer ? Mais c'était encore mieux qu'aimer. Aux anges, Lalegün, tout sourire, remuait, incapable de contenir son enthousiasme. Il hésita à le lui montrer par un câlin, car cela compensait généralement tous les mots qu'il n'arrivait pas à trouver pour s'exprimer dans ces cas-là. D'autant plus que sur Ambroise, le moindre contact physique semblait avoir beaucoup d'effet que sur n'importe qui d'autre, ce qui n'en terminait pas de le combler - il adorait voir les gens s'abandonner à l'affection qu'il leur donnait. Il se demanda si le jeune Passion réagissait de la même façon avec tout le monde, et se dit que ce serait dommage. Il se savait occuper une place privilégiée dans le coeur d'Ambroise et voulait y rester.

- Ferme les yeux

C'était ni plus ni moins la pire chose qu'on aurait pu lui demander. Il allait y avoir une surprise, il atteint un taux d'excitation qui rendrait la chose plus difficile que jamais. Pourtant, il y parvint, et, paupière closes, il se fit violence pour ne pas se gâcher la surprise. D'ailleurs, pourquoi lui offrait-il un cadeau ? Ce n'était pas son anniversaire à lui. Il prendrait soin de réprimander Ambroise sur l'importance qu'il y avait de profiter des moments privilégiés qu'on pouvait avoir - d'abord, le cadeau. Eh bien oui, maintenant qu'ils y étaient, Lalegün n'allait pas cracher dessus.
Quelque chose glissa et vint se poser sur sa tête. Il rouvrit l'oeil et poussa un petit cri de surprise : son bonnet, c'était son bonnet ! Rien n'aurait pu le rendre plus heureux. Il posa ses mains dessus, comme pour s'assurer que c'était bien lui. Eh oui ! Le voici de retour sur sa tête. Le quelque chose qui lui manquait depuis tout ce temps était enfin revenu sur le sommet de son crâne. Il tourna de nouveau les yeux vers Ambroise. Ce cadeau avait, outre sa préciosité, une toute autre signification.

- Ça veut dire que tu es guéri !

Bien sûr, il le savait déjà avant, mais le bonnet lui apportait la preuve irrévocable qu'en effet, Ambroise avait encore de longues années à vivre. Ah, il se rendit compte qu'il existait quelque chose qui pouvait le rendre plus heureux que ses retrouvailles avec son précieux compagnon de laine. Difficile à croire ; son enthousiasme avait, ces derniers temps, de sérieuses tendance à repousser les limites du possible.
Lalegün s'aperçut que leurs visages étaient proches. Jamais la proximité avec une autre personne ne l'aurait dérangé, mais il sentait, sans trop comprendre quoi, dans l'air et dans le regard d'Ambroise quelque chose de différent. Une espèce de tension qui n'avait rien d'artérielle ou de mauvais, mais n'en restait pas moins palpable. Il rougit, étrangement embarrassé, tenta de sortir quelques mots au hasard dont la prononciation se perdit en passant le seuil de ses lèvres.

Puis, alors que l'oeil d'Ambroise lui semblait plus profond et proche que jamais, quelque chose dans leur position changea. De deux centimètres, à vrai dire ; c'est la distance qu'il avait suffit à Ambroise de parcourir pour imprimer ses lèvres sur les siennes. Cette fois-ci, ce n'était pas comme les autres. Premièrement, il comprenait ce geste et toute sa portée, ce qui était déjà un progrès plus que considérable. Ce n'était pas la première fois qu'ils s'embrassaient - ou plutôt qu'Ambroise s'évertuait à le faire - mais cette fois-ci avait quelque chose de différent. Quelque chose qui poussa Lalegün à ne pas défaire cette union. Ce n'était pas un baiser froid et agressif comme celui de leur première rencontre, non, là, il avait presque l'impression que pendant un long moment, secrètement, il l'avait attendu. C'était un sensation exceptionnelle qui dépassait  toute idée qu'il avait jamais pu se faire de la joie et de l'allégresse. Mieux encore que de l'apprécier, Lalegün ferma l'oeil et lui rendit son baiser. Depuis quelques temps, il savait que la nature de ses sentiments envers le jeune Passion avait changé, mais aurait-ce été jusqu'à devenir de l'amour ? Quoique, possible, c'était peut-être contagieux. Il n'en savait rien et n'y réfléchit pas, parce qu'en cet instant ça n'avait de toute façon aucune importance.

Quand leur contact se rompit, il y eut comme un silence, que Lalegün n'eut le courage de briser que par l'esquisse d'un sourire timide, le regard un peu fuyant, et une intense sensation d'apaisement. Qu'est-ce qu'on était censé faire, après un baiser comme ça ?
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MessageSujet: Re: Je te fais un cadeau ou c'est toi ? [LALEGUN] Jeu 7 Juil - 15:30


Ses lèvres et les miennes. Ça fait longtemps qu'elles ne se sont plus jointes mais honnêtement, cette fois-ci est la meilleure. Tout est doux, inexplicable. Je ressens seulement. Plus besoin de réfléchir, la seule chose importante c'est qu'il me rend ce que je lui donne. Lui, le petit Lalegün, lui qui m'a rejeté il y a quelques temps, me rend mon baiser. Ce cadeau est mille fois plus grand que sa boîte à musique.

Mais tout contact se rompt au bout d'un moment. Nous voilà de nouveau séparés, un peu gênés. Je ne sais pas trop quoi faire. D'ailleurs, à la vue de son sourire, je ne peux m'empêcher de me toucher les lèvres. J'ai vraiment osé ? Cela s'est vraiment passé ? La chaleur que je sens au creux de mon ventre, la sensation de d'accomplissement absolu, est-ce vraiment réel ? J'en suis tout chamboulé. C'était si différent des précédents.

- Merci...

J'ai chuchoté. C'est un peu gênant mais je pense qu'il comprend que le cadeau qu'il m'a fait est le meilleur qu'il pouvait faire. Me rendre de baiser, même si des sentiments identiques aux miens ne sont pas derrière, cela me comble de joie. Mais maintenant il me faut briser ce silence.

- Oui, on a trouvé ce que j'ai. Logiquement je sors dans peu de temps, moins d'une semaine il me semble.

Je lui souris et bande mon bras, comme si je voulais lui montrer mes muscles.

- Il faut que je reprenne quelques kilos mais ça ira bien, avec tous les gâteaux que l'on m'a apporté, je vais prendre 10 kilos ! D'ailleurs tu en veux ?

Un fraisier se tient en effet à côté de mon lit depuis le dernier invité et j'ai bien envie de le finir avec mon petit Évasion. Il me semble qu'il aime le sucré. Enfin, j'espère.
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MessageSujet: Re: Je te fais un cadeau ou c'est toi ? [LALEGUN] Ven 8 Juil - 20:41


Lalegün l'observait parler, tout chamboulé. La scène repassait dans sa tête, encore et encore, semblable à une espèce de vieux rêve. Pourtant, cela s'était passé à peine quelques secondes plus tôt.

- Oui, on a trouvé ce que j'ai. Logiquement je sors dans peu de temps, moins d'une semaine il me semble.

Pour une fois, la curiosité de Lalegün lui fit défaut. Il n'avait pas envie de savoir ce qui avait failli tuer Ambroise. Et s'il le lui avait dit, il aurait fait en sorte de l'oublier. ce vieux réflexe était des plus pratiques quand il s'agissait d'esquiver la souffrance. Il se demanda si c'était comme ça que le jeune convalescent avait lui aussi surmonter tout cela, mais trouva l'hypothèse peu probable : il avait l'air bien trop ancré dans la réalité. Il l'impressionnait, quand même. Quelle force, d'affronter les épreuves de front, de faire face et de s'en sortir ainsi.

- Il faut que je reprenne quelques kilos mais ça ira bien, avec tous les gâteaux que l'on m'a apporté, je vais prendre 10 kilos ! D'ailleurs tu en veux ?

Lalegün sourit. Il avait dit que ça irait bien. En plus, il lui proposait du gâteau. Mais une question occupait déjà toute la place de sa gorge, comme si elle ne laisserait jamais la nourriture passer tant qu'il ne l'aurait pas posée. Il regardait Ambroise, toute trace d'enthousiasme effacée de son visage. Il paraissait même soucieux, presque inquiet.

- Dis, Ambroise... qu'est-ce que tu vas faire, une fois que tu seras sorti d'ici ?

Habituellement, Lalegün se complaisait dans le présent, mais là, il se sentait incapable de prendre n'importe quelle décision sans une réponse à cette question, sans savoir quel avenir Ambroise se réservait. Peut-être aussi que par ce "tu", il sous-entendait un petit "on". Maintenant la question posée, il enchaîna directement, avec sur le visage une expression qui lui ressemblait mieux :

- Et je veux bien du gâteau !

On ne se refaisait pas, c'était un fait.
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MessageSujet: Re: Je te fais un cadeau ou c'est toi ? [LALEGUN] Lun 11 Juil - 15:30


Moi qui pensait le rendre heureux, je vois le visage de mon Lalegün se décomposer pour revêtir un masque d'inquiétude. Je lui ai pourtant dit que l'on avait trouvé mon problème, qu'est-ce qui l'inquiète plus que cela ?

- Dis, Ambroise... qu'est-ce que tu vas faire, une fois que tu seras sorti d'ici ?

Je hausse un sourcil, étonné. Pourquoi me pose-t'il cette question ? C'est rare qu'il parle de l'avenir, encore plus, qu'il s'inquiète du mien. C'est mignon comme question mais je ne sais pas vraiment quoi lui répondre. Est-ce vraiment possible de lui parler de ma quête de pouvoir ?

- Et je veux bien du gâteau !

Ah, ça, ça me rassure. Je lui dédis un grand sourire et lui découpe une part de gâteau que je place dans une petite assiette. Au moins, ça lui redonne le sourire. Lorsque nous avons tous les deux nos parts, je le regarde manger avec tendresse. Il est tellement adorable, ai-je le droit de le pervertir avec mes idées noires ? D'un côté, le laisser dans l'innocence ne peut que le protéger, d'un autre côté, il ne comprendrait pas si je venais à me blesser ou pire. Lequel des deux lui ferait le plus mal ? Au pire, je lui dis à moitié. Pas tout mais pas rien non plus.

- Hum... Je pense que je vais essayer de rattraper mon retard physique avec de petits entraînements. Je vais entraîner mon pouvoir pour le rendre un peu plus puissant.

Pas la peine de lui expliquer pourquoi, il ne comprendrait certainement pas. Alors, je lui fais un petit sourire pour lui montrer que rien de grave ne m'arrivera. Après tout, qui attaquerait un ancien convalescent ?

- Et puis... Si tu es d'accord... On se pourra faire des sorties... Ensemble...

Ah zut ! J'ai jamais été aussi timide, c'est ridicule. Je rougis et me replonge dans mon gâteau en espérant qu'il me sorte une réponse positive.
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MessageSujet: Re: Je te fais un cadeau ou c'est toi ? [LALEGUN] Ven 22 Juil - 1:51


- Hum... Je pense que je vais essayer de rattraper mon retard physique avec de petits entraînements. Je vais entraîner mon pouvoir pour le rendre un peu plus puissant.

Ambroise sourit, ce qui eut l'immédiat effet de pleinement rassurer Lalegün. S'il lui disait que tout allait bien, il le croyait. Du moins, il préférait le croire. Par ailleurs, il était curieux de voir l'évolution du pouvoir du jeune homme, qu'il trouvait tout à fait génial. Pouvoir voir deux endroits à la fois, c'était dément, non ? Le petit Evasion ne savait même plus ce que ça faisait de voir avec deux yeux - il avait oublié - alors la portée d'un tel pouvoir avait quelque chose de tout à fait fascinant. Et puis, si Ambroise devenait plus fort, il serait sûr de ne jamais retomber aussi malade, de ne jamais lui faire peur comme avant. Lalegün n'avait pas envie d'oublier à nouveau, c'était difficile, de refouler tous ces souvenirs. Naquit dans son esprit une autre supposition, plus vague : Ambroise, une fois totalement remis sur pieds et encore plus fort qu'avant, pourrait peut-être l'aider à faire regretter à Mio de lui avoir un beau matin fracassé le nez contre un plateau. À méditer.

- Et puis... Si tu es d'accord... On se pourra faire des sorties... Ensemble...

Lalegün le regarda, et bien que son cas fut moins grave que celui d'Ambroise, le rouge lui était monté aux joues. C'était le genre de réponse qu'il attendait un peu, officieusement. Leur ancien accord - celui qui obligeait Lalegün à se rendre à l'infirmerie tous les jours - prendrait fin très bientôt, si Ambroise était guéri. Ils allaient donc continuer de se voir, et cette perspective suffisait largement à le remplir de joie. La présence du jeune passion lui aurait manquée, il avait eu le temps de s'y habituer depuis. Et puis, quand il posait les yeux sur lui, il se sentait important ; c'était une sensation des plus agréables. Pourquoi s'en priver ?

Il hocha la tête, moins timide.

- Bien sûr ! Quand tu veux et où tu veux, moi ça me va. Même si on ne sort pas, ça me ferait plaisir qu'on passe juste du temps ensemble de temps en temps.

Là dessus, il lui adressa un sourire tout à fait radieux, dénué de la moindre gêne. Sa part de gâteau - délicieux - terminée, il reprit l'une de ses plus vieilles habitudes avec un plaisir immense : plonger ses mains dans les poches de son bonnet. Elles étaient toujours aussi douces qu'avant, il en avait bien pris soin. Il avait même une curieuse impression, comme si la laine diffusait une chaleur différente, moins brute. C'était difficile à expliquer, mais il appréciait. Avisant la place qu'il restait sur le matelas, il se laissa directement tomber sur le dos, les mains en guise de coussin.

- En tous cas, je ne sais pas comment tu as fait pour ne pas bouger pendant tout ce temps. C'est frustrant, de ne pas avoir toute sa liberté de mouvement ; et puis qu'est-ce qu'on est lent, en béquilles, je n'aurais pas pensé.

Il continua ainsi quelques minutes de se répandre en banalités, avec, à son côté, un Ambroise bien patient de l'écouter. Mais ce n'étaient pas de vraies plaintes, plutôt une forme détournée d'indignation et d'incrédulité. Mais brusquement, en plein milieu d'une phrase, il s'interrompit et se redressa.

- Tu as quel âge, Ambroise ? Aujourd'hui, je veux dire ?

Il avait posé la question avec un tel air qu'on ne pouvait s'y tromper ; elle lui semblait d'importance capitale.
[HRP : J'aurais pu faire vraiment mieux. Mais je voulais répondre. :loveme: ]
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MessageSujet: Re: Je te fais un cadeau ou c'est toi ? [LALEGUN] Ven 29 Juil - 9:53


À voir les veines du visage de Lalegün devenir plus apparente, cela me rassure un peu. Il rougit lui aussi alors, c'est qu'il est d'accord, non ? Je l'espère car rien ne pourrait me rendre plus heureux que de le voir, encore et encore. Son doux visage me manquerait trop. Vraiment, je pourrais passer des heures à observer ses traits délicats sans ressentir une quelconque lassitude. Pourtant, ce n'était pas gagné au tout début, lorsque j'avais remarqué son asymétrie flagrante, mais avec le temps, tout s'efface. Tout étrange que cela puisse paraître, je crois que c'est grâce à son visage que je n'ai plus de mal avec l'asymétrie. Ce qui me facilite grandement la vie, je l'avoue.

- Bien sûr ! Quand tu veux et où tu veux, moi ça me va. Même si on ne sort pas, ça me ferait plaisir qu'on passe juste du temps ensemble de temps en temps.

Mes joues reprennent les couleurs de ma classe et je sens une petite gêne monter en moi. Cela lui ferait plaisir ? Vraiment ? J'en suis tout retourné. Notre relation a passé un cap grâce à cette maladie. Finalement, ce n'était pas une si mauvaise chose. J'ai pu renouer avec Lalegün et peut-être, un jour, espérer une romance avec lui. Même un amour platonique me va, bien que je ne crache pas sur un baiser occasionnellement. D'ailleurs, cela me fait me remémorer notre baiser d'il y a peu. Ses lèvres si douces, il ne m'a pas rejeté, il y a même répondu. Oui, vraiment, cela me conforte dans l'idée que grâce à ses journées de rencontre, j'ai peut-être une chance de pouvoir vivre une histoire avec lui. Et cela me comble de joie, encore plus que l'annonce que je suis guéri.

Je ne fais aucune remarque lorsqu'il s'allonge sur mon lit sans aucune gêne. Je suis bien trop heureux de l'avoir à mes côtés, pourquoi le réprimanderai-je ? Et puis, si je le fais, il m'en voudrait et ça, non merci.

- En tout cas, je ne sais pas comment tu as fait pour ne pas bouger pendant tout ce temps. C'est frustrant, de ne pas avoir toute sa liberté de mouvement ; et puis qu'est-ce qu'on est lent, en béquilles, je n'aurais pas pensé.

Le badinage de mon bel Évasion me fait sourire doucement. Les sourires sont rares chez moi mais lorsque je suis avec lui, je ne peux m'en empêcher. Il est un peu comme un rayon de soleil sur ma vie. Je ne peux pas le rejeter car il m'apporte un nécessaire qui est essentiel à mon existence. Ma vitamine. C'est pourquoi je l'écoute parler, sans rien dire, car sa voix me rassure, je la trouve belle, douce, agréable.

- Tu as quel âge, Ambroise ? Aujourd'hui, je veux dire ?

À sa mine si sérieuse, je ne peux m'empêcher de sourire et de me montrer indulgent face à son ignorance. Je lâche un petit rire cristallin avant de caresser les mèches de cheveux qui sortent de son bonnet.

- J'ai 16 ans aujourd'hui. Il me semble que j'ai un an de plus que toi, non ?

Du moins, c'était ce qu'il y avait écrit dans son dossier. Je sais seulement que nous sommes dans la même année, la première. Et sûrement l'année prochaine aussi, si nous avons réussi nos examens. Malheureusement, je ne sais pas vraiment comment Lalegün gère en cours donc je ne peux pas anticiper sa réussite. Cependant, il faudrait que je lui fasse rappeler à un moment pendant les vacances que si il a un souci, je peux l'aider sans aucun problème. Après tout, je suis considéré comme un très bon élève donc c'est pas mal.

- Si tu as un souci dans une matière, n'hésite pas me le dire, je me ferais un plaisir de t'aider.

Un très grand plaisir même. Et puis si on ne pouvait pas que réviser, cela m'irait aussi.
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MessageSujet: Re: Je te fais un cadeau ou c'est toi ? [LALEGUN] Dim 31 Juil - 0:29


Lalegün n'esquissa pas le moindre mouvement de recul quand la main d'Ambroise vint à la rencontre de ses cheveux.

- J'ai 16 ans aujourd'hui. Il me semble que j'ai un an de plus que toi, non ?

Il hocha la tête. 16 ans, ça lui paraissait grand. Et ce qu'il était au courant, Ambroise, il en était toujours impressionné. Mais c'était parce qu'il se servait de son pouvoir sans l'autorisation des autres, et cela, en revanche, ne l'enchantait pas. S'imposa, fugace, une question : jusqu'à où avait-il été fouiller dans son passé ? Il fut parcouru d'un diffus frisson. Le jeune Passion était peut-être au courant de choses qu'il avait décidé d'oublier. Il serait terrible que, par mégarde, il vienne à le lui rappeler.

- Si tu as un souci dans une matière, n'hésite pas me le dire, je me ferais un plaisir de t'aider.

Un peu trop fouineur, mais généreux. Lalegün eut un sourire gêné. Une matière ? Les trois-quarts, minimum. Heureusement pour son moral, il ne mesurait pas l'importance des examens de fin d'année. Il savait qu'il était loin d'être brillant dans la scolarité, et qu'il s'il n'avait pas la musique, on l'aurait directement envoyé chez les Origines. Quelque part, cela lui aurait plu, de faire bêtises. Mais il préférait tout de même passer des heures avec ses instruments qu'en compagnie des surveillants en heure de colle.
Malgré tout, la réussite l'indifférait au plus au point. Il ne voyait pas ce que cela pouvait signifier, d'avoir de bonnes notes, puisqu'il savait jouer de la musique. Et puis il n'allait pas enfermer Ambroise dans des salles de révisions alors qu'il pouvait enfin sortir d'entre quatre murs. Lalegün savait trop ce que c'était. Il emmènerait son camarade dehors autant que possible - et comme il ne supportait pas de s'ennuyer, Ambroise avait plutôt intérêt à se tenir prêt. Ce serait un bon épuisement. Pas comme celui de la maladie. L'épuisement de la liberté.
Au delà de l'habitude, il avait bel et bien envie de passer du temps avec lui, maintenant, il s'en rendait compte.

- Bah, on pourra voir ça plus tard !

Ce qui signifiait jamais, dans son langage. Lalegün se préparait à enchaîner quand il eut du grabuge, derrière le rideau qui leur offrait un peu d'intimité. Il allait devoir céder la place : d'autres personnes venaient voir le convalescent. Il s'étira subrepticement avant d'empoigner ses béquilles.

- On dirait que je vais devoir y aller ! Je reviens demain, de toute façon, Ambroise, comme d'habitude.

Tout de même content de se remettre en mouvement, il n'aurait pas craché sur quelques minutes supplémentaires dans l'infirmerie. Le garçon, au moment de se détourner, eut un instant d'hésitation. Le baiser lui revenait en tête. Tout ; de la douce chaleur des lèvres d'Ambroise à ce sentiment d'apaisement. De nouveau tout troublé - c'était encore si proche - il posa innocemment la question :

- Dis, on en aura d'autres ?

Il ne précisa pas quoi, comme s'il lui semblait naturel que ses pensées soient exposées à la vue de tous. L'œil planté dans celui son interlocuteur, il attendait sa réponse avec plus de curiosité que d'appréhension. Et ainsi, il était sûr qu'il ne lui dirait que la vérité - après tout, Lalegün n'avait jamais oublié qu'Ambroise lui avait donné l'autorisation d'user sur lui de son pouvoir à sa guise. Il voulait savoir, voilà tout. Etait-ce quelque chose d'occasionnel ? De régulier ? D'exceptionnel ? D'unique ?
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MessageSujet: Re: Je te fais un cadeau ou c'est toi ? [LALEGUN] Mar 2 Aoû - 12:33


Honnêtement, à force de côtoyer Lalegün, je suis pratiquement sûr qu'il refusera. Il n'est pas trop du genre à aimer écouter les cours et s'intéresser à ses notes. Lui ce qu'il veut c'est bouger, jouer, s'amuser. Un enfant dans un monde de grands. Un enfant qu'il me faut protéger et conserver. Comme un papillon, je serais son cocon protecteur jusqu'à ce qu'il déploie ses ailes. Comment pourrais-je le laisser seul alors que des gens comme cette Mio profitent de sa crédulité. Cette fille a beau être cheffe de clan, je trouverai bien un moyen de me venger. Parce qu'après tout, je reste un aristocrate, un Lockart, je garde mon pouvoir. Plus jamais je ne veux voir mon adorable garçon en béquilles, cela ne lui sied guère. Il me faut donc un moyen de protection, des amis capables de le défendre le plus possible.

- Bah, on pourra voir ça plus tard !

Bien entendu, il espère me berner avec ses mots. Mais je ne marche pas. Je le ferai réviser, avec ou sans son consentement. Il faut juste trouver une manière ludique pour qu'il enregistre sans s'en rendre compte et ça, ce sera un peu plus complexe. Dans tous les cas, il est l'heure de la visite suivante, qui risque d'être écourtée car je demeure tout de même bien épuisé. J'adresse un sourire aimant à Lalegün qui commence à se préparer.

- On dirait que je vais devoir y aller ! Je reviens demain, de toute façon, Ambroise, comme d'habitude.

Je hoche la tête, amplement satisfait. Une telle chance d'avoir quelqu'un comme lui d'aussi attentionné ne se refuse pas. Je commence à m'allonger comme il faut lorsqu'il m'arrête en me regardant dans les yeux.

- Dis, on en aura d'autres ?

D'autres ? Parle-t'il du baiser ? Très certainement. Dois-je lui dire ce que je désire vraiment ? Très certainement pas. Je m'apprête donc à lui mentir lorsque ma gorge se bloque. Son pouvoir. Il utilise son pouvoir et m'oblige à avouer mon désir profond. Rouge de honte, je continue à fixer son regard.

- A-Autant que possible... Si tu en as envie.

Évidement que je n'allais pas lui répondre que je préférais que cela reste occasionnel. Pour ma part, si je pouvais l'embrasser dès que j'en ai l'envie, qui se trouve être très régulière, j'en serais comblé. Après, pas sûr que cela soit réciproque. Donc évitons les embarras et restons calmes. Pour une fois.

- On-On se revoit demain ?

Je détourne le regard et observe les bosses que font mes pieds sous la couverture. Jamais je n'aurais du lui donner l'autorisation d'utiliser son pouvoir sur moi. Fichu culpabilité à deux balles, de toute manière jamais il ne saura que j'ai lu ses dossiers, médicales comme les fiches d'informations et d'orientation, que je l'ai suivi dans les couloirs et observé sous la douche. Alors pourquoi, Diable, lui ai-je donné cette fichue autorisation ?

Une fois Lalegün parti et quelques instants passés avec mes visiteurs, je m'enfonce dans mes draps et ferme les yeux. Très vite, le sommeil me prend et me voilà à rêver d'un calme profond et d'un baiser... Magique.
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MessageSujet: Re: Je te fais un cadeau ou c'est toi ? [LALEGUN] Mar 2 Aoû - 18:24


Ambroise marqua un arrêt. Lalgün savait comment fonctionnait son pouvoir ; il venait de tenter de lui mentir. Il se félicita d'avoir anticipé et utilisé son don. Il voulait la vérité, ce n'était pas compliqué. Heureusement pour son interlocuteur, il n'avait pas été au bout de sa démarche. Il s'était rendu compte que, quand les gens sous son emprise s'obstinaient à lui résister, ils avaient mal. Au début, cela l'avait presque horrifié. Mais au final, ce n'était pas si mauvais. Même mieux ; c'était pratique. Enfin, quelque chose d'offensif naissait en lui. Il était curieux de savoir jusqu'où son pouvoir pouvait aller, mais n'avait pas encore pris le temps d'expérimenter quoi que ce soit. Il n'y pensait que vaguement. Les joues d'Ambroise, dont la régulière tendance à tourner au cramoisi en devenait presque inquiétante, avaient pris des couleurs.

- A-Autant que possible... Si tu en as envie.

Lalegün ne savait pas trop quoi en penser. En fait, la réponse ne l'étonnait pas. Il décida de s'en réjouir, au final, car tout ce qui était agréable était bon à prendre. Autant que possible, ça laissait pas mal de liberté. Au moins une fois par mois. S'il en avait envie ? Par contre, ça, c'était une autre question. Un peu plus complexe. Il y songerait plus tard ; on lui avait répondu, Lalegün était content. Il libéra donc le jeune Passion de son emprise. Celui-ci avait détourné le regard.

- On-On se revoit demain ?

Lalegün acquiesça joyeusement. Bien sûr, il l'avait dit une minute plus tôt ! Ce qu'il pouvait être drôle, des fois, Ambroise. Il le salua une bonne fois pour toutes et se dirigea vers la sortie, tout content, et même un peu plus que d'habitude. Aujourd'hui, Lalegün avait récupéré plus que son bonnet.
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