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Nous avons tous déjà entendu parler de la légende du Triangle des Bermudes, mais que savons-nous sur ces mystérieuses disparitions ? Les Humains ne peuvent pas y répondre, nous habitants de l'Île du Cœur des Bermudes, nous le pouvons. Les pauvres voyageurs n'ont jamais pu franchir la barrière qui les séparent de notre monde. Comble de leur malheur, seuls les navires et autres objets matériels atteignent l'Île. Les voyageurs sombrant alors dans les profondes abysses de l'Océan. A l'heure d'aujourd'hui nous trouvons encore des manuscrits Humains que nous conservons soigneusement. Beaucoup de nos scientifiques se posent une même question : Avons-nous un lien de parenté avec cette espèce ? Les avis sont mitigés, certains prennent l'exemple des Mentalistes, ressemblant traits pour traits aux Humains et d'autres prennent pour exemple les Hybrides et les Nymphes ne pouvant pas descendre de la race Humaine.Lire la suite ?


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Douleurs inexpliquées [PV Pandore]

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MessageSujet: Douleurs inexpliquées [PV Pandore] Sam 25 Juin - 23:31


Lalegün se tenait devant la porte de l'infirmerie. Cette porte, il l'avait passée d'innombrables fois auparavant, mais là, c'était plus compliqué. Il n'allait pas rendre visite à Ambroise, pas plus qu'il n'accompagnait un camarade. Non, aujourd'hui, Lalegün y allait pour lui, et ouvrir cette porte, geste simple, devenait alors une véritable épreuve.
Il n'avait pourtant pas tout son temps. Dans une heure, ses cours reprendraient : toute la journée ne s'offrait pas, pour lui, au plaisir de cogiter. Mais tout décidé qu'il fut à empoigner cette fichue clenche, il n'y arrivait pas. Depuis son dernier séjour dans un lieu pareil, il s'était complu dans l'idée que jamais plus il n'aurait affaire à un médecin. Et voilà qu'aujourd'hui, il lui fallait retourner. En plus, Mme Keyphalos l'intimidait au possible, toute gentille qu'elle fut, sans aucun doute.

Dix minutes révolues, il se jeta à l'eau. Le garçon admira la pièce comme s'il y entrait pour la première fois. Cela fait, il se calma un peu, malgré la petite boule de stresse qui persistait au creux de son ventre. Lalegün ne savait pas comment expliquer son souci sans remuer des souvenirs trop douloureux. Il allait devoir montrer ses cicatrices. Il allait devoir assumer, se retrouver confronté à son passé. Cette idée frôlait l'insupportable. Finalement, il ne savait même pas non plus où il avait trouvé le courage de mettre un pied devant l'autre pour arriver ici.
Il y eut un bruit, il se retourna. Pandore était là. Il déglutit ; le moment était venu.

- Euh... Bonjour, M-madame... J'ai un problème, peut-être que vous p-pourriez m'aider ?

Plus il bégayait, plus les sentiments de honte et de frustration grandissaient en lui. Il sentait le regard lourd de l'infirmière silencieuse peser sur lui. Quel embarras. Il avait l'impression de se débattre dans des sables mouvants, incapable de former une phrase correcte à présenter à la femme qui lui faisait face. Après une bonne minute de vaines tentatives, il perdit ses moyens et opta pour la solution la plus directe : Lalegün souleva sa mèche dans un geste brusque, dévoilant son visage mutilé.

- Ça fait mal.  

Il tremblait. Eh voilà, ils étaient là, les souvenirs. Une atrocité.
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MessageSujet: Re: Douleurs inexpliquées [PV Pandore] Mer 6 Juil - 13:25


Travailler avec des enfants n'est pas toujours simple. Elle le voit bien quand elle soigne des gamins qui se sont blesser lors d'un combat. C'est fragile et ça doit se battre. En même temps, Monsieur doit avoir raison, il doit certainement le faire pour les endurcir. C'est ce qu'elle se dit. C'est pour ça qu'elle ne va pas chercher plus loin. À quoi cela lui servirait-il ? De plus, lorsqu'ils étaient seuls dans son bureau, il l'avait prévenu. Le moindre geste contre lui et elle se retrouvait dans une cellule pour non-conversion à la Religion Unique. Madame ne l'a jamais su. Elle se serrait opposée sinon. Après tout, Pandore est comme leur enfant pour elle.

Toujours est-il que l'infirmière, soigne, jour après jour, des enfants. Elle n'aime pas spécialement ça. Enfin, d'un autre côté, elle ne sait plus ce qu'elle aime et de ce qu'elle déteste. Le prozac inhibe tout. Alors, quand elle découvre des choses sur elle-même, elle note dans son carnet, à côté des informations sur les autres.

- Euh... Bonjour, M-madame... J'ai un problème, peut-être que vous p-pourriez m'aider ?

La femme regarde le petit individu qui vient de se présenter devant elle. Qui est-il ? Lalégoun non ? À moins que cela se dise autrement. Sans s'occuper du garçon tout tremblant, elle fouille dans son carnet avec désespoir. Qui est ce garçon ?

- Ça fait mal.

Elle jette un coup d'oeil par dessus sa lunette. Elle ne voit rien, à part du flou. Bah, elle verra plus tard, quand sa recherche sera terminée. Heureusement pour lui, son carnet vient de tomber sur la page correspondant à Ambroise et Lalegün. Un croquis d'un garçon aux cheveux violet clair accompagne quelques mots tels : ''Amour de Ambroise'', ''Garçon dans la lune'', ''Inconscient'', ''Sans aucun sens de l'observation'', ''Potentielle cause d mal-être d'Ambroise''. En bref, pas de jolis mots. Pandore relève la tête et détaille cet enfant tenant toujours sa mèche de cheveux, dévoilant ainsi ses chairs brûlées. Une petite grimace plus tard, elle s'approche lentement de lui et observe le tout. Cela semble cicatrisé depuis longtemps.

- Aucune raison pour douleur. Cerveau. Raison ?

L'infirmière fixe son regard sur celui de son patient. Si il n'arrive pas à lui expliquer la raison, si il n'accepte pas lui même ce qui lui a été fait, alors il souffrira toute sa vie et elle ne pourra rien faire d'autre que de lui donner un médicament qui aura simplement un effet placébo.
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MessageSujet: Re: Douleurs inexpliquées [PV Pandore] Sam 6 Aoû - 0:25


Une grimace. Lalegün l'avait vu, sa grimace. Elle fit monter en lui comme un sentiment de panique. C'était si laid que ça ? Il ne savait plus, lui, il avait oublié. Ou alors il s'était juste habitué. Il ne voulait pas savoir. En tous cas, l'infirmière s'approcha, l'examina. Il fit de même. Elle avait l'air fatigué, Mme Keyphalos. Mais c'était toujours le cas. Il ne l'avait jamais regardée pour de vrai. Elle avait l'air jeune. Et elle était jolie. Elle bougeait comme au ralenti, ce qui, dans d'autres circonstances, lui aurait arraché un sourire, parce qu'il trouvait ça amusant. Ce devait être étrange à regarder, ces deux êtres l'un face à l'autre : une pile électrique et une entité au calme profond qui l'observait.

- Aucune raison pour douleur. Cerveau. Raison ?

La faculté de la demoiselle à parler dans la tête des gens ne l'avait jamais dérangé. Il trouvait ça fascinant. Ce que ça devait être pratique ! Mais il aimait beaucoup trop parler pour lui envier son pouvoir. Il se demanda si elle pouvait lire ses pensées, puis n'y pensa plus. Le verdict était tombé. Il n'y avait aucune raison pour avoir mal. La blessure était vieille, des médecins s'étaient déjà employés à la guérir. Il ne l'avait pas totalement oublié, ça. C'étaient son cerveau, sa tête qui lui faisaient mal.
Comme il ne pouvait plus soutenir le regard extérieur, Lalegün laissa retomber sa mèche.

- Les souvenirs, vous croyez que ça peut faire mal ? Peut-être qu'ils veulent sortir ?

C'était sa petite hypothèse. Au fond de lui, le garçon savait que l'oubli était un rêve inaccessible, un espoir chimérique. Mais il espérait de tout son cœur que l'infirmière lui réponde que les souvenirs, c'était futile, que la mémoire, ce n'était qu'une question de volonté. Il eut un petit sourire nerveux.

- Bah, de toute façon, ça ne sert à rien... j'ai oublié.

L'auto-persuasion, il n'y avait que ça de vrai, de toute façon.
[HRP : Je suis si désolée pour tout xD Le temps, la courteur, le manque de matière, don't hate me ;w;]
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MessageSujet: Re: Douleurs inexpliquées [PV Pandore] Sam 6 Aoû - 17:12


L'enfant cache ses chairs décimées. Il ne semble pas être prêt pour un examen de longue durée. En face de lui, Pandore hausse les épaules. Il fait ce qu'il veut, après tout. Elle ne peut pas le forcer.

- Les souvenirs, vous croyez que ça peut faire mal ? Peut-être qu'ils veulent sortir ?


Les souvenirs. C'est bizarre les souvenirs. Ça va, ça vient. Après il y a des choses qui les inhibent. Mais pas la volonté. Les souvenirs, c'est indépendant. Un mot et ça revient. Une nuit et ça revient. Un geste. Une sensation. Seul des médicaments forts, qui endorment les sens, peuvent les contrer un peu. Mais ça revient toujours au galop. Toujours.

- Bah, de toute façon, ça ne sert à rien... j'ai oublié.

L'infirmière a envie de rire. Mais elle ne sait plus comment ça se passe. Alors elle se tait et l'observe. Ce garçon. Elle ne peut rien faire pour lui. Elle ne peut rien lui dire si il reste buté comme il l'est. Mais sa tête lui fournit tout de même une idée. Sans un mot, elle écarte sa blouse et pose les mains sur les bords de son tee-shirt. Là, en face de ce petit Évasion, elle le soulève. Son but n'est pas de lui montrer sa poitrine qui, de toute manière, reste cachée. Non, ce qu'elle veut lui montrer, c'est son ventre. Son ventre, reflet de l'oeil de l'adolescent. Un amas de chairs brûlées. Elle le regarde, lui qui voit son corps mutilé.

- Moi pareil. Moi assume. Peut rien faire pour toi. Toi pas assumer. Toi vouloir oublier. Toi souffrir toujours.

Le tissu retombe et cache la cicatrice tandis que la femme se baisse à la hauteur de Lalegün et fixe son regard en lui.

- Long. Très long. Mais toi jeune. Toi un jour comprendre. Toi mieux vivre.


Pandore se relève et retourne derrière son bureau. Elle ne lui donnera pas de médicaments. De toute manière, un antidépresseur sur lui ne ferait pas un bon ménage. Quand à un anti-douleur. Elle n'est pas là pour vider une boite de médicaments pour un gamin qui s'invente des douleurs. De toute manière, elle n'a jamais dit qu'elle aimait les enfants ou soigner les autres. Mais elle n'a pas non plus dit qu'elle n'aimait pas. Elle sait seulement qu'elle ne lui donnera rien. Si il veut de l'aide, elle lui en fournira. Mais pas tout de suite. Pour l'instant, il a besoin de comprendre. D'accepter ce qu'elle vient de lui dire. De réfléchir. Et quand il aura entamé ce processus, là, elle pourra se trouver sur son chemin. Sinon, ce ne sera pas nécessaire de se revoir.  
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MessageSujet: Re: Douleurs inexpliquées [PV Pandore] Lun 8 Aoû - 1:00


Jamais l'infirmière n'avait tant intimidé Lalegün qu'en cet instant. Les yeux plantés dans le sien, soutenir son regard fixe et brumeux lui semblait terriblement difficile. Il maturait un peu ce qu'il venait de voir. Les cicatrices qui déformaient le ventre de la dame étaient terribles. Mais en un sens, il la trouvait chanceuse. Il aurait bien aimé, lui, se prendre le tison sur le ventre plutôt que sur le vis... une seconde, serait-ce un souvenir ?
Pas bon tout ça.
Une espèce d'instinct primaire lui suggérait, calmement pour le moment, de fuir cet endroit. Cette femme était dangereuse. Elle mettait en péril sa sécurité, elle tentait de renverser toutes les barrières qu'il avait dressées autour de sa mémoire pour ne pas tomber. Tomber où ? Bonne question. Il ne voulait pas le savoir, et c'était même le but, de ne jamais l'apprendre. Assumer, ça voulait dire quoi, de toute façon ? Comment est-ce qu'on assumait ? Il y a des manuels où l'on apprenait cela ? Ou est-ce que c'était l'un de ces savoirs ancestraux qui se passent par la parole ? Un vent de panique soufflait sur ses défenses.

Bon sang, pourquoi avait-il poussé cette porte ? Il aurait pu continuer sa journée, tranquillement. Et voilà qu'on lui parlait "d'assumer".
Pandora se leva et cela fut un soulagement. Lalegün n'aurait pas pu maintenir ce contact oculaire plus longtemps, il lui paraissait trop violent, trop abrupt. Il ne se sentait pas bien. C'est qu'elle ne parlait pas beaucoup, Mme Keyphalos, mais elle choisissait ses mots. Ils l'avaient touché, répandu comme un drôle de courant dans sa pensée encombrée. Et justement, lui, il ne savait plus quoi penser. Souffrir toujours... est-ce qu'il souffrait ? Ses cicatrices lui faisaient mal, oui. Mais il avait appris qu'il existait d'autres souffrances, bien plus douloureuses. Il les avait subies, bien qu'il ne "l'assumât" pas, bien avant qu'Ambroise lui explique que des sentiments pouvaient faire très mal. Il avait toujours cru que c'était fini. Qu'en oubliant, on effaçait tout. C'était sa mère qui le lui avait dit, après tout, et ensuite, il ne l'avait plus jamais revue. Oublier, ce mot l'avait engloutie, alors il ne pouvait pas lui faire ce terrible affront que de se souvenir.

Lalegün, cette fois-ci, fut le premier à planter son regard dans celui de l'infirmière. Il y avait dans la prunelle violette un quelque chose de plus lourd qu'on pouvait rarement y voir.

- Vous avez raison, c'est sûrement très long.

En vérité, il ne savait pas quoi dire d'autre. Elle avait raison, il le savait. Et puis, de quoi cherchait-il à se punir, à s'infliger tout cela ? Bah, ça non plus, il ne voulait pas le savoir. Il contint un soupir dans lequel on sentait comme une vibration de colère.
En vérité, Lalegün bouillonnait maintenant.

- Merci, madame.

C'était les mots les moins sincères qu'il avait jamais prononcés. Jamais plus il ne remettrait les pieds ici. Cette femme voyait trop clair, les chairs fondues de son ventre lui rappelaient trop son visage mutilé, et elle parlait beaucoup trop pour une muette. Mieux que l'acceptation ; la colère. Il tâcha de ne pas claquer la porte en sortant. S'il avait réussi ?
Il avait oublié, tiens.
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